samedi, 21 avril 2018 11:30

Tel Majnûn et Layla par Moussa DIOP kalime

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Tel Majnûn et Layla par Moussa DIOP kalime

Ta voix m'accompagne, me porte,
Tes murmures, chaque soir me bordent,
Oh Éternel, de Toute Vie,
Tu es d'une miséricorde infinie.

Je T'entends me parler,
Me souffler des mots doux,
Oh Toi, de Toute Éternité,
Ton murmure me procure la joie d'un Fou.

L'ivresse de l'amour,
Tel Majnûn et Layla,
Je rêve de ce jour,
Où mon Être, en Toi, disparaîtra.

Éternel oh Éternel,
Point d'Être si ce n'est Toi

 

Koun Fa Ya Koun: Les épîtres du Buisson Ardent Broché – de Moussa Diop Kalime poète et chroniqueur

MOUSSA DIOP POETE Consultant en communication junior- chroniqueur chez senenews.com, et conseiller en communication au sein de Teranga communication


« Quand nos jeunes ont du talent il faut les accompagner les saluer et faire leur publicité (mettre sur la place publique) Voici une rencontre fortuite comme il m'en arrive souvent à ichrono.info et facebook.

Un texte inspiré et qui nous informe sur le dire ; le langage comme outil.
J'ai volontairement choisi quelques phrases pour vous mettre l'eau à la bouche et vous découvrirez la suite en commandant l'ouvrage sur amazon.papeB CISSOKO


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 Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. Consultant en communication junior

« Avant-propos :


Au royaume du langage :
Dans ma conception du langage, je crois que les lettres ont leur monde, leur mode d'existence. Un monde uniquement à elles, avec un rôle ou une fonction appartenant à chaque lettre. Mais aussi, un monde en relation avec les autres, de sorte qu'il y ait un système de révélation de Dieu vers sa créature « Tannazoul » par l'intermédiation de l'Ange qui transmet le message sous forme de « wahyou » (inspiration de Dieu pour son prophète).

En plus d'un phénomène de montée des paroles de la créature vers Dieu. Cela est vrai par exemple pour des actes cultuels comme la prière canonique, les invocations (les suppliques), le zikr, établissant une communication, un dialogue voulu permanent entre le divin et le créé, ainsi de suite.

C'est peut-être tout le sens de cette parole répétée au retour de l'inclinaison (rouko'on) : « Sami' Allah li man Hamidah » (Allah exauce celui qui Le loue) / «Rabbâna wa lakal Hamd » (Ô notre Seigneur À toi la louange). ....


Imaginez-vous que même le silence se dit, s'entend et se vit. C'est comme si rien ne pouvait échapper aux lettres, aux mots, au langage. Dans la perspective coranique par exemple, il semble que l'acte de création soit au fond un acte de langage, et que finalement toute la création ne serait que signe du verbe divin, ou du divin Lui-même. En effet dans les versets 41-53 de la sourate Al Fussilat, Dieu dit : « Nous leur montrerons Nos signes dans l'univers et en eux-mêmes, jusqu'à ce qu'il leur devienne évident que c'est cela la vérité. Ne suffit-il pas que ton Seigneur soit témoin de toute chose? ». Encore, dans les versets 81 à 83 de la sourate « Yâ Sîne » Dieu dit : « Quand Il veut une chose, Son commandement consiste à dire:


«Sois», et c'est. Louange donc, à Celui qui détient en Sa main la royauté sur toute chose! Et c'est vers Lui que vous serez ramenés».


D'autres passages du coran nous montrent de même d'autres aspects de l'action du verbe divin. C'est le cas dans le verset 82 de la sourate Younous où Dieu Dit : « Allâh réalise le réel par Ses paroles, quelques répulsions qu'en aient les criminels ». Qur'aan, kitaab, Qalam, Oumoul Kitaab, Rissala, Ayat, que vous rappellent ces termes ?


