Le combat pour la suppression totale des 40 Frs de taxe imputés à l’exportation des graines d’arachide hors du territoire sénégalais continue de faire rage dans les milieux paysans, quelques semaines avant l’ouverture officielle de la campagne de commercialisation.

Ainsi fortement mobilisés hier, autour d’une assemblée générale de tirage de bilan et de définition de nouvelles orientations pour la prochaine campagne de commercialisation, les membres du Collectif des producteurs exportateurs de graines d’arachide (Copega) ont encore une fois tapé sur la table exigeant ainsi à l’Etat de faire purement et simplement table rase sur la taxe infligée aux exportateurs.

Même s’ils ne sont pas pour un boycott total de cette prochaine campagne de commercialisation agricole prévue d’être lancée le 1er Décembre prochain, ou un éventuel recours à la Gambie pour le transit de leurs graines destinées à l’étranger, les protégés du président Abib Thiam exigent une telle demande pour, disent-ils, être plus compétitifs sur le marché étranger et local où leur absence favorise aujourd’hui un système de bradage inouï, difficile d’être contrôlé, en dépit des mesures palliatives prises par l’Etat ces dernières semaines.

Malgré la décision de l’Etat d’accepter une réduction de 10 Frs sur les 40 Frs initialement fixés pour un kilogramme d’arachide exporté, qui ne sera effectif qu’au mois de Mars prochain et l’initiative que le gouvernement a prise en continuant toujours à maintenir les 40 Frs jusqu’en cette période de commercialisation, les exportateurs de graines insistent et persistent encore sur l’élimination de cette taxe ou à défaut procéder à une réduction susceptible de prendre en compte les réalités liées à l’exportation et celles existant aujourd’hui sur le cours mondial. Car comme le souligne leur président Abib Thiam, les exportateurs ne sont pas exempts de taxe, mais pensent que les 210 Frs fixés au producteur sont déjà maintenus. Malgré un déséquilibre et une surproduction mondiale, ce prix-là est toujours irréfutable. Une chose que les membres du Copega apprécient d’ailleurs fortement, mais renoncent à renforcer en termes de prix d’achat, car aucun d’entre eux n’est encore prêt pour entrer en campagne, selon la plupart des personnes ayant intervenu lors de la rencontre.

Sudonline

Abdoul Aziz Tall sonne l’alerte. A 72 heures de l’ouverture des débats sur le dialogue politique initié par le Chef de l’Etat, Macky Sall, l’ancien ministre chargé du suivi du PSE, non moins conseiller en organisation, tire la sonnette d’alarme afin que ce dialogue soit «sincère et surtout inclusif». Parce qu’avertit-il, «si ces conditions ne sont pas remplies, nous risquons d’assister à une grand-messe, évidemment, sans lendemain». Dans cette interview accordée à Sud Quotidien, l’ancien directeur général de la LONASE remonte le temps en rappelant les nécessités d’un dialogue pour une paix sociale dans notre pays de Senghor à Wade, en passant par Abdou Diouf. A cet effet, il alerte aussi bien les tenants du pouvoir, notamment le Chef de l’Etat, à éviter de se retrouver dans des «postures ambiguës» que les leaders de l’opposition, à ne pas faire de la libération de Khalifa Ababacar Sall une condition sine qua non pour prendre part aux concertations.

Monsieur le ministre, à la veille du démarrage des concertations entre le pouvoir et l’opposition sénégalaise, quelle opinion faites-vous des rapports de forces en présence ?

Je pense d’abord que lorsqu’on s’achemine vers un événement aussi important que les concertations nationales, nous devons plutôt user de vocables positifs. Aussi, voudrais-je vous suggérer d’user du terme «acteurs» en lieu et place de «forces» qui nous renvoie à une logique de confrontation, alors nous allons vers des concertations. Cela dit, il faut noter que le Sénégal en tant que Nation, s’est toujours inscrit historiquement dans une tradition de dialogue et de concertation. Le premier président Léopold Sédar Senghor en avait fait sa principale stratégie de construction d’une nation où règne la cohésion, notamment entre les différentes communautés qui la composent, bien avant même l’existence d’une démocratie plurielle. Il avait réussi à débarrasser les ethnies, les communautés culturelles comme religieuses notamment, de toute velléité d’animosité à travers principalement l’usage de notre tradition de cousinage à plaisanterie. Non seulement il l’avait réussi, mais mieux, sur le plan international, il avait fini par exporter ce désir de vivre en commun à travers son fameux slogan «le commun vouloir de vie commune». A l’étranger, le nom de Senghor était fortement associé au dialogue. Il parlait souvent de dialogue des cultures et des civilisations ou de civilisation universelle, de métissage, de rendez-vous du donné et du recevoir etc. Quelle que soit l’opinion que l’on pouvait se faire de Senghor, il demeure qu’il nous a laissé un pays stable, sociologiquement cohésif où régnaient la paix et la sécurité. C’est dans ce contexte qu’il avait passé le flambeau à son successeur Abdou Diouf, non sans avoir autorisé l’existence du PDS, dont le leader justement s’était présenté dans une démarche de contributions à l’œuvre du Président poète.

En exerçant le pouvoir, Abdou Diouf s’était plusieurs fois heurté à une farouche opposition de Maître Abdoulaye Wade qui le considérait quelque part comme illégitime, au regard des conditions dans lesquelles Senghor l’avait choisi pour lui succéder. Il s’en est suivi des moments épiques de confrontation, dont les solutions finissaient toujours par être trouvées, et dans bien des cas avec le concours de chefs religieux crédibles et respectés comme mon homonyme El hadj Abdoul Aziz Sy «Dabaakh», Serigne Abdoul Ahad Mbacké et tant d’autres.      

Abdou Diouf, dans de telles circonstances faisait preuve de souplesse et d’humilité, quand bien même il devait s’opposer à l’aile dure de son parti qui était toujours prête à en découdre avec Wade et ses alliés, notamment ceux de la gauche. Quelle que puisse être l’intensité des hostilités, on finissait toujours par trouver des solutions qui mettaient notre pays à l’abri des soubresauts connus ailleurs dans le continent, et dont beaucoup sont à l’origine de changements de régime violents. C’est dans cette démarche de concertation qu’à plusieurs reprises, le Président Wade et ses alliés d’alors se sont retrouvés dans des gouvernements de Abdou Diouf. Il faut dire également que le Président Diouf se faisait entourer d’un dispositif informel composé de notables respectés et de hauts fonctionnaires rompus aux techniques de négociations, dont le rôle était justement de prévenir les conflits et/ou de contribuer discrètement à leur résolution. Serigne Lamine Diop, le doyen Momar Diao, Famara Ibrahima Sagna, Cheikh Hamidou Kane, le patriarche Médoune Fall, Fara Ndiaye, entre autres se distinguaient en vrais «sapeurs-pompiers» dans des moments critiques de notre histoire politique. Je suis sûr que Abdoulaye Moctar Diop, l’actuel Grand Sergine de Dakar pourrait aisément allonger la liste de ces hommes de l’ombre. Naturellement, leur capacité à résoudre les conflits n’avait d’égal que la discrétion totale qui entourait leur démarche. Le sens de l’état pour ainsi dire, faisait partie de leur ADN. C’était bien ça, un des secrets de leur succès.

