mercredi, 20 mars 2019 16:13

Misère affective-* par le Dr Folamour

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Il y a sur cette Terre quelques êtres profondément épanouis et heureux. Il y en a bien davantage qui, noyés dans le luxe, l'effervescence, la course ou l'illusion du bonheur, ne sont heureux qu'en surface.

Mais ne vous faites pas d'illusions, la misère économique, sociale et culturelle, coiffée d'une misère tout aussi délétère, la misère affective, tout cela règne en maître ici-bas. Alors oui, ils ont beau jeu les célibataires et les frustrés d'amour et de sexe, de servir d'échappatoire, de soupape de sureté à tous les handicapés de l'affectif et, pire que tout, à la jeunesse abandonnée, aux jeunes ados déboussolés par la folie du monde qui s'occupe assez peu de l'état de leur âme et de leur corps.

Je fus élevé dans une famille bourgeoise et je ne manquais de rien, sauf que, au moment de ma puberté je fus pris de panique lors de ma première érection. Étais-je un monstre ?

Et que dire des petites filles et des petits garçons qui dès l'âge de 11 ou 12 ans sont confrontés au réveil à des draps tachés de rouge ou d'une blanche laitance dont personne ne leur avait parlé ?

Cette coupure de nos sociétés modernes avec le monde réel, la nature, ses beautés, ses plaisirs, ses pièges, est-ce un progrès ?

Ces tabous d'un autre temps qui empoisonnent la vie, est-ce le signe d'une maturité de nos sociétés ou au contraire, un poison qui détruit ?

Les regards, les attouchements, les crimes sexuels n'ont d'autre origine que cette misère éducative et affective.

Quand le comprendrons-nous ? Quand serons-nous capable de construire des petites filles et des petits garçons heureux sans l'intervention pernicieuse et criminelle des pédophiles ?


Docteur Folamour.
Envoyé par "energie.environnement" <Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. >
Misère affective - communiqué de notre association pour la rédaction ou le courrier des lecteurs.

   

Essonne : Aïsseta Cissé sollicitée par l'Elysée pour aider les quartiers populaires par Nolwenn Cosson-Essonne France - Les immigrées qui font bouger les lignes en France

«Je l'ai rencontré pour la première à Champigny sur Marne il y a 3 ans . Notre doyen Seydou Sy 80 ans (qui est au pays entrain de cultiver la terre) invite les acteurs sociaux, médiateurs, profes-seurs, société civile, pour parler de l'éducation et de la citoyenneté de nos enfants issus de l'immigration. Les jeunes avaient brûlé un bus sachant que ceux qui en profitent le plus ce sont ceux qui n'ont pas souvent de voiture et donc ce sont les immigrés pour l'essentiel, et pour le doyen pour quoi couper la branche sur laquelle on est assis. Il dit qu'il faut, en reprenant les jeunes éduquer aussi les parents' parentalité).

Mme CISSE en prenant la parole a fourché sur ma langue et donc nous ne pouvions que nous rencontrer pour tenter d'agir ensemble malgré les distances. Le respect qu'on doit à ses actions concrètes et son expertise l'a conduit à l'Elysée pour être écoutée » P B CISSOKO

Île-de-France & Oise>Essonne|Nolwenn Cosson (@nolwenncosson)|21 mai 2018,
Evry, mai 2018. Aïsseta Cissé fait partie des trois Essonniens à rejoindre le conseil présidentiel des villes. LP/F.G.

La fondatrice de l'association Génération II, basée à Evry, fait partie des 25 membres du conseil présidentiel des villes, installé officiellement ce mardi par le président Emmanuel Macron.
Des échanges mais surtout des actions. Comme 24 autres « acteurs de terrain engagés, issues des quartiers ou qui y travaillent », Aïsseta Cissé rejoint officiellement ce mardi le conseil présidentiel des villes (CPV), une instance voulue par le président de la République qui devrait se réunir deux fois par an.

La fondatrice de l'association Génération II, créée en 2000 au Bois Sauvage à Evry, s'appuiera sur ses expériences pour porter des projets consacrés aux banlieues et aux quartiers défavorisés. Des idées qu'elle espère voir rapidement se concrétiser. « Je suppose que c'est la préfecture de l'Essonne qui a soumis ma candidature, explique-t-elle. Lorsque j'ai découvert les attentes et les mis-sions de ce conseil, j'ai tout de suite donné mon accord. Je pense qu'ils veulent faire appel à mes compétences, mon expertise du terrain. Je suis très fière d'être une des porte-parole du département. »
L'éducation, la parentalité, la mixité sociale...


Aux côtés d'Anne Charpy, présidente de l'association VoisinMalin, créée à Courcouronnes et de Pa-trick Curmi président de l'université d'Evry (voir encadré), Aïsseta Cissé compte partager son travail autour de l'intégration et de la citoyenneté avec les autres départements. Mais aussi s'inspirer de leurs idées. « Je vais pouvoir découvrir d'autres structures, d'autres territoires, se réjouit-elle. Sans retenue, sans casquette politique, dans le respect de chacun, nous allons voir ce que nous pouvons faire pour nos banlieues. Et comment on peut décliner des actions innovantes en fonction des territoires, car on ne peut comparer un quartier à un autre. Il faut pouvoir s'adapter. »


Après deux premières réunions de présentations organisées ces dernières semaines, elle rencontrera pour la première fois le président Emmanuel Macron lors de ce conseil. Une rencontre qui est loin de l'impressionner. « Je ne suis pas là pour figurer à ses côtés mais pour produire des documents et faire en sorte qu'ils soient appliqués », assure-t-elle.

Des travaux qu'elle veut porter autour de l'éducation, de la parentalité, de la mixité sociale et bien sûr de l'égalité homme femme, son « combat ».

« Les personnes qui agissent dans les quartiers doivent sentir qu'on a de la reconnaissance pour eux, insiste la présidente de Génération II.

Comme il est essentiel d'associer les bénéficiaires à nos actions. Je serai très vigilante à ce sujet. Le but n'est pas de rapporter ce qu'il se passe mais de mettre en place un suivi. Parler de discrimination ne règle pas le problème, je veux du concret. »


Trois Essonniens au sein du conseil présidentiel des villes


Ils seront trois à représenter l'Essonne au sein du conseil présidentiel des villes, lancé officiellement ce mardi par le président Macron. Aisseta Cissé, directrice de Génération II œuvrera aux côtés d'Anne Charpy, présidente de VoisinMalin. Créée à Courcouronnes, cette association vise à faire « émerger un réseau d'habitants charismatiques pour recréer une dynamique dans les quartiers populaires ». Patrick Curmi, président depuis 2015 de l'université d'Evry fait lui aussi partie des vingt-cinq membres du conseil. Spécialiste de biologie moléculaire et structurale et de nanotechnologies, il a fondé en 2007 le laboratoire « Structure – Activité des biomolécules normales et pathologiques », au sein de l'unité mixte de l'Institut national de la santé et de la recherche médicale.

Aisseta CISSE Directrice de Génération II Citoyenneté Intégration
port : 06 89 93 21 35 fixe : 01 60 78 12 53 courriel : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

 

" il faut éviter les personnes toxiques qui vous sourient et vous retardent" PB C 

Et oui, notre société est finalement constituée presque exclusivement d'esclaves et de faux-culs.

Donc, évidemment, personne n'est heureux. Pourquoi ça dure ? Parce qu'ils ne le savent pas.

Quand vous leur faites la morale ou que vous leur mettez le nez dans leur caca, ils vous répondent tous (pour des raisons diverses) : « Mais, mon bon monsieur, c'est comme ça. On ne va pas changer le Monde ! ».
Même si, comme nous l'expliquait le philosophe Voltaire il y a près de 300 ans, ils feraient mieux de cultiver leur jardin, les esclaves modernes du temps et de l'argent vous disent : « Il en faut bien un peu pour vivre ».

Quant aux faux-culs, ils se contentent de trouver des solutions pour voler aux autres la fortune qui leur permet, sans trop se fatiguer, de les mépriser. Ce sont bien de grands pontes de la médecine qui, en rédigeant des protocoles de folie, font vendre dix fois plus de médicaments que nécessaire.

Ce qui fait la fortune de toute une filière et la leur. Quant au malheureux général vertueux de l'armée française qui voulut dénoncer un risque de génocide au Rwanda en 1994, il s'est heurté aux faux-culs de service qui préférèrent fermer les yeux et vendre quelques armes lourdes de plus et faire ainsi la fortune de leurs amis et la leur.

Ne m'obligez pas à allonger la liste, elle est interminable. J'en resterais donc là mais cela suffit amplement à ma démonstration. Le déséquilibre du Monde, les tensions, le malheur et les guerres dont, directement ou indirectement, nous souffrons tous, a bien une origine.

François-Michel MAUGIS – La Réunion
Économiste, écrivain et philosophe.
http://www.assee.fr

 

Avant de vouloir changer le monde, la méthode veut qu'on commence par agir au quotidien et dans la proximité.


Le prophète nous alertait sur le fait de considérer le voisin parce qu'en cas de difficulté ou besoin c'est le premier à arriver avant la famille.


Déçu par le silence de certains mais content de lire et de voir mes amis qui ont au moins répondus ou relayés l'appel pour me venir en aide ou me soulager.


J'avais mal, j'ai souffert, je n'ai jamais échoué quand je décide d'accompagner un jeune et là j'ai paniqué et le temps était bref et trop court mais ceux qui veulent peuvent se donner les moyens.
A 6 h du matin Anna me dit que la petite peut venir à 9h30 ,vendredi 8 mars 2019 dans le 19 ème 30 mn avant qu'elle ne commence son activité au Centre Social Tanger à l'occasion de la journée de la femme. Elle était occupée mais elle a pris le temps de me lire et de répondre à ma sollicitation.


