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Réfugiés : Europol s'inquiète de la disparition d'enfants-Certains restaurants chinois serviraient de la viande humaine

Telerama.fr

Il nous faut être très prudent mais le monde devient fou. Les enfants, les femmes sont les victimes en général. En, Italie, en lybie, en Irack, etc , les plus malheureux sont les victimes.

Esclaves en Lybie ou ailleurs par le fait des passeurs, vente de viande humaine pour faire plus de profit, violence gratuite filmée, et le monde se tait. Pourquoi autant dde dérive. Restez ches vous ou soyez prudent, signalez tout dysfonctionnement qui peut porter atteinte aux humains,  aux anuimaux etc. Les réfugiés sont des proies faciles. P B C

 


Alors que l'agence policière redoute le déploiement d'une infrastructure criminelle paneuropéenne qui cible les enfants migrants, l'artiste chinois Ai Weiwei a posé pour une photo-choc rappelant celle du petit Aylan.


Le chiffre fait froid dans le dos. Selon l'agence policière Europol, qui s'appuie sur des informations fournies par les pays européens ou accessibles publiquement, près de 10 000 enfants migrants non accompagnés ont disparu en Europe entre les 18 et 24 derniers mois. Il s'agit plus exactement d'enfants dont « toute trace a été perdue après leur enregistrement auprès des autorités européennes », a précisé un responsable de l'agence. Sur ces 10 000 enfants, la moitié aurait disparu en Italie, quelque 1 000 autres en Suède. D'autres encore (mais le nombre reste incalculable) ont probablement retrouvé des membres de leur famille. Sur plus d'un million de migrants arrivés en Europe en 2015, environ 27 % d'entre eux sont des enfant, estime Europol.
L'agence redoute surtout que ces « enfants manquants» soient exploités à des fins sordides. En effet, elle souligne qu'une « infrastructure criminelle » paneuropéenne sophistiquée pourrait s'être développée dans le but d'exploiter les migrants illégaux, par l'esclavage ou des activités liées au commerce du sexe. En Allemagne et en Hongrie, notamment, un grand nombre de criminels ont été interpellés alors qu'ils exploitaient des migrants.
Au même moment, l'artiste Ai Weiwei, ultra-présent et hyperactif aux côtés des réfugiés qui arrivent chaque jour sur l'île grecque de Lesbos, refait parler de lui. Pour le compte d'un journal indien, India Today, un photographe a pris une photo de lui une photo de lui, allongé face contre terre sur une plage de galets de l'île, dans une posture qui rappelle celle d'Aylan Kurdi, l'enfant syrien de trois ans retrouvé sans vie le 2 septembre 2015 sur une plage de Bodrum (Turquie).
Paris : des migrants retrouvés congelés dans un restaurant chinois
JeanDavid Dreyfus


Un restaurant chinois a été fermé et ses salariés arrêtés par la police très tôt ce matin, selon les informations rapportées par une source locale. Le gérant serait toujours en fuite.
La police nationale enquêtait depuis un certain moment suite à des disparitions de migrants dans le XIIème arrondissement.

Les pistes conduisaient à ce restaurant chinois, qui malgré un taux de clients extrêmement bas depuis 2006, continuait d'ouvrir ses portes.
Très mal noté sur tripadvisor, on retrouve aujourd'hui des commentaires qui font froid dans le dos, indiquant par exemple que la viande de porc était trop grasse, ou que le nem au poulet a un goût de renfermé...


La police ayant donc suivi ses pistes, une perquisition sur ordre sur tribunal de grande instance vers 6h00, amena ceux-ci à faire une découverte sordide: des hommes adultes entreposés dans le sous-sol frigorifié du restaurant.
Les circonstances de la mort de ces migrants n'a pas été déterminé. Il semblerait s'agir, en tout état de cause, de personnes d'origine soudanaise, érythréenne et afghane.
"Pour des raisons financières, certains sont prêt à tout", nous a confié une association locale d'aide aux migrants. "Apparemment, leur viande servait à constituer les nems au poulet, le porc au caramel, le sauté de porc et la brochette de boulette de boeuf au fromage. C'est très écoeurant [...] mais cela doit nous rappeler que nous avons à faire à des personnes vulnérables".


Des sources proches du dossier nous ont confirmé en fin de matinée que le gérant serait à l'heure actuelle en Chine. L'enquête se poursuit.
Jean-David Dreyfus, pour Nordpresse.