Wade a-t-il perpétué cette tradition ?

Arrivé au pouvoir, Abdoulaye Wade qu’une réputation d’homme violent avait précédé, s’était empressé de vouloir effacer cette image en embouchant la trompette du dialogue et de la concertation. Même s’il n’a pas réussi avec autant de bonheur que ses prédécesseurs, il s’était toujours autoproclamé champion des appels au dialogue avec une comptabilité au nombre de fois qu’il les avait lancés sans succès. Certains de ses poches collaborateurs en avaient fait du reste leur fonds de commerce et le socle de leur stratégie de communication. Toujours est il que s’il avait suivi la même logique de concertation, probablement qu’il aurait pu faire l’économie de la manifestation du 23 juin 2011 et celles qui l’ont précédée et qui ont conduit à sa perte du pouvoir.

Pensez-vous que le Président Sall pourrait faire autant, voire mieux que ses prédécesseurs ?

Lorsqu’on détient les reines du pouvoir, la tendance naturelle est de vouloir en user de manière absolue. Chez nous africains, cela découle de la conception même que beaucoup se font de l’autorité. Un chef ne doit souffrir d’aucune contestation. Il décide et l’on exécute. S’y ajoute que la constitution de notre pays renforce cette idée, en faisant du chef de l’état, comme disait l’autre «un monarque républicain.» Il est la clef de voûte de l’ensemble des institutions et c’est à lui de nommer aux fonctions civiles et militaires. En quelque sorte il est le distributeur des prébendes de la République. Dès lors qu’on dispose de tous ces pouvoirs, il faut s’imprégner d’une forte dose d’humilité pour se rendre à l’évidence que l’Etat ne se résume pas à sa personne. De ce point de vue, je pense que la démarche du Président Macky Sall est salutaire, parce qu’Il aura fait preuve d’une grande humilité pour se rendre à l’évidence que l’Etat ne se résume effectivement pas à sa personne.

Pensez-vous que cette concertation a des chances de réussite ?

La réussite de l’exercice qui va démarrer ne dépend pas exclusivement du pouvoir et de ses alliés. Tous les acteurs doivent y contribuer avec un esprit patriotique et républicain. Il faut que ce dialogue soit donc sincère et surtout inclusif. Si ces conditions ne sont pas remplies, nous risquons d’assister à une grand-messe, évidemment sans lendemain. Il ne faudrait pas non plus que l’activisme débordant des partis politiques sans envergure, vienne polluer le vrai sens de cet évènement. Nombre d’entre eux sont plutôt soucieux, par simple opportunisme, de se faire remarquer, et de par leur sonorité, d’apporter les gages de leur allégeance au pouvoir en place.

Comment pourrait-on en apprécier les résultats ?

Comme dans toute entreprise qu’on engage, il est impératif de définir des termes de référence et dégager les indicateurs de résultats auxquels on veut aboutir. Cependant, Il reste entendu qu’on ne saurait consigner dans ces termes de références, tout ce qui touche le fonctionnement de notre pays. Les concertations ne sauraient être considérées comme une relecture ou réécriture de notre constitution. Vouloir les considérer comme telle, est d’avance une manifestation évidente d’une volonté de les voir échouées.

Certains partis politiques ont déjà annoncé qu’ils ne participeraient pas à ces concertations alors que d’autres ont donné leur aval. Qu’est que ce cela vous inspire par rapport au succès attendu de ces concertations ?

A mon avis, on ne devrait pas rejeter l’idée d’une participation sans au préalable connaître les termes de référence des concertations. On ne peut pas poser une problématique et vouloir lui trouver des solutions en dehors du cadre de discussions. Il ne faut tout de même pas perdre de vue, que c’est le Président de la République lui-même qui a initié la concertation et que c’est lui qui l’organise par le canal de son ministre de l’intérieur. A ce niveau il faut surtout éviter le piège de l’orgueil mal placé.

Justement pour les partisans du refus, la libération du Maire de Dakar doit être effective avant qu’ils n’acceptent de prendre part à la rencontre. D’abord quelle appréciation faites-vous de ce dossier ?

Lorsque la justice se saisit d’un dossier, il est un devoir pour tout citoyen justiciable de se garder de porter des jugements, voire de spéculer sur l’issue qui lui sera réservée. Cela relève même d’une question d’honnêteté intellectuelle, que de ne pas spéculer sur un dossier de justice dont on ignore assurément tous les contours. Cela dit, dans un dossier de la nature de celui du Maire de Dakar, on peut comprendre, au regard du contexte, que ses partisans puissent s’aménager des espaces où l’on peut légitimement s’interroger quant à la manière dont il est traité. De ce point de vue, le niveau d’analyse devrait être porté à mon avis, non pas sur le champ judiciaire, mais plutôt sous l’angle de l’équité dans le traitement des dossiers introduits par le parquet au niveau de nos différentes juridictions.

C’est quoi la différence ?

L’équité désigne une forme d’égalité ou de juste traitement. Elle appelle des notions de justice naturelle et d’éthique dans l’appréciation par tous et chacun de ce qui est dû à chacun. La notion d’équité appelle celles d’impartialité et de justice.

Vous parlez en connaissance de cause ?

Tout à fait ! Pour avoir été moi-même victime d’un manque criard d’équité dans le traitement des dossiers d’audit issus de la première alternance, je comprends que les partisans du Maire s’offusquent à l’idée qu’il y’a présomption d’une absence d’équité dans le traitement de ce dossier.

Pouvez-vous revenir sur cet épisode de votre feuilleton judiciaire ?

En 2001, le procureur de la République avait bouclé près d’une vingtaine de dossiers d’audit, sur lesquels seuls trois avait fait l’objet de poursuites impitoyables, pour la bonne et simple raison que les mises en cause à l’époque, avaient systématiquement refusé de transhumer en direction du camp des vainqueurs. Deux de mes collègues et moi-même furent mis en prison. Ce fut le point de départ d’un long marathon judiciaire à l’issue duquel je fus totalement blanchi au niveau de toute la chaîne de juridiction de notre pays, sans avoir eu à déposer la moindre caution. Du juge d’instruction jusqu’à la cour de cassation à l’époque, en passant par la chambre d’accusation. De ce long feuilleton judiciaire, le soutien le plus en vue que nous, les prévenus avions obtenus, venait non pas des politiques, mais surtout de la société civile, en particulier la RADDHO, dont le Président de l’époque Alioune Tine s’était illustré pour dénoncer, non pas le principe de la reddition des comptes, mais la discrimination et le caractère sélectif du choix des dossiers à diligenter. Au tribunal précisément à la cour d’appel, l’avocat général avait ébahi l’assistance en déclarant tout de go que mon dossier était tellement vide que je n’aurais même pas dû franchir l’étape du juge d’instruction, à fortiori aller en prison. Ce magistrat s’appelait Alioune Ndao, celui-là même qui a été procureur spécial près la Cour de Répression de l’Enrichissement Illicite, quelques années plus tard. Le courage dont il avait fait preuve, me dissuade aujourd’hui d’accréditer la thèse qui voudrait que les magistrats soient toujours à la solde du ministère public. L’évocation de ce dossier m’offre toujours l’occasion d’exprimer toute ma gratitude à mon jeune frère et ami Maître Papa Leyti Ndiaye qui m’avait accompagné dans ces moments difficiles.                                      

