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La Fédération burkinabè a saisi le Tribunal arbitral du sport contre la décision de la Fédération internationale de football (FIFA) de faire rejouer Afrique du Sud-Sénégal, en novembre, en éliminatoires de la Coupe du monde 2018. L’équipe du Burkina, qui est actuellement en tête du groupe (D) où évoluent également Sud-Africains et Sénégalais, s’estime lésée par ce choix rarissime. Le résultat de cette rencontre remportée 2-1 par les Sud-Africains en novembre 2016 avait été annulé par la FIFA en mars 2017, suite à la suspension à vie de l’arbitre Joseph Lamptey.

RFI

 

Le sénégalais Champion de la palabre stérile : Rosnert Ludovic Alissoutin sénégalo-franco-béninois analyse ce pays

Cet article daterait de 2012 mais c'est comme si le temps s'est arrêté au Sénégal. Quand les autres avancent de deux pas, le Sénégal avec le masque qui le caractérise recule de 4 pas, regardez autour de vous, étudiez les situations et vous comprendrez. P B CISSOKO

Un consultant nommé Rosnert Ludovic Alissoutin a, dans une contribution au magazine africain en ligne Continent Premier, indiqué que le sénégalais verse quotidiennement dans la palabre stérile. Beaucoup de discours, mais peu d'actes positifs aux fruits palpables. Ainsi, il se pose la question de savoir si notre pays ne refusait pas le développement.

ANALYSE DU SENEGALAIS

Au Sénégal, personne n'a su expliquer le paradoxe d'un peuple si ouvert, si ingénieux, si prompt à s'adapter aux situations les plus éprouvantes, mais si désordonné et si éloigné d'une dynamique ferme et organisée de progrès. Pourquoi le sénégalais ne donne t-il le meilleur de lui-même que lorsqu'il est à l'étranger, à l'image des « lions » du football ?

Qui est ce sénégalais qui doit faire le développement ?

Quelles sont ses caractéristiques ?

Celles-ci sont-elles compatibles avec les exigences du progrès ?

En un mot, le sénégalais a-t-il une culture de l'effort, une pédagogie du développement ?

Le sénégalais verse quotidiennement dans la palabre stérile. Beaucoup de discours, mais peu d'actes positifs aux fruits palpables. La réflexion et la conception ne sont certes pas des exercices qui font défaut au Sénégal où se multiplient à un rythme ahurissant les ateliers de conception, de restitution, de capitalisation ou de validation, les séminaires, conférences, assises, fora, symposiums, journées de réflexion, semaines ou quinzaines de promotion, retraites, rencontres, sommets, etc. Les résultats d'envergure que le foisonnement de ces rencontres met en droit d'attendre ne se font pas sentir concrètement.

Pour Henri BERGSON, « originellement, nous ne pensons que pour agir.

C'est dans le moule de l'action que notre intelligence a été coulée. La spéculation est un luxe, tandis que l'action est une nécessité ».On fait un tapage pour la construction d'échangeurs alors que des pays théoriquement moins avancés que le Sénégal comme le Mali, le Burkina Faso et même la Guinée ont déjà réalisé ce type d'infrastructures sans tambours ni trompettes. On pense être les champions de la démocratie et les experts de l'Alternance alors que le Mali et le Bénin ont déjà réalisé une double alternance. De manière générale, le Sénégalais pense qu'il est plus éveillé, les autres étant des « ndrings » (guinéens), des « gnaks » (africains du centre principalement) ou des « naars » (mauritaniens et maghrébins par extension). A l'intérieur du pays, le wolof (ethnie numériquement dominante) pense qu'il est plus « civilisé », les autres étant des lak-kats (personnes qui parlent une langue autre que le wolof). Ces dérives conduisent au cloisonnement des forces, au narcissisme, à la suffisance, à l'arrogance et à l'immobilisme.

Le Sénégalais n'est pas prompt à l'investissement et à la production. Dans sa recherche du gain facile et rapide, il cantonne généralement son action au petit commerce, d'où la multiplication, à un rythme supersonique, des souks sur le territoire national. Or, il n'y a pas de richesse durable sans production sécurisée. Cette production doit susciter un progrès soutenu : il faut aller du « développement de la production à la production du développement ».

