Economie

Investissements directs étrangers : Les charges d’exploitation relativement élevées

S’il y a un facteur sur lequel le Sénégal doit beaucoup investir, c’est sans doute celui de la disponibilité et à coût réduit de l’électricité. Il impacte négativement sur l’attractivité des Investisseurs étrangers directs (Ide). C’est ce que souligne le rapport 2016 de l’Organisation des Nations unies pour le développement industriel (Onudi).  

Bien que politiquement stable et géographiquement avantageux, le Sénégal peine à capter, au mieux, les  Investissements étrangers directs (Ide). Tout le contraire pour son voisin et éternel concurrent, la Côte d’Ivoire, et le Bangladesh (en Inde) et la Chine. Cette reculade des Ide au profit d’autres pays s’explique par les charges d’exploitation relativement élevées au pays de la même catégorie précités, renseigne le rapport 2016 de l’Organisation des Natations unies pour le développement industriel (Onudi).

Selon ledit rapport, «sur la base des Indices de développement mondial, des rapports Doing Business de la Banque mondiale, des enquêtes menées auprès des entreprises ainsi que des sources de locales, on peut affirmer que le Sénégal présente aujourd’hui des charges d’exploitations relativement élevées par rapport aux autres pays de même catégorie, à savoir la Côte d’Ivoire, le Bangladesh (en Inde) et la Chine. A titre d’exemple, le coût moyen de l’électricité qui se situe à 0,24 dollars par Kwh est le plus élevé comparativement au pays de la même classification».

Une telle situation s’explique par le fait que le Sénégal n’a pas encore pleinement pris conscience du fait qu’il n’est pas la seule destination qui s’offre au choix des investisseurs et que de nombreux autres pays à revenus faibles, en Afrique et ailleurs, se disputent le même marché international et les mêmes ressources apportées par les Ide. Ainsi donc, pour gagner sa place dans cette compétition mondiale, le Sénégal doit non seulement compter sur ces atouts précités, mais surtout consentir des efforts possibles pour se rendre attrayant aux yeux des investisseurs en quête de nouvelles destinations, à moindre coût, pour une production à forte intensité de main d’œuvre.

S’il est admis que la structuration des coûts de production varie en fonction de la nature des industries, généralement les investisseurs se soucient du coût d’investissement initial et des charges de production à supporter au démarrage de l’exploitation. Le premier fait référence aux coûts à supporter pour l’acquisition d’un terrain, de bâtiments, d’infrastructures et autres immobilisations. Mais il englobe également le temps nécessaire à l’obtention des droits d’occupation, à la construction des locaux de l’usine, à l’installation de l’électricité et autres services, au dédouanement des machines et équipements importés, ainsi qu’au recrutement des ressources humaines et étrangères comme les contrôleurs de production et de qualité etc. Tout retard accusé dans la construction peut être coûteux pour un investisseur, non seulement en termes de dépenses pécuniaires, mais également en perte d’opportunités d’affaires dans les marchés internationaux. Par conséquent, tout ceci doit être pris en compte.

Toutefois, l’eau semble également être très onéreuse et coûte en moyenne respectivement 400 à 600% de plus qu’au Bangladesh et en Côte d’Ivoire.

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IMpact des changements climatiques sur l’agriculture Sénégalaise : 1 million d’hectares de terre affectes par la salinisation

Au Sénégal, la salinisation des terres causée par les changements climatiques, a affecté plus de 1 million d’hectares. La révélation a été faite par Mame Yacine Badiane  Ndour, chercheur à l’ISRA. Elle présentait hier, mardi 22 Août, en marge du lancement du réseau des journalistes associés aux questions agricoles et pastorales, une communication portant sur le thème : «l’impact des changements climatiques sur l’agriculture sénégalaise».

Au Sénégal, actuellement, la salinisation des terres a dépassé 1 million d’hectares. La révélation a été faite par Mame Yacine Badiane Ndour de l’Isra. Elle présentait hier, mardi 22 août lors d’un panel organisé par le réseau des journalistes associés aux questions agricoles et pastorales, une communication sur le thème : « l’impact des changements climatiques sur l’agriculture au Sénégal».

Selon elle, au niveau des zones de Fatick, Kaolack et même Casamance, il y a certaines terres qui sont complètement abandonnées. « Ces terres sont appelées les tannes. Ce sont  des terres qui sont incultes donc non cultivables. Le changement climatique accélère le phénomène de dégradation des terres mais il y a d’autres facteurs entropiques comme les pratiques agricoles qui ne sont pas bien adaptées. Actuellement, on a constaté que ce phénomène évolue rapidement à cause de l’inclusion marine», a-t-elle expliqué. Dans la foulée, elle ajoute que les sols sodiques (quand on passe de la salinisation à la sodicité où il y a un autre phénomène de complexification qui fait que le sol ne peut être plus utilisé) sont passés de 6% à 19% de 2001 à  2003.