Pour en revenir au maire de Dakar, il est emprisonné depuis plus de 6 mois pour un délit présumé de détournement de deniers publics. Dès lors que le ministère public se saisit d’un dossier de cette nature, il est tout à fait logique donc qu’une instruction soit ouverte, pour lui permettre de se défendre avec l’assistance de ses conseils. Jusqu’ici rien d’anormal !         Mais là où l’homme de la rue s’interroge, c’est qu’au même moment où ce dossier qui porterait sur un montant inférieur à 2 milliards est traité avec autant de diligence et de célérité, la presse révèle tous les jours, sans être formellement démentie, l’existence de dossiers portant sur des montants nettement supérieurs, qui seraient issus des différents rapports d’audits de nos corps de contrôle. Ces mêmes corps de contrôle soupçonnés à tort ou à raison d’être sous anesthésie depuis un certain temps, pour éviter que des dossiers compromettants soient portés sur la place publique. Le fait que leurs rapports ne soient plus publiés à date, qu’on le veuille ou non, provoque un sentiment de scepticisme auprès des défenseurs de l’orthodoxie républicaine.

Ce qui crédite la thèse du deux poids, deux mesures défendus par les partisans de Khalifa Ababacar Sall, qui estiment qu’il ne s’agit rien d’autre que d’une cabale savamment orchestrée pour empêcher au maire de Dakar de briguer la magistrature suprême lors de la Présidentielle de 2019 ?

Des lors qu’on aborde la question sous l’angle strictement   politique, on est forcément dans l’interprétation, et par conséquent on peut se permettre d’accréditer la thèse qui va dans le sens des intérêts du moment. Par le passé il y a eu beaucoup de dossiers par rapport auxquels les interprétations ont évolué en fonction du contexte, voire de la position et des alliances des acteurs concernés.

A votre avis quelle solution le président Macky Sall devrait-il adopter, face à ce qui apparaît comme un véritable obstacle à ces concertations et notamment avec cette affaire Khalifa Sall ?

Le 19 Septembre 2012, précisément sept mois après l’installation du Président Macky Sall au pouvoir, j’avais accordé une interview au journal «l’Enquête» de mon jeune frère Mamoudou Wane, dans laquelle je disais exactement ceci :                     «La pire des situations qui puisse arriver au président Macky Sall sous son magistère, c’est de se retrouver dans des postures ambiguës où on le compare à Abdoulaye Wade». Dans la même veine je précisais «que le président de la République doit faire prévaloir la stricte application des principes et valeurs fondamentales qui guident le fonctionnement d’un Etat moderne. A savoir, mettre en avant les principes de neutralité et d’égalité envers ses concitoyens, et assurer une mutabilité, c’est-à-dire engager une série de véritables réformes qui vont marquer des ruptures salutaires par rapport au régime précédent. Il lui faut donc remettre l’Etat à l’endroit et restaurer l’orthodoxie dans l’administration publique. A cet égard, la nomination de personnes dans l’administration et ses démembrements, selon leur appartenance à un parti politique ou à des réseaux de relations, plutôt que selon leur mérite, pourrait remettre fortement en question la neutralité réelle de l’Etat envers ses propres citoyens et agents publics. Et c’est à la fois frustrant et démotivant pour les agents de l’Etat, de voir placer à la tête de leur structure des personnes sur lesquelles ils émettent des réserves fondées quant à leurs capacités à les diriger.

Pensez-vous qu’il en est arrivé à cette situation ?

A vrai dire pas encore ! Mais vous savez, je suis conseiller en organisation. Depuis plus de 30 ans, de par ma vocation, (comme du reste de par celle de mes autres collègues) je joue un rôle d’alerte et de conseil. De ce point de vue, je pense en toute modestie avoir suffisamment de recul pour dire qu’aujourd’hui plus que jamais, les populations accordent autant d’importance au bilan immatériel de leurs dirigeants qu’à celui de leurs réalisations sur le terrain. Même si ce volet est d’une extrême importance. Le Président Wade a certes réalisé des infrastructures, même si nombre d’entre nous demeurons encore dubitatifs, quant aux conditions dans lesquelles cela s’est fait. Mais ce que lui a fait perdre le pouvoir, ce qui a emmené les populations à se détourner de lui, c’était entre autres son entêtement à considérer qu’il y a personne qui compte dans ce pays, en dehors de son propre fils. Littéralement traduit du wolof, il affirmait que « les sénégalais ignorent jusqu’au menu du dîner qu’ils ont pris la veille ». Ne disait-il pas aussi qu’il pouvait même nommer son chauffeur ambassadeur ? Ignorant sans doute que si tel était le cas, ce n’est pas tous les états du monde qui seraient prêts à lui en accorder l’accréditation. Sa fameuse boutade «maa wakhone wakhête» l’aura définitivement achevé. Il avait fini par construire autour de sa personne l’image d’un chef peu respectueux à l’égard ses concitoyens et capable de reniement à tout bout de champs. Ce n’est pas rassurant ! Et ce n’est pas culturellement admis dans nos traditions. Ce bilan immatériel, il était loin de l’avoir intégré dans sa stratégie. Je n’ai pas le moindre doute que le Président Macky Sall est animé de bonne foi lorsqu’il prend certaines décisions. Mais quand, pour dans circonstances exceptionnelles il est obligé d’y renoncer, l’on semble éprouver énormément de difficultés à gommer dans la tête de l’opinion cette perception de tromperie, voire même de défi, délibérément entretenue. Et malheureusement, ses adversaires politiques ne manquent aucune occasion d’exploiter ce dysfonctionnement. Cette perception négative pourrait bien expliquer aussi, la réticence qu’ils ont à accorder du crédit à son appel au dialogue. Il arrivera un moment où ils le manifesteront avec plus d’emphase et de manière encore plus tapageuse. Dans ce dossier du maire de Dakar, la contre offensive déclenchée par ses partisans, surtout avec cette question de l’immunité parlementaire, pourrait laisser croire qu’il y a des allures de tâtonnements, voire d’improvisation. Dès lors, il appartient aux partisans du Président Macky Sall de déconstruire au plus vite cette image d’Epinal que déjà, la question de la durée de son mandat et la récente nomination de son frère à la tête de la Caisse de Dépôt et de Consignation pourrait bien avoir renforcée. 2019, c’est déjà demain.

SudOnline

 

vendredi, 17 novembre 2017 13:45

Premières divisions au sein de La République en marche

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A la veille de son premier Congrès, La République en marche (LREM) connaît quelques difficultés en interne. Alors que Christophe Castaner prendra officiellement les rênes du mouvement et que les membres du bureau exécutif seront élus samedi 18 novembre, des voix s'élèvent pour critiquer le manque de démocratie au sein du parti.