La production nécessite en effet des capitaux importants, des ressources humaines qualifiées et des stratégies d'action ardues. La réalisation de bénéfices destinés à fructifier cette production est liée à l'écoulement des produits donc à leur compétitivité. L'insertion dans le système productif appelle, par conséquent, un esprit de méthode, de patience et de persévérance contrairement au petit commerce ou les recettes sont, en principe, immédiates. L'épargne privée est tournée vers des secteurs improductifs ou égoïstes comme le bâtiment, les cérémonies familiales ostentatoires et la polygamie abusive.

Le parasitisme familial est aussi un frein à l'investissement privé. La seule personne qui travaille dans la famille est tenue de nourrir ses frères, cousins, oncles, beaux-frères etc, qui se complaisent parfois dans cette situation de perfusé. L'ampleur de l'économie informelle est révélatrice du primat de l'individualisme sur la volonté consciente et organisée de développement collectif. En plus de se soustraire à l'obligation citoyenne d'acquittement de ses charges fiscales, l'acteur de cette économie chaotique, au lieu de s'associer à ses semblables dans l'optique d'investissements substantiels, susceptibles de créer de la richesse et des emplois, se préoccupe de revenus personnels quotidiens. Et lorsqu'il amasse un peu d'argent, il cherche à acheter un visa pour l'Italie ou l'Espagne.

Le Sénégal est l'un des pays les plus aidés de la planète. Les partenaires au développement se bousculent dans les villages les plus reculés, mais on ne voit vraiment pas l'impact de leurs actions, proportionnellement aux sommes énormes annoncées. Certaines ONG excellent dans l'art de l'instrumentalisation des populations déshéritées et la perdiémisation du monde rural. Boladji OGUNSEYE constate que « la relation de mendicité à l'égard des bailleurs de fonds a engendré un gros problème.

Comme les ONG africaines s'acharnent à suivre les donateurs comme des missiles autoguidés sur les traces de l'avion-cible, il ne leur est généralement pas possible de s'engager dans des actions de remise en cause du plan d'action pré-établi, même en cas d'inadéquations criantes sur le terrain ». Les partenaires au développement, pour la plupart, sont donc revêtus d'un « manteau clair-obscur » et munis d'un couteau à double tranchant pour : tantôt soulager la misère des masses déshéritées, tantôt s'appuyer sur le dos de ces mêmes indigents pour s'enrichir, transformant ainsi « la lutte contre la pauvreté en une lutte contre les pauvres ».

La marche du Sénégal vers le progrès est profondément gangrenée par l'indiscipline banalisée, le laxisme toléré et, de manière générale, le refus de l'ordre. La sacralité du service public est régulièrement et impunément bafouée par les retards désinvoltes, l'absentéisme, le bavardage dans les bureaux et la corruption. Partout, la règle est la même : peu le matin et rien le soir. La pauvreté rend les hommes aigres et aigris.

Tout membre du groupe social qui réussit est combattu par pure jalousie, à moins qu'il soit un bailleur de fonds naïf, distribuant gracieusement de l'argent aux charognards qui lorgnent ses biens. A l'intérieur d'une même famille, d'un même service, on s'entretue à coup de maraboutage. On met les pieds dans le plat lorsqu'on n'est pas invité au repas. Comment peut-on construire un progrès sain dans une atmosphère sociale aussi viciée ?

La politique est certes peu compatible à la morale, mais le Sénégal a battu plusieurs records en matière de coups bas, de mensonges publiques et de déloyauté. L'absence de conviction idéologique explique la transhumance politique cavalière. On s'attache non pas à des principes, mais à des personnes ou plutôt à leur argent.

Dans un mépris mesquin du peuple, d'intrépides politiciens changent de veste et de discours, du jour au lendemain, au gré des intérêts financiers, sans conscience ni vergogne, donnant ainsi à une jeunesse fragile, le mauvais exemple de l'opportunisme et du situationnisme. La citoyenneté demeure vacillante, tout comme le sentiment d'appartenance nationale. On s'identifie plutôt à une famille, une ethnie, une caste, une confrérie. Souvent, on est prêt à tout pour le marabout et rien pour l'Etat. Les croyances fantasmagoriques et le recours abusif au mysticisme conduit au recul de la raison, de la confiance en soi et de l'effort. « L'Africain explique ce qui se déroule autour de lui par l'action des forces occultes, justifie les fléaux par la colère des dieux et place les événements heureux à l'actif des marabouts et des féticheurs». De nombreuses personnes ont publiquement expliqué le mauvais résultat de l'équipe nationale du Sénégal face à celle du Togo, par un mauvais sort qu'aurait lancé sur les joueurs des marabouts évincés et d'anciens membres de la fédération limogés.