J'envoie un message à Anna en lui disant que je ne comprends pas ce message.


Je renvoie un message à Anna pour clarifier ce qu'elle veut dire, elle répond ; je la prends en personne dans mes structures. Elle sera à l'Association qui travaille sur la précarité numérique, forme et informe. Anna a une société aussi qui accompagne des entreprises et crée des applications. Ouf, quel soulagement. Fatim 15 ans en seconde numérique sera dans un univers amplement diversifié où elle apprendra beaucoup.


Ouf j'ai souffert mais je n'ai pas échoué. Nous n'avons pas échoué.


Je ne voulais pas que Fatim soit la seule fille du lycée (issue de l'immigration) à ne pas pouvoir trouver un stage. Non, non je refuse et mes amis doivent se battre avec moi pour que nos enfants ne soient pas les dindons de la farce. Vous ne pouvez imaginer cette souffrance, il n'y a que ces enfants issus de l'immigration ou de parents immigrés qui sont à la marge et n'arrivent pas faire ce qu'ils ont envie d'apprendre. Les écoles les envoient dans des secteurs qu'ils n'ont pas demandés.


Rares sont ceux qui sont venus à mon secours et j'ai du mal à comprendre ces amis-es qui veulent révolutionner le monde en portant le regard loin alors que des jeunes ont besoin d'aide.
Bachir que je vois et j'entends rarement mais avec qui nous avons accompagné une 1 ère expérience de crowdfouding m'a entendu et a réagi.
J'étais touché comme quoi l'amitié n'est pas dans le paraître, ni virtuelle, elle peut se cacher pour se révéler le moment opportun.


Mohadi Diallo, Mme Khoudia Mbaye, Mme Paulette Corréa, Amadou Sylla de Sos Casamance, Gamlin DIOP-architecte ( trop modeste mais très efficace et généreux, il sait créer des connexions), Anna Mbengue Laumann et Dr Sitapha Diedhiou, ont réagi et j'ai rentré mes larmes qui ont failli tomber.

Pap Ibrahima Thiam ex candidat à la présidentielle a trouvé deux stages pour deux jeunes qui étaient à la limite, mais cette fois-ci il n'était pas là, il était absent, mais aussitôt qu'il a pris connaissance de l'appel, il m'a appelé et j'ai compris et j'ai échangé avec lui sur les stratégies pour l'avenir. Il est conscient des difficultés et mesure la peine des parents incapables de trouver un stage à leurs enfants.

Un de mes cousins hautement qualifié dans l'informatique n'a pas répondu et je ne pouvais pas, au nom de notre parenté, laisser passer son silence, mais je me doutais d'une chose qui s'est avérée vraie, il était à l'étranger à Abou Dabi. Nous avons pu échanger et on doit se voir à son retour pour en reparler et mettre en place des stratégies.


Cette situation m'a ouvert les yeux et j'ai compris beaucoup de choses sur les relations et sur qui compter je peux compter en cas de difficulté.


Je remercie, le Dr Ndongo Mbaye et Mme Fama Soumaré pour les mots gentils et réconfortants.


Mon téléphone n'a pas cessé de sonner ou de recevoir des sms qui pour m'encourager, qui pour demander un cv, qui pour me dire que finalement ils n'ont pas réussi mais ces gestes authentiques témoignent d'une chose. : ensemble nous pouvons déplacer les limites, l'amitié ou la relation doit faire sens.


Je vais contacter des associations, entreprises et confier ce travail à une association pour me libérer. On recensera tous ceux qui pourront nous aider à placer un jeune en stage. Je souffre beaucoup quand un jeune issu de l'immigration ou des parents immigrés, ne trouvent pas un stage pour assouvir son désir. Pour une fois que nos jeunes choisissent une formation nous devons les aider à y aller.
Il ne faut pas laisser sur le bord du chemin nos jeunes, ils sont l'avenir du pays. Nous avons travaillé pour avoir le minimum, aidons, agissons ensemble pour créer les conditions de réussite de ces jeunes. Il est facile de critiquer ou de vouloir changer le monde mais il est plus pragmatique de réaliser la volonté d'un jeune.


Je tenais à dire ça pour que chacun prenne conscience des difficultés que nos jeunes rencontrent dans le système éducatif français et si vous n'avez pas les moyens de trouver une place peut-être que votre ami, promotionnaire, voisin, pourra nous aider, etc. Il faut agiter et activer son réseau et c'est ainsi qu'on peut aussi aider.


Il y a des années avec des amis nous voulions changer le monde mais quand il s'est agi d'agir, nada, personne, tous sont aux abonnés absents ou font carpette, non, non ; nous devons nous donner la main pour réussir ensemble. Alors j'ai décidé de ne plus perdre mon temps avec ces amis qui comme beaucoup de compatriotes font le «beau» mais quand le temps de l'action efficace sonne ils sont absents ou occupés. Disons qu'ils désertent pour un jour dire que j'étais occupé, je n'ai pas vu, c'était trop tard.

Des justifications qui ne peuvent distraire que des esprits brouillons.

Je voudrai que cette situation soit comprise alors je vous soumets les échanges jusqu'à la résolution finale. Quand il y a une demande justifiée faites ce que vous pouvez, parce que demain, à moins que vous soyez au-dessus de ces besoins, vous en pâtirez et vous comprendrez votre inaction dans le passé-récent.

Bachir informatique et mangement – le 1 er à réagir alors que nous ne nous voyons pas souvent. Son message m'a beaucoup touché mais pas surpris, nous avons fait ziguinchor et l'université puis nous avons accompagné « Une plateforme de Crowdfunding pour aider au financement de mi-cros projets locaux souvent initiés par nos femmes »


-Hello Pape. Pas de soucis je peux en parler à mes contacts demain. On se rappelle


-Hello Pape peux-tu m'envoyer son Cv en attendant : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.


Quand j'ai trouvé je l'ai vite informé pour qu'il stoppe les recherches.


Ok pas de soucis. À ta dispo si besoin


Bachir DIEDHIOU


Ingenieur Commercial à miel
http://www.ichrono.info/index.php/blog-tech/item/1526-senegal-africa-jua-une-plateforme-africaine-pour-financer-des-entrepreneurs-de-la-debrouille
http://weaae.fr/senegal-africa-jua-une-plateforme-africaine-pour-financer-des-entrepreneurs-de-la-debrouille/
Ses activités généreuses et désintéressées :


« PROJET INNOVATION ECONOMIQUE ET SOCIAL»


C'est la colonne vertébrale de notre projet associatif lancé il y'a un an et demi pour soutenir la ville de Ziguinchor au Sud du Sénégal. Il a pour principal but de mettre en valeur les grandes qualités d'innovation sociale qui se cachent derrière l'art de la « débrouille » de nos populations locales.


Dans ce projet nous avons lancé 2 initiatives :

1) Un trophée de l'Entreprenariat et du leadership pour accompagner notre jeunesse

2) Une plateforme de Crowdfunding pour aider au financement de mi-cros projets locaux souvent initiés par nos femmes.-----


La plateforme AFRICA JUA (Soleil d'Afrique en Swahili) est la plateforme de financement participatif que nous avons lancée dans le cadre de ce projet. Plateforme 100% africaine pour le financement de l'économie sociale et solidaire de nos économies locales souvent tenues par des « entrepreneurs de la débrouille ».

Bonjour PBC,
J'espère que tu vas bien ainsi que ta petite famille. J'ai posé la question à mon boulot, malheureusement, le service a déjà pris quelqu'un en stage.
Désolé de ne pouvoir venir en aide à cette jeune fille.
Cordialement


Sitapha

Tu es formidable PBC car tu relies: discours et actions. Bravo !
Sitapha

Bonjour PBC,


J'espère que tu vas bien ainsi que ta petite famille. J'ai posé la question à mon boulot, malheureusement, le service a déjà pris quelqu'un en stage.
Désolé de ne pouvoir venir en aide à cette jeune fille.
Cordialement


Sitapha

Tu es formidable PBC car tu relies: discours et actions. Bravo !
Sitapha Diedhiou Dr en Sociologie- innovation


Sitapha DIEDHIOU est aussi gérant de l'entreprise Asrp Innovation Entrepreneuriat Consul

Ouf alors.
Merci à toi et pour tout ce que tu fais pour les jeunes.

khoudia mbaye Mannequin et chroniqueuse panafricaniste

Ouf alors.
Merci à toi et pour tout ce que tu fais pour les jeunes.

khoudia mbaye

Bonjour
J'ai transféré la sollicitation à d'autres amis mais en vain.
Espérons qu'une porte puisse s'ouvrir pour elle.
Bien des choses
Gamelin. architecte

Transféré à partir de Samba Diagne :
Salut Gamelin.


Ziarre nala. Que dieu nous accorde une bonne santé afin de réaliser nos souhaits.
Je vais te décevoir car chez Icade, ils ne prennent que des stagiaires d'au moins 20 ans car apparemment ils avaient des soucis avec les syndicats sur l'emploi des jeunes de - de 20 ans.
Depuis, ils se sont fixés cette règle.
D'autre part, le numérique n'existe pas ici. Peut-être, c'est externalisé.
Si je pouvais le faire avec plaisir comme c'est toi.
J'allais te contacter par rapport au plan.
Occupe toi de ce problème et on verra après
Bathie


Gamelin architecte


Bonsoir pape,
J'aurais bien voulu l'aider malheureusement je n'ai plus de place. J'ai déjà recruter 2 et j'ai un agent commercial.
Merci Umar Kaneta réponse rapide me touche. Je sais ce que tu fais dans le réel, rien n'est subterfuge
Umar Kane courtier en hypothèque « Oumar Kane, également connu sous le nom de "M. Solution", est un courtier en prêts immobiliers, rachat de crédits et assurances..Il utilise ses expériences dans le monde de la finance ainsi que son histoire personnelle pour accompagner, donner du pouvoir et influencer la vie de nombreuses personnes. Oumar Kane est directeur d'agence credit-libra Cergy. Il est diplômé du 3eme cycle de Droit des assurances à la Sorbonne et du Master finance à Sciences Po Paris »

Mohadi -Salam Pape, je transfère le message


Mohadi createo idf paris 15 ( toujours à mes côtés)

Amadou SYLLA-Bonjour grand Pape


Je m'en occupe
Excellence journée à toi
Amadou sylla SoS Casamance toujours à mes côtés.
c'est grâce à lui que j'ai rencontré et connu mon sauveteur du jour Anna Laumann
Amadou sylla de Sos Casamance, qu'il soit remercié.