De ce point de vue, le langage semble être le Centre même de la révélation coranique, servant ainsi, à établir une relation entre Dieu et sa créature, ou encore les créatures entre elles. Examinons ensemble quelques versets du coran qui illustreraient nos propos :
Sourate Al Baqara (la vache) Versets 30 à 33
Sourate An nissa (Les femmes) Versets 163-164
Sourate Saba verset 10
« Nous avons certes accordé une grâce à David de Notre part. Ô montagnes et oiseaux, répétez avec lui (les louanges d'Allah). Et pour lui, Nous avons amolli le fer. »
Sourate Sad versets 17-19
« Endure ce qu'ils disent; et rappelle-toi David, Notre serviteur, doué de force [dans l'adoration] et plein de repentir [à Allah]. Nous soumîmes les montagnes à glorifier Allah, soir et matin, en sa compagnie, de même que les oiseaux assemblés en masse, tous ne faisant qu'obéir à lui [Allah] »
Sourate An naml (les fourmis) Versets 15-16
Sourate An najm (l'étoile) verset 10
« Il révéla à Son serviteur ce qu'Il révéla. »

Quand « Dire c'est faire » :

Sous ce rapport, il est aisé de penser le verbe comme un agissant à part entière : parler, dire c'est faire ! Ici, il faudrait peut être faire retour aux travaux de l'école d'oxford, notamment la théorie des actes de langage dit « speech act ». Cette théorie serait née avec la publication posthume en 1962 d'un recueil de conférences données en 1955 par John Austin, « How to do Things with Words ». ......
Parler, écrire, s'exprimer, c'est parfois comme une évidence. Ça semble si évident que beaucoup prennent la parole, se l'arrogent, ce droit de dire tout sur tout et de quelle manière ? Je m'interroge encore de ce déferlement langagier auquel nous faisons face chaque jour. On parle trop, mal, et souvent pour ne pas dire de grandes choses......
Le projet c'est de rappeler la place centrale de la méditation, de la contemplation et de la vie intérieure au sein de l''islam : ce qui est pris comme étant la spiritualité islamique. Pour nous, la poésie est un outil au service de cette dite spiritualité, dans la mesure où, celle-là nous permettrait de restaurer une sorte de silence, qui d'une part, extrait l'individu du désordre extérieur du monde pour le réintégrer en son fort intérieur, son soi.
D'autre part, cette même poésie poussée à son extrême réinstallerait l'individu dans un monde pacifié, beau, de toute harmonie, qui dans sa multiplicité apparente refléterait qu'une seule et même vérité.
Le Sénégal a l'honneur d'avoir accueilli sous ses cieux, d'illustres héritiers des prophètes de Dieu, des amoureux, fous du prophète Mouhammad (paix et bénédiction sur Lui). Leurs écrits sont une source intarissable de paix et de bonheur pour quiconque y accède. Il reste urgent que ces œuvres soient enseignées dans nos écoles, afin que nous y puisions tous, que nous soyons bien inspirés, par ceux-là même qui étaient bien inspirés. ....... »

Table des matières :
Table des matières : 4
Avant-propos : 7
Remerciements : 12
Dieuredieuf serigne Touba... 15
Le meilleur des réconforts 16
Seigneur fais de moi ton Iblis ! 17
Tel Majnûn et Layla 18
Les songes font notre malheur 19
Lettre à mon aimé confident 20
Destin d'Adam 21
Á la rencontre de mon Seigneur 22
Mes désirs sont pour toi 23
Oh toi Absolu Maître de Tout. 23
Et dans la meilleure des Formes il créa 24
Le chant des connaissants 25
Nulle peur sur eux 26
Les paroles du cœur 27
Le signe, le signifiant et le signifié 28
Parce que la meilleure demeure est en ta rencontre : 29
Que je meurs, que je meurs, pour moi point de sursis : 30
Eternelle contemplation : 31
Est-il parti vraiment ? 32
Cours, cours, suis le parcours 33
Oh Seigneur entend la complainte 34
Rend-moi noble de par un cœur pur et dénué 35
En attente d'un signe 36
Oh parfais mon cœur dans ta vision 37
S'est-il (asws) évanouit à la vue du mont ? 38
Éternel tu es mon bouclier 39
Ma pensée poursuit le parfum du détenteur de l'étendard (sws)... 40
En l'éternité il n'y a point de fin 41
Houbb cheikh tidjani faydoullahi... 42
Al Balad, mon cœur tend vers toi 43
Même nos pêchers vers toi nous poussent 44
Pèlerinage du cœur à la demeure du Seigneur de toute douceur 45
Al Fourqâne wal Qour'âne : 46
Aucun rappel ne profite à celui à qui Muhammad se révèle 47
Le vin qui nous est permis est un vin béni 48
Sa présence efface et dissout tout 49
Seigneur tue moi 50
Madinah, Médinah prend moi, porte-moi 51
Faut-il pleurer Barhama ? 52
Notes de fin de page 54