L'impunité, l'absence d'une culture du bilan, le primat des calculs partisans sur l'exemplarité de la sanction, constituent une invitation au laxisme dans l'action publique. Le ministre ou le directeur d'une entreprise publique nouvellement nommé ne fait pas de déclaration publique de patrimoine. A son éviction, il effectue une passation sommaire de service à la place d'une nouvelle déclaration de patrimoine et d'un bilan administratif et financier détaillé, apprécié par les autorités judiciaires. En l'absence de contrôle, le ministre utilise les biens publics à des fins privées ; il se rend aux cérémonies familiales avec la voiture de fonction, parfois accompagné de motards de la gendarmerie nationale, y fait des dépenses insolentes ou effectue sa campagne électorale anticipée le week-end, avec le même véhicule de l'Etat.

Comme dans tous les pays africains, les ressources sont détenues par une élite politique avide au détriment des masses laborieuses qu'on s'emploie à aduler et à corrompre à l'approche des élections, dans le cadre du phénomène bien connu de la « marchandisation du vote ».

Malheureusement, on n'observe aucune prémisse d'un sursaut national, d'une introspection critique, d'une remise en question de soi, d'un mea culpa constructif. Au contraire, on note l'insouciance, l'engouement pour la récréation et le folklore. Même le deuil est l'occasion de mangeailles festives. Dans toutes les villes du pays, des centaines de mendiants à la fleur de l'âge errent dans les rues, pieds nus, à des heures tardives, initiés au gain facile, soumis à la tentation du vol, exposés aux dangers du choléra et de la pédophilie. Personne ne s'en offusque, personne ne réagit ; on préfère discuter de politique et de football...

Le drame c'est que le Sénégal, un pays qui regorge de ressources humaines, a parfaitement les moyens de se sortir d'affaire. Mais le problème, c'est moins le Sénégal que le Sénégalais. Il va donc falloir réformer le matériel humain, reconstruire les mentalités, briser les chaînes de l'ignorance, relancer la moralité citoyenne et l'éthique républicaine. L'éducation est impérieuse dans cette optique ; malheureusement les autorités la confinent à une conception presque exclusivement scolaire. Eduquer un homme, c'est aussi l'aider à grandir dans la dignité, lui apprendre à se battre pour lui-même, pour sa famille et pour son pays.


Rosnert Ludovic ALISSOUTIN
Franco-Sénégalais-Docteur en droit
Coordonnateur du Groupe de Recherches, d'Etudes et de Formation – GREF (Bureau d'études)
Consultant, Conseil juridique
Président de IACD-SENEGAL (Initiatives et Actions citoyennes pour la démocratie et le développement)
Secrétaire Général de MIRAU-SENEGAL (Mouvement International pour la Renaissance d'une Afrique Unie).
ralissoutin.com cet article daterait de 2012 mais c'est comme si le temps s'ést arrêté au sénégal.

 

Il est l'auteur d'un article qui me l'avait fait connaître : et si le Sénégal refusait le développement à la suite du livre de axelle Kabou

https://sitamnesty.files.wordpress.com/2011/04/et_si_le_senegal_refusait_le_developpement.pdf

 

 

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Le Paris SG continue son carton plein en Ligue 1, en finissant par faire craquer Lyon en seconde période (2-0) lors du choc de la 6e journée. Les Parisiens gardent Monaco à distance, alors que Marseille s'est rassuré à Amiens (2-0) plus tôt dans l'après-midi.

Avec cette sixième victoire en six matches, les partenaires de Neymar, Mbappé et Cavani reprennent trois points d'avance en tête du classement sur les Monégasques, vainqueurs samedi (3-0) contre Strasbourg.

Lyon résiste, Paris se libère en fin de match

La réception de Lyon se présentait comme le premier test en L1 pour le club parisien, son mercato à plus de 400 millions d'euros et son trio de rêve en attaque. Avec en toile de fond les critiques de plus en plus acerbes du président de l'OL, Jean-Michel Aulas contre les dépenses mirifiques du club détenu par le Qatar, qui pénalisent selon lui les autres clubs français et dérégulent le marché.

