L'édito économique d'Axel de Tarlé 19 juin 2019

C'est une énorme surprise, les meilleures écoles de finance du monde sont toutes françaises !


Oui, c'est le résultat du classement du Financial Times, la bible du monde des affaires, qui a publié son classement annuel des meilleures formations en finance.

On aurait pu s'attendre à trouver les grandes universités américaines ou anglaises comme Oxford, Harvard ou encore Standford, mais non. Le top 5 est intégralement français.

Dans l'ordre : HEC, ESCP, Edhec, Skema et l'Essec. Et ensuite seulement viennent les universités anglo-saxonnes.


La France fait donc carton plein.

Quand on lit ça, on ne peut s'empêcher de penser à cette fameuse phrase de François Hollande sur la finance...une véritable ironie. Parce que la finance - n'en déplaise à François Hollande - elle s'enseigne en France, et pas ailleurs. D'ailleurs, le Financial Times n'en revient pas et écrit que la véritable exception culturelle française n'est pas le cinéma, mais la finance.


Comment s'explique cette excellence française ?

Pourquoi nos écoles sont-elles considérées comme les meilleures du monde pour apprendre la finance ?

Deux raisons : la première c'est parce que les cursus chez nous sont deux à trois fois moins cher qu'en Angleterre, ou aux Etats-Unis. Et le deuxième atout très important qu'on trouve en France et pas ailleurs C'est qu'on trouve dans ces écoles des élèves qui sortent des classes préparatoires avec un niveau exceptionnel en mathématiques. Or, les maths, c'est très important en finance. On le sait, en France, toute la scolarité se fait autour des maths, c'est même poussé à l'extrême dans les grandes écoles.

A la sortie, ça vous fait des ingénieurs et des financiers hors-pairs, qu'on s'arrache partout dans le monde !


Car, Paris n'étant pas une grande place financière comme Londres ou New-York, ces financiers partent à l'étranger, un peu comme pour le foot. La France est un excellent centre de formations qui fabrique des élites, des élites qui malheureusement s'en vont. C'est un peu triste.

Par Axel de Tarlé

 

La vague d'indignation internationale est à la hauteur de la méprise et de la grossièreté, être écrivain ou animateur n'autorise pas certains écarts". Pape B CISSOKO

Lors de l'émission de grande écoute « On n'est pas couché » coproduite (avec Catherine Barma) et animée par Laurent Ruquier, enregistrée au studio Gabriel le 30 mai 2019 et diffusée sur la chaîne publique France 2 le samedi 1er juin 2019, l'une des chroniqueuses de l'émission, la romancière Christine Angot, a implicitement accusé d'antisémitisme les descendants d'esclaves soucieux d'honorer la mémoire de leurs ancêtres en les accusant de provoquer une concurrence des mémoires). Par la suite, elle a tenu, à propos de l'esclavage et de la déportation des Africains, dans une séquence destinée à faire la promotion d'un ouvrage du journaliste Franz-Olivier Giesbert, des propos qui ont provoqué un énorme scandale :


« Les juifs, pendant la guerre, ça a bien été de les exterminer, c'est-à-dire de les tuer. Et ça introduit par exemple une différence fondamentale, alors que l'on veut confondre, avec par exemple l'esclavage, l'esclavage des noirs, envoyés aux États-Unis, etc, ou ailleurs... C'était exactement le contraire : l'idée c'était au contraire qu'ils soient en pleine forme...
[Franz-Olivier Giesbert (hochant la tête pour approuver) : Qu'ils soient en bonne santé, bien sûr !]
...qu'ils soient en bonne santé pour pouvoir...


[Franz-Olivier Giesbert : Travailler au maximum, ouais !]


... pour pouvoir les vendre et qu'ils soient commercialisables. Donc non, ce n'est pas vrai que les traumatismes sont les mêmes, que les souffrances infligées aux peuples sont les mêmes. »


Comme on le voit dans l'extrait de l'émission ci-dessous, l'invité, Franz-Olivier Giesbert, dont Christine Angot faisait la promotion du livre, approuve totalement, en hochant la tête, les propos tenus par la chroniqueuse sur l'esclavage. Bien plus, il lui sert de souffleur, comme si elle n'en disait pas assez.


Il convient de rappeler que Franz-Olivier Giesbert a été condamné en janvier 2014 pour « diffamation publique envers un groupe de personnes à raison de leur origine ou de leur nationalité chinoise », ce qui l'a conduit à démissionner de son poste de directeur de la publication de l'hebdomadaire Le Point.
L'animateur de l'émission, Laurent Ruquier, n'intervient pas.


L'émission ayant été préenregistrée, l'animateur-producteur a maintenu au montage la séquence problématique, qui a été approuvée par le diffuseur -France Télévisions- après visionnage.
Les propos de Christine Angot ont provoqué un torrent de réactions indignées, dont 1000 signalements au Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA).


L'un des signalements a été fait par Annick Girardin, ministre des Outre-mer.


Le 5 juin, l'association des amis du général Dumas, présidée par l'écrivain Claude Ribbe, qui organise la commémoration du 10 mai, depuis 2009 à Paris et depuis 2014 à Villers-Cotterêts (les deux manifestations étant placées, depuis 2018, sous le haut patronage du Président de la République) a transmis une plainte au Procureur de la République de Paris pour apologie du crime de réduction en esclavage (article 24 de la loi de 1881).


De son côté, Olivier Serva, député de la Guadeloupe et président de la délégation Outre-mer de l'Assemblée nationale, avait signalé les faits au parquet.
La cuisinière Babette de Rozières, conseillère régionale d'Ile-de-France, a exprimé sa vive réprobation le 5 juin sur TV5 Monde.
La présidente de France-Télévisions, Delphine Ernotte, n'a, pour sa part, pas réagi.


Dans un post mis en ligne le 6 juin, Claude Ribbe s'était étonné du silence et de l'inaction du président du GIP pour la mémoire de l'esclavage.
En réaction, Jean-Marc Ayrault a adressé le 7 juin une lettre ouverte à Delphine Ernotte la mettant directement en cause, de même que Laurent Ruquier puisqu'elle précise que les propos de Christine Angot n'auraient pas dû être diffusés.


De leur côté, Laurent Ruquier et Franz-Olivier Giesbert ont soutenu les propos de Christine Angot en déclarant que le tollé qu'ils ont provoqué n'était qu'une polémique « inutile » pour l'un, « lamentable » pour l'autre.


Laurent Ruquier a vainement tenté d'étouffer l'affaire et d'éviter tout dépôt de plainte en invitant, à l'émission diffusée le 8 juin, pour un « droit de réponse » réconciliateur, en présence de Christine Angot, Frédéric Régent, le président du comité national pour la mémoire et l'histoire de l'esclavage (CNMHE) nommé en 2016 par François Hollande , Serge Romana, qui – prônant une « mémoire apaisée »- se présente comme étant à l'initiative de la fondation « esclavage et réconciliation« , financée par des Békés de la Martinique représentant les principales familles qui furent esclavagistes et détiennent aujourd'hui de puissants leviers économiques et Dominique Sopo, président de SOS Racisme.
Cependant, des appels à boycotter l'émission ONPC (ne pas y participer et surtout ne plus la regarder) et à s'en tenir à une réponse judiciaire ont circulé sur les réseaux sociaux.
Comme on pouvait s'y attendre, la séquence – surtout destinée à donner un droit de réponse à Christine Angot et à tenter de faire jouer aux trois invités, un rôle complaisant de faire-valoir- a été diffusée en fin d'émission, à une heure de faible audience, et n'a rien changé à l'affaire.
Christine Angot, sous la pression, avait présenté des excuses le 4 juin, regrettant de n'avoir pas su « trouver les mots » pour se faire comprendre, sans pour autant remettre en question sa vision hiérarchique des souffrances et des crimes contre l'humanité.
L'appendice à l'émission du 8 juin n'était qu'une occasion de lui permettre de réitérer ses excuses précédentes.
« J'ai voulu rapprocher les deux crimes contre l'humanité que sont l'esclavage et la Shoah, tout en prenant soin de de spécifier la différence fondamentale de méthode dans la déshumanisation, d'un côté exterminer les personnes, de l'autre leur retirer leur humanité pour en faire des objets de commerce qu'on achète et qu'on vend. L'expression 'en bonne santé' était cependant absurde. Je suis bien consciente que de nombreux esclaves ont été tués et que le propriétaire exerçait sur eux un droit de vie et de mort. Indifférencier les souffrances infligées par ces crimes me paraît dangereux. L'indifférenciation pouvant conduire à l'indifférence. Je n'ai pas su trouver les mots. Je le regrette. Mon travail est de me faire comprendre. Je m'excuse d'y avoir échoué. Il me tenait à

coeur d'éloigner la concurrence victimaire dont certains jouent. «


– Christine Angot, communiqué de presse, 4 juin 2019.


Elle n'est pas revenue sur l'idée que l'esclavage, tel qu'il fut pratiqué à l'encontre des Africains, était « exactement le contraire » d'une mise à mort de masse.
Pourtant, les historiens estiment que pour un esclave arrivant aux colonies, cinq Africains trouvaient la mort an cours des opérations de traite et de déportation.
Les chiffres retenues pour la traite atlantique oscillant autour de 12 millions d'esclaves débarqués, on arrive à la conclusion que l'esclavage a fait plus de 30 millions de morts en Afrique sur le seul critère du racisme.


En outre, l'espérance de vie d'un esclave aux colonies était d'environ 5 ans, comme le rappelle Alexandre Dumas dans un texte particulièrement détaillé.
Si la finalité de l'esclavage n'était pas de tuer l'esclave sans le faire travailler, n'était-elle pas de le tuer au travail ?
Sans parler, lors de la tentative de rétablissement de l'esclavage par Napoléon, de l'extermination d'une partie de la population haïtienne en 1803-1804 – y compris par gazage – sous le seul critère de la couleur de peau.


Quoi qu'il en soit, il ne peut y avoir d'esclavage de masse visant une population donnée sans tuerie au moins collatérale de masse. En ce sens, l'esclavage visant les Africains est bien évidemment inséparable du génocide qui l'accompagna nécessairement.
En 2015, la chanteuse Joëlle Ursull avait fait à François Hollande les mêmes reproches que ceux qui ont été adressés en 2019 à Christine Angot. Mais comme l'intéressé était Président de la République, beaucoup de gens avaient fait semblant de ne pas avoir entendu. Certains membres du gouvernement avaient pris la défense du Président avec des arguments analogues à ceux de Christine Angot, ce qui démontre bien que le mal est prohttp://www.une-autre-histoire.org/laffaire-angot/fondément enraciné

La Guyane commémorait ce week-end l'abolition de l'esclavage du 10 juin 1848, en présence de Christiane Taubira, qui est revenue sur les récents propos tenus par Christine Angot, avec la verve qu'on lui connaît :*

« Je sais que vous avez été nombreux à être émus par des propos inqualifiables, qui ont été tenus récemment, sur une télévision publique [...] Moi je dis que nous avons là une circonstance intéressante, pour tester notre placidité, notre impavidité, notre aptitude à faire front, notre capacité à résister à ces inepties blessantes et injurieuses. Parce qu'il faut quand même un esprit sacrément tordu pour vouloir comparer les tragédies humaines entres elles. Il faut être particulièrement inculte pour penser que l'esclavage a pu être cela à n'importe quelle période et en particulier en cette longue période spécifique où l'esclavage a été organiquement lié à la traite, c'est-à-dire en clair au commerce d'êtres humains, à la vente et à l'achat de femmes, d'hommes, d'enfants, au point qu'il leur fallu inventer des théories raciales, racialistes et racistes, pour justifier leur commerce. Et montrer de la désinvolture, face à une réalité humaine aussi massive et aussi douloureuse, est une marque d'immaturité et l'attitude est obscène. Et puis quand même, il faut une dose extraordinaire d'imbécilité pour s'habiller, sortir de chez soi, passer au maquillage, entrer sur le plateau d'une télévision publique et déblatérer en proférant des énormités archaïques et odieuses, autant qu'elles sont invraisemblables. Vous voyez que nous n'avons pas à nous en faire, il y a des gens à qui nous n'avons rien à dire, parce qu'il n'y pas entre nous le minimum essentiel : la conviction de l'unité de l'espèce humaine, la certitude que dénier sa dignité à une seule personne au monde met en péril l'espèce toute entière. Nous n'avons rien à dire à des personnes qui ne savent pas qui nous sommes : survivants obstinés, résilients magnifiques, voilà ce que nous sommes. »

_(Source : FRANCE GUYANE, 11 juin 2019, er)_

La polémique ayant fait suite aux paroles de Christine Angot lors de l'émission « On n'est pas couché » ne retombe pas. C'est désormais au tour de l'ancien Premier ministre de déplorer le manque de réaction de France Télévision.


Jean-Marc Ayrault, président de la mission de préfiguration de la Fondation pour la mémoire de l'esclavage, a regretté vendredi que les propos polémiques de la romancière Christine Angot sur l'esclavage aient pu être diffusés dans l'émission « On n'est pas couché » sans être rectifiés.


Plusieurs représentants de l'Outre-mer avaient déjà saisi le Conseil Supérieur de l'Audiovisuel (CSA) en début de semaine.


Christine Angot a déclaré samedi dernier lors de l'émission diffusée sur France 2 que « le but avec les Juifs pendant la guerre, cela a bien été de les exterminer », alors que « avec l'esclavage des Noirs [...] L'idée c'était au contraire qu'ils soient en pleine forme, qu'ils soient en bonne santé, pour pouvoir les vendre et qu'ils soient commercialisables ».
Elle a ajouté que ce n'était « pas vrai que les traumatismes sont les mêmes, que les souffrances infligées aux peuples sont les mêmes ».
Souci d'exactitude


Dans un courrier à Delphine Ernotte, présidente du groupe France Télévision, Jean-Marc Ayrault s'est étonné « qu'aucune des personnes présentes sur le plateau n'ait jugé nécessaire de rectifier sur le champ de telles contre-vérités, et que, alors que l'émission n'était pas en direct, ce passage ait pu ensuite être diffusé en l'état ».
« Si l'on attend en toutes circonstances du service public le souci de l'exactitude dans l'évocation des faits historiques, cela est encore plus vrai lorsqu'il est question des pages les plus sombres de notre histoire », a-t-il ajouté.