 

vendredi, 21 juillet 2017 20:20

France: Macron, la fin de l'état de grâce

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Emmanuel Macron s'est rendu jeudi 20 juillet sur la base aérienne d'Istres dans le sud de la France. Il s'est engagé à ce que le budget de l'armée augmente l'an prochain alors que 850 millions d'euros d'économies sont demandés à la Défense. Le président était en opération séduction auprès des militaires après les tensions qui ont éclaté avec la démission du général de Villiers de son poste de chef d'état-major. C’est la première crise politique depuis le début de son quinquennat deux mois à peine après son entrée à l'Elysée.

Depuis son arrivée au pouvoir, les opposants à Emmanuel Macron avaient beaucoup de mal à trouver le bon angle d'attaque. Ni le départ de 4 ministres le premier mois ni les ennuis judiciaires de la ministre du Travail Muriel Pénicaud n'ont mis le président en difficulté.

Mais l'état de grâce s'est aujourd'hui évaporé. Jusque-là dispersée, l'opposition est aujourd'hui soudée pour accuser le président « d'autoritarisme » après la démission du chef d'état-major des armées.

L'unité se fissure même en interne. A l'Assemblée nationale, certains élus de la majorité En Marche refusent de voir disparaître la réserve parlementaire quand d'autres critiquent le statut promis à Brigitte Macron.

En début de semaine, la grogne a gagné les élus locaux, vent debout contre les 13 milliards d'euros d'économies réclamées par le gouvernement.

Dans les enquêtes d'opinion enfin, la « magie » Macron s'estompe. La cote de popularité du chef de l'Etat a reculé de 3 points au mois de juillet.

Le chef de l'Etat a vite réagi. Mardi, il a promis aux élus de la majorité qu'ils ne seraient pas soumis au « caporalisme ». Jeudi, il cajolait les militaires. Cette semaine, Emmanuel Macron a touché les premières limites de sa méthode jupitérienne.

vendredi, 21 juillet 2017 20:18

Une CAN à 24 équipes, le chantier immense du Cameroun

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La Coupe d’Afrique des nations se jouera à 24 équipes dès l’édition 2019. Cette révolution dans le monde du football africain ne sera pas sans conséquence sur l’organisation de la prochaine CAN au Cameroun, un pays qui devra se retrousser les manches pour répondre au prochain cahier des charges. Ou pas !

Après les paroles, place aux actes. La CAN à 24 équipes dès l’édition 2019 est sans aucun doute la plus grande décision récente de la Confédération africaine de football, un chantier qui s’annonce colossal. Et plus que le Cameroun, le prochain pays hôte, c’est tout un continent qui doit relever ce défi. Un défi qui pose des tonnes de questions.

Montrer aux yeux du monde entier que le Cameroun est un grand pays

A commencer par l'attitude du pays organisateur, Champion d'Afrique sortant, mis devant le fait accompli après cette annonce. « Nous avons l’obligation de soutenir cette action pour que le football africain soit dans une dynamique », nous annonce Tombi A Roko, le président de la Fédération camerounaise de football, visiblement prêt à collaborer sans contestation. « Une CAN à 24 ne menace aucunement l’organisation camerounaise. Nous serons prêts. Aujourd’hui, nous avons une très bonne occasion de montrer aux yeux du monde entier que nous sommes un grand pays », ajoute-t-il. Optimiste, Tombi A Roko dit avoir eu l’assurance « des plus hautes autorités » de son pays et assure que la livraison de six stades avant juin 2019 n’est pas une utopie.

« Avec de la bonne volonté et un amour du football, l’objectif de tout le monde est d’organiser une CAN à la hauteur de nos professionnels. Une CAN qui doit se jouer dans de bonnes conditions. Et nous ne reculerons pas devant cela », a commenté le président Ahmad en conférence de presse, sans pour autant vouloir s'étendre sur le cas particulier du Cameroun.

Ahmad : « Je serai intransigeant sur le standard de la CAN »

Au-delà des enceintes sportives, le Cameroun devra aussi assurer l’hébergement et le transport. « Il n’y a pas d’inquiétude en ce qui concerne toutes les infrastructures nécessaires, les télécommunication et la sécurité », annonce Tombi A Roko. Le Cameroun, qui sera inspecté en septembre prochain, devrait aussi connaitre à ce moment-là les nouvelles exigences du futur cahier des charges. L'été devrait être long du côté de Yaoundé.