 

REGARDS SUR LE DÉVELOPPEMENT-De la nécessité de repenser les processus
Jean-Alain Goudiaby, Paul Diédhiou

Sous la direction de : DÉVELOPPEMENT AFRIQUE SUBSAHARIENNE


Quand les pays africains accèdent à la souveraineté internationale, la question du développement était déjà un axe privilégié. Il semble alors légitime de poser aujourd'hui un regard sur les différents processus de développement, pour les repenser, les ajuster voire les re-construire.

Le développement ne doit pas être pensé comme un état mais plutôt un processus englobant qui s'appuie sur la culture. Cette dimension culturelle réside dans le changement des comportements individuels et collectifs pour façonner l'envol de ce continent.

Jean Alain Goudiaby et Paul Diédhiou sont enseignants-chercheurs au département de sociologie de l'UFR Sciences économiques et sociales de l'Université Assane Seck de Ziguinchor au Sénégal.

Les forces de l’opposition qui prévoient de manifester  demain, jeudi 19 avril, à l’occasion du vote du projet de loi portant sur le parrainage, ne seront pas seules. Elles pourront compter sur le soutien du mouvement citoyen Y’en a marre. L’assurance a été donnée par le porte-parole du jour Fadel Barro hier, mardi, lors d’une conférence de presse.

« Ce combat commence, ce jeudi 19 avril prochain, par une vague de mobilisation citoyenne et pacifique, devant les grilles de l’Assemblée nationale et partout ailleurs à Dakar, mais aussi dans les régions et dans la diaspora pour manifester notre désapprobation et exprimer notre choix d’une démocratie apaisée », pouvait-on lire dans le texte liminaire transmis à la presse.

Pour Fadel Barro et le mouvement citoyen Y’en a marre, le président Macky Sall a enfourché le même cheval de bataille qui avait valu à son prédécesseur, Abdoulaye Wade, le courroux des Sénégalais et qui lui avait valu une cuisante défaite à la présidentielle de 2012. « La posture actuelle du Président Macky Sall nous rappelle l’épreuve malheureuse du 20 mars 2016, qui avait fait valider son Wax Waxeet sur la durée de son mandat, par le référendum constitutionnel », renseignent-ils dans leur déclaration liminaire.

Par ailleurs, Fadel Barro et les membres de Y’en a marre ont appelé le Président Macky Sall à revenir à la raison en suspendant temporairement le vote du projet de loi pour attendre que les négociations entamées par la société civile qui sillonne ne le pays pour rencontrer les autorités religieuses aboutissent.

Sudonline

Le système du parrainage élargi à tous les candidats à la magistrature suprême, une loi très controversée qui doit passer ce jeudi 19 avril à l’Assemblée nationale, fait couler beaucoup d’encre et de salive dans le pays. Opposants comme gens du pouvoir, sans oublier certaines organisations de la société civile, se livrent à une bataille de communication sans merci pour gagner l’opinion publique. L’enjeu reste ici sans équivoque la manifestation prévue par les opposants au système du parrainage, le jour de son vote par les parlementaires après-demain.