Pour lui « hiérarchiser deux crimes contre l'humanité, reconnus et condamnés comme tels, n'a aucun sens et ne fait qu'alimenter cette + concurrence des mémoires + qu'il s'agissait pourtant de dénoncer ».


« Quant à l'évocation de la réalité de l'esclavage, elle est simplement aberrante », juge-t-il, voyant là « le signe de l'ignorance qui persiste dans notre pays sur ces pages de notre passé, y compris dans les milieux supposément les mieux informés ».


Les regrets d'Angot


De nombreux élus et personnalités, notamment d'outre-mer, se sont offusqués des propos de la romancière, qui a ensuite dit regretter « de ne pas avoir réussi » à se faire comprendre, de n'avoir « pas su trouver les mots », et « d'avoir blessé » par ses propos.
L'historien Claude Ribbe, président de l'association Les amis du général Dumas (né esclave et père d'Alexandre Dumas), a annoncé avoir déposé plainte contre X pour apologie du crime de réduction en esclavage.


La Fondation pour la mémoire de l'esclavage doit être installée « dans les tout prochains mois », dans l'hôtel de la Marine place de la Concorde, a promis Emmanuel Macron en mai dernier.


https://www.ouest-france.fr/medias/france-2/selon-ayrault-les-propos-polemiques-de-angot-sur-l-esclavage-n-auraient-pas-du-etre-diffuses-6387659

Christine Angot: ses propos sur l'esclavage n'auraient pas dû être diffusés selon Jean-Marc Ayraul
• Par Le TVMag.com AFP agence


L'ancien Premier ministre de François Hollande et actuel président de la mission de préfiguration de la Fondation pour la mémoire de l'esclavage a regretté que les paroles de la chroniqueuse de l'émission On n'est pas couché n'aient pas été rectifiées au montage avant leur diffusion samedi dernier.


Jean-Marc Ayrault, président de la mission de préfiguration de la Fondation pour la mémoire de l'esclavage, a regretté vendredi que les propos polémiques de la romancière Christine Angot sur l'esclavage aient pu être diffusés dans l'émission On n'est pas couché sans être rectifiés.


La chroniqueuse a déclaré samedi dernier lors de l'émission diffusée sur France 2 que «le but avec les Juifs pendant la guerre, cela a bien été de les exterminer», alors qu'«avec l'esclavage des Noirs (...) L'idée c'était au contraire qu'ils soient en pleine forme, qu'ils soient en bonne santé, pour pouvoir les vendre et qu'ils soient commercialisables». Elle a ajouté que ce n'était «pas vrai que les traumatismes sont les mêmes, que les souffrances infligées aux peuples sont les mêmes».


» LIRE AUSSI - On n'est pas couché: trois raisons de ne pas regretter le duo Christine Angot-Charles Consigny


Dans un courrier à Delphine Ernotte, présidente du groupe France Télévision, dont l'AFP a eu copie, Jean-Marc Ayrault s'est étonné «qu'aucune des personnes présentes sur le plateau n'ait jugé nécessaire de rectifier sur le champ de telles contre-vérités, et que, alors que l'émission n'était pas en direct, ce passage ait pu ensuite être diffusé en l'état». «Si l'on attend en toutes circonstances du service public le souci de l'exactitude dans l'évocation des faits historiques, cela est encore plus vrai lorsqu'il est question des pages les plus sombres de notre histoire», a-t-il ajouté.
«Ignorance chez les mieux informés»


Pour lui «hiérarchiser deux crimes contre l'humanité, reconnus et condamnés comme tels, n'a aucun sens et ne fait qu'alimenter cette "concurrence des mémoires" qu'il s'agissait pourtant de dénoncer». «Quant à l'évocation de la réalité de l'esclavage, elle est simplement aberrante», juge-t-il, voyant là «le signe de l'ignorance qui persiste dans notre pays sur ces pages de notre passé, y compris dans les milieux supposément les mieux informés».


De nombreux élus et personnalités, notamment d'outre-mer, se sont offusqués des propos de la romancière, qui a ensuite dit regretter «de ne pas avoir réussi» à se faire comprendre, de n'avoir «pas su trouver les mots», et «d'avoir blessé» par ses propos.


L'historien Claude Ribbe, président de l'association Les amis du général Dumas (né esclave et père d'Alexandre Dumas), a annoncé avoir déposé plainte contre X pour apologie du crime de réduction en esclavage. La Fondation pour la mémoire de l'esclavage doit être installée «dans les tout prochains mois», dans l'hôtel de la Marine place de la Concorde, a promis Emmanuel Macron en mai dernier.

Une nouvelle journée mondiale en 2015, celle consacrée aux albinos, la journée internationale de sensibilisation à l'albinisme. Pour soutenir ... la cause des albinos dans le monde


Résolutions et mandats


En 2013 et 2014, le Conseil des droits de l'homme des Nations Unies et la Commission africaine des droits de l'homme et des peuples ont adopté des résolutions qui réclamaient la prévention des agressions et de la discrimination à l'encontre des personnes atteintes d'albinisme. Le 18 décembre 2014, l'Assemblée générale adoptait la résolution 69/170, proclamant, à compter de 2015, le 13 juin Journée mondiale de sensibilisation à l'albinisme.


« Les personnes atteintes d'albinisme sont victimes de nombreuses formes de discrimination dans le monde. L'albinisme continue d'être profondément mal compris, aussi bien sur le plan social que médical. L'apparence physique des personnes souffrant d'albinisme est souvent l'objet de croyances et de mythes erronés découlant de la superstition, ce qui favorise leur marginalisation et leur exclusion sociale, qui, à leur tour, donnent lieu à toutes sortes de stigmatisations et de discriminations. Dans certaines communautés, ces croyances mettent en danger constant la vie et la sécurité des personnes atteintes d'albinisme. Et ces mythes millénaires sont présents dans les pratiques et attitudes culturelles de populations à travers le monde »


Les NTICS ont contribué à parler de la situation dramatique des albinos ici et ailleurs.


La situation est toujours difficile dans certaines contrées du monde et ce n'est pas normal.


Les crimes rituels liés aux mentalités primitives continuent.


Les rapts d'albinos, continuent et les Etas ne disent pas grand-chose alors qu'ils sont tenus de le sécuriser comme tous les citoyens.
La société civile essaie de les protéger et on le voit de temps en temps quand un homme suspect se ballade avec un sac ou une valise ou à moto, etc.
Sur FB on voit de plus en plus de personnes atteintes d'albinisme se montrer, parler et mettre en avant leurs activités.
Des gens comme Annie Mokto, Mariam, Anida Ntankeu, Ursule Ursule, Bamba Diop de Anas du Sénégal, se battent pour faire avancer la cause des albinos
Des musiciens, Bernard Biarel et Pablo U-WA depuis la France mettent en musique la situation des albinos à travers le monde
La grande association genespoir milite (Bénédicte-brillante conférencière) pour la science et comprendre le gène
Il ne faut pas oublier dans cette bataille les parents d'enfants albinos qui sont persécutés et qui souffrent en silence. Il faut aussi les intégrer dans les campagnes pour les soulager et ne pas les culpabiliser. Un albinos est une personne.
La pauvreté est un facteur important qui brise les familles et les délinquants profitent pour corrompre les parents pauvres. Luttons contre la pauvreté et soyons dignes et respectueux des différences. Il faut cultiver le cœur.
Comment agir ainsi sur autrui quand tu n'agiras pas de la sorte sur toi-même.
Pensons à la théorie du regard de Levinas.
Les albinos sont partout maintenant dans la mode, le stylisme, la banque, la musique, il suffit de trouver les outils et moyens pour faciliter l'instruction : Lunettes, loupe, casquettes , chapeaux, crèmes scolaires indice 50, soigner et protéger la peau hypersensible, ......accès aux soins


Pour lutter contre les violences faites aux albinos, il faut penser aux bracelets électroniques pour géolocaliser les albinos, il faut recenser toutes naissances et former les personnels de santé à la prise en charge, il faut faire des diagnostics prénataux et informer les parents en amont, il faut lutter contre l'obscurantisme, il faut punir les donneurs d'ordre ' homme politiques puissants qui envoient les brigants tuer pour faire des gris-gris) il faut éduquer les sorciers et marabouts qui pratiquent ou commandent les crimes rituels,
PS : Nous allons écrire un livre de témoignages sur l'albinisme un jour avec divers acteurs albinos ou non.
De tout cœur avec vous. Pape Bakary Cissoko


Le 13 juin 2015, c'est la première journée internationale de l'albinisme. Son but est de sensibiliser le grand public aux difficultés rencontrées par les albinos dans leur vie quotidienne et lutter contre le rejet qu'ils peuvent parfois subir dans certaines sociétés.
La journée veut aussi être un appel aux dons en faveur de la recherche.
Mieux connaître l'albinisme
Maladie remativement méconnue, l'albinisme est suscitée par un défaut de production de la mélanine, substance qui donne sa couleur à notre peau.
La mélanine a aussi un rôle protecteur de la peau par rapport aux attatques des rayons ultraviolets du soleil. Elle contribue, chez les sujets sains, au développement du système nerveux visuel et de la rétine.
Le défaut de production de mélanine, comme chez les albinos, a plusieurs conséquences possibles :
• dépigmentation partielle ou totale de la peau, des cheveux ou des yeux.
• déficiences visuelles dans la mesure où on observe un développement anormal de la rétine durant la période fœtale.
• difficulté à supporter la lumière ou photophobie. La lumière peut provoquer des sensations visuelles pénibles, voire douloureuses.


Un site à visiter : www.genespoir.org genespoir.org

Et, pour que cette importante Résolution ne reste pas lettre morte, la célébration de la JISAM-2019 qui aura lieu le 13 juin 2019 de 17h00 à 21h00 au Centre Afrika de Montréal aura pour thème: L'importance de l'éducation sur les droits humains des amélaniques.


Des spécialistes ses sciences de l'éducation nous expliqueront comment introduire avec efficacité l'enseignement de l'amélanisme dans les systèmes éducatifs. Les scientifiques se pencheront sur la foison du cancer de la peau chez les amélaniques ces derniers temps. Les juristes aborderont la thématique des droits humains et nous diront pourquoi la Résolution de l'AFP est le plus important texte en matière des droits humains depuis la Déclaration universelle des droits de l'homme de 1948. Les théologiens nous parleront de la valeur humaine de l'amour, de l'empathie et de la dimension spirituelle de la tolérance et de la différence.
CANADA


L'albinisme touche en moyenne 1 personne sur 20 000 dans le monde.

Il est provoqué par un défaut de production de la mélanine, pigment responsable de la couleur de notre peau, de nos cheveux et de nos yeux. Une personne atteinte d'albinisme n'aura donc pas la même apparence que les autres, mais souffrira également de gros problèmes de vue, ainsi que d'une protection beaucoup moins efficace contre la lumière du Soleil.


Et de ces problèmes déjà conséquents découlent des difficultés de scolarisation, d'emploi, d'intégration sociale liées comme souvent à un manque de connaissance de la maladie. Si être albinos dans les pays dits « civilisés » est déjà très difficile, ça l'est encore plus par exemple sur le continent africain, où les anciennes croyances ont la peau dure : en Tanzanie ou au Congo, les albinos sont persécutés et tués pour préparer des potions censées apporter succès et richesse...


Cette journée du 13 juin est donc là pour pousser les gens à s'informer, et pourquoi pas à montrer leur soutien vis à vis des personnes touchées par cette maladie. Pour ce faire, postez une photo de vous sur les réseaux sociaux avec l'index droit pointé vers votre oeil droit, en utilisant le hashtag #ILookOutForAlbinism.


https://www.lespritsorcier.org/labo-blogs/13-juin-journee-internationale-de-sensibilisation-a-lalbinisme/

 

LA FAMILLE

Ha, la Famille!
Cette famille!
Quelle famille?
Notre famille et la vôtre!


Que du bonheur!


Mais aussi combien de malheurs et de souffrances!


Oui, combien de familles se sont éclatées!


Hé oui, écartelées, par le simple fait d'un intruis Oui, sous l'influence de qui toute une construction s'ébranle, s'affaiblit et se fragilise.
Le tout se dispersant dans les méandres de la société!


Comme si, la famille n'était pas sacrée!
Qu'elle n'était que futilité!
Comme si, elle n'était pas du Sérieux, du Solide!
Ha, cette cellule sociale primaire!


Non!!


Une famille est un grand Édifice!


Elle est le fondement initial de toute une structure sociétale!
Elle est certainement le terreau de la société!
Là où les personnalités sont forgées en premier.


L'état mental de nos familles reflète ainsi, les conditions d'existence d'un peuple et de ses gouvernants.
De l'équilibre d'une famille, dépend en effet, tout un enjeu national et international.
Sa stabilité doit alors être l'affaire de tout un chacun.
Donc, ne jouons pas avec la Vie de l'homme!
La vie n'est pas un jeu.
C'est du sérieux!
L'homme n'est point un jouet!


Figurez vous un peu, tout ce qu'une vie qui bascule, peut entraîner dans sa chute!
Hé oui, que de vies innocentes sacrifiées sous l'autel d'égoistes intérêts!
Combien de rêves ainsi brisés!


Ho, justice divine, sauvez nous de la méchanceté gratuite!
Sauvez nous de l'injustice des hommes!
Aidez nous à préserver nos ménages des déchirures pitoyables!
Ho, éloignez nous de la mesquinerie des envieux et jaloux!
Faites nous alors des injonctions, pour que chaque chose soit remise à sa place!
Faites de nous, des Êtres bienveillants!


Par ce qu'au delà de la Vie familiale dans laquelle, chacun de nous, s'active selon ses propres prédispositions, il y'a nos vies individuelles.
Comme nous ne sommes pas tous dotés, des mêmes aptitudes phisyques et mentales, chacun doit se reconnaître et reconnaître à autrui, le droit d'Exister selon la formation reçue.


Surtout, selon l'état d'esprit qui caractérise nos susceptibilités individuelles!


Nous nous devons tous, respect!