« Il fallait donner la chance aux petits pays qui rêvaient de la CAN. Merci au comité exécutif d’avoir pris des décisions courageuses. Je serai intransigeant sur le standard de la CAN. Soit le pays y répond, soit il ne l’organise pas », a martelé Ahmad depuis l’annonce.

C’est une semaine assez historique qu’a vécu le football africain à Rabat au Maroc. « Un évènement qui fera date pendant des décennies », comme l’a souligné le président de la Fédération marocaine de football, Fouzi Lekjaa. De son côté, le président Ahmad souhaite quitter le Maroc avec la conviction d’avoir pris « les bonnes décisions ».  « L’histoire nous jugera », a-t-il conclu.

RFI

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Encore une semaine de campagne électorale au Sénégal. Les législatives se tiendront le 30 juillet et les différents camps multiplient les déplacements dans tout le pays pour tenter de convaincre les électeurs qui seront nombreux, car ces élections à différents niveaux sont exceptionnelles.

Avec pour candidats un ex-président, un Premier ministre et le maire de la capitale en prison, ces législatives sont déjà hors normes. Tout comme leur organisation, car il a été décidé l’an dernier de revoir le fichier électoral en tablant sur quatre millions d’électeurs. Problème : 6,5 millions de personnes se sont inscrites.

Un travail de masse rappelle Thiendella Fall, le directeur général des élections : « Quand vous faites six millions de cartes, c’est un travail de masse. Nous avons eu à recruter 2 700 vacataires. Et malgré tout le dispositif de contrôle qui a été mis en place, il y a quand même des erreurs qui persistent. »

Un budget hors normes

Le directeur promet donc que tout sera réglé d’ici le 30 juillet, jour du scrutin de ces législatives qui s’annoncent comme les plus chères de l’histoire. En effet, la volonté du président Macky Sall d’ouvrir le vote aux candidats indépendants a fait exploser le nombre de listes, il y en a 47.

L’impression seule des bulletins, sept millions pour chaque liste, coûtera plus de cinq milliards de francs CFA, a indiqué Ibrahima Diallo, directeur de l’automatisation du fichier électoral : « Les bulletins de vote coûtent excessivement cher. Chaque bulletin coûte à peu près dans les 18 francs. Tout de suite, ça vous fait cinq milliards et quelques pour les bulletins de vote seulement. »

Problème logistique, dépense importante, s’ajoute à cela pour les autorités l’obligation de canaliser la violence qui marque la campagne électorale. Des individus ont été filmés dans les cortèges avec des armes à feu, des machettes alors que d’autres ne viennent que pour faire les poches des badauds.

RFI

vendredi, 21 juillet 2017 19:37

Sénégal: Abdoulaye Wade en campagne à Dakar

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Depuis son retour au Sénégal il y a 10 jours, sa parole lors des meetings est rare. Abdoulaye Wade, candidat aux législatives du 30 juillet, a accepté ce vendredi de s’exprimer au micro de RFI et de TV5 Monde. A 91 ans, l’ex-président partait à la rencontre de la population de la capitale lorsqu’il a pris la parole, et évoqué la forte mobilisation autour de lui et sa certitude de gagner le scrutin.

Il y a une mobilisation au-delà de tout ce qu'on pouvait imaginer (...) parce que cette fois-ci il y a en plus de mes militants tous les mécontents

RFI

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La position du général Pierre de Villiers était devenue intenable. Le chef d'état-major de l'armée française a donc fini par remettre sa démission ce 19 juillet au président de la République française. Depuis la semaine dernière, le général était en conflit ouvert avec Emmanuel Macron concernant le coup de rabot de 850 millions d'euros demandé au ministère de la Défense cette année. Trois experts livrent à RFI leur vision de cette crise historique.

Les 850 millions d’euros d’économie, un arbitrage qui tombe mal ?

« On est face à la fois à une crise de confiance comme l’a indiqué le chef d’état-major des armées et à une crise budgétaire. Le coup de rabot de 850 millions d’euros aux armées pose un réel problème alors même que les armées françaises sont en suractivité et donc en surchauffe depuis maintenant plusieurs années. Même si certains pensent qu’il serait plus facile de faire des économies de personnel sur le programme Sentinelle, globalement il est très difficile d’évaluer quel est le plus contraignant des théâtres d’opération », explique Frédéric Coste, maître de recherche à la fondation pour la recherche stratégique.