Pour la première fois de la saison lors d'une rencontre à domicile, le PSG des stars est rentré aux vestiaires du Parc des Princes sans marquer de but. Et il aura fallu attendre la 75e minute pour voir les Parisiens prendre l'avantage, sur une déviation inspirée de Cavani détournée dans son but par le Lyonnais Marcelo. Jusque-là, les Lyonnais avaient crânement saisi leur chance, manquant même de peu d'ouvrir le score un peu plus tôt sur une lourde frappe de Ndombele en plein dans la transversale. En fin de match, un nouveau but contre son camp de Morel a mis fin à tout espoir lyonnais, après un penalty raté de Cavani.

Côté buteurs, le duel du début de saison tourne toujours en faveur de Falcao, auteur de 9 buts en six journées avec l'AS Monaco, quand l'Uruguayen du PSG voit son compteur bloqué à sept.

A noter que mis à part les Parisiens, seuls les Girondins de Bordeaux, vainqueurs vendredi à Toulouse (1-0) et 4e du classement, sont toujours invaincus après six journées.

- Nice confirme, Marseille se rassure

Après un début de saison difficile, Rennes et Nice restaient eux sur un bon résultat en Championnat, avec une correction 4-0 infligée par les Aiglons à l'AS Monaco et, côté rennais, une belle victoire à Marseille 3-1.

Le match est resté longtemps indécis, avant un geste superbe et décisif de l'attaquant italien Mario Balotelli (79) pourtant discret jusque-là. Trouvé dans la surface par Pléa, "Super Mario" a logé une frappe puissante dans la lucarne malgré une position excentrée. Grâce à ce succès, les Niçois, déjà larges vainqueurs 5-1 de Zulte-Waregem en Europa League cette semaine, sont 8e au classement.

Plus tôt dans l'après-midi, Marseille s'est un peu rassuré en s'imposant chez le promu Amiens (2-0), renouant avec la victoire après deux claques en Championnat, à Monaco (6-1) et au Vélodrome contre Rennes (3-1). Marseille s'était à peine racheté avec une petite victoire contre les Turcs de Konyaspor en Europa League (1-0).

Sans véritable inspiration dans le jeu, très brouillons en début de partie, les Marseillais se sont libérés grâce à un doublé de l'attaquant Clinton Njie (53, 55). Un retour réussi pour le Camerounais qui n'avait plus joué depuis le match nul contre Angers le 20 août, en raison d'une blessure à la cuisse. Cette victoire permet aux Marseillais de remonter à la 6e positi

- Fin de série pour Metz et Angers

Fin de série pour Metz et Angers. Les Lorrains, qui sortaient de cinq défaites en autant de journées, ont enfin marqué leurs premiers points en Ligue 1 cette saison, mettant du même coup fin à l'invincibilité d'Angers (une victoire, quatre nuls). Les Grenats l'ont emporté grâce à un but de leur attaquant Nolan Roux, le deuxième à son compteur.

Résultats complets de la 6e journée:

vendredi

Toulouse - Bordeaux 0 - 1

samedi

Monaco - Strasbourg 3 - 0

Troyes - Montpellier 0 - 1 

Dijon - Saint-Etienne 0 - 1

Guingamp - Lille 1 - 0

Nantes - Caen 1 - 0

dimanche

Amiens - Marseille 0 - 2

Rennes - Nice 0 - 1

Angers - Metz 0 - 1

Paris SG - Lyon 2 - 0

RFI

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En marge de l’Assemblée générale de l’ONU, une réunion spécifique aura lieu sur le G5 Sahel ce lundi 18 septembre après-midi à New York. Elle réunira les présidents des cinq pays du groupe, Emmanuel Macron, Alpha Condé, président en exercice de l’Union africaine, la chef de la diplomatie européenne et le secrétaire général de l’ONU. Une réunion de haut niveau pour inciter la communauté internationale à soutenir la force antiterroriste conjointe au moment où le déblocage de financement devient crucial pour sa mise en place effective.

Alors que le G5 et Paris veulent voir la force mener ses premières opérations dès octobre, il manque encore les trois quarts des 423 millions d’euros jugés nécessaires pour sa mise en place effective. C’est donc toute une séquence diplomatico-financière pour convaincre la communauté internationale et notamment les Etats-Unis de mettre la main à la poche qui s’engage avec cette réunion de New York.

En réunissant ces personnalités de haut niveau, le but est d’abord de montrer que les pays du G5, Paris, l’Union africaine, l’Union européenne et les Nations unies sont unanimement convaincus de la pertinence de cette force et de la nécessité de la soutenir.