«Accompagnement à la Goutte d'Or


Amadou est engagé de longue date dans la vie associative du quartier: «J'ai créé SOS Casamance en 2006, je voulais aussi garder un lien avec cette région du Sénégal, dont je suis natif. Nous proposons en priorité de l'aide aux devoirs pour les enfants, de l'alphabétisation pour les adultes et des ateliers pédagogiques (égalité femmes-hommes, discriminations, rédiger un CV, faire des démarches administratives...). L'accompagnement scolaire des enfants pose problème pour les parents, souvent d'origine étrangère et qui sont demandeurs d'aide. Ce sont les mères, qui viennent, de 14h à 16h, car elle travaillent souvent tôt le matin.»


Fatim sera en immersion pendant 6 semaines chez Anna et c'est du sérieux, du lourd, et j'ai demandé à la jeune fille de revenir vers nous pour témoigner.
NATALTEK, société à responsabilité limitée unipersonnelle est en activité depuis 8 ans.
Située à PARIS 18 (75018), elle est spécialisée dans le secteur d'activité du traitement de données, hébergement et activités connexes.
Association Haleye

INCLUSION NUMÉRIQUE- Le Numérique à la portée de Tous

HALAYE a conçus des ateliers et des permanences numériques en bénévolat avec la Mairie des 18ème , 19ème
arrondissement , les Centres Sociaux : CAF Belliard et Tanger, la cité Traëger et l'espace Queneau
Notre programme comprend principalement :
+ L'initiation à l'ordinateur : outils & icônes
+ L'initiation à un usage pratique de l'Interne
+ L'initiation au traitement de texte et tableur (Word & Excel)
+ Divers ateliers conseils numériques
Le Numérique à la portée de Tous.
Aujourd'hui, nous sommes à la fois fières et reconnaissants de vous accompagner, vous nos bénéficiaires.
Cet anniversaire est aussi le vôtre, avec 500 stagiaires, depuis juin 2015, nous espérons que notre soutien, a permis la réalisation de vos objectifs.
En deux ans, HALAYE a développé quatre axes principaux.
• L'entraide par la Technologie
• L'entraide par le Conseil
• L'entraide par la Découverte
• L'entraide par l'Échange

HALAYE, vous dit MERCI ! et merci à tous

 

Le chauffeur de bus s'arrête pour prier (attention sujet sensible mais qui mérite de la prudence)


L'entreprise de transport public belge De Lijn a ouvert une enquête après qu'un chauffeur musulman a été photographié priant dans son bus au milieu des passagers.
Le parti d'extrême droite Vlaams Belang s'est emparé de cette affaire et a décidé de porter l'affaire devant la justice. D'après cette plainte, le chauffeur s'est arrêté lors du trajet entre Anvers et Berchem, a retiré sa veste De Lijn, posé son tapis de prière au milieu des sièges passagers et fait sa prière pendant une dizaine de minutes. Cet incident aurait eu lieu mardi 5 février vers 14h30 sur la ligne 30.
De Lijn affirme qu'une enquête est en cours et que de tels agissements sont inacceptables. « Prier dans un bus ou au terminus, et que cela soit visible par tout le monde, n'est pas permis. Cela ne l'est pas non plus pendant le trajet. Le chauffeur sera convoqué afin de lui rappeler les règles de la compagnie. » , explique le groupe dans un communiqué.
Mais l'enquête a révélé, en se basant sur les données GPS du bus, que le chauffeur a fait sa prière durant sa pause. « Son trajet n'a pas été interrompu », explique Tom Van de Vreken, porte-parole de la société

https://www.sudinfo.be/id101165/art...-qui-fait-sa-priere-fait-polemique-il-la-fait

Si celà s'avère être vrai, c'est dommage pour lui. Mais après ce n'en reste pas moins stupide de sa part. Même si c'est sa pause, il est toujours avec l'uniforme de sa société, dans le bus de sa société, sur son lieu de travail, dans un cadre exigeant de séparer le religieu du professionnel...

alors à la limite prie mais discrètement et intelligemment. À l'ère du smartphone, tu te doutes que t'as intérêt à bien réfléchir à ce que tu fais en publique si tu ne veux pas te retrouver afficher quelque part.
shenhua, 10 Février 2019


Avant 2001 ce genre de polemiques n'existait pas. Pourquoi ce désir de s'afficher ?


Salam Didadoune

oui surement son intention était surement bonne lorsqu'il a fait monter les gens dans le bus à cause du mauvais temps durant sa pause, mais il faut savoir qu'à partir du moment ou les gens montent en bus, ils sont pris en charge.. Je sais pas si il les a averti qu'il prenait sa pause, et par conséquent que le bus repartira 10 mn après, donc cette pause a du se faire avant sa trajectoire de "ligne" et non pendant... car une pause ne se prend pas en plein milieu d'un travail, c'est avant ou après...


Ensuite vu le contexte actuel, et de l'image que donne certains musulmans, c'est un peu indélicat de faire une prière au milieu de gens qui pour certains auront des apprioris sur son attitude du fait qu'il a fait sa prière.. et donc d'accentuer une polèmique qui n'a pas lieu d'être..


Pour ma part, je voyage souvent en bus, pour des trajets plus ou moins longs, un jour un chauffeur, nous a fait savoir que selon la réglementation de son travail il avait droit à 10 mn de pause, qu'il a pris, en demandant si ca ne nous déranger pas, on sait pas ce qu'il a fait, il a pris sa pause, nous nous avons pris l'air -trajet long- le chauffeur a repris sa route sans prblème... maintenant pour les petites lignes urbaines c'est autre chose... l erreur était de faire monter les gens dans le bus durant sa pause... pititecurieuse, 10 Février 2019

https://www.bladi.info/threads/belgique-chauffeur-bus-sarrete-prier.478462/page-3

 

Zinédine Zidane est officiellement redevenu l’entraîneur du Real Madrid, ce 11 mars 2019, et ce jusqu'en 2022. Le Français avait quitté ses fonctions au sein du club espagnol de football, en mai 2018, après trois victoires en coupe d’Europe (Ligue des champions). Neuf mois plus tard, le voilà de retour à la tête d’une équipe madrilène en pleine crise.

La séparation entre le Real Madrid et Zinédine Zidane n’a duré que neuf mois. Et elle n’a pas spécialement réussi au club espagnol de football. Le 5 mars, les Madrilènes ont été piteusement éliminés par l’Ajax Amsterdam d’une coupe d’Europe (Ligue des champions) qu’ils venaient de reporter trois fois (2016, 2017 et 2018). Quelques jours plus tôt, ils avaient été battus deux fois par leurs grands rivaux du FC Barcelone : une fois en coupe d’Espagne (0-3), puis une autre en Championnat d’Espagne (0-1).

Une saison catastrophique

Ces trois défaites de suite à domicile, synonymes ou presque de saison sans le moindre trophée, ont été fatales à Santiago Solari. L’entraîneur argentin a été démis de ses fonctions officiellement, ce 11 mars 2019, après 32 matches (22 victoires, 2 nuls, 8 revers) à la tête des « Merengue ». « Le Real Madrid apprécie le travail accompli par Santiago Solari ainsi que l'engagement et la loyauté qu'il a toujours manifestés envers cette maison », indique le Real dans un communiqué.

L’ancien milieu de terrain avait lui-même succédé à Julen Lopetegui, viré en octobre 2018 après une raclée face au FC Barcelone (1-5). Santiago Solari avait tout d’abord obtenu de bons résultats, au point de se voir offrir un contrat jusqu’en 2021. Mais en l’espace de quelques jours, le Real Madrid a perdu quasiment tout espoir d’inscrire une nouvelle ligne à son immense palmarès.

Zinédine Zidane en terrain conquis

C’est dans ce contexte de débâcle que Zinédine Zidane, âgé de 46 ans, retrouve un club avec lequel il a remporté 15 titres : 6 en tant que joueur (2001-2006) et 9 en tant que coach (2016-2018). C’est donc peu de dire que le Français, annoncé ces dernières semaines dans d'autres grands clubs d'Europe (Manchester United, Juventus Turin), arrive en terrain connu et déjà conquis.

En mai 2018, juste après une victoire en Ligue des champions, l’ex-meneur de jeu avait pris tout le monde de court – y compris ses dirigeants – en annonçant son départ. Zinédine Zidane avait alors senti que son groupe de joueurs était usé et risquait de rater sa saison.

Repartir du bon pied

Depuis, les faits ont donné raison à un Zinédine Zidane engagé jusqu'en juin 2022. Le Real Madrid va donc tenter de finir l’exercice 2018-2019 du mieux possible, et pourquoi pas d'inquiéter le Barça en Liga ? C’est cet été, durant le marché des transferts, que le Real Madrid va surtout jouer gros. Les Castillans vont essayer de renforcer et de rajeunir un effectif vieillissant et qui ne s'est pas remis dun autre départ : celui de son ex-attaquant-vedette, Cristiano Ronaldo, parti à la Juventus.