Nous avons alors, le droit et la liberté de nous mouvoir dans notre espace exclusivement privé.
Oui, nous sommes tous identifiables par une psychologie spécifique à notre singularité!
C'est ainsi que toute une une structuration physique et psychique nous différencie, les uns des autres.
Une différence manifestée par nos défauts et qualités.
C'est le pourquoi de nos:
-complémentarité et,
-désunion!


Et là, réside toute notre imperfection d'homme!
Les insuffisances des uns, étant les aptitudes des autres et vice versa!
Alors point de critiques destructrices!
Mais, plutôt de l'indulgence constructive!
De la retenue!
Soyons positifs!
Critiquons alors, pour aider autrui à être à niveau, s'il le souhaite.
Le cas échéant, évertuons nous individuellement, à être exemplaires, à tout point de vue.
Mais, l'homme étant imparfait, chacun traîne ses propres tares.
Donc, à chaque individu de faire sa propre affaire, l'effort pour se redresser.
En effet apprendre à corriger ses imperfections personnelles, nous suffirait comme combat, contre soi même!
Voilà une bataille que tout homme intelligent, honnête et sincère devrait entreprendre toute sa Vie durant.
Sans jamais pouvoir la terminer cependant!


Mais toujours, dans l'espoir de s'en sortir vainqueur, un jour!


Il nous faut donc sortir de notre routine ordinaire qui nous pousse à la culture et à l'entretien de la médiocrité!
Oui, cette petitesse de notre esprit qui nous réduit à la pauvreté de notre comportement dans la société.
Avons nous le droit de polluer l'atmosphère de nos familles jusqu'à perturber la quiétude de ses membres?
Par ce que, tout simplement, nous n'aurions pas été capables de bien dompter nos Désirs de suprématie sur l'autre!
Est ce que vraiment, faire plier quelqu'un sous notre volonté devrait être une préoccupation de la dignité humaine!
Non, apprendre à maîtriser nos propres envies devrait plutot, nous occuper.


Et ce, dans l'objectif de bien recadrer nos ambitions à leurs justes limites raisonnables.
Car, personne n'a le droit d'exiger d'autrui, ce dont, lui même est incapable de céder volontairement.
Réciproquement, l'autre également serait dans son bon droit de refuser toute tentative d'aliénation de ses propres libertés.
Évidemment, la culture du DJIHAD NAFS restera encore, tout ce qui valorise chacun de nous, dans ses relations avec l'autre!
Oui, c'est le seul combat grarifiant qui mérite d'être mené!
Toutes autres luttes n'étant que leurre!


C'est ainsi que, l'équation qui s'impose sera, comment apprendre à être Maître de Soi, pour arriver à être Maître du Jeu social ?
Oui bien sûr, s'exercer à Contrôler ses Nerfs et ses Humeurs, face à toutes agressivités:
-interne ou,
-externe.


Et ce, de sorte à garder tout son calme, pour réfléchir et agir avec Raison en toutes circonstances.
Aussi, notre seule arme, sera notre intelligence!


A cet effet, il faut:


-que chacun s'occupe à être meilleur que la personne qu'il incarne, et,
-laisser les autres en paix!


Pour que chacun de nous, gouverne sa Vie tel qu'il le souhaite!
Et sans aucun compte à rendre à qui que ce soit!
Et ce, tant que les libertés originelles de l'autre ne sont pas empiétées!
Chacun assumera ainsi, les conséquences de ses propres actes!


Personne n'a le droit donc, de vouloir diriger la Vie d'autrui sans son consentement.
C'est ainsi qu'il est indécent de s'ingérer honteusement et délibérément dans des affaires privées de Famille.
Oui, dans lesquelles on est étranger, même, avec des liens de familiarité qui ne confèrent cependant, aucun droit à l'envahissement.
Chaque individu ou Couple d'individus jouit naturellement d'un territoire de souveraineté inviolable.
Oui, d'un périmètre inaliénable et intangible, sacralisé par la bienséance.


Nul n'a le droit de faire tout ce qu'il veut avec la Vie des autres, tout en protégeant jalousement la sienne de toute intrusion.
Et d'un blindage qui couvrira ainsi, toute immixtion apparente ou cachée!
Vivement que chacun vive librement son existence en toute indépendance et responsabilité!
Par conséquent, cessons d'exposer méchamment l'insuffisance de l'autre!
Arrêtons de mettre de pauvres gens en pâture dans les caniveaux de la société!
Toute affaire cessante, la priorité devrait être un Djihad NAFS, contre pareilles malfaisances et médisances.
Par ce qu'en fin de cycle, chacun de nous aura sa sépulture personnelle!


Chaque vie ne pouvant connaître que sa propre mort!
Chacun de nous mourra donc, un jour, de sa belle mort!


Nous serons tous ensevelis dans nos tombes, et disparaîtrons définitivement, de toutes activités terrestres.
Mais nous devrons rendre compte de tous nos faits et gestes, devant notre Créateur!
Alors nous avons juste, le temps de nous repentir de nos mauvaises actions.
Ainsi, par la grâce de Dieu, notre ÂME sera peut être sauvée des pires châtiments, de ce bas monde d'abord!
Par ce que sous terre, personne ne pourra plus jamais, faire valoir sa stupidité, sa vanité, son orgueil ou sa fierté!
En plus que le temps des repentirs sera définitivement clos, pour faire place à l'heure de l'ultime vérité.
Ce moment où le bilan de nos bonnes et mauvaises actions nous est présenté, sans possibilité de contestations!
Hé oui, chaque Individu, en son for intérieur, s'est toujours retrouvé seul, face à sa propre conscience et à ses actions personnelles.
Il est donc vrai qu'avant notre mort, nous sommes tous, quotidiennement en tribunal avec notre propre moralité.
Aussi, après cette mort, notre bon Dieu jugera, sans émotion ni sentiment, toutes nos actions.
Ne serait il pas alors, beaucoup plus intelligent, de toujours Douter de l'opportunité de nos intentions et actions!
Par ce qu'en définitive, nous répondrons de TOUS nos Actes devant notre Créateur.
CELUI-LÀ qui, infailliblement, rendra Justice!


Oui, d'une Équité Divine sans pareille ni équivoque et sans laquelle, la Vie sociale serait insensée et injuste!


Mais de quels Actes?


Certainement de Tous ceux que nous commettons:
-envers notre propre personne par rapport à nos droits et devoirs,
-dans nos relations avec autrui en tant qu'individu libre, indépendant et responsable de sa vie, et,
-à l'endroit d'Allah par rapport à ses prescriptions religieuses.
Aussi, afin de pouvoir nous comporter avec rigueur et décence, nous devons nous fabriquer des Repères basés sur le respect dû à la sacralité humaine.
Et c'est de cette manière, que nous pourrons délimiter nos libertés individuelles, originelles.


Mais de quelle nature, devraient être nos droits et devoirs réciproques, dans nos relations individuelles?
Comment devrions nous les exercer?


A ce sujet, nous retiendrons simplement l'autocensure, devant notre obligation:
-de faire ou de ne pas faire telle ou telle autre chose,
-de dire ou de ne pas dire certaines opinions personnelles sur autrui ou sur soi-même.


Quelles seraient aussi, les limites de nos Actions?


Dans tous les cas, nul ne devrait avoir le droit de violenter, moralement ou physiquement, son prochain pour quelques raisons que ce soit!
Mais enfin, quels sont ces liens de subordination qui nous lient au reste de la communauté?


Étant entendu, qu'avant tout, nous nous devons réciproquement RESPECT, même si nos mentalités restent divergentes sur l'essentiel!
Aussi, nous dirons que les premiers liens de l'homme, se trouvent dans LA FAMILLE.


Mais, c'est quoi cette Famille?


A notre avis, elle prend naissance originellement, depuis le consentement mutuel des époux à vouloir vivre en couple.
C'est bien après, qu'un mariage est célèbré pour l'octroi de la qualité de MARIÉ.
Et voila, ce qui nous donne le droit social de vivre ensemble, mais aussi, de faire des enfants reconnus légitimes par la communauté.
C'est ainsi que la Famille qui vient d'être fondée, s'élargit avec la naissance d'enfants.
Au demeurant, une nouvelle Famille, très différente de celle bâtie par Papa!


Papa qui, à son tour, lègue à ses enfants une paternité symbolisée par son NOM de Famille!
Et notre bon Dieu, de confier la Responsabilité de nourrir, d'entretenir, sécuriser, instruire et éduquer tous les membres de cette Famille, à Papa et Maman.
Avec une charge plus accrue cependant, attribuée à Papa qui a le devoir moral de tout gérer.


Il a ainsi, l'obligation de faciliter la construction de la Famille.


Il devra tout faire, pour favoriser l'instauration d'un climat de cohésion renforcée par une bonne entente Familiale.
Et sa principale tâche, sera de forger une descendance pétrie dans les bonnes vertus de la civilité.
Oui, l'édification d'hommes de valeur, serviables, courageux, honnêtes, responsables et travailleurs!
Il leur doit donc, un foyer sécurisé, paisible et harmonieux, pour y faire éclore le meilleur d'eux.
Mais, comme nos ménages nous sont confiés par Allah, notre souci majeur sera de les rendre à la société, en parfait état d'adaptabilité sociale.
C'est ainsi, que pendant leur cycle de formation en hommes intégres, respectueux et respectables, ils s'insèrent progressivement dans le tissu social.
Et c'est leur aptitude à l'insertion dans la communauté qui fera figure de restitution parentale.
Alors là seulement, nous pourrons nous sentir fiers ou non, d'avoir réussi notre mission de !
Ce sera donc, le moment d'évaluer nos qualités en tant que .


C'est ainsi que, la réussite d'une bonne éducation implique une haute conscience morale pour tout ce qui touche la FAMILLE.
Oui bien sûr, les Grands Parents méritent aussi tous le respect et la considération redevables aux Grandes Personnes!
C'est pourquoi, il est tout à fait, naturel et normal, qu'à la vieillesse de leurs Parents, ces enfants devenus grands s'occupent de ces derniers.
Ces enfants bien éduqués, se reconnaitront donc, le devoir d'accompagner moralement et matériellement leurs vieux ascendants jusqu'à leur fin de vie.
Aussi, si ces enfants le veulent, ils peuvent venir en AIDE, à leurs frères et soeurs, tantes et oncles, dans le besoin.
Mais toutefois, d'une marque d'attentions qui ne devra souffrir d'aucune influence négative sur cette famille bienfaitrice et reconnaissante!
Donc, d'un côté nous avons une:


-obligation totale envers la Famille que nous avons librement instituée,
-obligation morale et matérielle vis à vis de nos vieux Papa et maman,
-simple convenance morale pour tout le reste.
Voilà que l'ordre des choses est si bien défini et établi, et de surcroît, avec l'approbation divine!
Toutefois, nous constatons que, des ménages sont perturbés ou brisés par ce que malheureusement, Papa, Maman et tout le reste, y réclament des droits indus.
Alors qu'ils devraient tous, se retrouver à l'extérieur de nos Familles!
Ils sont en leur intérieur pour déranger l'ordre choisi et acquis.
Qu'ont ils à faire dans cette intimité si sacrée!


Oui, un univers si restreint, qu'ils ne pouvaient être invités a assister au processus allant de la conception a l'enfantement.
Hé bien alors, qu'ont ils en commun avec de tels enfants pour s'arroger certains droits dans nos foyers!
Oui bien sur, au nom de la parenté, ils émettent des jugements et agissent avec le prétexte
d'accompagnement dans la Vie de société.


Mais d'une présence qui ne devrait point encombrer ou gêner la démarche adoptée par les procréateurs pour gérer leurs affaires familiales.
Hé oui, chaque couple à ses particularités en raison desquelles, des stratégies de management sont librement définies comme règle de conduite.
Aussi, la souverainete de chaque individu à décider Seul, des choix qui n'engagent que ses responsabilités, devrait être respectée par tout le monde.
En effet, nous vivons dans un monde où les libertés individuelles de pensées et d'actions sont confisquées par une élite sociale traditionaliste.


Nous disons que l'homme est né Libre.


Il a donc, surtout le devoir de s'affranchir de toutes les contraintes psychosociales qui le privent de son droit à décider pour et par lui même.
Oui nous avons tous l'obligation de prendre des décisions qui privilégient d'abord, notre bien être et celui de notre Famille!
Notre vie nous appartient et nous devrons décider Seuls, de tout ce qui est bon ou mauvais pour nous!
Et pour cela, nous définirons et mettrons en pratique, souverainement, nos propres options d'existence.
Mais en retour, avec le parallélisme des formes nous assumerons Seuls, Toutes les conséquences de nos choix.


Nous pensons que, laisser chaque homme responsable et sain d'esprit, jouir de son Libre ARBITRE, devrait permettre de vivre ensemble dans la Paix et la cordialité.
Mais, l'harmonie familiale finit toujours par se désintégrer quand, l'équilibre et la tranquillité du Chef de Famille, se trouvent affaiblis.
Alors, l'attitude du SAGE VIEIL HOMME devrait suffire, comme force, pour stabiliser toute communauté, à travers la Famille!
Donc, il est bien sûr, que le déséquilibre de cette cellule de base, entraine le disfonctionnement du système social dont il est un élément.
Pourtant, il convient de noter que, les agitations qui causent les malaises de nos ménages, ne tiennent pas toutes, de l'intrusion extérieure.
Il y'a bien entendu, les troubles conjugaux provoqués à l'interne par une mauvaise gestion des conflits inévitables d'ordre matériel et sentimental.
Nous ne jouissons pas tous, des mêmes aptitudes de compréhension, d'encaissement et de dépassement face aux solutions à nos questions de survie.
Ce sont en effet, deux individualités avec des personnalités déjà bien formées, qui fondent un couple.