On ignore encore si les Américains, pourtant invités, prendront part à la réunion et si oui, avec quel niveau de représentation. D’après une source dans l’organisation, le président malien ne serait pas prêt à se contenter d’une personnalité de second plan.

Appel à la mobilisation financière

Mardi, c’est à Berlin qu’un atelier plus technique regroupera des représentants des ministères de la Défense des pays du G5 et de l’Union européenne pour définir et chiffrer plus précisément les besoins matériels de la force.

Mais la réunion new-yorkaise vise surtout à lancer la mobilisation en amont de la conférence de donateurs de la mi-décembre qui aura lieu en marge du Conseil européen de Bruxelles, et non dans un pays du G5 comme initialement prévu, pour faciliter la présence du plus grand nombre de pays et institutions possibles. Cependant, sans préjuger de son succès, le fait que cette conférence se tienne en décembre alors qu’elle avait été annoncée pour octobre laisse craindre une accumulation de retard pour l’opérationnalisation de la force.

A (RE)ECOUTER :Financement du G5 Sahel: le silence de Washington et de Londres

Les autres dossiers africains à New York

Plusieurs chefs d’Etat africains ont fait le déplacement à New York pour l’Assemblée générale de l’ONU. Ils espèrent faire entendre leur voix alors que l’actualité est dominée par une multitude de crises internationales.

Mise à part la réunion sur le G5 Sahel, quelques crises africaines occuperont le devant de la scène. Le Mali, avec un événement à part consacré au processus de paix toujours au point mort.

La Centrafrique avec le président Touadéra qui devrait plaider pour une augmentation du plafond de casques bleus dans le pays.

Les crises au Soudan du Sud et en République démocratique du Congo seront discutées de manière plus confidentielle.

La Libye fera, elle, l’objet d’une réunion autour du président français Emmanuel Macron. Denis Sassou-Nguesso, président du comité de haut niveau de l’Union africaine sur la Libye, devrait réitérer son appel à ne pas ignorer la voix de l’Afrique dans la résolution de ce conflit.

Les leaders africains devraient d’ailleurs être réunis mercredi lors d’un déjeuner autour du président américain Donald Trump.

Il devrait leur demander de s’engager politiquement à résoudre les crises sur leur continent au sortir d’une réunion ministérielle sur la réforme du maintien de paix qui devrait publiquement aborder ce thème.

RFI

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Il sera l’une des vedettes de l’Assemblée générale de l’ONU. Donald Trump, farouchement critique envers l’organisation mondiale, doit présenter ce lundi 18 septembre 2017 à New York un projet de réforme des Nations unies avant de prendre mardi la parole devant les chefs d’Etat et de gouvernement. Comment le président américain voit-il le rôle des Etats-Unis au sein de l’ONU ?

Il sera l’une des vedettes de l’Assemblée générale de l’ONU. Donald Trump, farouchement critique envers l’organisation mondiale, doit présenter ce lundi 18 septembre 2017 à New York un projet de réforme des Nations unies avant de prendre mardi la parole devant les chefs d’Etat et de gouvernement. Comment le président américain voit-il le rôle des Etats-Unis au sein de l’ONU ?

Derrière cette demande se cache une approche purement comptable. Et qui ne date pas de Donald Trump, comme l’explique l’ancien diplomate Manuel Lafont Rapnouil, aujourd’hui directeur du bureau parisien du European Council on Foreign Relations :

« La direction que les Etats-Unis adoptent traditionnellement, Trump ou pas Trump, c'est une réforme d'efficacité budgétaire et la lutte contre la bureaucratie, la diminution des dépenses inutiles, la rationalisation du fonctionnement... Donc, c'est une réforme déterminée beaucoup par des objectifs budgétaires et des objectifs comptables. »

« On l'a vu quand Nikki Haley, l'ambassadrice américaine, a ouvert la discussion sur le budget du maintien de la paix, ajoute Manuel Lafont Rapnouil. Elle est arrivée avec tout un discours sur le manque d'efficacité des missions des casques bleus. On a très bien vu, à la fin du débat, ce qu'elle a annoncé. Ce qu'elle a mis en avant, notamment vis-à-vis du public américain et du Congrès américain, c'est qu'ils avaient économisé 500 millions. »

« A mon avis, il n’y aura pas de coupes drastiques »

Les Etats-Unis peuvent-ils bloquer le fonctionnement de l’ONU ? Cela paraît très difficile, si ce n’est impossible. Les contributions nationales au budget de l’organisation sont obligatoires, un changement des quotas requiert l’approbation de l’Assemblée générale. Et d’après le chercheur Stewart Patrick, aux Etats-Unis, la position du président ne fait pas l’unanimité au sein du Parti républicain.