« UN AUTRE AVENIR POUR LE SENEGAL » AU COURS DES CINQ ANS A VENIR ;

Le ciel européen est dorénavant fermé aux vols des avions Boeing 737 MAX, a décidé l'Agence européenne de la sécurité aérienne, après le crash de l'un d'entre eux en Ethiopie, le deuxième en moins de six mois impliquant cette nouvelle génération d'appareils. L'AESE emboîte le pas à plusieurs pays d'Asie, d'Océanie et du Golfe. Aux Etats-Unis, des passagers refusent de monter à bord de ce type d'engins.

L'Agence européenne de la sécurité aérienne suspend tous les vols de Boeing 737 MAX. Plusieurs pays européens, dont la France, l'Allemagne, le Royaume-Uni, les Pays-Bas, l'Italie, avaient déjà enclenché leur procédure d'interdiction, faisant eux-mêmes suite à des pays d'Asie, d'Amérique, d'Océanie et du Golfe, de la Malaisie à l'Argentine. L'Inde a indiqué mardi soir qu'elle clouait  au sol les Boeing 737 MAX.

Aux Etats-Unis, des passagers ont même refusé d'embarquer à bord d'un Boeing de ce type, malgré le soutien des compagnies aériennes à l'aviateur américain. Jusqu'à présent, les Etats-Unis ont décidé de ne pas clouer au sol ces avions, mais veulent obliger Boeing à procéder à des modifications du 737 MAX 8 et du 737 MAX 9, une attitude qui contraste avec cette vague de défiance manifestée par le reste du monde.

Après le crash d’un 737 MAX d'Ethiopian Airlines, Boeing dans la tourmente

Cette avalanche d'interdictions de vol visant un modèle d'avion, tant par des pays que par des compagnies aériennes, est inédite dans l'histoire de l'aviation civile.

Un 737 MAX 8 de la compagnie Ethiopian Airlines s'est écrasé dimanche au sud-est d'Addis-Abeba peu après le décollage, tuant les 157 passagers et membres d'équipage. Selon un témoin, Tegegn Dechasa, l'arrière de « l'avion était déjà en feu lorsqu'il s'est écrasé au sol » et l'appareil n'a laissé qu'un tas de débris.

Un autre exemplaire de ce modèle opéré par Lion Air s'était abîmé en mer en Indonésie en octobre, là aussi quelques minutes après le décollage. Les 189 personnes à bord avaient péri.

Aux Etats-Unis, le président Donald Trump a déploré que les avions soient devenus « trop complexes » à piloter.

« Nous continuons à être impliqués dans l'enquête sur l'accident et prendrons les décisions sur les suites à donner en fonction des éléments récoltés », a indiqué une porte-parole de la FAA, l'agence fédérale de l'aviation américaine.

RFI

 

Conférence sur le thème « le rôle de la culture dans la prévention et gestion des risques, crises et conflits en Afrique.


Encore une fois Mme Paulette CORREA nous a concocté avec ses adhérents de diverses nationalités une journée de haute facture et qui honore la culture comme facteur de paix.
Apres avoir tapissé les pourtours de la belle et grande salle de la mairie du XV e arrondissement toujours à l'écoute des associations, tableaux, masques , satues et statuettes indiquent la voie.
Petit à petit la journée se déroule et le koriste égaye les oreilles et les yeux des invités. La mise en bouche continue jusqu'en début d'après-midi et là le monde afflue.
Je n'avais pas le programme complet et je n'avais pas le nom des panélistes et dans la salle je vois un monsieur au beau teint foncé et au crane nu, c'est un style une marque déposée, une personnalité du monde savant et de l'interculturel ; il s'agit bien de MR Doudou  DIENE. Je l'avais rencontré dans le haut Doubs en haute Saône à la Maison de la négritude et des Droits de l'homme de Champagney et il avait réussi à mettre sur pied des projets humanistes qui honorent tous les humanistes épris de paix et de justice ".

En vingt ans, la Route de l'esclave s'est enrichie de très nombreux parcours, sites et monuments liés à l'histoire de la traite transatlantique, de l'esclavage et de leurs abolitions. En France, outre le memorial de Nantes, un parcours "Route de l'esclave" relie dans l'Est le fort de Joux, la Maison de la Négritude à Champagney, le musée de l'abbé Grégoire à Emberménil, la maison natale de Victor Schoelcher à Fessenheim et le couvent d'Anne-Marie Javouhey à Chamblanc. Michel Reinette, animateur du colloque a annoncé l'ouverture prochaine en Guadeloupe du Mémorial ACTe. »
Je vais le saluer tout ému et il se souvient de nos amis communs le couple Olivier aujourd'hui disparus.
Bref, Paulette a su nous concocter un plateau un peu déséquilibré, on ne peut pas mettre à la même table Doudou Diene et des jeunes si talentueux soient-ils, Doudou s'asseoit aux côtés de feu Joseph NDIAYE ; et ce dernier n'étant pas universitaire n'était pas à la hauteur de notre bonhomme. Passons.


Le débat est ouvert et M. Kag SANOUSSI, expert en intelligence négociationnelle, Président de l'Institut international de gestion des conflits (IIGC), dans un brillant power point nous entraine dans une visibilité de des conflits et les modes de gestion. Il nous dit que le conflit est consubstantiel à l'homme de la naissance à la morts, le conflit est inhérent mais là n'est pas le problème , il faut se donner les moyen de gérer ces tensions.

Dans ses envolées qui témoignent d'une maitrise parfaite du sujet, il nous parle des acteurs qui entrent en jeux pour gérer les conflits, il continuent et nous parle des figures charismatiques : les anciens, les sorciers, les chefs coutumiers, les forgerons, les chefs religieux etc. ces acteurs peuvent en fonction des coutumes et traditions trouvent des moyens efficaces pour gérer les conflits et apporter une trranquilité apaisante.

Puis vient le tour M. Bandiougou DIAWARA, actuellement Responsable de programme, à la section des réseaux du MAB, réserves de biosphère et renforcement des capacités, à la Division des Sciences écologiques et de la terre, Secteur des sciences naturelles de l'UNESCO. Il nous plonge dans le concrét et explique pourquoi quand on veut toucher ou détruire un peuple une civilisation on s'en prend à tout ce qui réfère à la culture et c'est ainsi qu'il nous parle de Tombouctou, temple du savoir comme la bibliothèque d'Alexandrie. Pour accéder au savoir donc à la culture, les 7 sages grecs ont accepté de se faire circoncire.

Mr Diène entre dans la danse et lève des malentendus sur la concept de culture. Il se met debout et tient le micro. La salle retient son souffle et tend plus les oreilles et ouvrent les yeux pour boire le verbe magistralement manié et manipulé (travail de concepts). Je rigole en voyant certains secouer la tête pour remettre les neurones en phase avec l'orateur. Oui il déplace ou remet le sujet dans une perspective inattendue mais pas hors sujet.

Trois notions seront convoquées pour parler de la culture et selon lui toute réduction à la dimension exclusivement esthétique est une aberration et un leurre. L'éthique, l'esthétique et la spiritualité font de nos masques et autres un patrimoine culturel.

L'auteur avance une autre idée sur les immigrés qui sauvent les personnes âgées de la solitude et de l'isolement. Ce sont nos dames africaines qui s'occupent des personnes du 3 eme âge et qui à travers les échanges parlent de leurs cultures. Il nous parle des techniques de gestions des conflits au Rwanda et finit par nous dire «quand les feuilles se querellent les racines s'embrassent, la fondation que constituent les racines permettent de mouler et supporter la structure. La culture au secours de la vieillesse en France.


Une conférence sur la culture comme outil ou mécanisme de gestion des conflits ou une façon pour gérer les risques était un beau sujet et la diversité des approche a alimenté la problématique.


Notre ami Fopa éducateur spécialisé bien connu en France pour sa capacité à parler d'interculturalité en passant par le conte et les repas «marmitedor».
Je prends la parole pour dire que les africains avaient déjà pensé à la gestion de la paix à travers une chartre celle du Mandé antérieure à la déclaration des droits de l'homme. L'éducation et l'instruction, les voyages et les rencontres favorisent le dialogue et la reconnaissance réciproques.


Du beau monde, des gens insoupçonné comme l'artiste Dhem qui a joué dans le film « Il a déjà tes yeux avec A MAIGA». C'est d'ailleurs ses peintures qui ont orné les murs et son fameux assemblage de la carte de l'Afrique à l'envers. Il faut signaler la présence magestueuse et élégante dans une tenue verte rehaussée par un foulard de tête à l'esthétique réussie de Cécile Thiakane.
Je pense aussi à cet artiste Félicien Jérent cet antillais qui aime la rencontre des cultures et à travers son slam ou ses textes il nous conduit ailleurs pour prendre conscience. Dans la continuité un autre poête qui chante d'une voix éraillée et sublime, l'épaule baissée et le torpédo fixé sur la tête; il psalmodie les mots et énonce les métros parisiens " Un album bouclera la boucle en février 2010. Aimé Nouma, étonnant mélange d’assurance, d’autorité et de réserve, y raconte les arrondissements de Paris découverts au gré de ses relations amoureuses. Il évoque aussi la délinquance, la prostitution et le devoir de mémoire. « Marianne, change de disque, cesse donc d’être amnésique », déclame-t-il de sa voix éraillée."

Cette écrivaine NAD'Y chanteuse et poète qui n'a pas manqué d'esquisser des pas de danses avec Elisabeth CORREA notre juriste et d'autres. Notre juriste aussi a mis « mis le feu» De la musique du défilé des objets culturels tissus masques tableaux cuisine etc, il y a du bon , du goût et de la culture et de la diversité.


Quand je vous chante « C'est bon pour le moral « vous aurez compris que nous avions aussi dans l'assistance le couple de la compagnie Créole salué par les anciens. Notons la présence de bayealltoubab qui anime des spectacles et donne des cours de danse : Babacar Faye que j'ai rencontré pour la 1 ère fois dans l'avion et on s'est retrouvé dans ce haut lieu de la culture à l'initiative de Paulette CORREA et son association DEKKAL Thiossane qu'on ne cessera jamais de féliciter et d'encourager.