« Le triomphe du marketing sur la démocratie », « l'opacité du fonctionnement » ou bien encore « le mépris pour le peuple ». La liste des griefs de la centaine de marcheurs qui devrait claquer la porte du parti aujourd'hui est longue. Mais au sein du mouvement, on minimise cette colère. « Ça reste une poignée de marcheurs », assure la députée de Paris, Laetitia Avia.

Quelques personnes qui feraient mieux de venir discuter avec les autres, selon Sacha Houlié, vice-président de l'Assemblée nationale : « Ceux qui s’en vont, c’est peut-être qu’ils ont envie d’exister au moment du congrès. C’est dommage. Moi je leur conseille d’exister, mais de façon constructive. Moi je leur conseille surtout de s’investir. Il y a quand même une grande liberté de ton et de parole dans le parti politique qui est le notre. »

Reste que face aux critiques, il a fallu lâcher du lest. Un débat a finalement été organisé jeudi soir entre les 4 listes candidates pour le bureau exécutif et samedi, le vote pourrait avoir lieu à bulletin secret, et non pas à main levée.

« On est au début de ce mouvement En marche qui a été quand même un grand choc, un renouvellement. Il faut poser les bonnes bases dès le départ. Donc s’il doit y avoir du débat en interne pour que ça aille mieux, que ce soit encore mieux, c’est déjà pas si mal, vous voyez. Moi ça m’intéresse d’aller vers plus de démocratie interne, plus de participation, plus de transparence », souligne Joachim Son-Forget, à l'origine de la liste numéro 3.

Du côté de l'opposition, on se réjouit de ces premières divisions dans le mouvement d'Emmanuel Macron. Son nouveau monde n'est pas si nouveau que cela, persiflent certains.

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Au Zimbabwe, nouveau coup de théâtre ce vendredi matin. Le président Robert Mugabe a fait sa première apparition publique depuis le coup de force de l'armée, mercredi. Il s’est rendu à une cérémonie de remise de diplômes universitaires à Harare. Et alors qu’on le croyait en résidence surveillée, il est apparu libre.

C’est une véritable surprise. Le chef de l’Etat Robert Mugabe s’est rendu, ce matin, à une réception organisée par l'université Zimbabwe Open à Harare. Il était vêtu d’une robe universitaire jaune, d'une toge bleue et d'une coiffe assortie. Cela ressemble à un véritable coup de communication.

En effet, avec cette visite, Robert Mugabe montre qu’il est libre qu’il est toujours le chef de l’Etat et qu’il est toujours aux manettes. Côté militaires, qui affirment depuis le début que ce n’est pas un coup d’Etat, le message est clair. « Vous voyez le chef de l’Etat est libre, nous n’avons pas suspendu la Constitution. Nous sommes en discussion, en négociation ».

Négociations difficiles

Des négociations qui n’ont pas encore abouti. On sait que le président a rencontré les responsables de l’armée, jeudi après-midi, ainsi que les deux envoyés spéciaux de l’Afrique du Sud et un médiateur ; Il ne s’agit pas de n’importe qui puisque ce prêtre est le confident de Robert Mugabe.

Il est très difficile de savoir ce qui est ce qui est ressorti de la négociation. Visiblement, il y a des blocages et c’est pour cela qu’il n’y a pas d’annonce. Les militaires exigent la démission de Robert Mubage et qu’il laisse sa place à son ex-vice-président Emmerson Munangagwa. Mais Mugabe s’accrocherait et ne voudrait pas partir du moins pas tout de suite.

Les sources les plus fiables parlent d’un accord, mais ce qui bloquerait ce serait le calendrier. Difficile de s’entendre sur la date du départ de Robert Mugabe : immédiatement, après le congrès de la Zanu-PF, le parti au pouvoir le mois prochain, ou encore après les élections présidentielles l’année prochaine. Tout cela reste encore très incertain.

RFI

vendredi, 17 novembre 2017 13:36

Mondial 2018: les 32 équipes qualifiées à la Coupe

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Après sa victoire 2-0 au match retour face à la Nouvelle-Zélande mercredi 15 novembre, le Pérou est le 32e et dernier pays à se qualifier pour la Coupe du Monde. Un peu plus tôt, c’est l’Australie qui avait validé son ticket pour la Russie face au Honduras. Tour d’horizon de ces 32 équipes qui prendront part au Mondial.

Le casting de la 21e Coupe du monde de l’histoire est désormais bouclé. Au total ce ne sont pas moins de 32 équipes nationales qui prendront part au Mondial en Russie, dans lesquelles on retrouve des habituées de la compétition mais aussi des nations qui participeront pour la première fois au tournoi, quand d’autres le retrouveront après plusieurs années d’absence.

Au rang des favoris, on retrouvera le Brésil de Neymar, quintuple vainqueur de l’épreuve, mais aussi l’Allemagne, championne du monde en titre et l’Argentine, qualifiée in extremis grâce à un triplé de Lionel Messi. L’Espagne, vainqueur en 2010, sera aussi de la partie, tout comme la France qui se verrait bien décrocher une deuxième étoile mondiale après sa finale de l’Euro perdue en 2016.

Il faudra aussi compter sur les outsiders comme l’Angleterre ou l’Uruguay d’Edinson Cavani et de Luis Suarez. Après sa victoire inattendue à l’Euro, le Portugal, difficilement qualifié à la différence de buts, sera également de la partie, tout comme la Belgique, meilleure attaque des éliminatoires de la zone européenne.

Les petits nouveaux et ceux qu’on n’avait pas vu depuis longtemps

Deux équipes vivront cet été la première Coupe du monde de leur histoire : l’Islande et le Panama. Les Islandais avaient déjà réalisé un très beau parcours à l’Euro en accédant aux quarts de finale pour leur première participation. L’Islande est désormais du plus petit pays à s’être qualifié pour la Coupe du monde.

Il s’agira aussi d’une première pour le Panama qui a arraché sa qualification dans les dernières minutes de jeu face au Costa Rica. Tout le pays a fêté jusque tard dans la nuit du 11 octobre l’exploit de ses joueurs. Le président du Panama, Juan Carlos Varela, a même décrété la journée fériée.

Le Pérou, dernier qualifié au Mondial, a lui déjà participé à la compétition mais c’était il y a 35 ans, en 1982, autant dire une éternité. Pour fêter la nouvelle, le gouvernement péruvien a lui aussi décrété ce jeudi 16 novembre comme étant un jour chômé.

L’Egypte et le Sénégal retrouvent le Mondial

Presque 28 ans après leur dernière participation, les Egyptiens vont retrouver la Coupe du monde grâce à un penalty inscrit à la 94e minute par la star de l’équipe, Mohamed Salah, lors du match de qualification face au Congo. 16 ans après sa première participation en 2002, le Sénégal va également retrouver la compétition avec l’une des meilleures générations de footballeurs qu’a connu le pays depuis des années.

Du côté des nations africaines, la Tunisie et le Maroc vont aussi faire le déplacement en Russie. Le Nigeria, premier qualifié de cette Coupe du monde après la Russie, pays hôte donc participant d’office, vient compléter le tableau et fait figure d’habitué de la compétition.