Evoquant l’impact des  changements climatiques sur les ressources en eau, Mme Ndour relève que l’agriculture dépend de deux ressources naturelles importantes notamment la terre et l’eau. Ces ressources, dit-elle  sont impactées par les changements climatiques surtout dans la zone sahélienne.

Selon elle, au Sénégal, les dernières études faites ont montré  que dans tous le pays, il y aura une baisse de la pluviométrie en 2100. Cette baisse va impacter forcément sur l’agriculture et les ressources en eau. D’où l’importance de sensibiliser les producteurs. «Il faut qu’il y ait l’accompagnement de l’Etat pour que  information climatique soit partagée par l’ensemble des acteurs. Même l’éleveur avant d’aller en transhumance doit avoir l’information climatique pour ne pas avoir de risque », soutient-elle.  

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Pape Aboulaye Seck, ministre de l’agriculture et de l’équipement rural en visite a kaolack : «Ceux qui accusaient l’état de fournir de mauvaises semences sont tous désavoues par les producteurs»

Le ministre de l’Agriculture et de l’Equipement rural qui poursuivait, hier à Kaolack, sa traditionnelle visite des périmètres champêtres du pays en pareils moments de l’année, a répondu aux détracteurs du gouvernement qui accuse son département d’avoir distribuer des semences de mauvaise qualité aux paysans.

 «Ceux qui accusaient l’Etat d’être tributaire des mauvaises semences distribuées aux pays ont tout été désavoués par les producteurs. Déjà, sur l’ensemble des périmètres visités, la qualité et l’état de germination des plants ne permettent nullement d’offrir la place à des spéculations contradictoires. Mais également  l’on constate que, sur le terrain, les producteurs ont eux-mêmes indiqué avoir reçu des semences certifiées dont la qualité ne fait point l’ombre de doute. Ces producteurs disent aussi avoir reçu des intrants en quantité suffisante et en temps opportun. Un programme que le gouvernement du Sénégal leur a offert et qui suscite en eux d’énormes espoirs, concernant les futurs rendements et le moment venu des récoltes».

Aussi bien pour l’arachide, le mil «souna», le maïs, le riz et l’ensemble des variétés culturales, les producteurs sénégalais, selon Pape Abdoulaye Seck, nourrissent beaucoup d’ambitions et d’espoirs pour leurs activités agricoles qu’ils ne comptent pas abandonner, mais plutôt renforcer pour booster le rendement sur l’ensemble des filières exploitées. Ainsi dans le département de Guinguinéo, précisément dans le village de Fass, situé à 20 kms au Nord-Ouest, et à Prokhane dans les champs du marabout Serigne Moustapha Bassirou, les producteurs réclament, avec insistance, le renforcement du matériel agricole (houe de sine, décortiqueuse, batteuses, tracteurs) pour mieux asseoir une politique d’accroissement du rendement et d’exploitation de surfaces beaucoup plus importantes.

PAPE ABDOULAYE SECK VEUT FAIRE DU BASSIN ARACHIDIER UN BASSIN AGRICOLE

Toujours dans le cadre de son projet de révolutionner le système agricole de notre pays, le ministre de l’Agriculture et de l’Equipement rural a saisi, hier, l’occasion que lui offrait sa rencontre avec les producteurs de Nioro, décliner son ambition de changer l’ancien bassin arachidier du Sine-Saloum en bassin agricole. Pape Abdoulaye Seck s’est, en effet, lancé dans un tel chantier partant de l’implantation durable dans le Rip de la diversité culturale. Autrement dit, il s’agit de mettre plus l’accent sur la pluralité des techniques de cultures dans les filières. Et, puisque le Programme d’autosuffisance alimentaire est avant tout le but visé dans la plupart des politiques, les nouvelles expériences portées sur le Riz (New rice for Africa -Nerica) commencent à faire tâche d’huile dans le Rip. Pour l’Etat, il convient d’encourager les acteurs, mais surtout les sensibiliser par rapport à l’acquisition d’un programme capable de garantir une autosuffisance alimentaire. Toutefois, le ministre n’exclut pas la volonté de l’Etat d’accompagner les producteurs rizicoles techniquement et financièrement pour la réussite de ce programme.

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Innovation 2.0 : Kahi Lumumba, influenceur panafricain   Kahi Lumumba, dirigeant de l’agence de web marketing Totem Experience. © Cyrille Choupas pour JA Petit-fils du leader congolais Patrice Émery Lumumba, Kahi Lumumba, jeune pousse de la com inter

 

Innovation 2.0 : Kahi Lumumba, influenceur panafricain

Kahi Lumumba, dirigeant de l'agence de web marketing Totem Experience. © Cyrille Choupas pour JA
Petit-fils du leader congolais Patrice Émery Lumumba, Kahi Lumumba, jeune pousse de la com internet reste éloignée de la politique et vise à inspirer les managers africains.


Les Lumumba, on les croise surtout sur la scène politique congolaise.

Il y a eu le grand-père, Patrice Émery, figure du panafricanisme et héros de l'indépendance de la RD Congo, le père, François, ou encore la tante, Juliana. Mais ne cherchez pas Kahi dans ce microcosme-là ! Le petit-fils évolue dans l'univers du numérique. Très loin des arcanes du pouvoir, des QG de l'opposition ou des mouvements citoyens.