Le seul point qui les unit, étant:


-d'abord, la commune volonté de vivre leur amour, et
-ensuite entretenir, développer et conduire la pluralité constituant la FAMILLE vers son épanouissement, et
-enfin, ne se séparer qu'après la Mort, malgré toutes les difficultés qui empêchent d'atteindre ces objectifs.
Voilà le défi primordial que tout homme devrait, courageusement, s'évertuer à relever, afin d'inciter la postérité à adopter ces Valeurs cardinales d'un bon humaniste.
Nous ne devons plus laisser prospérer des sentiments d'hypocrisie et de lâcheté dans nos Familles.
La Famille est sacrée, elle ne doit alors, se nourrir que d'idées nobles qui fertilisent toutes les cultures que nous y faisons!
C'est pourquoi, la Raison commande aux époux de s'accommoder mutuellement de leurs qualités et défauts respectifs, pour servir à entretenir la longévité du ménage.
Car, le couple qui est bien un lieu des contraires et des contradictions, n'en est pas moins un endroit de bienveillance.
Aussi, il ne saurait point, être un espace de contrainte où des époux s'imposent des volontés!
Il devrait être le siège des compromissions, de la compréhension et de la tolérance par excellence!
Par ce que là, deux personnes adultes issues de milieux éducatifs différents, se côtoient.
Ils se retrouvent et se découvrent progessivement au fil du temps.


Et puis, ils décident librement, de vivre ensemble toute leur différence individuelle.
Ainsi, chacun d'eux, devra se voir obliger, de se faire violence pour laisser de la place à l'autre.
Et voilà tout le charme de la Vie matrimoniale, qui exige des efforts sur soi, pour ne mettre en oeuvre que cela qui unit et raffermit le couple.
Ceux-là qui auront réussi une telle prouesse, auront sauvé leur couple de la fatale, désillusion et désunion.
Cette malheureuse rupture qui éclate et réduit nos familles en lambeaux!


En de véritables détritus de lamentations, surtout à ce moment là, où les divorcés restituent à la société, les vérités subjectives sur leur séparation.
Souvent, ceux là ne savent même pas si, ce sont les pressions de l'intrusion sociale, où leur inadaptabilité qui ont détruit leurs foyers.
Et c'est bien , plutard, dans le calme et la sérénité de nos consciences, que nous nous rendons compte, que c'est bien notre vie qui a été démolie.
Oui, une vie qu'il nous faudra ensuite, reconstruire brique après brique, avec de nouvelles fondations.
Et ce, dans un temps qui aurait pu servir à autres choses!


Hélas, le Temps n'attend personne!


En plus que chaque instant vécu, est décompté de notre Temps de Vie.


Le temps nous est effectivement compté!
Par conséquent, devons nous vraiment, avoir du Temps à perdre, à reprendre la même construction, avec les mêmes gestes et peines!
Pour ainsi, nous permettre de passer l'essentiel de notre temps de Vie, à répéter les mêmes choses!
Bien sûr que non!
Hé bien alors, un devour de résistance s'impose pour nous mettre à l'abri de tout péril!
Toutefois, sachons que nous ne sommes point le centre du monde!
Pour que les gens, conjoints compris, soient obligés de s'employer à satisfaire nos moindres désirs!
Nous avons donc, le devoir de supporter les insuffisances des autres, comme ceux-là le font pour les nôtres!
Nous avons tous, nos tares personnelles!


Ainsi, Papa et Maman ont l'obligation morale de se tolérer réciproquement.
Et c'est de cette tolérance, que naît l'harmonie familiale qui fait éclore la Paix dans nos coeurs et esprits.
Rêve ne peut être plus honorifique pour une communauté, que celui-là qui mène à cet espoir d'édification de cette Famille exemplaire, unie, progressiste et humaniste!
Nous avons donc échoué, quand nous ne saurons plus:


-résister à la pression extérieure ou,
-combler nos défaillances intérieures.


Et de pareilles insuffisances empêchent de bien nous conduire, guidés par le bon Sens.
Elles étouffent toutes facultés à déployer un fort mental de dépassement, pour faire face à nos épreuves de survie.
C'est pourquoi, nous devrions, avec humilité, respect et responsabilité, durement éprouver nos enfants dans les règles de l'art d'éduquer.
Nous devons alors, leur inculquer les principes de base pour un comportement citoyen exemplaire.
Nous devrons ainsi, les préparer à affronter les problèmes de la Vie en société.


Car, ce sont bien les enfants d'aujourd'hui qui seront les adultes, acteurs sociaux de demain.
En revanche, les époux qui sont de grandes personnes, s'occuperont d'eux mêmes.
Ils feront les efforts individuels pour rendre leur inadaptabilité plus vivable et supportable par leur environnement immédiat.
Car un homme responsable devrait s'exercer à être flexible dans ses choix.
Mais il ne saura point, être maniable comme un jeune enfant!


A cet effet, il a besoin de développer une stratégie sécurisante, qui permet de s'adapter à l'évolution changeante du monde.
Oui, chaque événement du théâtre social se déroule dans un contexte particulier.
Dans une atmosphère unique où plusieurs intérêts individuels s'opposent ou s'affrontent violemment.
C'est ainsi que, la Vie tellement dynamique dans son déroulement, nous plonge dans des incertitudes.
Cela devrait donc, nous obliger à toujours douter de l'opportunité et de la sincérité de nos intentions et actions, et aussi de celles des autres.
Car, à travers tous les actes que nous posons, nous ne devrions rechercher que le meilleur pour nous mêmes et pour notre communauté.
Et voilà donc une attitude qui va sûrement améliorer la condition humaine par une bonne cohabitation entre personnes civilisées.
Hé oui, les époux sont les mêmes grandes personnes qui sont:


-nos parents et grands parents,
-nous mêmes acteurs sociaux, parents ou non,
-nos élites intellectuelles,
-nos leaders politiques et religieux,
-nos gouvernants, et enfin,
-tous les gouvernés.


Ces grandes personnes qui dirigent la destinée de nos sociétés devraient être d'un niveau spirituel qui pondére, stabilise.
Elles doivent avoir un comportement moral exemplaire, à l'adresse des jeunes générations, qu'elles rassurent en tant que, meilleurs modèles possibles.
C'est pourquoi, il est difficile de comprendre les obscurs intérêts que certaines personnes étrangères à nos couples semblent y poursuivre, sans y être invités!
C'est même choquant de vouloir justifier pareilles ingérences.
I est aussi malsain de manquer de retenue, dans les affaires de Familles qui sont très sensibles.
Elles doivent donc être traitées, dans la plus grande discrétion!


Mais de quels intérêts s'agirait il?


Certainement pas de ceux du couple, mais sûrement de ceux d'égoïstes individualités familiales!
Il serait ainsi, inacceptable et blessant de perturber la Vie de paisibles innocents.
Par ce qu'alors, c'est tout l'appareil social qui se trouverait déranger, avec des répercutions incontrôlables
Cest pourquoi, la perspective des cassures familiales devient terrifiante quand elles peuvent faire basculer dangereusement, la Vie de pauvres insouciants.
Oui, dans des ténèbres insoupçonnées!


Sachons alors, raison gardée, dans la gestion de nos Désirs!


Mais quel système malveillant, que celui là, qui place la Vie de nos familles (couples et enfants), entre l'enclume de la société et le marteau d'un empêcheur de vivre LIBRE.
Quelle cruauté que de vouloir étouffer la légitime aspiration de quelqu'un qui a le droit de jouir en toute liberté de son émancipation.
Oui nous avons tous, le droit de profiter, des statuts positifs qui nous sont naturellement acquis!
Personne alors, ne devrait avoir le droit de nous priver de cet attribut fondamental.


Cependant, combien sommes nous à être victimes de ce genre d'intrusion?


Hé oui, combien de nos familles succombent à d'aussi fortes pressions matérielles, morales et sociales!
En effet, l'équation à résoudre, c'est bien l'Homme face à ses multiples aspirations et défis de survie.
Oui, Il est bien sûr que, très souvent, de manière consciente ou inconsciente, nous réfléchissons très mal à la résolution de nos problèmes affectifs!
Aussi, il nous arrive de nous perdre dans la hiérarchisation de nos ordres de priorité.
Et cela nous conduit à:
-dire ou faire ce qu'il ne faut pas, ou,
-porter des jugements de valeur erronnés ou inopportuns.
Par conséquent, c'est la complexité de nos sentiments réciproques, qui complique nos prises de décisions.
Oui, des sensations que nous nourrissons:
-les uns envers les autres et,
-envers soi même!


En vérité, ce sont nos liens affectifs qui sont la source de nos limites en tant qu'Être Social!
Effectivement, la liberté de chacun s'arrête là où commence celle des autres!
Mais il reste évident que, nos difficultés tiennent de notre ignorance des limites de nos propres droits et devoirs envers:
-la famille que l'on a soi même fondé,
-celle que nos parents ont eux mêmes fondé, et,
-celles de tout le reste.


De telle sorte que, des relations d'intérêts conflictuels y prennent naissance.
Par la suite, de nombreuses confusions s'installent.
Enfin, beaucoup de désordres s'entassent, à la faveur d'obscures intentions.
Et voilà que, la prise en charge correcte de nos responsabilités psychosociales, se révèle problématique.
Il nous faudrait alors, beaucoup d'audace pour:
-nous imposer et,
-faire reconnaître à tout le monde, le Devoir de chacun, de protéger sa propre famille.


Également, le Droit de chaque famille, d'être sous la couverture et la protection de ses Fondateurs!
Dans tous les cas, il nous reviendra d'apprendre à développer un Esprit d'alerte pour faire face à l'hypocrisie dans laquelle nos familles sont moulées et empêtrées.
Oui, de la tromperie entrtenue par la confusion des rôles tenus par d'égoïstes acteurs qui y sont mis en scène!
Il nous faudra donc, faire preuve d'acrobatie pour éviter les nombreux pièges qui empêchent d'avancer dans le bon sens.
A cet effet, toutes nos actions devront être équilibrées comme au grand théâtre où tout est réglé, du début à la fin des scènes.
Hé oui, il s'agit bien d'un jeu théâtral que déroule la réalité de nos Vies!
Aussi, à un certain niveau de responsabilité, l'improvisation ne devrait plus être permise!
Surtout quand il s'agit de façonner l'Existence d'Acteurs sociaux intégres, respectueux et respectables de la tant privée que publique!
C'est pourquoi, il nous semble très élégant et courtois, qu'une personne bien éduquée, s'interdise de s'immiscer dans les affaires d'autrui.
Même si, par ailleurs, elle ne peut toujours s'abstenir d'y intervenir, comme conseillère!
Hélas, elle devra alors, se comporter avec beaucoup de retenue et de circonspection!
En effet, des susceptibilités liées à la condition humaine dans ses manifestations sociales, font que l'homme est en mutation permanente.
Nous n'avons donc, pas toujours à faire, avec la même personne, d'un instant à l'autre.


Abstenons nous alors des actes et jugements non pertinents, dégradants et désagréables qui fragilisent et affligent notre ÉGO!
Nous avons tous, notre point faible, cette petite fierté d'homme, qu'il faudrait éviter de réveiller.
Par ce que là-bas, somnole le côté névralgique de toute notre animosité!


Pour cela, nous ferons l'effort de neutraliser cette extravagance qui nous pousse à tenter d'imposer notre volonté à autrui.
Car, au titre de notre propre souveraineté, personne ne devrait en principe, accepter un tel accaparement!
Chacun doit rester à sa place, chaque chose à l'endroit, pour que le monde se porte bien!
Par ce qu'au final, chacun de nous perdra Seul, la Vie qu'il aura vécu Seul!
Nous devons avoir donc, l'humilité et l'honnête de nous occuper de nos affaires personnelles.
Ou, c'est l'autre qui nous obligera à bien nous comporter!


Sachons alors que la Vie n'est pas un jeu pour cesser de nous accabler moralement dans nos choix de vie!
Pour autant que ces choix nous engagent individuellement, devant notre bon Dieu qui reste le SEUL JUGE DE NOS ACTIONS!
Laissons lui alors ce privilège!
Acceptons de Mourrir Pour la famille!
Mais Refusons de Mourrir Par elle!
Oublions notre petite personne, pour bâtir et privilégier l'émergence de la grande !
Oui, oublions nous pour élever cette à la hauteur de la noblesse des sacrifices à opérer dans l'endurance et la persévérance.
Et de la tradition alors! Nous n'en prendrons sûrement que, ce qui embellit, mais aussi, qui restitue à notre toute sa Dignité, son Honorabilité et son Originalité!
Du Bonheur! N'en attendons rien de cette ou des autres!


Pour du bonheur à provenir de ceux-la, Dieu fasse que tout nous en surprenne!
Il nous sera donc, plus sécurisant, d'apprendre à développer notre propre bonheur à partir de notre belle humeur!
Car notre mission de Construire une belle Famille, ne peut avoir comme aboutissement notre BONHEUR PERSONNEL, qui ne concerne que notre petite personne!
De toutes façons, nous sommes toujours CONTENTS ou HEUREUX soient:
-Pour quelqu'un,
-Par quelqu'un ou,
-Pour et Par Soi même!
En définitive, c'est bien la JUSTE VALORISATION de notre MOI, face aux autres MOI individuels ou groupés, qui est la solution à nos problèmes de survie sociale!

Saint Louis du Sénégal le 12/06/2018
Pap Ndoy
"Penseur libre et indépendant"

 

À la suite des révélations de la chaîne BBC, nous avons reçu la copie de la lettre recommandée adressée à M. Eric Lombard, directeur général de la caisse des dépôts et Consignations et à M. Rémy Rioux, directeur de l’Agence Française de Développement (AFD). Un coup dur pour Monsieur Aliou Sall qui prépare le forum annuel des caisses de dépots et consignations de la France et du Sénégal prévu au mois de septembre à Dakar. Ci-dessous la lettre ouverte 

 

Monsieur le Directeur Général,

Je vous adresse cette lettre en ma qualité de président du mouvement Un Autre Avenir,appartenant à l’opposition sénégalaise.

J’ai en effet appris avec stupéfaction l’accord de coopération bilatérale que vous avez signé avec M. Aliou Sall, directeur général de la Caisse des Dépôts et Consignation du Sénégal portant sur la période 2019-2021 concernant le développement économique et l’appui aux territoires français et sénégalais.