32 équipes placées dans 4 chapeaux

La Suède, qui retrouvera la coupe du monde sans Zlatan Ibrahimovic qui a pris sa retraite internationale, la Pologne, l’Australie, la Corée du Sud, l’Arabie Saoudite, le Costa Rica, la Colombie, le Mexique, la Suisse, la Serbie, la Croatie, l’Iran, le Japon et le Danemark viennent compléter la liste des 32 nations qualifiées pour la compétition.

Elles ont étés chacune placées dans l’un des quatre chapeaux qui serviront au très attendu tirage au sort qui aura lieu le 1er décembre prochain à Moscou.

RFI

 

Possesssions-SOUS LA DIRECTION DE J.M. BROHM & G. BERTIN avec la participation de Raymond Sémédo ( Franco-sénagalais)


Issu d'un colloque international, organisé et dirigé en 1992 par Jean-Marie Brohm et Georges Bertin, revu et augmenté aujourd'hui de nouvelles contributions, ce volume réunit ainsi trois types de contributions présentant l'extrême plasticité et diversité des phénomènes associés aux possessions :


. des investigations théoriques qui tentent de cerner la spécificité, l'origine et les conséquences sociales, culturelles, psychologiques, religieuses, thérapeutiques des possessions.
. des enquêtes ethnographiques qui décrivent et analysent divers types de possessions selon les aires géographiques et les périodes historiques envisagées (Europe, Afrique noire,Maghreb, Brésil).
. des recherches originales explorant les frontières, les marges, les réalités périphériques plus ou moins analogues ou apparentées aux phénomènes de possession (chamanismes, hantises, spiritismes, incorporations, identifications, dédoublements, emprises sectaires, sorcelleries, etc.).


Fait culturel universel, les formes de la Possession revêtent en effet d'innombrables variantes : transes, possessions, états altérés : autant de langages à décrypter dont le code varie selon les lieux, les moments et aussi les sujets, ce qui fait de cet ouvrage un indispensable instrument de travail pour les chercheurs.

INTRODUCTION : Les possessions et leurs univers -Jean-Marie Brohm


LA POSSESSION DANS TOUS SES ÉTATS


Définitions de situations dans les transes visionnaires et les possessions-Georges Lapassade
Anthropologie de la possession démoniaque -Jean-Marie Brohm
Les religions traditionnelles, le Christianisme, l'Islam et les cultes de possession-Raymond Sémédo
Possessions Nord-Sud : les intériorités peuplées - Christophe Pons
HISTOIRES DE POSSESSIONS EN EUROPE


Les Aboyeuses de Josselin étaient-elles possédées ? - Maryvonne Abraham
Cuchulainn, le possédé divin - Paul Verdier
Chamanes et sorcières, autour du corps - Georges Bertin


Quelques remarques à propos de la sorcière, la possédée, la stigmatisée. Visages de femmes - Cécile Imbert
Possession et exorcisme, une approche ethnopsychologique - Patrick Gaboriau


LES POSSESSIONS EN AFRIQUE NOIRE ET AU MAGHREB


Notes et propos au sujet de la possession en Afrique Noire - Louis-Vincent Thomas Transe et possession cérémonielle au sud du Togo - Albert de Surgy Ce sont des dieux qui s'incarnent... - Jacqueline Trincaz


Les Khons : possession atypique, transgression, magie ou syncrétisme ? -Raymond Sémédo


La possession Vorombe dans la région de Tuléar- Philippe Chaudat
La yawmiya, liturgie du zâr soudanais : un rite de possession - Sadok Abdelsolam
Un culte de possession : les Gnawa du Maroc - Viviana Pâques
La possession rituelle à Marrakech - Abdelhafid Chlyeh
Le Stambali tunisien - Ahmed Rahal


LE BRESIL, TERRE DE POSSESSIONS


La possession dans le Candomblé au Brésil - Sylvie Chiousse
L'imaginaire entre corps et langage : une problématisation du phénomène de l'incorporation au Brésil - Florence Dravet
Possessions à Recife - Jean Ferreux


AUX FRONTIÈRES DE LA POSSESSION


Le retour du dieu danseur - France Schott Billemann
Les conduites de vertige. Un essai de phénoménologie concrète-Véronique Nahoum-Grappe
L'âme et la tripe du masque corporel. Possession versus Incarnation -Sylvie Fougeray
Une lecture du Manuel de l'inquisiteur de Bernard Gui -Eric Meillan
La possession au-delà de son histoire. La puissance démoniaque au service de la pratique spirite quotidienne - Patrick Legros Possession et hantises - Pascale Catala
Les soucoupes volantes, merveilleux de pacotille ou dossier stimulant ? -Bertrand Méheust
Le diable, le Bon Dieu et le prêtre exorciste - Philippe Grosbois
Pentecôtisme, théologie de la prospérité et transes de pseudo guérison -Annick Benoist

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Raymond Sémédo


ANTHROPOLOGIE, ETHNOLOGIE, CIVILISATION RELIGIONS SANTÉ, MÉDECINE AFRIQUE SUBSAHARIENNE Sénégal
Les représentations sociales de la maladie dépendent du contexte culturel de leur production. En effet, les nombreux êtres culturels qui peuplent l'univers visible ou invisible sont des agents non-microbiens de la maladie selon les croyances. Les croyances se sont adaptées à la société marchande-libérale et à son idéologie de compétuition et d'émulation sociale. La ville, les banlieues de Dakar, les régions du Sénégal, les campagnes ont été les terraions d'observation.

 

Saint-Louis et sa Mythologie. Saint-Louis du Sénégal par, Fatou NIANG SIGA : Edition XAMAL,

Merci au Pr Alpha SY qui nous a parlé de cette grande dame écrivaine.PBC

Chapitre 1


SIMB ou "Jeu du faux-lion"


Nos croyances et traditions permettraient l'intégration dans toute société africaine, surtout les plus vulnérables .

Parmi les animaux qui composaient l'abondante faune du Sénégal, beaucoup sont devenus symboles en considération de leur espèce qui impressionne ou de leurs dispositions naturelles magnifiées par les récits de veillées. Cependant, aucun d'entre eux n'a autant que le lion marqué le jeu, dans la région du nord.

Ecrivaine, Fatou NIANG SIGA dont nous connaissons la teneur de l'écriture, le sens de l'engagement social dans ses écrits passeurs de cultures ;


Générosité sociale : Ecrivaine, Fatou NIANGA SIGA dont nous mesurons le sens du social par la politique sociale en femme de Lettres « engagée »: c'est ainsi que feue Mame Coura DIOP, héroïne de mon film « Mon fils était un écrivain » (2014) que j'ai dédié aux écrivaines sénégalaises pionnières Fatou NIANG SIGA et Annette Mbaye D'Erneville, m'a dit en 2003, en « Kaddu Maag », parole de sage forte de ces 93 ans :
« Tu sais, de toutes les formes de politique je préfère la politique sociale, que tout citoyen doit adopter, comme le fait si bien Fatou NIANG SIGA qui en a œuvré de toutes ses forces, ce qui nous a valu au village de Ngallèle (situé à 14 km de la ville de Saint-Louis) « son centre de maternité », vieux de plus de trente ans.
Mame Coura me dit derechef : Fatou NIANG SIGA est l'une des rares personnalités proches du Président Senghor qui sillonnait les coins et les recoins des villages pour leur servir, ce que j'appelle Assurance VISA (Vêtements –Instruction- Santé-Alimentation) sans quoi un humain est dépourvu de l' «humanitude ». Qui n'est pas proche de l'écrivaine et ne mesure pas la générosité intellectuelle et sociale de la dame, AS des Lettres. Allez savoir auprès du Colonel Momar GUEYE.