« Même les républicains à Washington, traditionnellement sceptiques à l’égard des Nations unies, se rendent compte d’une chose : il serait contre-productif de demander à la fois une meilleure performance de l’ONU et de vouloir réduire la contribution américaine au budget de l’organisation. Je pense que le budget américain alloué aux Nations unies sera finalement assez proche de celui de ces dernières années. A mon avis, il n’y aura pas de coupes drastiques. »

Un Donald Trump plus pragmatique qu'il n'y paraît ?

Autrement dit, certains s'attendent à ce que Donald Trump mette un peu d’eau dans son vin. Car au-delà du discours aux accents nationalistes, du type « America first », qui est un discours qui s’adresse à sa base électorale, il y a une réalité géopolitique que le président ne peut pas ignorer, explique Manuel Lafont Roupnil.

« Il s'est retiré de l'accord de Paris sur le climat, c'est un signe très fort d'un manque d'intérêt et d'une défiance vis-à-vis des mécanismes de coopération internationale. Mais par exemple, sur la Corée du Nord, l'essentiel de la stratégie américaine, aujourd'hui, elle est de négocier, au Conseil de sécurité avec les autres Etats membres du Conseil, des régimes de sanctions onusiens. »

RFI

dimanche, 17 septembre 2017 16:56

Sénégal: le mouvement anti-franc CFA de retour dans la rue

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Plusieurs centaines de manifestants se sont réunis samedi 16 septembre dans plusieurs villes d'Afrique francophone, à l'appel du mouvement Urgences panafricanistes, pour dire non au franc CFA, notamment à Cotonou, Dakar, Libreville où la manifestation a été aussitôt dispersée ainsi qu'à Bamako. A Dakar, entre 300 et 400 personnes se sont mobilisées, quelques semaines après un autre rassemblement lors duquel Kémi Séba avait brûlé un billet de 5 000 francs CFA.

Plusieurs organisations ont appelé à ce nouveau rassemblement à Dakar contre le franc CFA. Parmi elles, Y'en a marre, Non aux APE... Ou encore Urgences Panafricanistes, l'ONG du militant radical Kémi Séba. Depuis son expulsion du Sénégal, le mouvement anti-CFA prône la collaboration entre membres d'une société civile pourtant opposée sur de nombreuses questions, mais qui souhaite apparaître unie sur le sujet du franc CFA.

« C'est notre combat aussi, c'est le combat de la jeunesse sénégalaise, affirme Simon, rappeur du mouvement citoyen Y'en a marre. On a toujours tenu dans nos textes de rap, dans nos discours, dans nos conférences. Partout où l'on voyage, on en parle. Et c'est normal quand il y a ce genre de front aussi de venir participer à la manifestation. »

Ainsi, la société civile entreprend de vulgariser la pensée des économistes anti-CFA via des rassemblements, des interventions dans les médias... Et pourquoi pas en joignant le geste à la parole avec des actes qualifiés de « symboliques ». Pour le militant Guy Marius Sagna, l'objectif sur le long terme est de sortir définitivement de la zone CFA. « En attendant cela, nous pensons que sortir la France du conseil d'administration ne doit pas pouvoir prendre une année. Rapatrier nos réserves de change, qui sont au niveau du Trésor public français, ne doit pas prendre non plus une éternité », estime-t-il.

Autorisée à Dakar, la manifestation a été interdite à Tambacounda et Kaolack. Et pour ce premier rassemblement depuis l'expulsion du sulfureux militant Kémi Séba, un de ses admirateurs a avalé un billet de franc CFA face à quelques centaines de personnes, malgré le caractère toujours illégal de l'acte.

 RFI

 

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Critiquée de toutes parts, Aung San Suu Kyi n’a quasiment pas commenté les violences qui secouent l’ouest de son pays, la Birmanie. Ces dernières ont pourtant obligé plus de 400 000 Rohingyas musulmans et 30 000 Arakanais bouddhistes à fuir. Principale figure de l'actuel gouvernement, prix Nobel de la paix, la conseillère d’Etat birmane s’est contenté d’accuser des terroristes d’avoir mené des attaques. La presse officielle de son pays la défend.

