Economie

Financement de projets structurants : La banque mondiale met sur la table 300 milliards

D’importants accords de financement de projets structurants dans les secteurs du tourisme, des transports, de l’énergie, du pétrole et du gaz, ont été signés hier, jeudi, à Dakar, entre Amadou Ba, ministre de l’Economie, des Finances et du Plan et Louise J Cord, directrice des opérations de la Banque mondiale.

Quatre conventions  de financement de projets structurants d’environ 300 milliards de francs CFA entre le gouvernement du Sénégal et la Banque mondiale, ont été paraphées hier, jeudi, à Dakar, entre Amadou Ba, ministre de l’Economie, des Finances et du Plan et Louise J Cord, directrice des opérations de la Banque mondiale (Bm). Ces conventions de financement sont relatives au secteur du tourisme, du transport routier, à l’assistance technique Pétrole / Gaz, et à l’extension du réseau électrique de l’Organisation pour la mise en valeur du fleuve Sénégal (Omvs).

Pour le projet de développement du tourisme, il est estimé à 45 milliards 786 millions de franc CFA. Celui du projet pilote de système de bus rapide (Brt) devant desservir Guédiawaye/Dakar en construction sur une nouvelle voirie, est chiffré à 184 milliards 258 millions de francs CFA. Celui relatif à l’appui aux négociations des projets gaziers et au renforcement des capacités institutionnelles, se chiffre à 16 milliards 732 millions de franc CFA et enfin 60 milliards 20 millions de franc CFA, celui lié au renforcement et à l’extension du réseau électrique de l’Omvs. Ceci fera dire au ministre de l’Economie que la Banque mondiale (Bm) a doublé ses engagements financiers, au sortir de la rencontre du groupe consultatif de Paris les 24 et 25 février 2014, passant ainsi de 500 milliards de franc CFA à 1000 milliards de franc CFA. «Cette volonté des plus hautes autorités de la Bm d’accompagner la mise en œuvre du Plan Sénégal Emergent (Pse) transparait clairement à travers le choix des secteurs qui bénéficient de ces financements», a soutenu Amadou Ba.

Toutefois, de préciser: «Les ressources mobilisées…sont destinées prioritairement aux secteurs vitaux de notre économie à savoir les infrastructures, de l’énergie, des hydrocarbures, de l’agriculture, de la santé et de l’éducation».

Auparavent, Louise J Cord, directrice des opérations de la Bm, a laissé entendre: «Pour attendre le statut d’un pays a revenu moyen et réduire la pauvreté, il faudra soutenir cette bonne performance pour plusieurs années de suite et même avec des taux de croissance qui doivent être supérieurs à 7%». A cela, poursuit-il, «la réforme du foncier dans les zones rurales, l’élargissement du capital privé dans la Senelec, la mise en œuvre de la décision de privatiser la Sonacos, la poursuite des réformes déjà engagées les secteurs de l’énergie et des télécommunications…»

Le ministre des transports Mansour Elimane Kane s’est réjoui du pilotage du dossier et surtout de la diligence dont a fait montre les services de la Bm pour soutenir les études de faisabilité en parfaite collaboration avec ses services.

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Le CA du FMI approuve la «4eme revue de l’ISPE» et salue les «performances économiques du Sénégal»

Le Conseil d’administration du Fonds monétaire international (FMI) a approuvé, lundi dernier 26 juin 2017, la quatrième revue du programme économique et financier 2015-2018 appuyé par l’Instrument de soutien à la politique économique (ISPE), informe le Coordonnateur de la Cellule de Communication du Ministère de l’Economie, des Finances et du Plan, l’inspecteur des impôts, Ange C. Mancabou, dans un communiqué parvenu à la Rédaction de Sud Quotidien, avant-hier, mardi 27 juin.