Paulette a su nous réunir une dizaine de diplomates en un temps un lieu pour honorer la culture et c'est déjà un grand succès qui augure la rencontre de 2020.

« LA CHARTE DE KURUKAN FUGA
Les représentants du Mandé traditionnel et leurs alliés, réunis en 1236 à
Kurukan Fuga actuel cercle de Kangaba (République du Mali) après
l'historique bataille de Kirina ont adopté la charte suivante pour régir la vie du grand ensemble mandingue
Version : Française et Caractères
harmonisés Maninka AVANT PROPOS
La charte de Kurukanfuga 2
Est-il encore besoin de parler de l'importance et du rôle de la tradition
orale dans la reconstitution ou de la réécriture de l'histoire africaine ?
Des spécialistes comme Joseph KIZERBO en ont largement fait l'apologie
même s'ils reconnaissent par ailleurs qu'elle doit être traitée avec
discernement et circonspection.
L'Afrique noire étant par essence le continent de l'oralité, elle donne à la
parole la même valeur que d'autres peuples à l'écrit. D'ailleurs l'écrit ne
dérive-t-il pas de la parole ?
Le Coran et la Bible pour ne citer que ceux-là n'ont-ils pas été révélés
oralement avant d'être transcrits ?
Ceux qui en Afrique sont les dépositaires de la mémoire collective,
suffisamment conscients de la mission qui est la leur, se sont toujours
efforcés de transmettre les traditions archives telles qu'ils ont reçues,
sans rajouts, ni surenchères.
C'est grâce à une poignée de cette génération de traditionalistes que nous
avons pu reconstituer aujourd'hui une partie de l'histoire de l'Afrique
médiévale, l'empire du Mali à travers l'un des épisodes les plus
significatifs de sa fondation : la constitution de l'empire Mandingue ou
« la Charte de Kurukan Fuga ».
A la faveur de l'atelier organisé par Intermédia Consultant S.A et la
Radio Rurale de Guinée en mars 1998 à Kankan (République de Guinée),
les communicateurs des radios rurales de la sous –région Ouest Africaine
ayant en commun les langues Bambara et Maninka, des chercheurs de
Guinée et du Sénégal se sont penchés sur le rôle que les Nouvelles
Technologie de l'Information pouvaient jouer en faveur du monde rural.
C'est à cette occasion qu'est apparue la nécessité de l'archivage de la
tradition orale. Dans ce contexte, l'histoire de l'Empire du Mali a été
ciblée comme pouvant fournir des éléments de culture d'une valeur
inestimable.
La charte de Kurukanfuga 3
La constitution de l'empire du Mali consacrée par une Charte de 44
articles devrait servir de tremplin à ce programme d'archivage.
Or, les auteurs qui ont écrit sur l'histoire de l'empire du Mali ont souvent
effleuré la Charte sans l'approfondir. Le Professeur Djibril Tamsir
NIANE dans son titre célèbre « l' Epoque Mandingue» a parlé de
« Kurunkan Fuga ou le Partage du Monde », traduisant ainsi son
informateur. Les grandes idées de la Charte y sont émises pour la
première fois mais le lecteur reste sur sa faim.
Pour une fois donc, un groupe de traditionalistes a réussi à reconstituer
la Charte avec la contribution non moins importante des
communicateurs des radios rurales et des chercheurs ci haut référencés.
Confrontée plus tard à la version du Chef des traditionalistes du Mali, M.
Bakary SOUMANO et à celle de M. Abdoulaye KANOUTE,
traditionalistes émérite à Tambakounda (Sénégal), la version issue de
l'atelier de Kankan à laquelle M. KANOUNTE a d'ailleurs participé, se
trouve être la plus complète, étant l'oeuvre d'un groupe.
Les grandes déclarations du monde sont presque toujours consécutives à
des grandes révolutions : la Déclaration française des Droits de l'Homme
et du Citoyen de 1789 a eu lieu au lendemain de la prise de la Bastille.
La Déclaration Universelle des Droits de l'Homme de décembre 1948 a
réuni les Nations Indépendantes du monde après la deuxième guerre
mondiale, etc.
La Charte de Kurukan Fuga (Cercle de Kangaba en République du Mali)
a été convoquée en 1236 après que le Manding se fut libéré du joug du roi
sorcier Soumaro KANTE.
Kurukan Fuga a posé les grands principes devant régir la vie du grand
peuple manding dans toutes ses composantes et sur tous les aspects :
organisationnel, économique, culturel, juridique, environnemental, etc.
Cette Charte mieux que les déclarations qui lui sont postérieures, a la
particularité d'avoir résisté au temps et aux vicissitudes de l'histoire
(traite des noirs, colonisation...).
En effet, la Charte de Kurukan Fuga continue de régir de nos jours tous
les peuples ayant appartenu au grand manding, du moins en ce qui
La charte de Kurukanfuga 4
concerne l'organisation de la société, la division du travail, la gestion des
conflits, l'hospitalité, la coexistence pacifique et la tolérance.
Convoqué au lendemain de l'historique bataille de Kirina qui a vu la
victoire de Soundiata KEITA sur Soumaoro KANTE, la Charte de
Kurukan Fuga s'est tenue sous l'égide de Kamadjan CAMARA, roi de
Sibi.
Les délégués convoqués pour la Charte étaient les représentants des
tribus qui devaient plus tard constituer les douze provinces de l'empire.
Les femmes n'étaient pas en reste dans le rassemblement parce qu'elles y
prirent une part à travers leurs représentantes.
La Charte dura douze jours et la séance était présidée par Samadi Bobo,
roi des Bobos.
Le premier acte de l'assemblée de Kurukan Fuga après le cérémonial
d'ouverture fut le serment d'allégeance de douze chefs de provinces à
Soundiata KEITA qui fut proclamé Empereur du grand manding.
La première fédération des peuples noirs venait de naître : l'Empire du
Mali.
Après cette proclamation, des discussions furent ouvertes à l'issue
desquelles une Charte de 44 articles fut adoptée.
Aucun domaine de la vie ne fut occulté : l'organisation sociale, les droits
et devoirs de la personne, l'exercice du pouvoir, les droits patrimoniaux
et extrapatrimoniaux, la place des femmes dans la société, la famille, la culture de la tolérance, la gestion des étrangers, la préservation de la nature, la conservation et la transmission de l'histoire, la gestion des conflits, tout y passa.
Telle est la quintessence de l'atelier de Kankan sur ce chapitre consacré à la Charte de Kurukan Fuga.
Article 7 : il est institué entre les « Mandenkas le Sanankunya »
(cousinage à plaisanterie) et le « Tanamanyöya » (forme de totémisme).
En conséquence, aucun différend né entre ces groupes ne doit dégénérer, le respect de l'autre étant la règle.
Entre beaux-frères et belles-soeurs, entre grands-parents et petits enfants,
la tolérance et le chahut doivent être le principe.
Je ne peux résister à vous donner la charte
« LA CHARTE DE KURUKAN FUGA
Les représentants du Mandé traditionnel et leurs alliés, réunis en 1236 à
Kurukan Fuga actuel cercle de Kangaba (République du Mali) après
l'historique bataille de Kirina ont adopté la charte suivante pour régir la vie du grand ensemble mandingue.
I. DE L'ORGANISATION SOCIALE
Article 1er :
La société du grand mandé est divisée ainsi qu'il suit :
• Seize (16) « Ton ta djon » ou porteurs de carquois ;
• Quatre (4) Mansa si » ou tribus princières ;
• Cinq « Mori Kanda » ou classes de marabouts ;
• Quatre (4) « Nyamakala » ou classes de métiers.
Chacun de ces groupes a un rôle et une activité spécifiques.
Article 2 : les « Nyamakala » se doivent de dire la vérité aux Chefs, d'être,leurs conseillers et de défendre par le verbe, les règles établies et l'ordre sur l'ensemble de l'Empire.
Article 3 : les « MoriKanda » sont nos maîtres et nos éducateurs en islam.
Tout le monde leur doit respect et considération.
Article 4 : la société est divisée en classes d'âge. A la tête de chacune
d'elles est élu un chef. Sont de la même classe d'âge les personnes
(hommes ou femmes) nées au cours d'une période de trois années
consécutives.
Les « Kangbé » (classe intermédiaire entre les jeunes et les vieux) doivent participer à la prise des grandes décisions concernant la société.
Article 5 : chacun a le droit à la vie et à la préservation de son intégrité
physique. En conséquence, tout acte attentatoire à la vie d'autrui est
puni de mort
La charte de Kurukanfuga 7
Article 6 : pour gagner la bataille de la prospérité, il est institué la
« Könögbèn Wölö » (un monde de surveillance pour lutter contre la
paresse et l'oisiveté).
Article 7 : il est institué entre les « Mandenkas le Sanankunya »
(cousinage à plaisanterie) et le « Tanamanyöya » (forme de totémisme).
En conséquence, aucun différend né entre ces groupes ne doit dégénérer, le respect de l'autre étant la règle.
Entre beaux-frères et belles-soeurs, entre grands-parents et petits enfants,
la tolérance et le chahut doivent être le principe.
Article 8 : la famille KEITA est désignée famille régnante sur l'Empire.
Article 9 : l'éducation des enfants incombe à l'ensemble de la société. La
puissance paternelle appartient par conséquent à tous.
Article 10 : adressons-nous mutuellement les condoléances.
Article 11 : quand votre femme ou enfant fuit, ne le poursuivez pas chez le voisin.
Article 12 : la succession étant patrilinéaire, ne donnez jamais le pouvoir à un fils tant qu'un seul de ses pères vit.
Ne donnez jamais le pouvoir à un mineur parce qu'il possède des biens.
Article 13 : n'offensez jamais les « Nyaras » (paroliers attitrés).
Article 14 : n'offensez jamais les femmes nos mères.
Article 15: ne portez jamais la main sur une femme mariée avant d'avoir fait intervenir sans succès son mari.
Article 16 : en plus de leurs occupations quotidiennes, les femmes doivent être associées à tous nos Gouvernements.
Article 17 : les mensonges qui ont vécu et résisté 40 ans doivent être
considérés comme des vérités.
Article 18 : respectons le droit d'aînesse.
La charte de Kurukanfuga 8
Article 19 : tout homme a deux beaux-parents : les parents de la fille que l'on n'a pas eue en mariage et la parole qu'on a prononcée sans
contrainte. On leur doit respect et considération.
Article 20 : ne maltraitez pas les esclaves, accordez-leur un jour de repos par semaine et faites en sorte qu'ils cessent le travail à des heures raisonnables. On est maître de l'esclave mais pas du sac qu'il porte.
Article 21 : ne poursuivez pas de vos assiduités les épouses : du chef, du voisin, du marabout, du féticheur, de l'ami et de l'associé.
Article 22 : la vanité est le signe de la faiblesse et l'humilité le signe de la grandeur.
Article 23 : ne vous trahissez jamais entre vous. Respectez la parole
d'honneur.
Article 24 : ne faites jamais du tord aux étrangers.
Article 25 : le chargé de mission ne risque rien au Mandén.
Article 26 : le taureau confié ne doit pas diriger le parc.
Article 27 : la jeune fille peut être donnée en mariage dès qu'elle est
pubère sans détermination d'âge. Le choix de ses parents doit être suivi quel que soit le nombre des candidats.
Le jeune garçon peut se marier à partir de 20 ans.
Article 28 : la dot est fixée à 3 bovins : un pour la fille, deux pour ses père et mère.
Article 29 : le divorce est toléré pour l'une des causes ci-après :
• l'impuissance du mari ;
• la folie de l'un des conjoints ;
• l'incapacité du mari à assumer les obligations nées du mariage.
Le divorce doit être prononcé hors du village.
Article 30 : venons en aide à ceux qui en ont besoin.
Article 31 : respectons la parenté, le mariage et le voisinage.
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Article 32 : tuez votre ennemi, ne l'humiliez pas.
Article 33 : dans les grandes assemblées, contentez-vous de vos légitimes représentants et tolérez-vous les uns les autres.
II. DES BIENS
Article 34 : il y a cinq façons d'acquérir la propriété : l'achat, la donation, l'échange, le travail et la succession. Toute autre forme sans témoignage probant est équivoque.
Article 35 : tout objet trouvé sans propriété connu ne devient propriété commune qu'au bout de quatre ans.
Article 36 : la quatrième mise bas d'une génisse confiée est la propriété du gardien.
Article 37 : un bovin doit être échangé contre quatre moutons ou quatre chèvres.
Article 38 : un oeuf sur quatre est la propriété du gardien de la poule
pondeuse.
Article 39 : assouvir sa faim n'est pas du vol si on n'emporte rien dans
son sac ou sa poche.
III. DE LA PRESERVATION DE LA NATURE
Article 40 : la brousse est notre bien le plus précieux, chacun se doit de la protéger et de la préserver pour le bonheur de tous.
Article 41 : avant de mettre le feu à la brousse, ne regardez pas à terre, levez la tête en direction de la cime des arbres.
Article 42 : les animaux domestiques doivent être attachés au moment des cultures et libérés après les récoltes. Le chien, le chat, le canard, et la volaille ne sont pas soumis à cette mesure.
La charte de Kurukanfuga 10
IV. DISPOSITIONS FINALES
ARTICLE 43 : Balla Fassèkè KOUYATE est désigné grand chef des
cérémonies et médiateur principal du mandéen. Il est autorisé à
plaisanter avec toutes les tribus, en priorité avec la famille royale.
Article 44 : tous ceux qui enfreindront ces règles seront punis. Chacun est chargé de veiller à leur application sur l'ensemble du territoireimpérial.