Générosité intellectuelle : L'écrivaine Fatou NIANG SIGA en connexion permanente avec le service à la société offre 1240 ouvrages aux cinq universités publiques du Sénégal.


Le 23 février 2016, Badiène Fatou NIANG SIGA m'a offert les trois ouvrages de sa bibliographie en question. De trois « autographes» qu'elle me gratifie, nous pouvons saisir la quintessence de l'œuvre de Fatou NIANG SIGA fort en pédagogie des cultures et des valeurs des sociétés africaines. En effet, en « Kaddu Maag », parole de sage, l'auteure écrit sur la page de garde de «Saint-Louis du Sénégal et sa mythologie » :


Nos croyances et traditions permettraient l'intégration dans toute société africaine, surtout les plus vulnérables


A ces mots, nous comprenons autrement que face à la mondialisation culturelle façonnée de milles pièces par les peuples qui se disent maîtres du monde et à l'invasion des images audiovisuelles, picturales, iconographiques, photographiques en vue d'une hégémonie culturelle qui vise le monopole économique, la sauvegarde de la semence constructive des croyances, des traditions et des valeurs cardinales constitue la graine qui vivifierait nos sociétés.


Fort de cette idéologie de l'écrivaine Fatou NIANG SIGA, peuples sénégalais, et en élargi, africains que nous sommes, croyons en nous, soyons tous médiateurs de nos cultures à travers, les ondes de nos contes et légendes, nos écrits, nos images verbales, non verbales, vestimentaires et comportementales, et suivra bien la prise de position du Sénégal pour une bonne place dans la
locomotive universelle.

jeudi, 16 novembre 2017 21:13

Quelle politique des NTIC au Sénégal?

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Au Sénégal, sommes-nous au courant des transformations technologiques qui sont en train de s’opérer au niveau mondial et ne risque-t-on pas de rater encore une fois, «d’être mal parti» comme à chaque fois qu’une transformation du monde s’opère ? 

Il y a un jour, j’ai assisté à Namur en Belgique à un forum sur les NTIC. On nous parlait d’un nouveau monde qui est en train de naître sous nos yeux et que rien ni personne ne peut arrêter et, ne pas prendre le train en marche serait synonyme de sombrer dans le sous-développement.

Dans ce monde, rien ne sera plus comme avant, et la révolution technologique en cours serait le marqueur essentiel des mutations à venir.

Les intervenants nous parlaient d'intelligence artificielle, dans le monde de la santé, dans le secteur de l’automobile, dans l’automatisation de tous les systèmes, ce qui va concerner l'éducation, l'agriculture, les services, tout le monde du travail etc.

Dans un futur proche, les logiciels vont transformer la plupart des industries traditionnelles et le robot va de plus en plus prendre la place de l’homme dans tous les circuits de fabrication et de production. Avec un simple logiciel, on peut posséder tout et dominer quasi tout le monde et avoir des influences sur toutes les entreprises et dans la vie de tout être humain quel que soit l’endroit où il se situe sur cette planète. 

On a donné l’exemple de Uber qui, avec un simplement logiciel, et ne possédant aucune voiture, est devenu la plus grosse compagnie de taxi au monde. Airbnb est présentement la plus grosse chaîne hôtelière au monde alors qu'il ne possède aucun établissement hôtelier.

Aux États-Unis, les avocats ne trouvent plus de travail, parce que l'ordinateur Watson de IBM peut donner un avis légal en quelques fractions de secondes, pour des cas plus ou moins compliqués, et avec un taux de satisfaction de 90% en comparaison des 70% pour les avocats.

Le modèle économique que nous connaissons actuellement va disparaître et tous les emplois avec et une nouvelle forme de travail va prendre le relai avec de nouveaux emplois.

Mais en écoutant tous ces discours, j’ai une pensée pour mon pays le Sénégal, et je me suis posé la question de savoir si nous sommes conscients des transformations qui sont en train de s’opérer dans le monde.  Tous ces nouveaux emplois qui vont se créer nécessitent une bonne formation de notre jeunesse et en voyant la situation de l’école sénégalaise, on se demande si nous n’allons pas rater encore une fois le départ du train et rester en retard par rapport au reste du monde.

Au moment où les pays développés entrent dans l’ère de l’alphabet numérique, 70% des Sénégalais sont analphabètes et 90% ne maitrisent pas ou non pas accès aux NTIC.

Nous sentons non plus aucun engagement de nos gouvernants pour connecter notre pays à ce train en marche qui risque de passer la gare Sénégal sans prendre aucun passager. Notre ambition devrait être de créer des Google, WhatsApp et autre Facebook à la sénégalaise. De pouvoir créer des logiciels pour accompagner le développement de notre agriculture, de pouvoir penser et concevoir des systèmes informatiques made in Sénégal, qui donneraient à l’humain la place qu’il mérite dans ce big-bang technologique qui risque de nous anéantir si on n’y pas garde.

C’est aujourd’hui que nous devons élaborer les stratégies nécessaires pour éviter à nos enfants et petits-enfants d’être les analphabètes numériques comme notre génération qui a été victime de l’analphabétisme, qui nous a maintenu dans cette pauvreté car étant incapable de penser et créer des solutions par nous-mêmes et pour nous-mêmes.

Si nous voulons vivre un Autre Avenir différent de celui des damnés éternels de la terre, nous devons insuffler un nouveau souffle, dynamique et énergique à notre pays et travailler ensemble pour l’accrocher sur le train déjà en mouvement de la révolution numérique.

Ibrahima Wade

Secrétaire général Un Autre Avenir

Assoication kieke.enfant-En phase avec les peuples autochtones du Gabon et de centre Afrique-spectacles et expositions-Paris 1 décembre 2019

De : Hermine Boucavel mailto:Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. ]

Bienvenue dans la forêt du Bassin du Congo
Nouveau départ pour les enfants de la forêt! →

Hermine Boucavel a permis à 368 enfants pygmées d'être scolarisés en République ... L'ONG kièlè les enfants de la forêt a besoin de dons afin de permettre la .


A la rencontre d'une jeune femme formidable Hermine Boucavel


Hermine Boucavel, créatrice de l'association » Kièlè les enfants de la forêt » est française d'origine gabonaise.