Le général Dominique Trinquand,  ancien chef de la mission française auprès de l'ONU, et qui a conseillé l'équipe d'Emmanuel Macron durant la campagne présidentielle, rappelle le contexte stratégique : « Le président a pour volonté de rapidement descendre en-dessous des 3% fatidiques imposés par l’Union européenne, de façon à relancer la machine France et, à moyen et long terme, d’augmenter le budget de la Défense. Donc sur le court terme, c’est vrai que c’est très dommageable. Maintenant nous sommes au mois de juillet, il faut rétablir les comptes avant le mois de décembre. Que fait-on ? Les budgets de fonctionnement sont évidemment très difficiles à modifier. Donc c’est le budget d’investissement et le plus gros budget d’investissement, c’est celui des armées. On en revient à la fameuse variable d’ajustement qui est absolument très dommageable et qui a été le choix du président ».

Un «recadrage» vexatoire ?

Pour Dominique Trinquand, les militaires sont habitués à ce genre de recadragemais la méthode utilisée est regrettable. « Dans l’armée, il est fréquent de dire : maintenant on a assez discuté, c’est moi le chef et maintenant, on fait comme ça. Il y a deux points qui sont à prendre : le premier c’est qu’on avait peu l’habitude de ce langage de la part d’un chef politique, d’un responsable politique. Donc là, le président Macron, mais ça fait partie de toute la trajectoire sur laquelle il est depuis son élection, réinstalle le rôle régalien du chef de l’Etat. Ensuite, les méthodes sont un peu différentes : dans l’armée, lorsqu’on recadre un chef, on ne le recadre pas devant ses subordonnés. C’est ce qui a été fait, ce qui est un peu dommage. Maintenant, je voudrais rappeler que dimanche, le président Macron au cours d’une interview a rappelé que ce recadrage n’était pas destiné uniquement au chef des armées, mais à l’ensemble des intervenants sur le dossier défense. Ceci est à prendre en compte aussi, même si, et je le dis bien fermement : sur le plan de la méthode, c’est très dommageable surtout pour un chef comme le général Pierre de Villiers, qui est absolument apprécié de toutes ses troupes. Et c’est tout à fait dommage ».

Premier couac d'Emmanuel Macron ?

Pour Frédéric Coste, maître de recherche à la Fondation pour la Recherche Stratégique (FRS), « le dernier élément qui explique cette crise, c’est aussi l’attitude du président Macron. On a un président qui investit énormément les symboles régaliens de chef des armées afférents à la fonction présidentielle. On a donc eu une distorsion entre la définition jupitérienne de la présidence, une contradiction entre cette utilisation des symboles de chef des armées, et l’arbitrage qui tombe et qui est extrêmement défavorable aux armées. Que les armées participent à la réduction de la dépense publique c’est normal, mais là c’est extrêmement défavorable et l’effort porte sur l’ensemble de la sécurité nationale, puisque ce sont des centaines de millions d’euros d’économie qui sont demandés également à la gendarmerie, la police et la justice ».

Le général Dominique Trinquand revient sur cette posture du président français qui se dit très proche des armées et attaché en tout cas à la sécurité extérieure et intérieure de la France et sur la déception des soldats : «Je pense que le parcours du président nouvellement élu a été remarquable jusqu’à maintenant vis-à-vis des armées. Il a montré l’intérêt qu’il leur portait. Dans ses discours, il montrait l’intérêt qu’il portait à la protection, à leur accompagnement. Il avait bien établi son image auprès des armées. Là, cet affrontement est dommage parce que ça gâche un départ qui était plutôt bon ».

Une «guéguerre» entre ministères ?

« Le gouvernement, mis en place par le président Macron vient de changer. Il y en avait un premier et, au bout d’un mois, il a changé. Le ministère de la Défense s’est donc trouvé très pénalisé puisque Sylvie Goulard a quitté le gouvernement et donc c’est Florence Parly qui a pris la suite, et qui donc en fait, découvre ce dossier-là. Là, il y a une manœuvre d’opportunité, si je peux me permettre, de Bercy qui a profité de ce déséquilibre au sein du ministère des Armées, du changement de ministre, qui pourtant connaît très bien les aspects budgétaires, pour essayer de la prendre de vitesse avant qu’elle ne soit capable de vraiment étayer les dossiers dans un arbitrage avec le président. Là, effectivement, il y une opportunité de la part de Bercy qui est dommage. Et il faut absolument arrêter ce type de guéguerre parce que la sécurité de la France, c’est trop important pour être remis entre les mains d’arbitrages uniquement financiers », concède Dominique Trinquand.