Transcrit par :


Monsieur Siriman KOUYATE


Conseiller à la Cour d'Appel de Kankan »

Et ceci aussi pour que nos jeunes soient au courant que la tradition a fait et connu de bonnes choses pour gérer et prévenir les conflits.


Cousinage à plaisanterie Un ciment de l'unité nationale

Un infaillible régulateur de tensions sociales....

Un incident, peut-être banal, mais sans doute assez révélateur de la force et de l'importance du rôle de ''régulateur de tension'' que joue la parenté à plaisanterie au sein de notre société. La scène se passe un samedi matin aux guichets d'une banque de la place, à une heure de grande affluence. Pour éviter la rude épreuve de la bousculade, source de toutes sortes de désagréments et de frustrations, les clients ont dû former le rang. L'ordre étant strictement respecté par tout un chacun, tout se déroulait normalement. Du moins, jusqu'à l'arrivée d'un monsieur, visiblement peu soucieux des règles de bienséance, qui ne s'est pas gêné pour faire fi de l'ordre établi en ignorant l'existence de la file de clients. Marchant d'un pas déterminé et la mine crispée, comme pour dissuader ceux qui pourraient être tentés de le rappeler à l'ordre, notre monsieur fonça directement au guichet, brûlant royalement la politesse à tous ceux qui l'ont devancé. L'atmosphère devint subitement pesante. Ça commença à murmurer dans les rangs sans que nul n'ose élever la voix pour crier au scandale. Et soudain une voix de femme monta dans la file : " Il y a des signes qui ne trompent guère. Pour agir ainsi, il faut forcement être un Bagobiri ! Quand il s'agit de palper l'argent, c'est toute leur avidité qui se met en éveil. Il faut le comprendre, c'est plus fort qu'eux... ".

Tous les regards se tournent vers cette femme qui apostrophait l'intéressé. Le ton était sérieux, voire assez rude, mais chacun a tout de suite compris que la dame venait d'engager , à travers ces mots, une approche plutôt diplomatique de régler le problème. " C'est pareil chez les Djerma, quand ils se trouvent devant un plat de ''dibiganda'' bien assaisonné de ''tigadigué'' et chez les Sonray, devant une tasse de ''doungandi'. Autrement dit, à chacun son objet de cupidité... ", rétorqua le monsieur. Rires et détente dans les rangs des témoins de cet épisode de plaisanterie sur fond d'empoignade entre le cousin Bagobiri et sa cousine Djerma. L'atmosphère se décante et les pourparlers s'engagent. Après que l'intéressé eut expliqué le mobile de son empressement, la cousine plaida la cause de son cousin pour qu'on le laisse passer à la caisse. Un consensus fut ainsi trouvé et le monsieur ne manqua pas, avant de partir, de glisser un billet de 2000 FCFA à sa parente, comme pour dire que l'incident est clos. Et en beauté !... Une scène pareille, on la vit presque tous les jours et en toutes circonstances, partout au Niger. En effet, chaque attroupement de personnes, cérémonie et autres occasions du genre sont, mine de rien, dominés et agrémentés par les ''altercations verbales'' de goût plutôt plaisant entre Peulh, Maouri et/ou Béri-béri ; Djerma, Sonray, Bagobiri et Touareg, Gourmantché et Touareg, etc. Comme quoi, au Niger, la concorde nationale n'est pas un vain mot, car elle tient sa force de ses racines ancestrales.

En présence de membres éminents de la diplomatie.
- A partir de 10 h 00 : Expositions d'oeuvres d'art et de masques africains sacrés et profanes, de MM.
Bass DHEM et Moctar GUEYE Licka. Avec accompagnement par le joueur de KORA, M. ELYDIA.
- De 15h à 17h : Conférence sur le thème « le rôle de la culture dans la prévention et gestion des
risques, crises et conflits en Afrique.
- M. Kag SANOUSSI, expert en intelligence négociationnelle, Président de l'Institut international de
gestion des conflits (IIGC) ;
- M. Doudou DIENE, Rapporteur spécial de l'ONU sur les formes contemporaines de racisme, de discrimination raciale, de xénophobie et de l'intolérance ; expert indépendant de l'ONU sur les questions
des droits de l'homme en Côte d'Ivoire. Il a été ancien Directeur général adjoint de l'UNESCO, puis directeur de la Division du dialogue interculturel et du projet « Route de l'esclave » ;
M. Bandiougou DIAWARA, actuellement Responsable de programme, à la section des réseaux du MAB, réserves de biosphère et renforcement des capacités, à la Division des Sciences écologiques et de la terre,
Secteur des sciences naturelles de l'UNESCO ;
M. Kiflé SELASSIE BESEAT, historien, universitaire, écrivain et poète qui a été Directeur du Patrimoine de l'UNESCO et aussi Directeur du Fonds International pour la Promotion de la Culture
(FIPC) de l'UNESCO. Actuellement Président de l'alliance culturelle pour le millénium éthiopien en
France.

- Grand défilé de mode de la styliste OULEY KEITA sur le thème du pagne tissé de Guinée-Bissau.

- Concert de musique animé par le chanteur sénégalo-bissau-guinéen AaYiimi (l'Héritier), le groupe congolais « TOP-ONE-FRISSON », le groupe antillais « DIAPASON SHOW », le chanteur algérien
Messaoud NEDJAHI et le chanteur HIP POP IVY.
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- INTERMEDES par les écrivains-poètes-slameurs MM. Aimé NOUMA du Cameroun et Félicien JERENT des Antilles.
-
- De 20h jusqu'à 22h : COCKTAIL mis en place par Fanny food traiteur et Léna traiteur, échanges avec le public.
--
Merci à la Mairie du 15 E et à la FONDATION Daniel IAGOLNITZER
-
Sous le parrainage de l'Ambassade du Sénégal et de Guinée-Bissau en France ainsi que le parrainage des Délégations Permanentes du Gabon, du Sénégal, du Congo, du Niger et du Mali auprès de
l'UNESCO.
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TEL : 06 64 16 60 56 OU 06 05 84 08 76
SITE : WWW.DEKKAL-THIOSSANE.ORG
ENTREE GRATUITE DANS LA LIMITE DES PLACES DISPONIBLES

Pape Bakary CISSOKO
Philosophe-Conférencier et Formateur
Ma chaîne youtube
papcissoko.free.info

 

Au Sénégal, le trafic de faux médicaments n'est pas pénalisé.