Il n’entre pas dans mes intentions de contester l’opportunité et l’intérêt d’un tel partenariat entre nos deux pays dans la perspective d’une exploitation de solutions innovantes, en particulier dans le cadre de projets portés par des acteurs territoriaux. En revanche je m’interroge sur le bienfondé d’un tel engagement au moment où, au Sénégal, se fait jour un scandale dénommé le « PetroGazGate » qui met en cause la personne même du directeur général de la Caisse des Dépôts de Consignations, en l’occurrence votre homologue M. Aliou Sall.

Si l’on se reporte à un article récent du « Monde Afrique » qui relaie lui-même un reportage réalisé par la BBC, ce dernier aurait profité d’un pot-de-vin en contrepartie de l’attribution de concessions pétrolières et gazières. Vous admettrez qu’il s’agit d’accusations très graves, sans vouloir préjuger de la présomption d’innocence de l’intéressé.

Néanmoins, si les faits étaient avérés ils relèveraient du délit de corruption et impliqueraient la société Pétro Tim, bénéficiaire de permis de recherche et d’exploration des hydrocarbures. Permis ayant été obtenu à la suite d’un décret signé par le frère de M. Aliou Sall, à savoir M. Macky Sall actuel président de la République du Sénégal.

En outre, il se trouve que M. Aliou Sall est « Country manager » de la société Pétro Tim et pour cela, toujours selon l’enquête de la radio Britannique BBC, serait rémunéré mensuellement à hauteur de 25 000 dollars. Par ailleurs il bénéficierait d’une promesse de parts dans la compagnie à hauteur de trois millions de dollars.

Ne croyez-vous, Monsieur le Directeur général, qu’au vu de ces divers éléments il aurait été plus raisonnable de sursoir provisoirement à la signature d’un tel accord entre vos deux Caisses dans l’attente que des éclaircissements soient apportés dans cette affaire et que les soupçons qui visent M. Aliou Sall soient levés ?

La population Sénégalaise attend que toute la lumière soit faite sur ces révélations et que si des agissements frauduleux ont effectivement eu lieu ils soient sanctionnés dans la transparence la plus complète. Pour autant je ne m’explique pas qu’à ce stade des accusations portées contre lui, M. Aliou Sall puisse encore être considéré par votre institution comme un interlocuteur légitime.

Je vous prie de croire, Monsieur le Directeur Général, à l’expression de mes sentiments respectueux.

P.S : Copie adressée à M. le Directeur général de l’AFD

Ibrahima Thiam

Président du mouvement Un Autre Avenir

 

 

Philosophe et formateur interculturel

Le monde évolue et engendre des mutations diverses.


Il est important de comprendre ce qu'était la parentalité d'hier en Occident mais aussi ailleurs (Afrique–rites de passage excision, circoncision, massage, tatouage, etc ) sans occulter ce qu'elle est aujourd'hui.


Pour éduquer un enfant on dit en Afrique qu'il fallait tout un village, cette maxime n'a plus tellement cours ce sont les parents biologiques qui ont le droits, eh oui le droit coutumier n' plus tellement la côte.
Avant la vie était caractérisée par des rites de passage, des coutumes et des manières de faire et d'être transmises et maintenues pour sauver le lignage ; le groupe ou la famille....
Le village était la police, la famille avait un certain poids, la liberté était plus ou moins confisquée. Il y avait un art de la socialisation..


L'enfant était peu considéré au point que Dolto a lancé un cri en nous rappelant que l'enfant est «une personne». Coup de massue, oui il faut écouter et entendre les besoins de l'enfants et y souscrire du mieux qu'on peut. 

L'enfant est devenu roi en plus de la célébre phrase de Colluche qui reprenait un comique qui disait en 1968 " il est interdit d'interdire....


La présence et la prégnance parentale pouvait dans certains cas desservir l'évolution de l'enfant mais un parent pense toujours bien faire.
Aujourd'hui la parentalité est une donnée transversale voire complexe.


La liberté ou la licence donne du pouvoir aux enfants très tôt et crée souvent des conflits de génération. La loi et le droit viennent surprotéger les enfants qui deviennent des enfants rois.
Les choix des enfants deviennent un casse-tête pour les parents alors faut-il discuter, négocier, quand la liberté du sujet s'oppose aux choix ou volontés des parents.


Les NTICS ont bouleversé les mœurs, la parentalité est devenue un phénomène, un fait social qui subit les effets de l'économie, des mutations sociales, et on s'interroge pour mieux faire.
La famille conjugale et les nouveaux modèles familiaux : conjugalité et parentalité; pluriparentalité, hétéroparentalité, homoparentalité, poids du contexte socioéconomique, autorité parentale et convention internationale des droits de l'enfant, caractéristiques structurelles et fonctions parentales, la parentalité et le polyamour.....


Nous tenterons dans cette causerie parentale d'appréhender la diversité des références culturelles pour donner quelques clefs aux parents et professionnels souvent déboussolés. La parentalité est une construction permanente....

.Pape Bakary CISSOKO
Philosophe-Conférencier et Formateur
www.ichrono.info. Presse en ligne
(Cultures africaines et Interculturalité
Membre de la société savante des africanistes( MAC quai Branly/Paris
Animateur Café Philo
Ancien Formateur IUFM Franche-Comté
Membre de la Maison de la Négritude et des Droits de l'Homme de Champagney Haute Saône
Ma chaîne youtube
papcissoko.free.info

 

LES FRERES SALL OU LE TEMPS DES MALFRATS AU SENEGAL « Une gouvernance bâtie sur le mensonge, c'est comme un prestidigitateur : l'illusion ne dure qu'un temps » Les révélations explosives du journal BBC sur le scandale du siècle portant sur des rétro commissions et un système de passe-droits sur le pétrole et le gaz au Sénégal révèlent une corruption d'une ampleur inouïe, des pratiques mafieuses de captation des deniers publics et un véritable banditisme d'état sous le magistère de Macky SALL. Alors qu'on n'a pas fini d'épiloguer sur le carnage financier du PRODAC, un scandale à 29 milliards de F CFA, c'est toute la théorie de la gouvernance sobre et vertueuse chantée sous tous les cieux depuis 2012, par Macky SALL qui s'effondre, comme un château de cartes avec l'affaire PETROTIM.

Dans une vidéo documentée (des montants précis sont fournis) et accablante pour ALIOU Sall (frère de Macky Sall), BBC met à nu un incroyable système de prédation des ressources d'un pays classé parmi les plus pauvres du monde, par un clan aux commandes du Sénégal : les SALL. A l'instar de WATERGATE (un scandale qui a eu pour conséquence la démission du Président Nixon aux USA en 1974), le Pétro TIM GATE éclabousse directement Macky SALL qui a placé son frère Aliou SALL (qui bénéficie d'une immunité d'exécution), à la tête de la Caisse des Dépôts et Consignations, une institution qui brasse des milliards de F CFA et ne fait l'objet d'aucun audit sérieux de la part des corps de contrôle soumis au pouvoir exécutif, qui ont totalement failli à leur mission.

Le népotisme effarant de Macky Sall, est la source de toutes les dérives de son frère Aliou SALL, qui ne se fixe plus aucune limite. Avec le PETRO TIM GATE, Aliou SALL est pris en flagrant délit, les mains dans le cambouis. La thèse évoquant un soi-disant complot de BBC n'intéresse personne. Macky SALL peut jouer les matamores au Sénégal, et se proclamer roi ou que sais-je, Empereur en Afrique, il n'a aucun pouvoir de définir ou d'orienter la ligne éditoriale de BBC. Pour une raison simple : la Grande Bretagne n'est pas le Sénégal. Il n'y a pas que BBC pour accabler le régime de Macky SALL. En 2018, le très sérieux journal the ECONOMIST avait tiré la sonnette d'alarme sur les multiples dérives du Prince SALL évoquant les nuages sombres qui s'amoncelaient sur la démocratie sénégalaise (emprisonnement de Barthélémy Diaz, de Khalifa Sall, exil de Karim Wade, assassinat de l'étudiant Fallou SENE, etc....).

En réalité, les gesticulations d'Aliou SALL annonçant une plainte contre BBC peuvent prêter à sourire. Toutes les explications du monde et de la presse du palais appelée à la rescousse pour étouffer ce carnage financier innommable, toutes les justifications d'Aliou SALL pour se disculper (le salaire que je percevais est légal, ou encore le contrat Pétrotim a été signé par WADE), lors d'une ridicule conférence de presse, ne suffiront pas à travestir la réalité dans cette affaire. Aliou SALL peut raconter des sornettes aux sénégalais, mais pas aux occidentaux. BBC lui a bel et bien donné l'occasion de s'expliquer dans cette affaire (tous ceux qui ont regardé la vidéo ont constaté que le communiqué d'Aliou SALL a été repris par BBC, de même que celui de ses avocats). Alors que plus de 40% de sénégalais vivent dans la misère, que la famine frappe aux portes du monde rural et que le Sénégal connait une crise de liquidités sans précèdent, Macky SALL (qui vient de réaliser un hold up électoral lors des présidentielles de 2019) et son frère Aliou SALL insouciants, arrosent leur clan et s'adonnent à un festin indécent, à coups de milliards de F CFA. Sur le dos du peuple, avec la complicité d'une partie des élites corrompue, adepte de la politique du ventre.

Ce scandale prouve que le Sénégal est entre des mains inexpertes depuis 2012 (un régime d'amateurs). L'heure des comptes approche pour le clan des SALL. Lentement mais sûrement.

Seybani SOUGOU – E-mail : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.  Robuste intellectuel franco-sénégalais; lanceur d'alerte pour la veille citoyenne.

 

INESI – Pouvez-vous vous présenter (cursus scolaire et universitaire, vie professionnelle) ?


Adamou SIDDO (AS) : Je suis Dr. SIDDO Adamou. J'ai effectué mes études à Niamey où j'ai été reçu au Baccalauréat du Secondaire, Série A4 à la Ligue Mondiale Islamique (ILMI). Après cette étape, je me suis inscrit au Département de Lettres Modernes de la Faculté des Lettres et Sciences Humaines de l'Université Abdou Moumouni de Niamey. De cette institution, j'ai obtenu le Diplôme d'Études Littéraires (DUEL), la Licence et la Maîtrise, option, Lettres Modernes, avec une spécialité en Étude africaine sur les identités africaines et féminines. J'ai poursuivi mes études au Burkina Faso à l'Université Joseph Ki Zerbo I de Ouagadougou où j'ai obtenu mon Diplôme d'Études Approfondies (DEA), Option Lettres Modernes avec une spécialité en Sémiotique du Cinéma. Entre temps, je suis revenu au Niger pour m'inscrire en Thèse de Doctorat, cette fois-ci au Département de Lettres, Modernes devenu entre-temps Département de Lettres, Arts et Communication. (LAC). J'ai obtenu mon Doctorat en Lettres, Arts et Communication, Option, Littérature Africaine Contemporaine.

Mes travaux de recherche ont porté sur l'œuvre de Boubou Hama, un des plus grands auteurs nigériens. Dans ces travaux, j'ai interrogé son œuvre à travers le Sujet : « L'intentionnalité didactique et ses modalités dans l'œuvre de Boubou Hama ». Il s'est agi d'étudier les méthodes et théories à travers lesquelles, Boubou Hama enseigne son lecteur. Parallèlement à cette formation, j'ai suivi une carrière professionnelle dans le domaine de l'enseignement du Français. Je suis en effet, Professeur d'Enseignement Secondaire(PES). Ceci m'a permis d'encadrer du Collège d'Enseignement Secondaire aux classes du Lycée. Depuis peu, je suis Chercheur-Associé au Département Lettres, Arts et Communication de l'UAM où j'assure des cours de littérature africaine. Depuis Juillet 2018, j'assure aussi le statut de Maître-Assistant au Département de Linguistic and Foreign Languages de Bayero University, Kano (Federal Républic, Nigeria).

INESI – Pouvez-vous nous présenter Boubou Hama et sa place dans le système éducatif nigérien ? Est-il enseigné à l'école ou ostracisé comme le fut longtemps Cheick Anta Diop ?

AS : Boubou Hama est un homme né en 1906 à Fonéko, un petit village de la brousse africaine de Téra, Ouest du Niger. Il est plus connu comme homme politique pour avoir assumé la direction politique du Parti Progressiste Nigérien, section Rassemblement Démocratique Africain, (PPN/RDA). Il est cependant, un enseignant attitré en étant d'abord le premier instituteur du Niger. Sa participation dans l'éducation du système éducatif n'est donc pas à démontrer. Il est en effet, à la base de la conception de la production d'une part importante portant sur l'Histoire des groupes ethniques du Niger : Songhoy, Touareg, Gobir, etc. En même temps, il a participé à la conception de plusieurs manuels scolaires pour la formation du jeune nigérien. Son œuvre littéraire doit se lire d'ailleurs comme une seule œuvre adressée exceptionnellement à la jeunesse. Malgré ce potentiel, le nom de Boubou Hama reste encore peu ou pas connu de la mémoire collective du Niger. Il a subi pendant longtemps à l'image de Cheick Anta Diop, un sévère ostracisme lié à la dictature du régime de Seyni Kountché qui a dû opérer le Coup d'État contre leur régime en Avril 1974. Moumouni Farmo désigne cet état de fait par l' »anonymisation ». Il a été mis sous l'éteignoir par le système politique en vigueur à cette époque. Cependant depuis peu, un regain pour ses travaux le remet sur la scène littéraire nationale. Nous osons espérer que cette propension aura de beaux jours.

INESI – Pour Boubou Hama, par exemple, « Bi, « hier », est Bi Bio, le « double d'hier », mais aussi Souba, « demain » » (Le double d'hier rencontre demain, Paris, Union générale d'éditions, Coll. 10-18, Série La voix des autres, 1973, p. 13). Peut-on y voir un corpus de philosophie endogène ?

AS : Boubou Hama propose à travers ses personnages de Bi, « hier », Bi Bio, le « double d'hier » et Souba, « demain » une autre dimension de la vision du monde dans un rapport temporel dans le lequel, le passé vient féconder le présent afin de fonder un futur merveilleux. En cela, l'auteur offre un autre canal de valorisation de la pensée africaine en relation avec la modernité. Cette philosophie de vie est une autre perspective de réécriture de la pensée africaine dans son rapport avec le monde. Nous avons existé sur la base de notre propre histoire, nos valeurs et nos visions du monde, ce serait inutile de vouloir les abandonner pour adopter d'autres qui ont simplement un rapport étriqué avec notre vision du monde. Ces trois personnages représentent ainsi la dimension du temps qui permet de redimensionner la place ou la position de l'Afrique sur l'échelle du progrès socioéconomique et culturel mondial.