Aung San Suu Kyi ne se rendra pas à New York pour l'Assemblée générale de l'ONU, mais s'adressera à son peuple pour la première fois mardi depuis Naypyidaw au sujet des musulmans rohingyas dans l'Etat de l'Arakan. Le message de la lauréate du prix Nobel de la paix sera particulièrement scruté au sein de la communauté internationale, où des voix se sont élevées pour s'étonner de la passivité d'Aung San Suu Kyi face à ce que l'ONU qualifie de « nettoyage ethnique ».

Ce week-end, la presse officielle birmane a réagi en défendant sa position et son action. Le New Light of Myanmar vole au secours d’Aung San Suu Kyi. Photo à l’appui, l’organe de presse du pouvoir publie un reportage sur l’aide humanitaire apportée par les autorités aux déplacés du conflit arakanais, y compris aux musulmans. Il retranscrit l’interview qu’a donnée une ancienne diplomate américaine à une chaîne de télévision occidentale, dans laquelle elle dit comprendre la position très délicate d'Aung San Suu Kyi, du fait que la plupart des Birmans considèrent les Rohingyas comme des immigrés illégaux et soutiennent par conséquent les opérations de l’armée.

Aung San Suu Kyi ne peut donc pas aller à l’encontre de l’avis général sur un sujet aussi brûlant. La presse officielle insiste également sur le fait que la conseillère d'Etat agit pour résoudre la crise. Elle a accepté les recommandations de la commission dirigée par l’ancien secrétaire général des Nations unies, Kofi Annan, qui préconise de donner des droits à la minorité rohingya, notamment la liberté de mouvement.

RFI

dimanche, 17 septembre 2017 16:44

Ligue 1: Marseille respire mieux

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Sans véritable inspiration dans le jeu, Marseille s'est tout de même rassuré à Amiens (2-0), grâce au retour de l'attaquant Clinton Njie, auteur d'un doublé dimanche, lors de la sixième journée de Ligue 1.

Après une petite victoire contre les Turcs de Konyaspor en Europa League (1-0), les Marseillais mettent fin à l'hémorragie en Ligue 1. Ils restaient sur deux cinglantes défaites à Monaco (6-1) et à domicile contre Rennes (3-1) en championnat.

Les Marseillais, très brouillons en début de partie, ont encore des progrès à faire, mais ils ont eu le mérite de relever le défi physique proposé par les Amiénois

Et surtout, ils font un peu baisser la pression qui pesait sur les épaules de l'entraîneur Rudi Garcia, alors que des "Garcia démission" avaient dévalé des tribunes lors de la défaite contre Rennes.

D'abord très discret et un peu nerveux, Njie a fini par délivrer les siens coup sur coup (53e et 55e). Pour son premier but, il a repris du torse un centre de Sakai. Sur le second, il a marqué de près après un très joli numéro de Florian Thauvin.

C'est un retour réussi pour le Camerounais: lui qui n'avait plus joué depuis le match nul contre Angers le 20 août, en raison d'une blessure à la cuisse, a inscrit deux buts cruciaux pour son club encore convalescent.

A l'image de son équipe, le buteur du jour a eu pourtant beaucoup de mal en première période. Il faut dire que le premier acte, très engagé, a parfois davantage ressemblé à une bagarre qu'à un match de football.

- Bagarre -

Les Marseillais, avec un Dimitri Payet à nouveau aligné au poste de meneur de jeu, ont affiché de belles intentions pendant quelques minutes mais ont vite paru découragés par le bloc picard, très bien organisé. Il a fallu attendre la 28e minute pour la première occasion cadrée, une frappe de Florian Thauvin facilement captée par le gardien picard.

Signe que la fébrilité est encore de mise à Marseille, les coéquipiers d'Adil Rami ont même parfois paniqué en défense, notamment entre la 30e et la 33e, où Yohann Pelé a été sollicité trois fois d'affilée.

La pause a fait du bien aux Marseillais qui sont revenus avec de bien meilleures intentions, et le doublé de Njie a libéré les esprits.

La fin de match a ainsi été beaucoup plus tranquille, avec quelques occasions pour aggraver le score face à des Picards un peu endormis. Visiblement, le 2-0 suffisait aux Marseillais qui repartent de l'avant, avec dix points. L'OM recevra Toulouse dimanche prochain, avant un déplacement à Nice autrement plus délicat.