Élie Tenenbaum, chercheur au Centre des études de sécurité de l'Institut français des relations internationales (IFRI) revient sur le quinquennat précédentet le travail du ministre de la Défense. « Jean-Yves Le Drian a remporté tous les arbitrages politiques qu’il a cherché à défendre face à Bercy et face à l’Elysée. Aujourd’hui on reste sur des personnalités politiques qui doivent s’affirmer. Et on a donc un chef d’état-major des armées qui monte au créneau, là ou cela devrait être le rôle de la ministre. D’où une question qui se pose : quel est le poids politique lourd qui, face à un Elysée qui est là pour trancher, pourra jouer l’avocat de la Défense face aux fourches caudines de Bercy qui font là aussi leur travail, c’est-à-dire limiter la dépense publique ou la rendre en tous cas la plus efficace possible ? ».

Une crise «latente» depuis la fin de la Guerre froide

Pour Élie Tenenbaum, cette crise entre l'exécutif et le CEMA (chef d'état-major des armées) était latente depuis de longs mois, voire de longues années. En effet la question des budgets de défense et de leur déflation depuis la fin de la Guerre froide est une préoccupation considérable des armées.

« Elle a été mise en avant à plusieurs reprises au cours de la loi de programmation militaire sous Nicolas Sarkozy, puis sous François Hollande, des coupes successives –plus de 54 000 postes qui ont été réduits depuis 2008. Un coup d’arrêt avait finalement été donné en 2015 au moment des attentats avec des déflations qui avaient été annulées. Celles qui étaient prévues pour les années à venir du quinquennat Hollande sur 2016-2017-2018 avaient été progressivement annulées par l’exécutif à cause des attentats, à cause de la sur-implication des armées sur les théâtres extérieurs. On pense au Sahel, mais également au Levant [NDLR: Irak-Syrie], mais surtout sur le théâtre intérieur dans le cadre de l’opération Sentinelle. Donc on avait un rôle politique des armées finalement qui avait été revalorisé au moment de cette période de crise sécuritaire, qui avait poussé François Hollande finalement à mettre de l’eau dans son vin et à revoir à la hausse ces chiffres. Des engagements avaient ensuite été pris par tout un tas de candidats au cours de la campagne présidentielle 2016 et 2017, dont Emmanuel Macron en faveur d’une amélioration, d’une remontée en puissance, comme on dit, du budget de la Défense. Aujourd’hui, ces engagements se heurtent à une autre réalité qui est la réalité de la stabilité budgétaire et de la limitation des déficits publics ».

RFI

 

 

Tous les trois jours, une nouvelle épidémie apparait en Afrique. Plus grave, en moyenne, le continent enregistre en tout pour tout plus de 100 situations d’urgence par an dont les 80 % sont liées à des épidémies et maladies infectieuses. Ces chiffres qui font frissonner ont été donnés par le directeur régional pour la situation d’urgence de l’OMS en Afrique lors de l’ouverture à Dakar, hier, mardi 18 juillet, d’une première réunion de coordination des partenaires opérationnels impliqués dans la gestion des urgences de santé publique. La rencontre continentale se poursuivra jusqu’au 20 juillet.

Développer une plateforme commune de coordination régionale, harmoniser la formation pour les intervenants dans les situations d’urgence, coordonner les partenaires pour une réponse plus efficace aux urgences de santé. Voilà en résumé, le contexte de  la réunion  de trois jours à Dakar  ouverte hier, et regroupant  plus de 80 experts internationaux issus des agences des Nations Unies, d’ONG, d’institutions de recherche d’Afrique, d’Amérique  et d’Europe.

En introduisant cette importante rencontre, le Dr Ibrahima Socé Fall, directeur régional pour la situation d’urgence de l’OMS en Afrique, a haussé le ton face à l’ampleur des épidémies qui  sont enregistrées régulièrement dans la région.  «Tous les trois jours, une nouvelle épidémie est enregistrée, ce qui fait que le continent totalise en moyenne plus de 100 situations d’urgence par an », a clamé le fonctionnaire des Nations Unies. Qui renseigne en outre que 80 % de ces situations d’urgence sanitaires sont causées par des maladies infectieuses. Sans compter l’émergence de certaines maladies liées à des moustiques : la fièvre jaune, le Zika, la dengue, la fièvre de la vallée du rift. D’autres maladies liées à l’hygiène, à l’assainissement et à l’eau - le cas du choléra - sont également comptées.