« Une complicité étatique, des moyens existent mais la corruption fait passer en second plan cette problématique sérieuse. Il faut enrayer ce fléau et c'est toujours les faibles qui paient faute de moyens. P B CISSOKO »


Sur le marché de Keur Serigne Bi, temple du faux médicament et du trafic à Dakar en janvier, un homme lance : «Tu cherches quoi ? J'ai tout, mieux qu'à la pharmacie.» Photo Sylvain Cherkaoui


A Dakar, les faux médicaments s'achètent entre les échoppes, mais c'est Touba, deuxième pôle économique sénégalais, aux mains de la puissante communauté religieuse des mourides, qui est le cœur du trafic.
• Au Sénégal, une gangrène en «zone de non-droit»


«Tu en prends deux, deux fois par jour, au bout d'une semaine tu verras les résultats.» Abdou tend des comprimés à une adolescente qui veut maigrir. «En pharmacie, c'est 18 000 FCFA (27 euros), je te les fais à moitié prix», renchérit-il. La boîte vient d'Inde, pas de date d'expiration, juste la silhouette d'une blonde filiforme à forte poitrine. De quoi faire rêver la jeune cliente. Le nom du médicament, Apatin, est inconnu au bataillon. Il trône sur une petite table en bois, au milieu de produits pour développer son sexe ou amincir ses hanches. Sur le trottoir de l'avenue Blaise-Diagne, en plein centre-ville de Dakar, s'étend le marché Keur Serigne Bi. Le temple du faux médicament, mais aussi de celui issu du trafic, comme le Cytotec, destiné au traitement de l'ulcère, interdit en France. Les femmes s'en procurent ici sans ordonnance, pour avorter clandestinement et quel que soit le prix.


Arrière-boutiques. Entre les échoppes, les vendeurs apostrophent les passants. «Tu cherches quoi ? J'ai tout, mieux qu'à la pharmacie», lance un homme élancé, la quarantaine, boubou à la mode, lunettes de soleil vissées sur la tête. La boîte d'antidouleurs qu'il tient entre ses mains pour appâter le client est pourtant périmée et déjà annotée par un pharmacien. Son stock se trouve dans les arrière-boutiques. Impossible de le suivre ni d'en connaître la provenance. «Je me fournis au même endroit que tout le monde», rétorque le vendeur, sur la défensive. Au Sénégal, la route du faux médicament fait escale à Touba, la deuxième ville du pays. Le cœur du trafic, selon le Syndicat des pharmaciens privés du Sénégal, chiffres à l'appui : près de 350 officines clandestines y ont pignon sur rue, certaines ont des chiffres d'affaires qui dépassent les 300 000 euros. Des pharmacies en apparence régulières, mais jamais de cachet ni de facture accolés aux ordonnances. «On y fait du commerce comme dans les boutiques de quartier. Négociation des prix, prêt, vente au détail...» explique le docteur Assane Diop, président du syndicat. Un business lucratif, alimenté par un circuit en provenance de Gambie, de Guinée-Conakry et du Nigeria. D'autres cargaisons débarquent directement des pays asiatiques.

Un marché qui représente 20 millions d'euros, estime le Syndicat des pharmaciens privés. Montant non confirmé par le ministère de la Santé.
En novembre 2017, c'est en banlieue de Touba qu'est saisie la plus importante quantité de médicaments contrefaits dans l'histoire du pays. 1,7 million d'euros de marchandises importées de Guinée. La douane porte plainte, l'ordre national des pharmaciens se constitue partie civile. Les deux trafiquants écopent d'une peine de sept et cinq ans de prison, assortie d'une amende de 3 000 euros et 300 000 euros de dommages et intérêts. Une première. Au Sénégal, le trafic de faux médicaments n'est pas pénalisé. Aucune législation spécifique n'existe et le pays n'a pas encore ratifié la convention européenne Medicrime, relative aux délits associés à la vente et la fabrication de produits médicaux falsifiés. «Ce procès, c'est déjà un pas franchi, assure-t-on au Syndicat des pharmaciens privés, mais Touba reste une zone de non-droit et c'est le nœud du problème.» Référence faite à la puissance de la communauté religieuse des mourides qui serait au centre du trafic. Un groupe qui a érigé Touba en deuxième économie du pays, convoitée de tout temps par le pouvoir politique. «Aucune enquête d'Interpol n'a osé y mettre les pieds, et nos autorités sont tout aussi frileuses», déplore un acteur du secteur. En 2016, un cas de décès a été enregistré à Touba, un homme, après avoir pris un faux médicament. L'enquête n'a pas eu de suite.


Au ministère de la Santé, on assure que le trafic a beaucoup diminué.  (faux  faux  l'Etat ferme les yeux)

Sa stratégie à Touba : implanter des pharmacies officielles pour couper l'herbe sous le pied aux structures clandestines. Une dizaine de nouvelles officines ont été ouvertes en deux ans et un comité national de lutte contre les faux médicaments a été créé, mais au maigre budget. «On tente de tarir les sources d'approvisionnement, explique le professeur Amadou Moctar Dieye, de la Direction de la pharmacie et du médicament. Renforcer le contrôle aux frontières, multiplier les descentes dans les entrepôts... On va vers un durcissement.»
Asthme. Au Sénégal, 70 % des dépenses de santé des ménages concernent les médicaments. Mais les ordonnances coûtent cher pour une famille : 4,5 euros en moyenne par prescription. Et la moitié de la population ne bénéficie pas de la couverture maladie universelle.

Mame Kiné patiente, assise par terre avec son nourrisson, dans le dispensaire de son quartier, à Rufisque en banlieue de Dakar. Elle n'a plus mis un pied au marché noir depuis que sa fille aînée n'a pas supporté un médicament acheté dans le circuit parallèle. Des douleurs au ventre terribles, quelques heures après avoir ingurgité une pilule. Ce matin, lors de sa consultation, le médecin lui propose de s'inscrire à un programme qui touche certains quartiers populaires de la ville. JokkoSanté, une plateforme de financement via mobile qui offre des points gratuits pour payer des ordonnances. «Mes trois enfants sont asthmatiques, chaque mois je peux dépenser jusqu'à 30 000 FCFA (45 euros) pour des ordonnances, explique la jeune mère de famille. On m'a plusieurs fois prescrit des médicaments, mais je n'avais pas d'argent, je n'ai pas pu les acheter.» Le téléphone de Mame Kiné vibre sur la table.

Un SMS de JokkoSanté lui confirme sa prise en charge, elle vient de recevoir 5 000 points gratuits, soit 5 000 FCFA, 7,5 euros, pour payer sa prochaine prescription à la pharmacie. A l'origine de cette initiative, Adama Kane, un entrepreneur sénégalais qui veut démocratiser l'accès au médicament et lutter contre le trafic. Depuis 2015, il récolte des fonds auprès d'entreprises, de fondations et d'ONG qui servent à financer les ordonnances de populations vulnérables. Les patients sont orientés vers des pharmacies partenaires, JokkoSanté y paye les factures à la fin de chaque mois. «A notre manière, on s'attaque à la vente illicite de médicaments. Car permettre aux personnes démunies d'avoir les moyens de se payer une ordonnance dans une officine, c'est très important», soutient Adama Kane. 4 000 personnes en bénéficient déjà à Dakar et en banlieue.

https://www.liberation.fr/planete/2019/03/03/au-senegal-une-gangrene-en-zone-de-non-droit_1712806

 

Destruction de médicaments contrefaits, à Pékin en 2013. L'essentiel de la fabrication de faux produits de santé se concentre en Chine et en Inde. Photo Zhang Wei. Imaginechina
La recrudescence du juteux trafic de produits de santé contrefaits a des conséquences dramatiques dans le monde entier, notamment en Afrique. L'UE vient de son côté de renforcer sa législation.


De vrais morts pour de faux médicaments


Un code-barres pour chaque médicament vendu. Telle est la mesure prise pour lutter contre la recrudescence des contrefaçons et des faux médicaments en Europe. Entré en vigueur le 9 février, ce dispositif de sérialisation répond à une directive européenne votée en 2011. Appelé «datamatrix», le nouveau pictogramme noir et blanc n'est pas qu'un simple code barre. Véritable carte d'identité du médicament, ce code informatique unique figure désormais sur chaque boîte de médicaments vendue en Europe. Le numéro est une suite de 20 caractères alphanumériques. Il permettra de vérifier que la boîte est vierge de toute manipulation. Une fois scannés, l'emballage et ses données sont vérifiés en temps réel sur une base de données européenne. En charge de la mise en œuvre et du financement du système, les laboratoires pharmaceutiques européens ont adapté leur ligne de production pour un montant évalué à plusieurs centaines de millions d'euros. En plus de ce numéro de série, chaque étui sera muni d'un dispositif d'inviolabilité : une bague en carton qui permettra d'assurer au consommateur que le médicament n'a pas déjà été ouvert. L'objectif de cette mesure est de lutter contre le trafic des médicaments falsifiés dans la chaîne d'approvisionnement légale. Mais aussi de renforcer le circuit de distribution du médicament pour tracer et repérer les faux.
100 000 décès en Afrique


Depuis mai 2017, le conseil exécutif de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) a adopté une nouvelle résolution de dénomination des médicaments. Les mots «sous-standard» et «falsifié» désignent respectivement les produits de qualité inférieure et ceux présentés comme ce qu'ils ne sont pas. Les sous-standards concernent par exemple les vaccins détériorés.
Selon Bernard Leroy, directeur de l'Institut de recherche anticontrefaçon des médicaments (Iracm), «il arrive que des conteneurs de médicaments en provenance de Chine soient stockés en Afrique. Parfois, afin de toucher un pot-de-vin pour livrer plus rapidement la cargaison, le douanier laisse les conteneurs au soleil. A l'intérieur, la température peut monter jusqu'à 80 degrés. Cela réactive automatiquement les souches des vaccins.»Le terme «contrefaçon» est quant à lui réservé à la désignation des infractions liées au droit des marques. «Malheureusement, les lois relatives à la propriété intellectuelle sont souvent utilisées lorsqu'on traite de faux médicaments, comme au Sénégal (lire pages 4-5), où les peines réductibles s'étendent seulement de six à soixante jours d'emprisonnement pour un gros trafiquant», précise Bernard Leroy. Un médicament sur dix vendus dans le monde est un faux, estime l'OMS. Dans certains pays, ce chiffre peut même atteindre sept médicaments sur dix - notamment en Afrique où 100 000 personnes meurent tous les ans à cause d'un recours aux faux médicaments.