Ce programme, ajoute-t-il, sans assistance financière de la part du Fmi, vise à aider le pays à mettre en œuvre une politique économique et des réformes structurelles en vue d’atteindre une croissance robuste tout en préservant la stabilité macroéconomique en rapport avec les critères de convergence de l’Union économique et monétaire ouest africaine (UEMOA).

L’approbation du nouveau programme triennal par le Conseil d’Administration du FMI marque la confiance que la communauté internationale accorde à notre pays et illustre le soutien franc des partenaires techniques et financiers à la nouvelle stratégie de développement économique et sociale, le Plan Sénégal Emergent.

Revenant sur les raisons de cet satisfécit des Administrateurs qui ont félicité les autorités pour le maintien de la bonne performance macroéconomique, il liste : un taux élevé de croissance supérieur à 6,5% au cours des deux dernières années, une inflation faible, un déficit budgétaire en constante baisse (4,2% du PIB en 2016).

«Ils ont accueilli favorablement les progrès réalisés dans la mise en œuvre des réformes prévues par le programme, notamment les efforts d’assainissement budgétaire et l’engagement des autorités à remplir le critère de déficit budgétaire de l’Union Economique et Monétaire Ouest Africaine (UEMOA) de 3% du PIB avant la date butoir de 2019. La poursuite de la mise en œuvre des réformes appropriées est nécessaire pour maintenir le cap de la croissance et atteindre les objectifs de développement», ajoute-t-il.

Les Administrateurs ont également salué les progrès réalisés dans le domaine des zones économiques spéciales (ZES) qui doit créer les conditions pour le développement des PME et la promotion des IDE. Une zone économique spéciale (ZES) avec les standards internationaux en matière de gouvernance économique et de fiscalité a été aménagée à Diamniadio pour attirer d’importants investissements privés.

Le gouvernement continue la mise en place des infrastructures de haute qualité et l’amélioration de l’environnement des affaires, grâce notamment à la réduction du coût de l’électricité, la promotion de la bonne gouvernance, le soutien aux petites et moyennes entreprises, ainsi que l’approfondissement des réformes judiciaires et foncières.

Le Conseil d’Administration a aussi fortement apprécié l’engagement des autorités à mettre en œuvre des réformes nécessaires pour réduire les déficits de la Poste et du Fonds National de Retraite (FNR).

Au plan budgétaire, les réformes se sont traduites, d’une part, par la rationalisation des dépenses courantes sur fond de maîtrise des charges de fonctionnement et de la masse salariale, et d’autre part, par l’élargissement de l’assiette et la rationalisation des exonérations fiscales. L’espace budgétaire ainsi dégagé a servi à une meilleure prise en charge des besoins d’investissements – tout en veillant à l’amélioration du processus de préparation et d’exécution des projets et programmes –, et à la meilleure prise en charge de la demande sociale.

Au chapitre de la dette, le Sénégal s’efforce de renforcer sa gestion pour une plus grande soutenabilité budgétaire. A cet effet, des réformes capitales en matière de gestion de la trésorerie vont être réalisées avec l’ambition d’assurer une meilleure couverture des besoins de financement de l’économie.

Ce qui lui fait dire dans l’édit que «les perspectives économiques du Sénégal sont globalement favorables et les risques bien maîtrisés».

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Boad - financement de projets structurans : Le conseil d’administration approuve 256 milliards de Fcfa

Réuni hier mardi 27 juin, au siège de la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’ouest (Bceao), le Conseil d’administration sous la houlette de son président Christian Adovelande, par ailleurs président de la Boad a autorisé de nouveaux financements d’un montant de  plus de 256 milliards FCFA.

Le Conseil d’administration de la Banque ouest-africaine de développement (Boad) s’est réuni hier, mardi 27 juin au siège de la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’ouest (Bceao) pour sa 105ème session ordinaire, sous la présidence de Monsieur Christian Adovelande, Président du conseil d’administration, et président de ladite institution financière. Une réunion  sanctionnée par de nouveaux engagements de financement pris pour des projets structurants au Sénégal, au Togo, au Bénin, au Mali, au Burkina Faso et en Côte d’Ivoire.