Et pour étayer ses arguments, le médecin de citer en exemple le  choléra  qui sévit dans plusieurs pays de la région et l’hépatite E autour du bassin du lac Tchad, au  Niger et au Nigéria. Ainsi que les maladies anciennes dont le paludisme, la tuberculose et le vih Sida qui ne sont pas en reste. «La région africaine est sous le stress des maladies transmissibles à virus épidémiologiques», a souligné le fonctionnaire de l’OMS

DES EXPERTS INDEPENDANTS VONT CONTROLER  LES PAYS

S’expliquant sur les leçons tirées du virus Ebola, le directeur régional pour la situation d’urgence a laissé entendre que ces situations nécessitent l’implication de tous les secteurs. Ensuite le système d’évaluation des pays va changer. Des experts indépendants seront dorénavant envoyés dans les pays pour vérifier réellement leurs capacités par rapport au règlement sanitaire international  qui exhorte  les Etats à mettre en place des capacités qui peuvent détecter, prévenir  et répondre à ces situations d’urgence.  Et pour, au-delà des maladies infectieuses, la nouvelle plateforme de l’OMS prendra en compte les risques chimiques et les risques nucléaires .

Sudonline

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La Haute autorité chargée des de la Sécurité maritime, de la Sureté maritime et de la Protection de l’Environnement marin (HASSMAR) et l’Initiative mondiale pour l’Afrique Occidentale, Centrale et Australe (GI WACAF) ont conjointement organisé un atelier régional sur l’utilisation des dispersants dans le cadre de la lutte contre la pollution marine. La rencontre qui se tient du lundi 17 au jeudi 20 juillet à Dakar est placée sous le thème: «L’utilisation des dispersants en cas de pollution marine par hydrocarbures». Elle vise à lutter efficacement contre la pollution des milieux marins par les hydrocarbures. 11 pays de la sous-région y prennent part.

Les dispersants sont des produits tensioactifs qui accélèrent la dispersion naturelle du pétrole par l’agitation naturelle. Ces produits facilitent la dissociation ou dissémination des nappes d’hydrocarbure en surface en une multitude de gouttelettes réparties dans la colonne d’eau de quelques mètres à quelques dizaines de mètres de profondeur. Pour leur meilleure utilisation, en cas de pollution marine par hydrocarbure, des représentants de 11 pays de la sous-région échangent depuis avant-hier lundi 17 juillet à Dakar et ce jusqu’au jeudi 20 courant, à l’initiative de HASSMAR) et la GI WACAF.

Citant, en exemple, des tragédies maritimes qui se sont produits de par le passé, Aliou Moussa Sow, le Contre-amiral et secrétaire général de HASSMAR, explique qu’«à la lumière des incidents récurrents à travers le monde, les espaces maritimes sont exposés de manière prégnante aux risques de pollution liés notamment au trafic maritime et aux activités d’exploration ou d’exploitation offshore. Les cas de l’Amoco Cadix, de l’Erika, du pétrolier Prestige et de la plateforme Deep Water Horizon, rappellent à suffisance le syndrome catastrophique des marrées noires», a rappelé M. Sow.

Ainsi, pour lutter efficacement contre les marrées noires qui constituent un fléau pour l’écosystème marin, le gouvernement a pris un certain nombre de mesures tant sur les plans juridique qu’institutionnel. «Le Sénégal a ratifié les Conventions maritimes internationales pertinentes, tout en veillant à leur transposition en droit interne et à leur mise en œuvre. Mais aussi l’élaboration d’un cadre de lutte contre la pollution marine et enfin d’une règlementation nationale, depuis 2016, sur l’utilisation des dispersants», a informé le Contre-amiral Aliou Sow.

Quant au représentant de l’Organisation maritime international (OMI) Clément Chazot, par ailleurs chef du projet GI WACAF, il a tenu à rappeler qu’«aucun pays n’est à l’abri d’accidents pouvant entrainer une marrée noire». Pour résoudre rapidement le problème des marrées noires et du coup réduire les effets négatifs sur l’écosystème marin, le représentant de l’OMI propose une mutualisation des forces à travers une «perspective plus globale d’échange et d’alignement des écosystèmes de protection de l’environnement marin à l’échelle régionale pour faire face aux pollutions marines qui, par nature, ne connaissent pas de frontières», a-t-il sollicité.

