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GE7 - Global Education Initiative 2018-Anticper l'éducation de demain dans l'action 11/12/2018 Paris Palais des Congrès

E7 - Global Education Initiative 2018-Anticper l'éducation de demain dans l'action 11/12/2018 Paris Palais des Congrès

Amy Sarr Fall Directrice d'Intelligence Magazine, Le Pr S B Diagne, Audrey Pulvar, ATTALI invité d'honneur;   et beaucoup d'autres seront présents. Merci à Mr Bamba FALL du consulting group de nous avoir soufflé l'information. P B Cissoko

Le Vendredi 7 Décembre 2017, plusieurs personnalités du monde de la culture, de l'éducation et des sciences se sont réunies au Westin Paris Vendôme pour lancer officiellement l'Initiative Citoyenne Mondiale pour l'Éducation (Global Citizens Initiative for Education) dont l'objectif est d'anticiper l'éducation de demain dans l'action. En effet, un collectif d'experts renommés a voulu saisir l'occasion de la célébration des 70 ans de la déclaration universelle des droits de l'homme, prévu à Paris en Décembre 2018, pour rappeler que l'éducation est un droit vital qu'il faut renforcer par la refonte des systèmes afin de les rendre plus innovant, inclusif et universel.

Ce projet mondial porté par la plateforme Intelligences Citoyennes (www.icitoyennes.org) entend provoquer un véritable débat universel pour rendre le système d'enseignement mieux adapté aux nouvelles réalités socio-économiques de nos pays.

Dans l'optique de renforcer durablement la protection du droit à l'éducation, son financement et ses opportunités, le comité scientifique riche de 25 nationalités compte fédérer les différentes sensibilités autour d'une nouvelle charte à promouvoir aux quatre coins du monde dans le cadre des thématiques ci-après :

La constitutionnalisation de l'éducation comme un droit vital pour les filles
✔ Les compétences urgentes à promouvoir pour une économie verte
✔ Garantir un meilleur avenir aux enfants réfugiés et migrants grâce à l'éducation
✔ La promotion de l'innovation scientifique et entrepreneuriale
✔ Promouvoir la démocratie numérique

Ainsi, le Mardi 11 Décembre 2018 au Palais des Congrès, des chercheurs et personnalités engagées dans le progrès de l'humanité mèneront des réflexions autour de ces cinq sujets majeurs sous le thème général de:
"L'éducation au coeur de la transition pour une transformation sociale et économique en 2030."

Cet « Appel de Paris » en faveur d'un engagement plus accru des Chefs d'Etat et de gouvernement pour l'éducation entre en droite ligne avec les fondamentaux des Objectifs du Développement Durable qui placent l'éradication de la pauvreté au cœur de son plan d'action.

Notre engagement repose sur la conviction profonde que l'on ne peut parvenir à un équilibre social sans une démocratisation des ressources intellectuelles. De surcroît, on ne peut parvenir à réussir une transition vers un développement durable si les compétences nécessaires pour y parvenir ne sont pas acquises et promues grâce à la structuration de partenariats multisectoriels.

Notre action est aussi motivée par la certitude que l'éducation est l'instrument le plus déterminant dans la prévention de la radicalisation et du terrorisme. La réévaluation des systèmes éducatifs pour les adapter aux besoins et attentes actuels s'avère ainsi indispensable.
Panels

Dividende démographique et opportunités de la révolution numérique

Transition écologique: défis et compétences

L'éducation des filles : un droit vital

L'avenir des enfants réfugiés et migrants face a la crise de l'éducation

La promotion de l'innovation scientifique et entrepreneuriale

1849 : Le grand discours de Victor Hugo contre la misère par Pierre Ancery

 

1849 : Le grand discours de Victor Hugo contre la misère par Pierre Ancery


« Il n'est pas juste d'être sourd à la misère surtout celle qui est à nos pieds. Pour la misère en générale les philanthropes demandent de donner de partager pour équilibrer les choses sinon les migrations seront forcées et personne ne pourra stopper le mouvement et la violence qui en résultera –le monde est responsable et chacun est responsable » p B Cissoko


Le 9 juillet 1849, Victor Hugo prononce à l'Assemblée un réquisitoire contre l'inaction du pouvoir en place face à l'extrême pauvreté. Son discours fera date.