La manifestation prévue par les opposants au régime du président Macky Sall ainsi que certaines organisations de la société civile et autres mouvements citoyens, pour barrer la route à la loi sur le parrainage étendu à tous les candidats aux prochaines joutes, cristallise depuis un certain temps, toutes les attentions.

En effet, depuis que le sujet a été évoqué lors des concertations sur le processus électoral, confié au chef de l’Etat Macky Sall pour arbitrage, adopté sous forme de projet de loi modifiant le Code électoral et la Constitution en Conseil des ministres, et enfin soumis aux parlementaires pour vote, il ne se passe pas un seul jour sans que les acteurs politiques et même ceux de la société civile épiloguent sur la question. L’adrénaline est montée lorsque les pourfendeurs de ce système de «présélection» des candidats à la magistrature suprême ont décidé de manifester à la place Soweto, le jour de son vote, ce jeudi 19 avril. Les opérations d’explication et de mises en garde des partisans du pouvoir font face au refus du dialogue de l’opposition déterminée qu’elle est à en découdre avec le régime de Macky Sall.

EXPLICITER LE PARRAINAGE ET DISSUADER LES POTENTIELS MANIFESTANTS

En effet, dans cette bataille communicationnelle qui a pour but de convaincre les populations du bien-fondé de la loi sur le parrainage, destinée selon la majorité à rationaliser les candidatures pléthoriques aux différentes joutes électorales, le pouvoir ne lésine pas sur les moyens. Même le chef de l’Etat, Macky Sall, est en plein dans la danse. De Lomé où il s’était rendu pour le Sommet de la Cedeao, il a expliqué aux militants acquis à sa cause que le but dudit système était de rationaliser les candidatures, et par ricochet les dépenses électorales. Mieux, le président semble rejeter la balle entre les mains de l’opposition en l’invitant au dialogue sur les modalités de mise en œuvre dudit système.

Toutefois, il n’a pas manqué de prévenir qu’en cas de statu quo, «la loi de la majorité s’appliquera». Le chef de l’Etat n’a, cependant, pas été le seul dans le camp du pouvoir à procéder à des séances d’explication sur le parrainage. Son envoyé spécial, Aminata Touré, chargé de la mobilisation et du parrainage, ainsi que son Directeur de Cabinet, Oumar Youm, la présidente des femmes de Bby, Marième Badiane ou encore ses ministres, Mbaye Ndiaye, Mame Mbaye Niang, Pape Gorgui Ndong, bref…, beaucoup de pontes du régime s’y sont attelés le week-end dernier. Dans leur démarche, les séances de rétablissement de la vérité sur les raisons du parrainage se mélangent aux mises en garde contre les éventuels manifestants, lors du vote de la loi. Mimi Touré, comme Mame Mbaye Ndiaye ont prévenu que «force restera à la loi».

Quand l’opposition fait planer le spectre d’un 23 juin bis !

 Du côté de l’opposition, l’on semble tenir le bon bout pour vilipender le président Macky Sall et son régime devant les Sénégalais et le reste du monde. Les assauts contre le parrainage et autres propos de défiance à l’encontre du pouvoir, lors du vote de ladite loi, ne manquent pas. Si le patron du parti Rewmi, qui dit rejeter toute forme de dialogue avec le président Macky Sall, promet d’écourter son voyage à l’étranger pour prendre part à la manifestation du 19 avril, il n’en demeure pas moins qu’il récuse toute forme de confrontation avec les forces de l’ordre.

Pour Idrissa Seck, il n’est pas question d’en arriver aux mains avec ces dernières, mais de faire face au vote de la loi. Il a tout de même fait savoir que si l’actuel locataire du palais persiste à vouloir toucher la Constitution, «on va le dégager». L’axe de communication des pourfendeurs de la loi reste pratiquement le même pour tous : dénoncer «une manipulation de la Constitution» dans le but d’invalider la candidature de certains adversaires. Ne se limitant pas à protester contre ladite loi, ils promettent d’en découdre avec le régime pour le forcer à revenir sur sa décision et à organiser des élections transparentes.