Le Conseil a approuvé l’arrêté des comptes intermédiaires de la Boad au 31 mars 2017, ainsi que quinze nouvelles opérations à court, moyen et long termes, d’un montant total de 256,377 milliards FCFA.

Ces approbations portent à 4694,78milliards FCFA le montant global des financements de la Boad, correspondant à 1071 opérations. Ces engagements font suite au procès-verbal de la 104ème réunion tenue le 22 mars dernier à Dakar.

Au titre du financement partiel de projets, le Conseil d’administration (Ca) a approuvé entre autres projets la réhabilitation et l’extension des périmètres irrigués villageois des zones de Donaye-Diattar, Guédé, Mboyo et Podor dans le Département de Podor (Sénégal). Ce projet vise notamment une production additionnelle de 30 000 tonnes de riz paddy par an, alors que la production nationale se situe autour de350 000 tonnes pour une demande évaluée à 800 000 tonnes, soit 18, 5 milliards FCFA; l’aménagement et bitumage de la route Lokossa-Deve-Aplahoué-Frontière du Togo (Bénin).

Du fait de la position stratégique de cette route reliant le Bénin et le Togo, la réalisation du projet permettra de rapprocher les marchés transfrontaliers d’un montant global de 25 milliards FCFA; le programme d’entretien périodique 2017-2019 des routes revêtues (Sénégal). Il porte sur l’entretien périodique de 722 km du réseau routier revêtu, ainsi que  l’élargissement et le renforcement des routes revêtues Kaffrine-Mbacké et Fatick-Foundiougne-Passy sur une longueur de 167 km pour 30 milliards FCFA; le programme de renforcement du système d’alimentation en eau potable de la ville d’Abidjan (Côte d’Ivoire).

Il devrait contribuer, avec d’autres projets en cours,  à porter le volume d’eau potable produit de 460000m3 à 744000 m3 en décembre 2017, pour un besoin estimé à 500000 m3 par jour, soit 15 milliards FCFA ; la viabilisation du site et la construction de 1 300 logements sociaux à Ouédo dans la commune d’Abomey-Calavi(Bénin). Le projet  se déploiera sur une superficie de 25 ha; il permettra de fournir des logements à 9 500 personnes et de promouvoir de nouveaux modes d’accession à des logements par la population pour 20 milliards FCFA; la Construction d’un complexe immobilier commercial et résidentiel à Dakar, et réalisation de résidences hôtelières à Saly par la Société Immobilière de la Presqu’ile (SIPRES, Sénégal). Il s’agira de réaliser, d’une part, des appartements, des espaces bureaux et centres modulables sur une superficie de 3 900 m2et 140 places de parking, et d’autre part, 40  résidences équipées sur la station balnéaire de Saly pour 4, 5 milliards FCFA; la construction et l’exploitation d’un hôtel cinq étoiles sous enseigne «Marriott Hotels&Resorts Cotonou » par la Société d’Hôtellerie, de Restauration et de Loisirs (SHRL Bénin) à Cotonou (Bénin).

D’une capacité  de 202 chambres, cet hôtel contribuera à améliorer l’offre en réceptifs de grand standing de Cotonou pour un montant de 7, 4 milliards FCFA; la construction et exploitation d’un réceptif hôtelier de standing 3 étoiles, sous enseigne APPART’CITY par la Société ELYTIS Gestion Hôtelière à Abidjan (Côte d’Ivoire).Ce réceptif comprendra 154  appartements. Le projet s’inscrit dans une niche de l’hôtellerie (offre d’appartements avec prestations hôtelières) encore peu desservie soit 4 milliards FCFA; et la Ligne de crédit de la Banque mondiale à la Boad, avec rétrocession à la Caisse Régionale de Refinancement Hypothécaire (Crrh-Uemoa). Cette ligne servira à financer l’habitat pour une opération chiffrée 80,158 milliards FCFA. A ces mesures la mise en place de lignes de refinancement; les prises de participations et les opérations courts termes.