Résultats de la 6e journée de la Ligue 1 de football: 

Vendredi

Toulouse - Bordeaux 0 - 1

Samedi

Monaco - Strasbourg 3 - 0

Troyes - Montpellier 0 - 1

Dijon - Saint-Etienne 0 - 1

Guingamp - Lille 1 - 0

Nantes - Caen 1 - 0

dimanche

Amiens - Marseille 0 - 2

(17h00) Rennes - Nice

Angers - Metz

(21h00) Paris SG - Lyon

RFI

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Zinédine Zidane, l'entraîneur du Real Madrid, s'est défendu samedi face aux critiques, promettant un sursaut dimanche contre la Real Sociedad en Liga (20h45) et rappelant que son équipe, double championne d'Europe en titre, n'avait "pas trop mal fait" les choses ces derniers mois.

Probant vainqueur en août de la Supercoupe d'Europe (2-1 contre Manchester United) et de la Supercoupe d'Espagne (3-1, 2-0 contre Barcelone), le Real a brutalement ralenti en concédant deux matches nuls consécutifs en Liga, face à Valence (2-2) puis Levante (1-1)

"J'ai l'impression quand même qu'on n'a pas trop mal fait (les choses) jusqu'à maintenant. De temps en temps c'est bien que je le dise, quand même!", a ironisé Zidane en conférence de presse. "On dirait de temps en temps qu'on fait les choses mal, mais je n'ai pas l'impression. On peut faire 90 minutes de haut niveau, comme on l'a fait", a-t-il rappelé.

Dans ce contexte, c'est une équipe affaiblie par les absences (Cristiano Ronaldo, Benzema, Marcelo, Kroos, Kovacic...) qui se déplace dimanche soir sur le terrain de la Real Sociedad, coleader de Liga avec le FC Barcelone avant la 4e journée ce week-end.

"On accepte qu'il y ait des critiques. On sait où on est, on sait ce qu'on veut et où on veut aller. Demain (dimanche) c'est un match très important pour nous, et ça va être un beau match pour montrer qu'on est bien, tout simplement", a lancé Zidane.

Au stade Anoeta, le Real sera à nouveau privé de son attaquant-vedette Ronaldo, qui purge ce week-end le dernier de ses cinq matches de suspension récoltés pour avoir bousculé un arbitre. Zidane a assuré que d'autres joueurs, comme l'ailier gallois Gareth Bale, reprendraient le flambeau en l'absence du quadruple Ballon d'Or.

RFI

"On n'a pas le choix de toute façon. Quand (Cristiano) est là, c'est bien, on est tous contents, et quand il n'est pas là il faut faire avec. Je fais confiance à tous mes joueurs. Quand ils ont la possibilité de jouer, ils le font bien", a dit le technicien français, qui a défendu Bale, en manque de réussite ces derniers temps.

"J'espère qu'il va marquer deux buts et que cela changera la dynamique de ce que tout le monde pense de lui", a souligné Zidane.

samedi, 16 septembre 2017 14:11

Sénégal: des députés bientôt sanctionnés?

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Au Sénégal, les 165 députés ont donc pris leurs fonctions jeudi 14 septembre. Avant le lancement des activités parlementaires la semaine prochaine, les élus gèrent leurs inscriptions administratives car ils ont un statut à part avec de nombreux avantages.

S'ils ont des devoirs, les députés ont aussi des droits et un statut de privilégié; notamment un passeport diplomatique, une indemnité mensuelle de 1,3 million de francs CFA, un véhicule 4X4 neuf avec l'entretien payé par l'Assemblée, 300 litres de carburant. Pour les 16 membres du bureau, l'indemnité monte à 3 millions de CFA, 500 000 francs CFA pour le téléphone, 2 véhicules.

Quant au président Moustapha Niasse, son salaire est de 5 millions de CFA, près de 40 millions de fonds politiques lui sont également attribués. Ces avantages pourraient-ils être revus en cas d'absentéisme ? Le président Niasse a déclaré qu'une commission serait créée : « Nous prenons en charge le dossier de l’absentéisme des députés, elle proposera au terme de ses travaux des mesures pratiques destinées à mettre fin à ce phénomène sans violence inutile et sans faiblesse coupable, comme disait Senghor. »

Difficile de savoir si Moustapha Niasse souhaite sanctionner l'absentéisme par une retenue sur l'indemnité. Les députés interrogés ne l'imaginent pas une seule seconde. « L'argent ne change rien », explique l'un d'eux à RFI et qui estime « qu'il y a d'autres priorités à gérer à l'Assemblé que l'absentéisme ».

RFI 

 

 

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