Regroupés ainsi autour d’une nouvelle plateforme appelée «Front démocratique et sociale de résistance nationale contre les manipulations constitutionnelles et électorales au Sénégal», toutes les forces politiques de l’opposition, dont le mouvement And Doolel Khalifa, And Jëf de Mamadou Diop Decroix, Bokk Gis Gis de Pape Diop, Act d’Abdoul Mbaye, Fds/Bj de Cheikh Bamba Dièye, Pastef d’Ousmane Sonko, Pds de Me Wade, Pur du Pr Issa Sall, Ptp de Me El hadj Diouf, Tekki de Mamadou lamine Diallo, République des valeurs de Thierno Alassane Sall, etc. ainsi que des organisations syndicales promettent un «23 juin-bis». Ils ne ratent pas l’occasion de brocarder la loi et d’appeler à la mobilisation le jour de son vote.

Sudonline

« Le vote de tous les dangers », titre le Walf Quotidien, qui consacre une très large part de son édition du jour aux contestations et manifestations prévues un peu partout dans le pays.

Alors que « le centre-ville de la capitale et sa banlieue sont quadrillés par les forces de l’ordre », le journal relaie les appels de l’opposition, vent debout contre le projet, mais aussi de l’archevêque de Dakar. Pour Monseigneur Benjamin Ndiaye, « il ne faut pas jouer à se faire peur » et il vaut mieux « renoncer provisoirement à ce qui crée le conflit ».

Mais les points de vue sont partagés : le patron du parti And Jef Authentique Landing Savané affirme ainsi dans les colonnes de plusieurs journaux son soutien au projet alors que le chroniqueur Mamadou Sy Tounkara estime dans Rewmi.com que le parrainage peut permettre aux formations politiques « d’être en contact direct » avec la population et de combler ainsi « l’absence d’éducation politique des masses » en présentant directement son programme politique. Mais il reproche au pouvoir le timing de cette réforme « à 10 mois de l’élection présidentielle [et contraire] à la lettre et à l’esprit de notre Charte fondamentale ».

Bref, « la bataille de l’opinion fait rage », note le site d’information Sud Online pour qui « l’opposition est déterminée à en découdre avec le régime de Macky Sall », en lui promettant « un 23 juin bis », référence à ce jour de 2011 où face à la mobilisation populaire, Abdoulaye Wade avait renoncé à réformer la Constitution.

Journée de tension en perspective, mais en l’absence de Macky Sall

Le président sénégalais est en effet en France où il doit s’entretenir demain avec Emmanuel Macron. Une absence qui ne manque pas de lui être reprochée dans la presse sénégalaise. « Ça jase à Paris et ça se discute en France », estime ainsi Rewmi.com pour qui « les questions sérieuses du Sénégal se discutent encore » à Paris. « Le président français à son mot à dire » poursuit le site d’information, « et son avis est important ». En tout cas, estime la publication, « l’attitude de Macky Sall va être perçue par ses adversaires comme une façon de les snober ».

Mais l’opposition sénégalaise sait se faire entendre y compris à Paris, preuve en est cette mésaventure du président dans les rues de la capitale française où son cortège a été enfarinée par des manifestants. « Macky fuit le brasier de Dakar et tombe dans celui de Paris », ironise le site SeneNews qui poursuit « si cette visite était faite pour éviter la mobilisation, c’est raté ».