INESI – Quelle est la place des adages dans l'éducation traditionnelle et contemporaine ? (Boubou Hama, L'Essence du verbe, Niamey, CELHTO, 1988).

AS : Les adages sont des procédés à travers lesquels, l'Africain a eu et continue d'ailleurs d'exprimer sa culture et sa vision du monde. Désigné par les proverbes, Boubou Hama les utilise dans cette œuvre passée pour un chef d'œuvre : L'Essence du verbe. La sacralité de la parole oblige à la considérer comme le fondement principal de l'existence humaine. Elle doit être unique lorsqu'elle est donnée à quelqu'un ou aux autres. La parole d'honneur est un principe chanté et encouragé par les proverbes. Boubou Hama l'aurait exprimée ainsi à travers cet adage zarma-songhoy, qui donnera également le titre de son œuvre à savoir : « Saani ya hari no nda muna a si kuu ». Autrement dit : « La parole est comme l'eau, lorsqu'elle se verse, on ne peut la ramasser ». Gageons donc de tenir nos langues afin de ne pas perturber l'ordre social préétabli. C'est dire que les adages ont une place fondamentale dans l'éducation en Afrique car ils permettent de construire de manière formelle la logique de la pensée et la philosophie de l'Homme de l'Africain. Boubou Hama s'est intéressé à ces adages en produisant une œuvre intitulée Proverbes, sentences et maximes Zarma-Songhoy, Bambara, écrite exclusivement en Zarma-Songhoy, sa langue maternelle afin de conserver la saveur véhiculée par ces adages. C'est donc cette œuvre écrite en dix tomes qui sera rééditée par Fatoumata Mounkaïla en deux tomes à travers L'Essence du verbe, 1988 et en 2015 à Niamey, par la production et l'édition assurées par le CELHTO.

INESI – Les langues traditionnelles ont elles une place structurelle dans la formation psychique d'une personne ?

AS : Il est un truisme de dire que la langue est le moteur de la culture. Partant de ce fait, les langues traditionnelles, nationales et ou maternelles ont un rôle essentiel dans le développement psychique de chaque individu. Elles le sont encore davantage pour l'Africain, qui a subi et subit encore l'influence des langues d'importations coloniales. L'Africain doit se réapproprier sa personne violée et volée par l'imposition des langues dites étrangères. Aucun développement individuel comme collectif ne peut se faire en s'appuyant uniquement sur la langue ou la culture des autres. Boubou Hama l'a compris, il y a très longtemps en proposant les adages, les maximes, les proverbes uniquement en langue africaine. Chacun réfléchit d'abord dans les substrats de sa langue afin de les traduire dans la langue seconde acquise par le biais de l'école. Ce serait intéressant de commencer par enseigner les jeunes élèves africains dans leurs langues et ensuite produire par la suite dans les autres langues. Aujourd'hui, de tels projets sont déjà en perspective dans beaucoup de pays africains. Au Niger par exemple, une expérimentation est en cours où l'initiation à la lecture se fait d'abord dans la langue première de l'enfant de la classe de Cours d'Initiation (CI) au Cours Élémentaire Première année (CE1). Les résultats des premières évaluations de ces programmes ont prouvé que les enfants ayant passé par un tel prisme ont plus de performance scolaire que leurs congénères de l'école dans la langue seconde.

INESI – Il existe plus de 2000 langues en Afrique, selon l'Académie africaine des langues (ACALAN), quelle est la place des langues nigériennes dans les grandes familles classifiées ?

AS : Comme toutes les autres langues d'Afrique, ces langues connaissent le triste sort de la négligence sinon de l'abandon dans lequel, le pouvoir colonial a bien voulu les encastrer. Au Niger, principalement, certaines langues ont une très longue histoire en termes d'écriture. En effet, le Tamajek possède depuis la nuit des temps, une écriture appelée le Tifinar.
De même l'Arabe a longtemps été utilisé par les Africains du monde arabo-musulman du Soudan afin d'exprimer leur littérature, leur science, leur culture, etc. Aujourd'hui, grâce à l'engagement du Niger, l'Institut de Recherches en Sciences Humaines (IRSH) de l'Université Abdou Moumouni de Niamey possède un Fonds Ajami de plusieurs milliers d'œuvres. Ce serait une formidable occasion de procéder à les traduire dans les langues de communication courante, comme le français ou l'anglais.

INESI – Peut-on déceler dans la pensée de Boubou Hama, un « proto-panafricanisme » (qui remonte à l'époque des empires africains) ? Peut-on le qualifier de panafricain ?

AS : La pensée de Boubou Hama se considère comme une pensée panafricaine dans son optique d'ancrage dans les valeurs civilisationnelles noires. Il appelle dans son œuvre à une unité de l'Afrique en s'inscrivant dans la même logique que ses congénères. Boubou Hama représente l'Afrique à l'image de Kwamen N'Krumah pour qui, le continent doit s'ancrer d'abord dans ses valeurs pour se nourrir ensuite des autres valeurs positives afin de féconder ses dynamiques existentielles longtemps incomprises du reste du monde. Pour Boubou Hama, nous devrons être d'abord nous-même, d'où sa logique de ferme enracinement dans la culture Zarma-Songhoy comme source principale d'inspiration Il va ainsi de cette culture pour aboutir à l'Afrique et ensuite parvenir à atteindre le monde. En ce sens, Boubou Hama cultive la théorie de l'universalisme qui consiste à sauter les verrous des enclos nés des frontières imaginaires nées entre les peuples de velléités grégaires. Boubou Hama appelle à la conscience des hommes afin de parvenir à la construction d'une commune humanité dans laquelle, les puissants comme les faibles ont droit de citer.

INESI – Quelle est la place de la femme dans les écrits de cet auteur ? Il disait par exemple que « le plus vieux de ces systèmes me paraît être, au départ, sur la base d'une race homogène, un matriarcat très ancien » (Histoire traditionnelle d'un peuple : les Zarma-Songhay, Paris, Présence Africaine, 1967, p. 10).

AS : La femme représente une figure de proue dans la pensée de Boubou Hama. Celui-ci a d'abord vécu sous la protection de sa grand-mère, qu'il adule à la limite car c'est d'elle qu'il détient ses talents d'orateur et de conteur invétéré. Boubou Hama est le fruit de sa culture. En ce sens, la femme est au cœur de sa production à tous les niveaux de la chaine. Il faut retenir que les sociétés Songhoy sont d'origine matriarcale comme beaucoup d'autres sociétés africaines. La Reine Kasseye, ancêtre première des Songhoy, la princesse Ouezagoungou, sont des figures emblématiques de la littérature produite par Boubou Hama. Il n'est pas risqué d'affirmer que la femme est une véritable actrice de développement dans la production de cet auteur. Il recentre ainsi le débat sur la condition de la femme en l'intégrant au cœur des processus socioéconomiques du Niger. Boubou Hama innove ici avec N'Dounya qui insiste sur la liberté, l'équité et la refondation surtout des traditions rébarbatives en se basant sur la femme :
« Ouéhiza, mon amour, dit N'Dounya, autrefois la reine Ouéhiza, la reine de Gounguia, et son mari, un prince étranger, ont été à l'origine du vaillant peuple sonraï. Nous aussi, nous serons à l'origine de grandes choses. Je veux régner avec justice, je veux combattre les côtés paralysants de la tradition, je veux que mon peuple connaisse et applique les nouveautés utiles, je veux que mon royaume prospère. Tu m'aideras et me soutiendras dans ce rude combat », (Boubou HAMA, Founya le vaurien, 1985, p. 143).
La gouvernance change alors de méthode en adoptant la stratégie du partenariat sincère entre le roi et la reine.

INESI – Fabien Eboussi Boulaga définissait la tradition comme « un être-ensemble et un avoir-en-commun qui appellent à une destinée commune par un agir-ensemble » (La crise du Muntu : Authenticité africaine et philosophie, Paris, Présence Africaine, 1977, p. 145). Qu'en pensez-vous au regard des trois approches de Boubou Hama dans Kiotia Nima ?

AS : Kiotia-Nima est une œuvre majeure de la pensée de Boubou Hama. Elle représente un roman à thèse dans lequel, l'auteur part sur une triple dimension qui se résume à une seule : la coexistence entre les traditions africaines et la modernité et/ou le rapport de l'Afrique avec l'Occident. Sans rentrer dans les éternelles critiques de l'Occident, Boubou Hama conçoit avec lucidité les deux rapports. Pour lui, l'Europe ou l'Occident en général nourrit aussi un retard lié à son abandon de l'humanisme. Le développement matériel exponentiel de l'Occident le propulse de plus en plus comme un espace où le développement se fait plutôt contre l'Homme. L'Occident a inventé la bombe atomique, qui d'un seul souffle est capable de détruire la terre entière. Il faut donc le retard technologique de l'Afrique afin de tempérer le fiel matériel qui empoisonne les rapports humains. Pour Boubou Hama, tout développement qui n'a pas comme priorité l'Homme est voué à l'échec. Sa devise reste donc dans Kotia-Nima : tout doit se faire pour et par l'Homme.


INESI – Pensez-vous qu'il faut opérer dans le système éducatif une « décolonisation des esprits » ? Les différentes crises politiques et institutionnelles que nous rencontrons souvent, sont-elles dues à l'abandon de nos valeurs et cultures dans les systèmes juridiques postcoloniaux adoptés ? Le panafricanisme est-il la voie de sortie ?

AS : L'Afrique a plus que jamais besoin d''une décolonisation des savoirs. C'est ce que Valentin Yves Mudimbe appelle la « bibliothèque coloniale ». Les Africains en général, ont une vision très étriquée des valeurs culturelles africaines. Ils sont le plus souvent à la périphérie des cultures. L'intoxication des médias du monde et la falsification de l'Histoire du continent les amène le plus souvent soit à une autoflagellation ou soit à un afro centrisme débridé. Les jeunes en particulier, parce qu'ils sont victimes des médias et subissent de plein fouet le syndrome de la phobie du livre pataugent dans des discours vagues et peu profonds sur les déterminants du futur de l'Afrique.

Dans la plupart des cas, ils sont éloignés des vrais problèmes du continent en se cramponnant sur des théories qu'ils maîtrisent peu ou pas du tout. Les crises tous azimuts qui secouent le continent résultent de cette incapacité des Africains à exploiter parcimonieusement les valeurs civilisationnelles africaines. Pr. Djbril Abarchi, un universitaire nigérien en parlant des lois et règlement juridiques modernes dit d'eux qu'ils sont des « friperies juridiques ». Comment développer un continent avec une telle mentalité de copiste et de suivisme à l'aveuglette. De ce fait, le Panafricanisme, le « vrai » à mon sens, né des pensées de W.E.B Du Bois, Georges Padmore, Marcus Garvey, Nkwamen Nkrumah, etc. est un référent capable de redresser ce tort longtemps crée à l'Afrique. La jeunesse doit en ce sens s'approprier d'abord cette philosophie afin de relever les défis qui sont les siens.

INESI – Abdou Moumouni, dans L'éducation en Afrique (Paris, François Maspero, 2e édition, 1967, p. 20-21) nous donne des pistes de réponses. Qu'en pensez-vous ?

AS : Le principe fédérateur sur lequel, Abdou Moumouni fonde sa pensée dans cette œuvre est le risque de colisage entre l'éducation traditionnelle africaine et l'éducation moderne offerte par l'école occidentale. Il interroge ainsi les valeurs africaines en prouvant leur ultime nécessité dans la formation du jeune africain. On ne peut en effet, prétendre développer une personne contre son gré. C'est-à-dire que l'école moderne a faussé les bases de son assise en créant les conditions d'une méprise des valeurs noires. Selon toute évidence, Abdou Moumouni décrit le caractère sectaire et ségrégationniste de l'école dans sa logique à tout remettre en cause. C'est d'ailleurs ce que les sociétés modernes africaines devraient corriger en intégrant les cultures et les modes de pensée nés de la pensée philosophique du Noir à travers sa conception du monde.

INESI – En tant qu'enseignant dans le secondaire et enseignant chercheur, vous avez une approche système du système éducatif nigérien. Quels diagnostics en tirez-vous ? Et quelles solutions y apporter ?

AS : « L'école nigérienne » est malade, chante-t-on tous les jours. Ceci est indéniable. Notre pays à l'instar de tous les autres pays africains souffre du manque crucial d'un système éducatif fiable. Les politiques éducatives ont toutes montré leur limite. La crise de l'éducation est une crise complexe dont les racines sont à rechercher d'abord dans les politiques d'ajustement structurels injustement imposées aux pays africains à partir des années 1980. Ce sont ces ajustements qui ont conduit le Niger à se débarrasser des enseignants qualifiés en leur imposant des départs volontaires ou forcés. La très forte démographie du Niger a conduit également à un décuplement des besoins en matière d'éducation. L'Etat a utilisé à l'époque le système du double flux afin de contenir et gérer les cohortes dans les classes. Les infrastructures scolaires et le personnel enseignant ne suivent plus la croissance des populations.

La demande étant plus forte que l'offre, l'Etat a procédé à partir des années 2000 à un système encore plus rébarbatif de l'école par le « volontariat » et ensuite la « contaractualisation » de l'éducation participant du coup, à un rabais exponentiel du niveau de l'encadrement. Les crises des années 1990 dans le secteur éducatif, corolaires d'un mal être généralisé ont participé aussi à enterrer tous les espoirs d'une éducation et une scolarité de qualité. En tant qu'enseignant du secondaire, nous assistons aujourd'hui à une disparition du niveau minimum chez les élèves. Les règles élémentaires de la langue ne sont pas respectées par les apprenants qui peinent à comprendre et à analyser l'énoncé le plus trivial. Puisque les mêmes causes produisent les mêmes effets, les universités accueillent dans le dénuement le plus total et cela faute d'infrastructures adéquates, de personnel d'encadrement qualifié et quantifié, ces jeunes scolaires sortis d'un circuit du secondaire les ayant formés au rabais. Du coup, ils peinent à suivre les cours et à produire en conséquence une réflexion poussée digne d'un universitaire.