Le président de la Boad dans son discours d’ouverture de la réunion s’est réjoui des états financiers de son institution qui prolongent la dynamique enclenchée en 2016 avec la reprise de ses financements. Ainsi, dira-t-il «sous réserve de l’approbation des propositions d’engagements nouveaux soumises à l’ordre de la présente session, les engagements de la Banque au compte du premier semestre sont estimés à 343 ;4 milliards de FCFA, soit 79%de la cible annuelle. La croissance de cette zone devrait s’établir à 7,3% contre 6,8% en 2016, portée notamment par les investissements dans les infrastructures et les performances au niveau des transports et communications».

 

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Développement de l’afrique : Des experts dénoncent des «modèles économiques inappropriés»

Tant que l’Afrique continuera à subir le diktat des modèles économiques des grandes puissances, point de développement. L’avenir du continent est largement tributaire de son propre modèle économique. C’est le principal enseignement d’une consultation régionale de l’observatoire des pays les moins avancés (Pma) de deux jours, ouverte avant-hier mercredi, à Dakar à l’attention de la société civile de l’Afrique de l’ouest. 

Le développement de l’Afrique semble bien hypothéqué par les grandes puissances qui dictent leur modèle économique à nos dirigeants, contrôlent et pillent nos ressources naturelles, désorientent et déséquilibrent nos Etats en créant et activant des foyers de tension pour ensuite jouer aux pompiers. Tout ceci en parfaite connivence avec nos véreux dirigeants aux appétits démesurés du pouvoir.

Le paradoxe est là. Flagrant ! L’Afrique, un continent immensément riche mais, elle ne cesse de s’appauvrir de plus en plus. A cela, la force productive qui périt jour après jour sans issue dans les eaux méditerranéennes à la quête d’un avenir meilleur. Pire, aucune perspective ne leur est offerte.

 En lieu en place, c’est un silence mortuaire. A ce paradoxe, les organisations de la société civile africaine disent non à l’hémorragie en préconisant la fin des modèles économiques inadaptés et inappropriés aux réalités africaines. Ceci fait depuis avant-hier à Dakar l’objet d’une consultation régionale de l’observatoire des Pays les moins avancés (Pma) en Afrique de l’ouest. Ce présent atelier de deux jours se veut de donner de la voix aux sociétés civiles très faibles dans lesdits pays.

Dans certains pays, la société civile parait dans le pire des cas sans importance, ni intérêt. Et pourtant, elle joue le rôle de sentinelle et de veille dans la gestion des deniers publics dans certains pays. «Sur les 48 pays les moins avancés au monde 34 sont en Afrique dont 12/18 en Afrique de l’ouest», indique le rapport 2016 sur les pays les moins avancés de la conférence des nations unies sur le commerce et le développement.

Et pourtant, ces Pma reçoivent annuellement des appuis devant leur permettre de s’en sortir. Le reclassement devrait donc en principe sanctionner le moment où un Pma a réussi à s’extraire suffisamment de ces cercles vicieux pour s’appuyer sur ses points forts et prendre sa place sur les marchés internationaux sans être entièrement dépendant de ses partenaires de développement.

En clair, le reclassement devrait marquer le passage d’un état de dépendance économique à une relative autosuffisance. La sortie de la catégorie des Pma doit être considérée comme une étape d’un long processus dialectique dans lequel la croissance devrait à la fois découler du développement des capacités productives et d’un processus de transformation structurelle, et y contribuer. Ce processus résulte de la mise à niveau des activités économiques du pays et permet d’accroître la résilience aux chocs exogènes. Dans «une telle relation de dépendance continuelle, l’Afrique risque de ne jamais s’en sortir», estime l’expert du cabinet Cissé dont l’étude a porté  sur la pauvreté, les conflits et le développement des Pma de l’Afrique de l’ouest.

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La chronique de Pape
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