SeneWeb relate de son côté la grosse colère du chef de l’Etat sénégalais contre les responsables locaux de son parti après cet incident : « tout ça c’est vous », aurait lancé Macky Sall, « c’est parce que vous êtes divisés qu’une vingtaine de personnes arrivent à saboter notre arrivée à Paris. » Et le président sénégalais de s’inquiéter « de la guerre inutile et fratricide » qui agite son parti, avant de conclure : « la division et les querelles intestines ne nous aideront pas si nous voulons conserver le pouvoir. »

La contestation politique au Niger attire également l’attention des journaux

Après la mobilisation contre la Loi de finances, ce sont les étudiants de l’université de Niamey qui ont protesté mercredi. En cause selon ActuNiger « le non-respect par le gouvernement des engagements convenus » il y a quelques jours, alors qu’un bras de fer oppose les étudiants à leurs enseignants. Résultat, des « affrontements violents » selon le site, qui dénombre « au moins 3 blessés graves ».

Et la situation est loin d’être stabilisée, l’Union des scolaires nigériens maintient son appel à une grève de 3 jours et laisse toujours planer « le risque d’une nouvelle année blanche ». « Difficile pour l’instant de dire qui en sortira vainqueur », observe Le Pays. Le quotidien burkinabè s’interroge toutefois : « le Niger a-t-il mal à sa démocratie ? Ne dit-on pas que les manifs de rue traduisent une certaine vitalité démocratique ? », avant de lancer « Questions à un président. »

Autre question à un président, mais cette fois celui de la fédération internationale de football

Aujourd’hui au Faso interpelle Gianni Infantino après les arrestations au sein de la fédération congolaise de foot. « Perpétue-t-il les vieilles pratiques qui avaient cours sous le magistère de [son prédécesseur] Sepp Blatter ? », s’interroge le journal, alors que l’Observateur Paalga se demande « quel carton la justice va-t-elle brandir ? », à l’encontre notamment du président de la Fécofa, Constant Omari, remis en liberté hier soir.

Du côté de la presse congolaise, la prudence est de mise. La Prospérité explique ainsi que l’affaire, des soupçons de détournement dans le cadre de matchs de l’équipe nationale, est intimement lié à une bataille entre le ministère des Sports et la fédération. Et note que plusieurs acteurs centraux dans cette affaire n’ont toujours pas été entendus.

RFI

Le Paris Saint-Germain a remporté le septième titre de champion de France de football de son histoire en battant l’AS Monaco 7-1, ce 15 avril 2018. Les Parisiens ont au passage pris leur revanche sur des Monégasques qui les avaient devancés, la saison passée.

Pas assez fort pour l’Europe, mais trop pour la France. Les années se suivent et le constat est presque toujours le même : le Paris Saint-Germain (PSG), avec son budget colossal (540 millions d’euros) et sa ribambelle de stars, est un club surdimensionné pour le modeste championnat français (Ligue 1).

Ce 15 avril 2018, le PSG l’a rappelé en écrasant l’AS Monaco 7-1, en clôture de la 33e journée de Ligue 1 (L1).

L’AS Monaco balayée comme un petit club

Tout a commencé avec un beau mouvement collectif conclu par l’Argentin Giovani Lo Celso (1-0, 14e), un coup de tête de l’Uruguayen Edinson Cavani (2-0, 17e) et un lob génial de l’Argentin Angel Di Maria (3-0, 20e).

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Difficile d’imaginer à ce moment-là qu’on assiste à une passation de pouvoir. Le tenant du titre craque en effet encore sur une tête de Lo Celso (4-0, 28e). La réduction du score signée Rony Lopes n’y change rien (4-1, 38e).

Di Maria (5-1, 59e), un but contre son camp du Colombien Radamel Falcao (6-1, 77e), et un tir de l’Allemand Julian Draxler qui est dévié (7-1, 87e), offrent une vengeance parfaite aux Parisiens, devancés la saison passée par ces mêmes Monégasques en L1.

Avec un total de 87 points, Thiago Silva et ses coéquipiers ne peuvent ainsi plus être rattrapés en tête du classement.

Un sans-faute, en France, pour le moment

Trophée des champions, Coupe de la Ligue et Championnat de France : le PSG a presque tout gagné cette saison sur la scène nationale, avec trois des quatre trophées majeurs (reste la Coupe de France dont la finale aura lieu le 8 mai).