Educatrice depuis 15 ans auprès d'enfants et adolescents, elle contribue à l'aide sociale en France, à Vitry-sur-Seine dans le Val-de-Marne en France-

Agent du Conseil Départemenatl du Val de Marne 


Elle a effectué un voyage en République Centrafricaine et au Congo en février 2010 avec sa grand-mère afin de rendre visite à sa famille. Durant ce voyage elle a visité la forêt et a rencontré les peuples autochtones. Accueilli dans une hutte pendant 1 semaine, les jeunes adolescents ont eu une conversation avec elle, et ont senti sa sensibilité pour les enfants. Ils lui ont parlé un peu français etça l'a beaucoup fait rire et elle leur a demandé si ils voulaient apprendre le français ; ils ont di qu'effectivement ils le souhaitaient et l'ont sollicité sur le besoin d'apprendre à lire et à écrire.
De ce fait, sensibilisée par l'état d'abandon de ces jeunes pygmées, sans accès à l'éducation scolaire, Hermine s'est engagée avec ses propres euros à monter la première école de la forêt en République Centrafrique qu'elle a reformulé sous l'appelation de l'Association Kièlè les enfants de la forêt.


« Ce que je souhaite? Protéger l'identité des peuples autochtones, préserver la forêt, la nature et assurer une autonomie pérrene. »


https://kieleenfants.wordpress.com/2011/06/15/a-la-rencontre-dune-jeune-femme-formidable-hermine-boucavel/


Merci à Massar de nous avoir mis en contact avec hermine, ichrono.info informe, transmet pour que le savoir soit partagé

 

16ème EDITION DE LA FILDAK-PRECOLLOQUE DU THEATRE NATIONAL DANIEL SORANO - HOMMAGE À FATOU NIANG SIGA- par Alpha Amadou SY

Fatou Niang Siga, que la République, par le biais du ministère de la Culture, honore aujourd'hui, est originaire du nord de notre pays. Pour être plus précis, elle est née en 1932 dans cette ville où le fleuve flirte densément avec l'Océan avant de tomber littéralement dans ses bras, nous voulons nommer Saint-Louis du Sénégal.


Fatou Niang Siga reste l'une des rares Sénégalaises à avoir eu le privilège d'assumer avec épanouissement son triple statut de d'épouse, de mère et de citoyenne.
Enseignante, elle a successivement servi à Saint-Louis, à Louga, avant de revenir « au royaume d'enfance » pour y terminer sa carrière comme Directrice de l'école Léona Fille, devenue école SAER SEYE.
Sur le plan politique, elle a d'abord milité à la SFIO (Section Française de l'Internationale Ouvrière) y assumant les charges de Présidente de l'Association des jeunes. Ayant rejoint, l'UPS, l'ancêtre de l'actuel Parti socialiste du Sénégal, elle s'y verra confier les charges de secrétaire chargée des relations extérieures du Conseil des Femmes ; Mme caroline en était la Présidente.
Son dynamisme et son sens de l'initiative l'amèneront à être membre fondatrice du Cercle de la Jeunesse et de la 1ère équipe féminine de basket Ball de Louga.


Enfin, sur demande de Son Excellence Le Président Me A WADE, elle a préparé l'exposition sur la mode (habillement, coiffure et parure), à l'occasion de la remise du prix Houphouët Boigny à l'UNESCO.
Les textes qui composent son œuvre, d'une densité et d'une originalité suffisamment reconnues pour lui valoir l'hommage de la République, ont comme prétexte originel l'unique souci d'aider ses enfants et petits- enfants à s'approprier des pans de leur culture dangereusement menacée par les effets conjugués de l'érosion du temps, des contrecoups de la mondialisation et de l'absence du réflexe de la conservation.


Cette préoccupation, parfois aux allures obsessionnelles, s'explique par la conjugaison d'un certain nombre de facteurs. La fille, dont la précocité était assez frappante pour que l'institutrice du coin suggère ses parents de l'inscrire à l'école des Blancs, a dû être séduite par la magie de l'écrit. Il s'y ajoute que durant son séjour au mythique Lycée Faidherbe - devenu aujourd'hui Lycée Cheikh Oumar Foutiyou Tall - elle a sans doute réalisé, de quelque manière, la fragilité d'un patrimoine confiné à l'oralité. En outre, pour avoir embrassé le noble métier d'enseignante, elle ne manqua pas de prendre conscience de l'urgence de consigner, pour la postérité, ce qu'elle avait appris à « l'école du soir », à l'heure du conte. Le dernier mais pas le moindre, ce souci constant, dans le double axe de la préservation et de la transmission témoignait aussi, de quelque façon, de l'influence du père, premier archiviste africain du Sénégal.


En tout état de cause, à la lecture de « Reflets de modes et traditions saint-louisiennes », (éditions Khoudia, Dakar, 1990), de « Saint-Louis et sa mythologie », (édité chez Xamal, à Saint-Louis, (avant d'être repris à compte d'auteurs en mai 2005) « Costumes saint-louisien d'hier à aujourd'hui » (à compte d'auteur, en mai 2005), il est loisible de réaliser, non sans bonheur, que Fatou Niang Siga est allée bien au-delà de cet objectif. Son œuvre s'intègre parfaitement dans cette problématique qui a certainement l'âge de la littérature africaine d'expression française, à savoir l'affirmation de l'identité culturelle.


Consciente, comme dirait ce puissant esprit allemand qu'est Hegel, que tout rapport, de quelque ordre que ce soit avec l'Autre, suppose l'affirmation de soi, Fatou Niang Siga inscrit la transmission des valeurs cardinales dans la trajectoire d'une affirmation identitaire qui, au demeurant, n'a rien de meurtrière : « Nous pensons que, à travers les informations que nous donnons sur certaines modes et traditions anciennes de notre pays, la jeunesse sentira la nécessité et la valeur de la solidarité dans la vie en société. Si cet objectif est atteint, nous aurions alors apporté notre contribution à la réhabilitation des valeurs morales qui ont marqué la vie de nos ancêtres : une épuisable source de références »


Dans cet esprit, Fatou Ninag Siga publie« Reflets de modes et traditions saint-louisiennes dont la quintessence est généreusement mise en évidence par Dr Mamadou Abib Kébé : il s'est agi de montrer « que la coiffure, le Fanal et le Sanjay sont des objets sémiotiques qui témoignent de l'identité culturelle propre à la société ouolof saint-louisienne : la coiffure est l'élément structurant de base qui informe des faits sociaux tels que le mariage, le baptême et la circoncision. Le Fanal est le produit de cette intersubjectivité née de la rencontre de l'homme blanc et de l'homme noir dans le contexte colonial ; le Sanjay, aux origines mythiques, rappelle les racines profondes de cette culture saint-louisienne qui s'inscrit dans un vaste ensemble qui témoigne de l'unité culturelle du monde noir »


L'appétit venant en mangeant, Fatou Niang Siga, qui avait nourri la modeste ambition d'écrire et même de n'écrire que « pour ses enfants et ses petits-enfants » , se retrouva dans une aventure intellectuelle dont l'originalité n'a pas échappé à la vigilance du critique Kébé : « Dans une entreprise qui tient de l'essai et du récit, qui se veut descriptive et normative, l'auteure nous peint, à travers des faits de cultures spécifiques, les aspects fondamentaux de l'identité saint-louisienne. Cette peinture, qui se veut systématique et diachronique, met en relief les éléments structurants, les facteurs dynamiques qui présentent les faits de culture, moins comme des objets de musée à conserver, que comme un esprit vivant qui se reproduit dans la permanence et la variation. »


Cette démarche, d'une remarquable fécondité intellectuelle, sera de rigueur dans ces deux autres ouvrages susmentionnés. Aussi parviendra-t-elle, par ce truchement, à trier au volet ce qui est reconnu comme l'atout majeur des Saint-Louisiens : l'expression d'une belle synthèse entre les civilisations négro-africaine, arabo-islamique et occidentale.
À la lumière des investigations de Fatou Niang Siga, il est loisible de comprendre comment ce syncrétisme a fini par produire une personne typique dont elle décrit ainsi le profil : « L'élégance du geste, de la parole, de l'habit, de la démarche et de la cuisine (avec le goût naturellement) était cultivé comme une vertu cardinale au même degré tels que l'honnêteté, le sens de l'honneur, du respect de l'autre, de la dignité et de l'hospitalité.