Que représente cette production factice illégale par rapport au volume de la production pharmaceutique mondiale ? Selon Bernard Leroy, «la production légale s'élève à 1 000 milliards de dollars tandis que les faux médicaments représenteraient entre 70 et 200 milliards de dollars dans le monde». L'essentiel de la production de faux se concentre en Chine et en Inde, deux pays qui fabriquent également les matières premières et les principes actifs de beaucoup de médicaments commercialisés dans les pays occidentaux. «Au Pakistan, la production se déroule dans des arrière-cours. En Chine, c'est dans l'industrie licite, qui fabrique la matière première pour le monde entier, que le trafic se fait, explique le directeur de l'Iracm. Un pharmacien véreux effectue une dérivation sur la chaîne de distribution. Cela lui permet d'obtenir une certaine quantité d'ingrédients de base du vrai médicament, qu'il coupe au maximum afin de le diminuer à hauteur de 5 %.»


Initiée par Interpol et l'Organisation mondiale des douanes, l'opération «Pangea» est la principale action coordonnée à l'échelle internationale pour lutter contre les trafics de produits de santé illicites. Menée pour la 11e année consécutive, cette opération s'est déroulée au mois d'octobre. Plus de 466 000 produits de santé falsifiés et une tonne de produits pharmaceutiques illicites commercialisés en ligne ont été saisis à cette occasion sur le territoire français. Depuis 2018, l'Office central de lutte contre les atteintes à l'environnement et à la santé publique (Oclaesp), dirigé par le général Jacques Diacono, a agrandi son arsenal répressif. Il est désormais possible pour les enquêteurs de se glisser dans la peau d'un acheteur et de participer, sous pseudonyme, à des échanges électroniques afin de stocker des données sur les revendeurs en ligne. Ainsi, 116 sites de revente illégale ont pu être identifiés cette année.

Lancée en 2017 à la suite de la découverte d'un trafic de Subutex entre la France et la Finlande, l'opération européenne Mismed, pour «misused medicines», est pilotée par l'Oclaesp. Jacques Diacono le confirme à Libération : la dernière édition a permis de «montrer que la problématique des médicaments contrefaits est de plus en plus importante en Europe. Certains produits ont l'apparence d'un packaging Sanofi mais n'en sont pas. Près de la moitié des médicaments saisis sur le sol européen sont des contrefaçons. Avec l'apparence de vrais, produits par des entreprises. Le reste, ce sont des médicaments qui sortent de la production illégale. Ils ne ressemblent pas au produit des laboratoires pharmaceutiques». Grâce à cette opération, les divers services européens ont dirigé 43 enquêtes judiciaires et arrêté 24 groupes criminels organisés sur les 16 pays participants. «En France, l'office a démantelé quatre organisations criminelles. Les douanes ont saisi environ 700 000 médicaments en France sur les 13 millions interceptés en Europe, précise le général Jacques Diacono. Le trafic est de plus en plus organisé, mené par de vrais criminels. Beaucoup de médicaments légaux, comme le Subutex, sont détournés de leur usage et ensuite revendus à des fins psychotropes.»
«Cartel»
Le business de la contrefaçon de médicaments est un commerce juteux. Alors que pour 1 000 dollars investis, le trafic d'héroïne représente en moyenne 20 000 dollars de gain, le même investissement dans la falsification d'un médicament «blockbuster» - produit vedette du marché légal - rapporterait selon l'Iracm un bénéfice allant de 250 000 à 450 000 dollars. Plus lucratif que les stupéfiants et surtout moins risqué en termes de poursuites. «Le ratio investissement, rendement et risque encouru est phénoménal. C'est bien pour cela que ce trafic s'accroît, déplore Bernard Leroy, le directeur de l'Iracm. Le principal cartel de drogue mexicain s'intéresserait même à se reconvertir dans les faux médicaments.» Malgré sa dangerosité pour la santé publique, le trafic de faux médicaments n'entre pas dans le champ du trafic de stupéfiants. «Au regard des textes internationaux, les faux médicaments relèvent du droit de la contrefaçon, explique Philippe Lamoureux, directeur général du Leem (les entreprises du médicament). Mais le fait de contrefaire des médicaments, parce qu'il met en jeu la santé humaine, est réprimé bien plus sévèrement que la contrefaçon de sacs Louis Vuitton.»


Dans les pays en développement, les médicaments représentent une grande proportion des coûts de santé. Vendus en plaquette ou à l'unité à des patients qui n'ont pour la plupart pas de couverture médicale, la véracité de l'emballage passe au second plan. En Afrique subsaharienne, la contrefaçon atteint des proportions «phénoménales», selon Philippe Lamoureux : «Dans certains pays africains, on considère qu'il y a pratiquement un médicament sur deux qui est faux. C'est un problème de santé publique dramatique car vous courez le risque de ne pas avoir la dose de principe actif nécessaire, de ne pas avoir de principe actif du tout, ou pire d'avoir un produit qui contient des substances dangereuses pour la santé.»
Lutte farouche
Au Bénin, le président Patrice Talon, en poste depuis avril 2016, mène une lutte farouche contre les faux médicaments. Lors du 32e sommet de l'Union africaine à Addis-Abeba, le 10 février, les pays membres ont adopté à sa demande le traité de création de l'Agence africaine du médicament en vue de lutter contre la prolifération des faux médicaments. «Nous sommes en train de mettre au point des systèmes référentiels pour mettre en vigueur les bonnes échelles de peine en Afrique. Cela se met en place doucement, souligne Bernard Leroy, le directeur de l'Iracm. Cela devient très préoccupant. Il faut qu'il y ait des actions fortes menées par le G7 et surtout le G20.»
En Europe, et en France en particulier, le problème autour de la falsification est de nature différente. Les imitations de produits ont atteint un tel niveau de perfectionnement qu'il est parfois impossible de distinguer le vrai du faux à l'œil nu. «Les copies sont moins faciles à détecter que dans les pays en développement, constate Philippe Lamoureux. En France, nous sommes heureusement protégés par notre système de distribution car la chaîne est très sécurisée, de l'industriel au pharmacien d'officine en passant par le distributeur.» Les quatre médicaments les plus falsifiés dans l'Hexagone sont les produits contre les troubles de l'érection, les amincissants, les anabolisants et les solutions pour se blanchir la peau. Deux canaux sont privilégiés dans le pays : les zones de transit, comme les ports ou les aéroports, et Internet. «Alors qu'en Allemagne des anticancéreux falsifiés se sont retrouvés dans la chaîne légale du médicament, le risque est infime en France car nous avons un système sûr, reconnaît Jacques Diacono de l'Oclaesp. La sérialisation des médicaments intervient justement pour lutter contre ces trafics.»

Contrefaçon, faux...


Médicament contrefait : La convention Médicrime du Conseil de l'Europe définit la contrefaçon de médicaments comme «la présentation trompeuse de l'identité ou de la source». Ce terme a une connotation juridique qui insiste sur la notion d'atteinte aux droits à la propriété intellectuelle. Pour l'OMS, un médicament contrefait est un produit délibérément et frauduleusement muni d'une étiquette n'indiquant pas son identité véritable. Parmi les médicaments contrefaits, certains peuvent contenir les bons principes actifs ou n'en contenir aucun.
Faux médicament : Pour l'Institut de recherche anticontrefaçon des médicaments, la falsification est «l'action d'altérer un produit volontairement en vue de tromper». Le terme «falsification» met l'accent sur les risques d'atteinte à la santé publique.


Médicament sous-standard ou non conforme : Ce sont d'authentiques médicaments produits par des fabricants qui ne respectent pas les standards de qualité élaborés dans le cadre national. Ces médicaments peuvent être sous-dosés ou mal étiquetés.


En France, la hausse des ruptures de stock de médicaments


Ces derniers mois en France, ce n'est pas tant la présence de faux médicaments qui pose des problèmes sanitaires, mais un phénomène nouveau qui s'aggrave, celui des ruptures de stock. Elles se multiplient, touchent désormais des classes variées de molécules. En 2016, on a pu relever 218 ruptures de stock de médicaments. Et la durée moyenne de celles-ci n'est pas anodine : plus de quatre mois. Elles sont symptomatiques d'une évolution mondiale du marché. Comme le notait un rapport du Sénat en septembre, ce sont souvent des causes économiques qui expliquent ce nouveau phénomène, avec entre autres l'accroissement de la demande et l'incapacité des laboratoires à augmenter leurs capacités de production pour répondre à ces variations. C'est le marché mondial qui est entré en tension générale.
Charles Delouche

https://www.liberation.fr/planete/2019/03/03/

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