L’objectif principal de ce séminaire de Dakar est «la consolidation des dispositifs nationaux de prévention et de lutte contre la pollution du milieu marin par les hydrocarbures en se focalisant sur le développement et la mise en place de politiques d’utilisation des dispersants». Il s’agit spécifiquement: du partage des bonnes pratiques  relatives à l’utilisation de dispersants; de a familiarisation avec  l’outil d’aide à la décision qu’est le NEBA lors de l’utilisation de dispersants; du partage d’informations sur les  différentes politiques nationales relatives à l’utilisation des dispersants et du renforcement de capacités des autorités nationales compétentes sur le développement et la mise en œuvre d’une politique d’utilisation de dispersants et le système de prise de décision correspondant.

Sudonline

Les pénuries d’eau récurrentes aux Parcelles Assainies et environs vont bientôt devenir un mauvais souvenir. Hier, mardi 18 juillet, le ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement, Mansour Faye, a officiellement lancé les travaux de construction de deux forages d’un coût de 600 millions de F Cfa à Nord Foire. Ces ouvrages qui seront implantés aux esplanades du Stade Léopold Sédar Senghor et de Yengoulène seront reliés aux quartiers bénéficiaires par une conduite longue de plusieurs kilomètres pour permettre le transport de l’eau. L’exécution des travaux est confiée par la SONES à la SDE.

600 millions de F Cfa, c’est la sommes octroyée par l’Etat du Sénégal  pour la construction de deux nouveaux forages pour alimenter les Parcelles Assainies et certains quartiers environnants en eau. Les travaux ont été officiellement lancés hier, mardi 18 juillet au site de Yengoulène, en présence des ministres Mansour Faye de l’Hydraulique et de l’Assainissement, Amadou de l’Economie, des Finances et du Plan et Abdoulaye Diouf Sarr de la Gouvernance locale et de l’Aménagement du territoire.

Mansour Faye pense que ces ouvrages vont apporter des solutions définitives aux problèmes d’eau dans cette partie de la banlieue dakaroise. «A partir de ce jour, la banlieue ne va plus avoir des problèmes avec la coupure d’eau grâce à ses deux forages», déclare-t-il. Car, ajoute-t-il, d’ici un mois et demi, la durée des travaux qui devront prendre fin d’ici le 31 août, l’eau sera de retour normalement dans cette zone. M. Faye a remercié les deux ministres, Abdoulaye Diouf Sarr, par ailleurs maire de Yoff qui a donné le site de Yengoulène et Amadou Ba pour le financement des forages.

Il annonce deux autres grands projets pour résoudre définitivement le problème du manque d’eau au Sénégal: «KMS3 (troisième usine de Keur Momar Sarr, ndlr)  projet qui permet de relier l’eau de Keur Momar Sarr à Dakar  qui nous rapporte 200.000m3» et le projet de dessalement, un processus qui permet d’obtenir de l’eau douce à partir de l’eau saumâtre ou salée (eau de mer). Il s’agit rarement de retirer les sels de l’eau, mais plutôt l’inverse, d’extraire de l’eau douce. A l’en croire, le dessalement de l’eau de mer est un enjeu important pour l’avenir du Sénégal. «Ces deux projets qui nous donneront 300.000m3 pourront aussi combler les régions de Thiès et de Louga. De ce fait, on aura plus jamais de problèmes d’eau au Sénégal», affirme Mansour Faye.

Et le ministre de l’Hydraulique de relever le partenariat entre la SONES et la SENELEC pour ne plus subir des problèmes d’électricités. D’ailleurs, pour rassurer les sénégalais en matière de fourniture d’eau, il a été décidé d’installer du solaire au niveau des usines de Keur Momar Sarr et Kermel (Sébikhotane) pour avoir une autonomie énergétique pour une bonne distribution de l’eau. Quant à Abdoulaye Diouf Sarr, il estime que beaucoup de moyens ont été octroyés pour la construction de ses deux nouveaux forages pour satisfaire les besoins en eau des populations des Parcelles Assainies et environs.

Le président des délégués de quartiers a, pour sa part, salué le démarrage de ce nouveau projet pour le bien de la commune des Parcelles Assainies.

Pour rappel, les populations des Parcelles Assainies étaient  dans le désarroi total à cause du manque d’eau auquel elles font face depuis des mois, surtout durant le mois de Ramadan de cette année. L’eau ne coulait pas de leurs robinets pendant la journée. Hommes, femmes et enfants étaient obligés de veiller toutes les nuits, jusqu’à deux heures du matin et même au-delà, pour espérer avoir le liquide précieux. Et cette pénurie a été déplorée par tous les habitants de cette commune.