C'est dire ici que le tableau est sombre. En ce sens, les responsabilités restent partagées. La meilleure façon de résorber cette crise de l'éducation ou de l'école qui n'a d'ailleurs que trop duré est d'endiguer le problème à la source. Il s'agit en fait, de procéder à une refondation de la famille en revoyant l'éducation au niveau de cette cellule. Il est évident qu'aujourd'hui, les parents affichent une certaine démission en octroyant l'éducation des enfants à trois mauvaises mères éducatrices à savoir : la rue, la télévision et l'école. Toutes ces trois sources d'éducation ne sont en rien des références. Au contraire, elles contribuent à détruire le petit potentiel humain inculqué aux enfants en les rendant des brutes épaisses. L'Etat, un des acteurs clés du système a également démissionné en abandonnant le secteur aux agents mercantiles et autres vendeurs d'illusion. Le problème étant purement structurel, il doit donc avoir nécessairement des réponses structurelles. Nous devrons arrêter et cela à tous les niveaux d'avoir cette politique de l'autruche en jouant aux faux-fuyants. Pour notre propre bonheur et la prospérité des générations futures, le Niger doit impérativement revoir sa copie.

INESI – Le prix Boubou Hama existe-t-il toujours ?

AS : Il existe de nom. Depuis quelques années en effet, il n'a plus été attribué. Cela suppose qu'il est en léthargie. Mais plusieurs actions sont en cours afin de faire de ce prix, une des grandes distinctions de la littérature nigérienne. D'ores et déjà, des démarches sont en cours auprès des autorités et de toutes les bonnes volontés afin de faire revivifier ce prix et lui donner sa gloire d'antan.

INESI – Pouvez-vous revenir sur vos activités en tant que Secrétaire de Ligue Panafricaine UMOJA LPU-UMOJA, section du Niger ?

AS : La Ligue Panafricaine UMOJA, (LPU-UMOJA) est une structure panafricaine qui a été créée en 2012 au Congo. Elle a pour devise : L'Union fait la Force. C'est dire alors que pour la LP UMOJA, Unis, nous sommes encore plus forts. Reconnue au Niger depuis presque cinq ans, cette structure milite aux côtés des autres structures sœurs afin de voir se réaliser le rêve des aînés comme Kwame Nkrumah ou Marcus Garvey. Il s'agit fondamentalement de parvenir à l'unité de l'Afrique en procédant par le système de fédéralisation. Au Niger, nous sommes implantés dans presque toutes les régions du pays en visant parfois les brousses les plus profondes. Nos activités couvrent pratiquement tous les domaines de l'épanouissement humain allant du droit à la justice, à l'éducation et à la promotion de l'unité africaine. Comme vous le constatez, nous sommes sur de vastes chantiers pour la réalisation de nos idéaux.
En tant que Secrétaire à la communication, ma tâche fondamentale se résume à la sensibilisation et à la diffusion de l'idéologie du panafricanisme au Niger. Pour cela, nous animons des conférences-débats, des journées d'éducation et d'éveil de conscience face aux enjeux de la lutte panafricaine dans les établissements scolaires et surtout à l'université. Nous participons ainsi à une mobilisation des masses critiques très souvent en marge des mouvements panafricanistes au Niger.


INESI – Vous avez publié un ouvrage récemment, qu'avez-vous essayé de démontrer ?

AS : L'œuvre publiée récemment est un récit imaginaire. C'est en effet, un roman intitulé Droits de Vétos qui traite du quotidien de la jeunesse africaine en général et celle nigérienne en particulier. De quoi s'agit-il ? C'est l'histoire d'amour entre deux jeunes dont les mères respectives ont opposé des droits de vétos à leur union. L'une prétextant que le garçon allait blesser et trahir sa fille comme le premier copain de sa grande fille et l'autre alléguant que la fille est indigne de son fils car provenant d'un autre groupe ethnique qu'elle. Pour elle, tout ce qui ne relève pas de son ethnie est de l'obédience d'une caste et par conséquent capable de souiller son sang pur et entaché par la même occasion son honneur et sa fierté. Mais avec ténacité, les deux jeunes vont venir à bout des adversités des deux mères respectives. Mais, c'était surtout pour nous l'occasion de faire une analyse critique de la situation sociopolitique de notre pays, le Niger, de l'Afrique et du monde entier. C'est assez prétentieux pour un premier roman, mais nous avons tenu à apporter notre modeste contribution pour la construction d'un monde meilleur.


INESI – Quelles sont les œuvres et les auteurs nigériens qui vous ont le plus marqué ?

AS : Comment choisir dans cette vaste littérature qui a fourni autant d'auteurs de talent. Je pense que tout ce qui est œuvre nigérienne est ma priorité. Je n'ai pas forcément un auteur ou une œuvre de préférence. J'ai été bercé comme tout le monde par le roman d'Adamou Idé et sa truculence critique sur les mœurs sociopolitiques du Niger avec La Camisole de paille, de Idé Oumarou et son Gros plan, de Mamani Abdoulaye avec Saraounia, de Léopold Kaziendé, d'Hélène Kaziendé, de Mariko Kélétéguui, Diado Amadou, Taddé Amadou Siddo, sans compter la jeune génération pour qui, j'ai également une profonde admiration. Je citerai en exemple, un jeune auteur comme Manou Sékou Abdoul Nasser ayant aujourd'hui à son actif plus de quinze œuvres publiées déjà et à moins de trente ans, Adèle Bary, etc. Je pense que tous ces auteurs ont fait pour certains, font et feront encore des prouesses. C'est dire que le choix est impossible. S'il est fait, il ne sera d'ailleurs qu'arbitraire. Je considère que notre littérature a besoin de ce petit coup de pouce pour atteindre le firmament de son développement. Cependant, s'il m'était exigé de faire un choix, celui-ci porterait sans coup férir sur Boubou Hama. Je dirai que je suis particulièrement attiré par l'œuvre foisonnante de Boubou Hama. Cet auteur a en effet, à son actif aujourd'hui plus de quarante-cinq œuvres publiées. Boubou Hama a façonné ma vision du monde et particulièrement ma conception des rapports humains. Il a une philosophie de l'Homme ancrée principalement dans l'humanisme. Sa devise est de ne jamais juger les autres. Il faut essayer de comprendre chacun dans sa logique. Nul ne détient le monopole de la vérité. Notre coexistence est beaucoup plus importante que nos particularités qui sont éphémères. L'union des cœurs est sacrée à ses yeux et l'Homme est le potentiel le plus sûr, capable de transformer le monde.

INESI – Avez-vous un message pour les jeunes et la future génération ?


AS : Je ne saurais terminer sans dire que cette jeunesse doit être le pivot de notre développement. J'invite alors les jeunes à plus de responsabilité et de rigueur intellectuelle afin de relever les défis multiformes qui guettent le Niger, l'Afrique et le monde. Je leur dirai également de s'ancrer dans les valeurs africaines en opérant le choix nécessaire afin d'éviter tout narcissisme béat pour ces valeurs. Ce sera la bonne sélection qui permettra d'édifier le monde meilleur de demain. Je leur dis alors et à la suite de Boubou Hama dans son œuvre Les Problèmes brûlants de l'Afrique où d'ailleurs un vieillard nommé Le Vieil Adam s'adressait à un jeune homme nommé Boro, lui dit : « Tu es assis sur de l'or et tu envies le cuivre des autres ».


Je vous remercie de cette belle opportunité que vous m'avez offerte pour m'exprimer sur des questions de telles envergures.
https://inesi-niger.org/entretien-avec-dr-adamou-siddo-aucun-developpement-individuel-comme-collectif-ne-peut-se-faire-en-sappuyant-uniquement-sur-la-langue-ou-la-culture-des-autres/

Par L'INESI Le 25 Mai 2019

 

La recrudescence des comportements malsains façonne l'environnement social sénégalais et il faut s'y pencher pour panser les maux. La société sénégalaise comme dirait kamel Daoud pour le monde arabe, est malade du sexe.


On cache tout, on n'éduque pas à la sexualité. Les familles sont imprudentes et appliquent à l'aveugle les coutumes sans se dire que la société à changer. Les gens ne sont plus avec la moralité d'antan Tout est pollué alors il faut s'adapter. Il faut dire aux enfants que personne n'a le droit de toucher son corps y compris les parents. Personne n'a le droit de jouer avec ton corps. Ton corps t'appartient. Comme je l'ai toujours dit, il faut dire aux enfants de ne pas monter sur les jambes de n'importe qui, de ne pas prendre des bonbons de n'importe qui et il faut expliquer aux parents. Mais comment quand on est pauvre et qu'on a sa tête ailleurs peut-on faire attention à nos enfants. Alors qu'on devrait faire attention. Un enfant est une personne mais c'est un enfant.
Nos portes sont ouvertes à tout vent, les chambres de nos enfants devraient interdites aux étrangers oncles, cousins, etc.


Le délinquant sexuel est souvent dans la famille ou le voisinage, alors il faut être prudent. Même les malades mentaux il faut les interner et ne plus les laisser dans la cellule familiale, un sénégalais revenu malade psychique des USA a égorgé un bébé dans la chambre. Le monde a changé il faut changer sinon on aura que ses yeux pour pleurer.
La presse en parle et parle des forces de l'ordre peu outillées, des parents absents ou ailleurs. Nos habitations sont trop clivées et cette promiscuité face à un effectif de trop n'arrange pas les choses. On n'a nulle part pour se cacher, pour vivre sa vie tranquille.

Aucun contrôle. Avant les mamies parlaient de sexualité aux jeunes mais a à présent avec les NTICS accessibles à tous les images choquantes font légion et un enfant qui n'est pas préparé fonce et fait des bêtises.


La pauvreté ce grand mal dans le tiers monde, l'appât du gain nous corrompt et nous entraîne à faire des choses interdites. Il faut que la société civile et les autres prennent à bras le corps ce sujet pour arrêter les dérives. Il est temps. P B CISSOKO


Attouchements, harcèlement, viols... Sur des nourrissons, des enfants, des adolescents. Pour nous protéger de cette réalité insoutenable, nous nous barricadons derrière le déni, la minimisation, la remise en cause de la parole des mineurs. Et, en attendant, nous les abandonnons à leur sort.
« Il faut un village pour élever un enfant. Il faut aussi un village pour en abuser », déclare l'avocat des victimes de prêtres pédophiles dans le film Spotlight (1), adapté de faits réels. À Boston à l'époque, en 2001, comme en France aujourd'hui, le constat est le même : nous ne protégeons pas nos enfants des prédateurs sexuels. Par lâcheté, par peur, par méconnaissance. Ou, pour certains, parce que nous sommes trop empêtrés dans nos propres traumatismes et que nous minimisons les faits – leur barbarie comme leur ampleur –, nous laissons les mineurs se débrouiller avec leur bourreau. Dramatisation, pensez-vous ? Les chiffres sont éloquents : plus de 156 000 mineurs sont victimes de viol ou de tentatives de viol chaque année en France (2). « Une estimation largement sous-estimée », assure la psychiatre et psychothérapeute Muriel Salmona, présidente de l'association Mémoire traumatique et victimologie, et auteure du Livre noir des violences sexuelles (Dunod). 83 % des victimes d'agression sexuelle, dont la majorité sont des mineurs, disent n'avoir jamais été protégées (ni par la police, ni par leurs proches) et à peine 1 % des agresseurs sont condamnés pour viol. Seulement 4 % des victimes ont été prises en charge par l'aide sociale à l'enfance (ASE) (3). Attouchements, exhibitions, harcèlement, mutilations, viols... « Les pédophiles ne risquent pas grand-chose. C'est le crime parfait », reprend Muriel Salmona.
Ces violences sont insupportables à entendre
Plonger dans la réalité des violences sexuelles faites aux mineurs, c'est entrer dans les cercles de l'enfer. Celui des violences en elles-mêmes, perpétrées, parfois pendant des années, sur des nourrissons, des enfants, des adolescents, filles et garçons. Des actes souvent proches de la torture et, dans 94 % des cas, commis par quelqu'un de leur entourage. Un homme, la plupart du temps (4), « mais aussi des femmes », indique Violaine Guérin, fondatrice de l'association Stop aux violences sexuelles et auteure de Comment guérir après des violences sexuelles (Tanemirt éditions). C'est aussi l'enfer des menaces, de l'emprise psychologique, de l'incompréhension qui rend fou, du silence qui emmure. Un enfer qui poisse, un enfer qui hante, un enfer qui salit, et dont personne ne voudrait jamais avoir à être ni la victime, ni le témoin, ni le confident. « La révélation entraîne un tel stress émotionnel chez la personne qui reçoit la parole des victimes qu'elle met souvent en place des systèmes de protection d'une efficacité redoutable », explique Muriel Salmona.


---Pas lui, que l'on connaît si bien, depuis si longtemps, qui est si gentil. « Comme si les familles refusaient d'admettre qu'il puisse se trouver un agresseur parmi elles », note le sociologue Michel Dorais, auteur de Ça arrive aussi aux garçons, l'abus sexuel au masculin (Payot). « Non seulement mes parents ne m'ont pas crue, mais j'ai dû m'excuser de porter de telles accusations contre mon oncle. J'ai appris plus tard qu'il agressait aussi une autre cousine », confie Elizabeth, 43 ans, violentée quand elle avait 14 ans.
La parole des enfants est discréditée
http://inceste-viol-protegeons-les-enfants.psychologies.com/violences-sexuelles-pendant-lenfance-fermons-yeux/

Le sentiment amoureux chez les jeunes issus de l'immigration africaine. Dans le cadre «de cet autre que moi» Conseil départemental 94-.P B CISSOKO
La parole se suspend, mais la vie, elle, ne se suspend pas -.C H KANE
Comment parler aux collégiens de certains sujets dits tabous, comment prendre en compte les cultures sans entamer l'essentiel de la République, comment s'impliquer sans se renier ? C'est en apprenant qu'on ouvre les esprits.