Le Paris-SG, pour l'exercice 2018-2019, doit désormais trouver le remplaçant d’Unai Emery sur le banc de touche et renforcer un groupe qui n’a toujours pas atteint les demi-finales de la coupe d’Europe, en dépit des investissements faramineux du Qatar, actionnaire majoritaire depuis 2011.

RFI

mmanuel Macron s'est exprimé mardi 17 avril devant les députés européens. L'exercice a duré près de trois heures. Le chef de l'Etat français a ensuite déjeuné avec le président du Parlement européen, de la Commission européenne et une trentaine de députés européens. Après le discours de la Sorbonne en septembre, le chef de l'Etat français est venu exposer sa vision pour la refondation de l'Europe devant un hémicycle bien rempli.

A la sortie de l'hémicycle, les avis sur la prestation d'Emmanuel Macron sont partagés. A droite, Nadine Morano, se dit déçue. « Je m’attendais avec ce jeune président très passionné et qui a de grandes qualités oratoires à ce qu’il puisse allier son sens de la parole avec des actes ambitieux. Ce n’est pas ce que j’ai trouvé », dit-elle.

Parmi les priorités d'Emmanuel Macron avant les Européennes de l'an prochain, la proposition de créer un programme européen pour financer les collectivités locales qui accueillent des réfugiés, la taxation des géants du numérique et la réforme de l'Union économique et monétaire.

Pour l'eurodéputé socialiste Emmanuel Maurel, il y a un manque d'ambition. « Il a été convenu avec des propositions très rares. Le rapport de force avec l’Allemagne nous est très défavorable et un président qui revoit ses ambitions à la baisse, c’est dommage », souligne-t-il.

Même son de cloche de la part de l'eurodéputé socialiste Guillaume Balas, qui estime que les projets sur la réforme de l'Union économique et monétaire d'Emmanuel Macron vont se heurter à ceux de l'Allemagne.

Le rapport de force avec l'Allemagne n'est peut-être pas si défavorable que ça, estime pour sa part l'eurodéputé Jean-Marie Cavada de l'Alliance des libéraux et des démocrates : « Les vrais sujets sont toujours sur la table. Oui, on a un ministre des Finances, oui, on a un budget, la chancellerie trouvera sans doute un moyen terme pour négocier, parce que n’oubliez pas que ce dit la CDU n’est qu’une jambe, si je puis dire droite,du gouvernement allemand qui a aussi une jambe gauche qui va compter dans la coalition. »

Avant le déplacement d'Emmanuel Macron à Berlin jeudi, le Parti social-démocrate allemand a rappelé à ses partenaires conservateurs de la coalition à soutenir les propositions de réforme de la zone euro.

En France, l'Assemblée nationale a commencé lundi 16 avril à examiner le projet de loi asile et immigration. Un texte critiqué par les associations de défense des migrants, controversé jusque dans les rangs de la majorité. Malgré les réunions de conciliation organisées par Gérard Collomb, le ministre de l'Intérieur, et les discussions en commissions, une petite dizaine de députés En Marche ont déposé des amendements pour adoucir un projet qui à leurs yeux manque « d'humanité ».

« On ne fait jamais d'omelettes sans casser des oeufs, et s'il faut casser des oeufs, je le ferai ! » Voilà l'avertissement lancé la semaine dernière par Richard Ferrand à ses troupes. Le patron des députés La République en Marche veut garder la main sur son groupe pléthorique. Pas question d'avoir des voix discordantes. Le mot « exclusion » n'est pas prononcé, mais la menace est claire. Aurore Bergé, l'une des porte-parole du groupe, l'a redit ce mardi matin sur la chaine de radio Europe1.

« Les gens sont libres, mais s'ils veulent se mettre de fait à l'écart de la ligne qui est la nôtre, à l'écart de la ligne sur laquelle le président de la République a été élu, alors c'est à eux de prendre leurs responsabilités », a-t-elle déclaré.