Sudonline

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Trois fans de football africain sur quatre souhaitent que la Coupe d’Afrique des nations (CAN) continue d’avoir lieu tous les 2 ans, tandis que deux sur trois préfèrent que ce soit en juin plutôt qu’en janvier. C’est ce qui ressort d’un sondage mené par RFI auprès de 9000 personnes environ, alors que la Confédération africaine de football évoque l’avenir de la CAN les 18 et 19 juillet 2017. Explications.

« Non » à une Coupe d’Afrique des nations (CAN) tous les quatre ans au lieu de deux. « Oui » à une CAN en juin/juillet plutôt qu’en janvier/février. Augmenter le nombre d’équipes en phase finale ? Pourquoi pas, tant que toutes les régions du continent organisent à tour de rôle la compétition phare du football africain.

Voilà comment on pourrait résumer le résultat du sondage mené par RFI auprès de 9000 personnes environ, en anglais, français, haoussa, swahili et portugais. Des réponses auxquelles nous n’avons malheureusement pas pu ajouter les milliers d’autres laissées par les internautes sur les réseaux sociaux.

Surprise : les sondés sont favorables à une CAN en juin

Que ce soit sur nos sites, sur nos comptes Facebook et Twitter, la tendance est toutefois très nette. L’écrasante majorité des sondés (74,8%) reste attachée à une Coupe d’Afrique des nations tous les deux ans. « La CAN, c’est la vitrine de l’Afrique, la seule compétition majeure regardée en Afrique et dans le monde, estime l’un des votants, en commentaire. La jouer tous les quatre ans, c’est tuer le football sur le continent et l’effervescence qu’il suscite ».

Fin publicité dans 24 s

Concernant la période durant laquelle disputer le tournoi, en revanche, surprise : près de deux personnes sur trois (60,6%) préfèrent qu’il ait lieu en juin/juillet. La Confédération africaine de football (CAF) défend pourtant depuis des années une phase finale en janvier/février. « En juin/juillet, c’est la saison pluvieuse dans la plupart des Etats africains, indique un sondé. Donc, il fait moins chaud, ce qui permettra aux joueurs de se lâcher en donnant le maximum pour leur sélection ».

Plus d’équipes, oui. Mais combien ?

Sur le nombre d’équipes à la CAN, les avis sont beaucoup plus partagés. Si conserver 16 équipes réunit le plus de suffrages (40,9%), une majorité de fans aimerait voir plus de participants en phase finale. Soit 24 (34,6%), soit 20 (20,6%). Une toute petite minorité (0,6%) plaide même pour une Coupe d’Afrique avec 32 pays…

Les internautes sont, enfin, beaucoup plus catégoriques sur le(s) pays hôte(s) de la CAN. Il doit se situer dans une région différente d’Afrique à chaque fois (73%).

La balle est dans le camp de la CAF

La Confédération africaine de football, qui réfléchit à l’avenir de ses compétitions les 18 et 19 juillet au Maroc, est évidemment consciente de tous ces résultats. Ce symposium, voulu par le nouveau président de la CAF Ahmad, doit permettre « l’écriture d’une page d’histoire dans la transformation du football africain ».

« L’actuelle équipe à la tête de la Confédération africaine de football ne doit pas nous faire croire qu’elle est au service de la Fédération internationale de football, prévient toutefois un sondé. Certes, les Africains avaient besoin de changement à la tête de cette institution. Mais pas pour détruire les acquis ».

La CAN doit-elle avoir lieu tous les quatre ans ? *

Oui. 24%

Non, c’est bien tous les deux ans. 74,8%

Pas d'avis. 1,2%

La CAN doit-elle se dérouler en juin et juillet ? *

Oui. 60,6%

Non, c’est bien en janvier/février. 36,4%

Pas d'avis. 3%

Quel est le nombre idéal d'équipes en phase finale de la CAN ? *

16, comme c’est déjà le cas. 40,9%

20. 20,6%

24. 34,6%

Pas d'avis. 2,5%

Autre : 1,6%

La CAN doit-elle avoir lieu obligatoirement dans une région différente d'Afrique à chaque édition ? *

Oui, il faut une rotation. 73%

Non. 22,3%

Pas d'avis. 3,9%

Autre : 0,8%

NB : Sondage réalisé sur les sites de RFI du 23 juin au 17 juillet.

RFI

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La chronique de Pape
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