Le monde de Kahi, c'est l'entrepreneuriat. « C'est ici que je m'éclate », confie le jeune homme de 32 ans, voix maîtrisée, sourire contagieux.
Le dirigeant de l'agence de web marketing Totem Experience nous donne rendez-vous dans un bar afro-cubain du centre de Paris. Il revient de plus en plus fréquemment dans cet îlot exotique qu'il a tout récemment découvert. On y sert à volonté de la salsa, mais aussi des sons en vogue de l'afro-pop.

Ça tombe bien ! « Une génération qui peut être à la fois fan de Fally Ipupa et fière de Nelson Mandela ou de Thomas Sankara » passionne Kahi.


Au point qu'il a laissé tomber son boulot de consultant spécialisé, entre autres, dans la négociation des contrats, pour s'approcher davantage de cette génération. « Je voulais me lancer dans quelque chose de concret : avoir un impact direct sur les gens », justifie-t-il. Kahi ne se sentait « plus à sa place » dans son travail de l'époque. « Faire économiser 500 000 euros à une société » ne lui disait plus rien.
« Kahi président ! »


L'« impact direct » sur la communauté africaine, Kahi ne l'a trouvé ni à Londres ni à Paris, villes où il a effectué ses dernières missions pour le compte de l'agence de consulting qui l'employait. À la Défense, quartier d'affaires de la capitale française, le natif de Bruxelles était notamment intervenu dans le service informatique de la Banque postale en 2010, puis à Gaz de France (GDF) l'année suivante. Avant finalement de décider de voler de ses propres ailes vers les cieux lointains de la com et du brand content [contenu de marque].


La reconversion est totale, le challenge, « excitant ». Kahi s'entoure alors de deux autres jeunes motivés, Antony Bah et Ludovic Caffa. Le trio de choc multiplie les séances de travail et les échanges sur Skype. Malgré l'abandon d'un des associés, le projet avance. Année après année, Totem Experience gagne en crédibilité et en notoriété. « La créativité africaine demeure au centre de notre stratégie », théorise Kahi, qui vient de réussir le pari de réunir pour la première fois tous les « influenceurs » africains de renom à Paris. C'était lors des Africa Digital Communication Days (Adicom Days) coorganisés début mars avec l'agence de communication Hopscotch Africa.


« Nous avons franchi un cap », nous glisse-t-il entre deux réunions de panels. Fidèle à ses valeurs, c'est le « nous » qu'il met en avant, l'équipe de Totem. Mais le public n'a d'yeux que pour une personne. Avant la clôture de l'event, c'est unanime qu'il s'adonne à un vibrant « Kahi président ! Kahi président ! » Son destinataire, ému, esquisse un sourire.
Et profite du moment tout trouvé pour annoncer son nouveau-né. Avec des airs de Tim Cook en train de « pitcher » les prouesses de la nouvelle trouvaille de la marque à la pomme croquée, seul sur la tribune et devant un grand écran, Kahi dévoile Tina Africa, « la première plateforme qui met les annonceurs en relation avec les leaders d'opinion et les créateurs de contenus africains ». « Ce jour-là, beaucoup ont découvert ce que nous faisions de nos journées. Et ont changé de regard sur notre entreprise », décrypte le porteur du projet.


Bientôt des bureaux à Abidjan


Mais pas question de s'arrêter en si bon chemin. Totem Experience, déjà présente au Bénin, veut désormais ouvrir des bureaux ailleurs sur le continent, notamment à Abidjan, où se tiendra la deuxième édition des Adicom Days en 2018.
« On ne peut pas vouloir inspirer les managers africains dans le domaine de l'innovation et vivre éternellement à Paris », commente Kahi. Né durant l'exil de son père, il n'exclut pas de revenir s'installer en Afrique. Ce ne sera pas une première pour le jeune homme. Déjà à 13 ans, avec son frère, il avait suivi sa mère, cadre de l'Organisation internationale du travail (OIT), mutée à Abidjan.
Nous sommes tous des petits-fils de Patrice Lumumba


« C'est pendant cette période-là que j'ai vraiment saisi l'importance du nom que je porte : j'ai vu des personnes contentes parce qu'elles avaient croisé sur leur route un membre de la famille Lumumba. Alors qu'en Belgique les gens s'arrêtaient plus par curiosité », se souvient Kahi, un brin nostalgique.


Forcément, le poids historique de ce patronyme modèle son état d'esprit. « Inconsciemment, on s'interdit de faire n'importe quoi », confirme celui qui se dit « fier de l'héritage » du patriarche. Mais, en réalité, « nous sommes tous des petits-fils de Patrice Lumumba », conclut-il, raie bien placée à gauche. Hommage au grand-père ? « Juste un style », esquive Kahi, amusé. Vous étiez prévenus. Ne le cherchez point sur le terrain politique.


http://www.jeuneafrique.com/mag/463664

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