Une trentaine d'amendements déposés

Si vous n'êtes pas avec nous, vous être contre nous. Une philosophie digne de la mafia. Gilles Legendre, un autre porte-parole En Marche, croit encore à la méthode douce. Il refuse de parler de sanctions. « Nous avons une grosse semaine de débat autour de ce texte avec de nombreuses journées et de nombreuses nuits, ça permettra à chacun de prendre ses responsabilités et franchement je pense qu'à l'arrivée, ce sujet n'en sera plus un », explique-t-il.

Malgré les pressions, le petit groupe de frondeurs a déposé une trentaine d'amendements, contre l'allongement de la durée de rétention par exemple.

Mais la plupart devraient s'abstenir lors du vote.

RFI

La justice a condamné mardi l’opposant Barthélémy Dias et maire de la commune dakaroise de Mermoz-Sacré-Coeur à six mois de prison ferme, après ses propos injurieux à l'égard des magistrats.

Barthélémy Dias retourne dormir ce mardi soir dans sa cellule de la prison de Rebeuss. Le tribunal des flagrants délits de Dakar lui a infligé une peine de six mois de prison ferme – le parquet réclamait deux ans – pour avoir entre autres comparé les magistrats à « des prostituées ». Des propos tenus en réaction à la condamnation, le 30 mars dernier, du maire de Dakar Khalifa Sall à cinq ans de prison pour « escroquerie aux deniers publics ».

« On va évidemment faire appel de cette décision qui n’est pas fondée, déclare à Jeune Afrique son avocat Me El Hadji Diouf. La condamnation de Barthélémy Dias est le reflet d’une démocratie malmenée, où il est interdit de penser autrement que le pouvoir. »

« Les périls qui guettent le Sénégal »

Même son de cloche du côté du député Cheikh Bamba Dieye, proche de Barthélémy Dias, qui met en garde ses pairs : « Sa condamnation, ainsi que celle de Khalifa Sall, sont autant de signes des périls qui guettent la démocratie au Sénégal. Le président Macky Sall entend être le seul candidat à l’élection de 2019. Et pour cela, il élimine systématiquement tous ses opposants. Tous les acteurs politiques sont désormais en danger. »

Le père de « Barth’ », l’ancien ministre Jean-Paul Dias, s’est également confié à Jeune Afrique sur la condamnation de son fils : « Elle est injuste et infondée en droit. Car aucun magistrat n’a porté plainte pour outrage. À l’évidence, cette condamnation démontre l’instrumentalisation de la justice par le pouvoir politique. Deux jours avant le verdict dans l’affaire Khalifa Sall, la police suivait mon fils partout où il allait. Ils cherchaient un prétexte pour l’arrêter. Voilà la vérité. »

Porte-flingue

Connu pour ses coups de sang et ses sorties au vitriol vis-à-vis de ses adversaires, Barthélémy Dias a donné le sentiment de n’avoir cure d’un nouveau séjour derrière les barreaux. Lors de son procès, le 8 avril dernier, il avait lui-même fait part de son désir de rester en prison, pour se retrouver auprès du maire de la capitale. « Si Khalifa Sall couche en prison, alors moi aussi, je suis prêt à faire don de ma liberté », avait-t-il ainsi déclaré.

Le porte-flingue de l’opposition n’en est pas à son premier séjour derrière les barreaux. Fin 2011, il n’avait pas hésité à dégainer son pistolet 9 mm, pour faire feu en direction de quelques nervis du Parti démocratique sénégalais (PDS) qui encerclaient la mairie de Mermoz-Sacré-Coeur. L’un des assaillants avait été retrouvé mort, sans qu’il soit possible d’affirmer que « Barth » ait été l’auteur du coup de feu mortel.

L’épisode lui avait valu une condamnation en 2017 à deux ans de prison, dont six mois ferme, pour coups et blessures volontaires et détention illégale d’arme – une peine alors couverte par sa détention provisoire en 2012.

Jeune Afrique 

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