Etre débraillé ou négligé était un pêché capital. Chacun à son niveau, avec les moyens dont il disposait, se devait d'offrir à la communauté l'image la plus positive de sa personne...


À petits pas, lentement: une manière de célébrer la parfaite corrélation entre l'indispensable sérénité de l'esprit, la dignité de l'habillement et la poésie du corps humain. Il faut mériter l'insigne honneur d'avoir été créé à l'image de Dieu ».


Du reste, cette image est tellement intériorisée que les Sénégalais en général considèrent dans le cadre de la polygamie que c'est peine perdue que de déployer un quelconque effort pour rivaliser avec les Saint-louisiennes, réputées « mokk pooc ».


Saint-lousienne jusqu'au bout des ongles, elle a su s'approprier de ce patrimoine singulier qui fait de sa Cité natale, « la civilisation de l'Universel en miniature ».
Monsieur le Ministre, Honorables invités,


La République, en honorant de si belle manière, une des figures de proue de Ndar, honore une dame qui le mérite, honore les Lettres saint-louisiennes et honore tout Saint-Louis.
Cette conviction mienne résulte de ma conscience du fait que la générosité de Fatou Niang Siga ne s'épuise guère dans l'écriture, quoiqu'elle soit l'une des expressions la plus achevée de l'ouverture vers l'Autre et du sens du partage. Débordant de loin la sphère de la création, elle a été déclinée par un geste légitimement salué comme « hautement social et civique » , consistant en un don de 1240 ouvrages aux cinq universités publiques de notre pays.

Comment aussi ne pas évoquer, dans la même veine, le soutien de Fatou Niang Siga aux acteurs culturels, ses dons aux dahiras, aux daras et aux mosquées et son assistance discrète aux déshérités ?


Dans sa retraite du moment, Fatou Niang Siga, en fervente mouride, fait montre d'une piété remarquable sur toile de fond d'une spiritualité d'une rare intensité, tout en gardant cette joie de vivre et ce sens de l'humour d'une fraîcheur évidente. Pour s'en persuader, il suffit de rappeler ses propos, tenus lors de l'organisation de la première édition du Festival International de Poésie Itinérant en Afrique, en mai 2006. S'adressant aux organisateurs et invités, au nombre desquels Paul Dakeyo du Cameroun, Poète- éditeur, Alioune Badara Coulibaly du Sénégal, Poète, Président du Cercle des Ecrivains et Poète de Saint- Louis, Josée Lapeyrére de la France, Poétesse et Psychiatre, Marouba Fall du Sénégal, Poète et Romancier, Louis Camara du Sénégal, Poète et Conteur, Taijin Tendo du Japon, Poète, Mohamed Toihiri des Comores, Poète et Professeur de littérature comparée, elle déclarait :


« Plus que des souhaits de bienvenue : depuis que la nouvelle d'un mouvement d'une partie du monde m'est parvenue, je me suis mise à égrener mon chapelet, priant pour que votre voyage se fasse sans encombre et que toutes vos activités répondent à votre attente. Et, j'ai regretté de ne pouvoir être à l'accueil avec mes collègues de Saint- louis, pour ma contribution à la téranga que nous vous devons. »


Fatou Niang Siga ajoutait pour conclure :


Vous l'avez sûrement constaté : le saint-louisien est naturellement ouvert, accueillant à souhait, aimant vivre en association pour échanger. Ne pouvant tricher avec ses sentiments, sa spontanéité parfois surprend ou déconcerte. Vous l'auriez constaté si la pesanteur de l'âge ne m'indisposait pas, car ce serait avec chants et quelques pas de danse que je vous aurais exprimé la joie et la fierté qui m'habitent aujourd'hui. »


Monsieur Le Ministre de la Culture, par ma voix, Saint-Louis, Fatou Niang Siga et sa famille exprime leur profonde gratitude à la République reconnaissante ; merci aussi au Comité scientifique pour le choix porté, à la fois, sur cette grande femme des lettres et sur ma modeste personne pour ce redoutable exercice de présentation d'une citoyenne si complexe ;
Enfin, merci à toutes et à tous pour votre bien aimable attention.

REFERENCES
Aïdara, Abdoul Hadir; Saint-Louis du Sénégal d'hier à aujourd'hui, Éditions Granvaux, octobre 2004 ;
Dia, Fadel, «Adieu Saint-Louis, bonjour Ndar », CRDS, D 84 ;
Diakhité, Cheikhou, « Le parler sait-louisien », inédit ;
Diop, Mame Séye, « Témoignage lors de la présentation-dédicace des ouvrages de Fatou Niang Siga, le 28 décembre 2005 à la Chambre de Commerce de Saint-Louis ;
Kébé, Mamadou Abib, « Reflets de modes et traditions saint-louisiennes de Fatou Niang Siga : une ingénieuse défense et illustration de l'identité culturelle de Saint-Louis. », colloque du FIPIA, mai 2009, Saint-Louis ;
Ndar Info : Don de 1240 livres ; http://www.ndarinfo.com/DON-1-240-ouvrages-offerts-aux-cinq-universites-publiques-du-Senegal-L-acte-hautement-social-et-civique-de-Fatou-Niang_a17702.html
Niang , El Hadj Ndiouga, Témoignage à la Cérémonie de présentation-dédicace du 28 mai 2005 à la Chambre de Commerce de Saint-Louis ;
Niang, Siga Fatou :
- « Costumes saint-louisien d'hier à aujourd'hui » (à compte d'auteur, en mai 2005) ;
- « Discours de bienvenue à la Délégation du FIPIA, 17 mai 2006 » ;
- « Reflets de modes et traditions saint-louisiennes », Dakar, éditions Khoudia, Dakar, 1990) ;
- « Saint-Louis et sa mythologie », Saint-Louis, éditions Xamal, à Saint-Louis, (avant d'être repris à compte d'auteurs en mai 2005) ;
Sy, Alpha Amadou :
- « Fatou Niang Siga ou quelques considérations d'une Saint-louisienne sur l'esthétique saint-louisienne » ;
- L'imaginaire saint-louisien (doomou Ndar à l'épreuve du temps) », Paris l'harmattan, 2015 ;
- « Saint-Louis du Sénégal ou la « Civilisation de l'Universel en miniature », Forum de Saint-Louis du 15/06/2017.

ALPHA AMADOU SY PHILOSOPHE/ECRIVAIN TEl: 221775230504 Email :Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. Fax : 221339611793 BP : 319 Sie :www.ifrance.com:mnas

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