La question de la jeunesse est préoccupante et il faut se donner les moyens d'écouter ces jeunes voire de les accompagner par divers canaux.

La représentation culturelle de l'adolescence est diversement perçue ici et ailleurs et c'est pourquoi dans le nouveau monde où la diversité des horizons est une réalité on ne peut manquer de tendre l'oreille pour apprendre et éviter les raccourcis, les préjugés et autres dérives.
Le jeudi 7 avril 2016 dans les locaux du Conseil départemental du Val de Marne à la pyramide 24 professionnels qui travaillent dans l'univers des jeunes ont assisté et participé à une formation animée par deux spécialistes de l'Interculturalité, une ethnosociologue Hawa KEITA, chargée de mission interculturalité au Conseil départemental 94 (dispositif qui vise à apporter de nouvelles solutions aux questions de la diversité culturelle qui constitue un enjeu majeur du bien vivre ensemble. Il a pour but d'aider les familles et de venir en soutien auprès des acteurs de terrain concernés par ces questions qui peuvent solliciter un avis ou un accompagnement pour mener à bien leurs interventions auprès des jeunes et de leurs familles issues de l'immigration), et un Philosophe-formateur interculturel :Pape B CISSOKO.

Après les présentations et le café offert à l'assistance, il était temps de commencer.

C'est Mme BOUCHER la responsable du service «Service Promotion de la Santé de l'Adolescent » qui souhaite la bienvenue et Sonia Vasseur « Coordinatrice/Animatrice Programme "Cet autre que moi"» qui est à l'initiative de cette rencontre plante le décor et exprime les difficultés que certains professionnels rencontrent quand il est question d'aborder la thème de la sexualité devant des adolescents venus d'ailleurs ou issus de l'immigration africaine (Maghreb et Afrique noire)
C'est Mr Cissoko qui commence en interpellant directement les professionnels sur ce qu'ils savent de ce continent ou pour le dire autrement, il demande à chacun de dire à quoi réfère le mot Afrique. Et on a entendu grande famille, le poulet, l'excision, les guerres, les religions, la pauvreté, l'esclavage, la famille nombreuse et la polygamie, la colonisation, la solidarité, l'entraide, la communauté, le soleil/chaleur, etc.
Ces aprioris sont importants pour cadrer, préciser des concepts qui pourront servir. C'est une façon de se poser se dire pour qu'ensuite le formateur rectifie en donnant la bonne explication. On a tous des idées préconçues, des préjugés, mais avec les fréquentations et les lectures nous pouvons nous désaliéner de ces fausses vérités ou pseudo vérités ou idées reçues.
Mr Cissoko pour éviter toute confusion et amalgames dira que l'Afrique n'est pas un pays, c'est un continent de 56 pays et au moins 2000 dialectes (quand on sait que la langue est le support d'une culture on aura tout compris).


Cette Afrique racontée par la presse et les ouvrages d'histoire ne permet pas une lisibilité nette de ses caractéristiques, elle est considérée comme le berceau de l'humanité, à l'origine de grandes civilisations, de religions et de traditions ou coutumes.
Toujours soucieux de pédagogie, Mr Cissoko dresse un croquis de ce qui peut représenter la famille africaine et Mme KEITA technicienne hautement qualifiée dans les questions interculturelles lève le doigt pour apporter son éclairage Une complicité qui a permis d'étoffer le contenu avec des apports sur l'histoire, (de l'esclavage, la charte du mandé, les langues du mandé, et des cas qu'elle est parvenue à régler en expliquant aux professionnels... etc.).

Revenant sur la question de la sexualité, on note illico que les familles ne communiquent pas avec les enfants sur ce sujet dit tabou et ce n'est pas l'apanage des cultures étrangères même en France ; d'ailleurs une professionnelle française nous disait qu'elle ne se souvient pas avoir abordé cette question avec ses filles.
La famille africaine, est grande et ce sont tous les membres de cette dite famille qui s'occupe de l'éducation, de la transmission, etc.
On parle souvent de l'éducation de la rue, de la fidélité à ses croyances, de la loyauté aux valeurs familiales, de la notion de secret, la retenue, etc. La parole ne se libère pas facilement et dans le contexte migratoire cela pose problème aux enfants qui vivent dans la double culture et le bilinguisme.

Le sentiment amoureux existe dans toutes les cultures et ce sont les façons de l'exprimer qui sont différentes.

Même on si sait que l'adolescence au sens occidental (révolte, refus, insolence, etc) n'est pas partagé par tous, elle existe comme moment ou stade de développement qui se manifeste par des modifications corporelles et autres. Un parent ne peut pas parler de tout avec ses enfants, c'est à l'oncle ou la tante ou un tiers qui peut s'autoriser à le faire. La connaissance est étagée, à chaque âge correspond son degré de connaissance et c'est une pratique courante mais qu'on remarque moins avec la mondialisation de l'information et la facilité d'accès aux informations via google. En Afrique on a des rites de passages de l'enfance à l'âge adulte.


Le maternage, le massage, l'école coranique, l'école religieuse pour les chrétiens, l'excision ou la circoncision, ( dans ces deux rites on apprend aux femmes à devenir femme( savoir préparer, parler, se présenter, s'occuper de son homme, de ses beaux-parents, etc-pour le garçon – savoir travailler, nourrir sa famille, être exemplaire, savoir soigner, parler, respecter sa femme, éduquer ses enfants, être exemplaire, etc).

Des sujets délicats, la virginité mais aussi l'homosexualité qui existe bien en Afrique même si elle est fortement réprimée comme ça l'avait été en Europe.
J'ai bien dit que l'Afrique est un continent et on ne peut pas généraliser certaines choses.
Il y a des groupes qui tolèrent la sexualité avant mariage même si la majeure partie la récuse violemment. Je disais tantôt que dans un arrondissement cossu de la capitale il y avait la bourse pour les filles vierges et ce n'est pas en Afrique mais bien à Paris capitale de la France.


Cette volonté de préserver sa virginité et le désir du corps peuvent entrer en conflit et c'est ainsi que les jeunes filles soit passent à l'action et sont déflorées soit adoptent des pratiques autres. Quelques mois avant le mariage il faudra trouver un médecin qui pourra réparer l'hymen (2800 euros environ) pour que le sang puisse couler et honorer ainsi la Famille.
Sonia a bien dans ses interventions précisé que le jour nuptial ne se caractérise pas essentiellement par le sang et c'est bien de le préciser pour éviter de fragiliser psychologiquement les jeunes filles. J'ai précisé par ailleurs qu'on peut perdre sa virginité de différentes façons et involontairement (une chute, le grand écart, etc.).


D'autres pour éviter cette défloraison de l'hymen vont utiliser le derrière (l'anus) avec toutes les conséquences, pour montrer à son amoureux qu'elle tient à lui. C'est comme une monnaie d'échange.
C'est à travers les échanges que les mentalités vont s'armer et introduire des aménagements qui seront mieux accueillis par les jeunes en déroute. On ne dit pas qu'il faut reléguer tout de la tradition, mais il faut savoir transmettre les bonnes pratiques que la science et la technique ont par ailleurs confortées.

(Lire Lettre à ma fille d'IDIR chanteur algérien)

En Occident ce sont les institutions ou l'école qui donnent les informations aux jeunes. On sait aussi que les NTIC sont outillées pour informer même si cela peut être dangereux pour certains jeunes immatures qui n'ont pas la capacité à passer du virtuel à la réalité.
C'est en cela que le Conseil départemental 94, à travers ses missions dans les collèges organise des rencontres débats pour échanger sur la question de la sexualité ou du sentiment amoureux non sans difficulté.

Certains élèves refusent de parler, d'autres se cachent le visage, d'autres rougissent, etc.
Alors se pose la question de savoir comment faire ?

Pour certains professionnels, s'il est souhaitable que tous les élèves participent, on dira ici que le fait qu'un petit groupe parle est déjà une bonne chose et les autres en écoutant auront appris des choses.
Cette intervention est inscrite au programme et on ne peut pas refuser d'assister à la séance.
Pour notre part il n'est pas question de laisser décider l'élève sur le contenu que le professeur ou le professionnel doit dérouler. On a vu récemment en SUISSE comment une école a laissé passer un comportement au motif religieux. La République respecte les libertés privées mais quand il s'agit des espaces communs on peut négocier mais force restera à la République Dans ces rencontres c'est la prévention qui est très importante pour éviter les grossesses involontaires avec les lots de conséquences, rejet de la famille, conflits de générations intrafamiliales, les maladies sexuellement transmissibles, etc. Il faut tenter différentes astuces ou techniques de communication pour exposer, parler, présenter sans heurter les sensibilités
Une chose est à envisager avec les jeunes qui sont « moqueurs et susceptibles, il faut à l'entame mettre en place un cadre pour un bon échange : Un BREC

B -pour la bienveillance, ce qui sera dit ici ne veut pas dire qu'on pratique mais qu'on est informé, etc.
R-responsabilité


E-Exigence dire ce qu'on a envie de dire et cela mérite le respect de tous
C-Confidentialité ce qui se dit ici doit rester un secret
Une fois le cadre définit et que chacun est en confiance tout peut se dire. Les professionnels n'ont pas manqué de souligner l'invasion des parents dans leurs pratiques, en fait les parents accusent les adultes d'inciter les jeunes à la sexualité.
Il semblerait que ce ne sont pas tous les parents qui agissent ainsi puisque beaucoup apprécient cette prise en main pour informer.
Un autre argument vient perturber les professionnels quand les élèves accusent les occidentaux de faire l'amour dans la chambre à côté ou de s'embrasser devant tout le monde etc.
Oui il nous semble que ce n'est pas forcément un phénomène culturel, l'Occident a évolué mais quand on interroge les anciens ils sont perdus face aux comportements ouverts des jeunes générations.
On voit que les difficultés sont nombreuses et c'est pourquoi notre experte Hawa KEITA a choisi 5 associations qui pourront apporter des réponses, et donner des formations aux professionnels sur des sujets divers : la matrifocalité, les cultures africaines, etc.
Cette rencontre a permis d'échanger, de donner des outils, pour plus d'efficacité face aux jeunes.
Voici le poème de IDIR
Paroles de Lettre à Ma Fille
Comme tous les matins, tu es passée devant ce miroir,
Ajusté ce voile sur tes cheveux, qui devra tenir jusqu'à ce soir
Tu m'as dit au revoir d'un regard, avant de quitter la maison
Le bus t'emmène à la fac, où tu te construis un horizon.
Je suis resté immobile, j'ai pensé très fort à toi
Réalisant la joie immense de te voir vivre sous mon toit
C'est vrai, je ne te l'ai jamais dit -ni trop fort, ni tout bas
Mais tu sais ma fille chez nous, il y a des choses qu'on ne dit pas.
Je t'ai élevée de mon mieux, et j'ai toujours fait attention
À perpétuer les règles, à respecter la tradition
Comme l'ont faits mes parents (crois moi sans riposter)
Comme le font tous ces hommes que je croise à la mosquée.
Je t'ai élevée de mon mieux comme le font tous les nôtres
Mais étais-ce pour ton bien ? Ou pour faire comme les autres ?
Tous ces doutes qui apparaissent et cette question affreuse :
C'est moi qui t'ai élevée, mais es tu seulement « heureuse » ?
Je sais que je suis sévère, et nombreux sont les interdits :
Tu rentres tout de suite après l'école et ne sort jamais le samedi
Mais plus ça va et moins j'arrive à effacer cette pensée :
« Tu songes à quoi dans ta chambre, quand tes amis vont danser ? »
Tout le monde est fier de toi, tu as toujours été une bonne élève
Mais a-t-on vu assez souvent un vrai sourire sur tes lèvres ?
Tout ça je me le demande, mais jamais en face de toi
Tu sais ma fille chez nous, il y a des choses qu'on ne dit pas…
Et si on décidait que tous les bien-pensants se taisent ?
Si pour un temps on oubliait ces convenances qui nous pèsent ?
Si pour une fois tu avais le droit de faire ce que tu veux,
Si pour une fois tu allais danser en lâchant tes cheveux…
J'veux qu'tu cries, et que tu chantes à la face du monde !
Je veux qu'tu laisses s'épanouir tous ces plaisirs qui t'inondent
J'veux qu'tu sortes, j'veux qu'tu ries, j'veux qu'tu parles l'amour
J'veux qu'tu aies le droit d'avoir 20 ans,
Au moins pour quelques jours…
Il m'a fallu du courage pour te livrer mes sentiments,
Mais si j'écrits cette lettre, c'est pour que tu saches, simplement,
Que je t'aime comme un fou, même si tu ne le vois pas,
Tu sais ma fille chez nous, il y a des choses qu'on ne dit pas.

Un autre poème qui dit beaucoup sur le regard amoureux en Afrique noire
http://www.ichrono.info/index.php/blog/item/488-rama-kam-david-diop

Pape B CISSOKO voir site www.valdemarne.fr


Cahiers africains de recherche en éducation n°15

Sous la direction de


EDUCATION AFRIQUE SUBSAHARIENNE République Démocratique du Congo

Dans un contexte de paupérisation croissante, où les inégalités sociales tendent à s'exacerber, comment offrir à tous la chance d'une éducation de qualité, qui les aide à se prendre en charge et à transformer en mieux leur environnement social ?

Comment éduquer aujourd'hui, à l'ère démocratique ?

Dans un monde sans cesse en mouvement, comment prépare les éducateurs de demain ?

Quelles leçons tirer de nos pratiques éducatives actuelles ?

Florentin Azia Dimbu est professeur des universités et doyen de la faculté de psychologie et des sciences de l'éducation de l'Université pédagogique nationale de Kinshasa. Il est président de la section RD Congo de l'Association francophone internationale de recherche scientifique en éducation (Afirse) et initiateur de l'ONG Aide aux enfants en situation difficile (AESD), une association sans but lucratif de protection sociale des enfants de la rue.
Pierre Fonkoua est professeur titulaire des universités. Il enseigne depuis trente ans à l'ENS de Yaoundé. Chef de département des sciences de l'éducation, il est également coordonnateur de l'Unité de recherche et de formation doctorale (URFD) en sciences de l'éducation et ingénierie éducative de l'Université Yaoundé I.

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