9 juillet 1849. Victor Hugo, depuis peu député à l'Assemblée législative, s'apprête à prononcer un discours aussi lyrique qu'emporté. Profondément marqué par les événements de 1848 et bouleversé par la détermination des insurgés (alors que maire du 8e arrondissement de Paris, il a participé à la répression des mouvements ouvriers de juin), il entend dénoncer le fléau qui est, selon lui, à l'origine de toutes les révoltes populaires : la misère.

Ce jour-là, on débat à l'Assemblée sur les lois relatives à la prévoyance et à l'assistance publique. Hugo est le premier à prendre la parole. Il commence par faire référence à la manifestation parisienne du 13 juin 1849, organisée par l'extrême gauche autour de Ledru-Rollin et réprimée par l'armée, qui s'est soldée par la mort de huit manifestants :

« Aujourd'hui, le calme s'est fait, le terrorisme s'est évanoui. La victoire est complète ! il faut en profiter. Mais savez-vous comment il faut en profiter ? [...] Il faut profiter de la disparition de l'esprit révolutionnaire pour faire reparaître l'esprit de progrès ; il faut profiter du calme pour engendrer la paix, non pas la paix des rues, mais la paix des cœurs et des esprits. »

Hugo, partisan de l'ordre et de la propriété, ne peut souscrire aux thèses socialistes et révolutionnaires, mais il leur reconnaît le souci sincère de la détresse sociale, dont il fait le cœur de son discours :

« Je ne suis pas de ceux qui croient qu'on peut supprimer la souffrance en ce monde ; la souffrance est une loi divine ; mais je suis de ceux qui croient qu'on peut détruire la misère. La misère est une maladie de la société, comme la lèpre est une maladie de l'homme. Elle peut disparaître comme la lèpre, oui. »

Il cite ensuite plusieurs exemples :

« Il y a dans Paris, dans ces faubourgs que le vent de l'émeute a soulevés, il y a telle maison où des familles entières, hommes, femmes, enfants, vivent pêle-mêle n'ayant pour lit, – c'est à Paris, Messieurs – n'ayant pour lit, pour couverture, j'ai presque dit pour vêtements, que des chiffons en fermentation, infects, ramassés au coin des bornes.

Ces jours-ci, un malheureux homme, un homme de lettres, car la misère n'épargne pas plus les professions libérales que les professions manuelles, un homme de lettres est mort de faim, à la lettre, et il a été constaté, après sa mort, qu'il n'avait pas mangé depuis six jours.

Voulez-vous quelque chose de plus douloureux encore ? (Une voix : – Non. Plusieurs voix : – Parlez !) Au moment où le choléra sévissait le plus violemment à Paris, on a trouvé une mère et ses quatre enfants qui cherchaient leur nourriture dans les débris immondes des charniers pestiférés de Montfaucon ! »

Montfaucon était alors un quartier misérable de Paris (à l'emplacement actuel des Buttes-Chaumont), qui servait de décharge à ciel ouvert.

« Eh bien, ces faits ne doivent pas être ; je dis que la société doit dépenser toute sa sollicitude, toute son intelligence, toute sa volonté, pour que ces faits ne soient pas ; je dis que ces faits, quand ils existent dans un pays civilisé, engagent la société tout entière ; que je m'en regarde comme solidaire et complice ; que de tels faits ne sont pas seulement des crimes envers l'homme, que ce sont encore des crimes envers Dieu. »

Enfin, le futur auteur des Misérables se montre accusateur envers ceux qui espèrent maintenir la paix sociale uniquement par les armes.

« Vous venez, avec le concours de la garde nationale et de l'armée, avec le concours de toutes les forces vives du pays, de raffermir l'État ébranlé. Vous avez sauvé la société régulière, le gouvernement légal, la paix publique, la civilisation. Vous avez fait une chose immense. Eh bien, vous n'avez rien fait, non.

Messieurs, vous n'avez rien fait, tant que l'ordre matériel raffermi n'a pas pour base l'ordre moral consolidé : vous n'avez rien fait tant que le peuple souffre, tant qu'il y a au-dessous de vous une partie du peuple qui désespère, tant que ceux qui pourraient travailler, et demandent à travailler, ne trouvent pas de travail, tant que ceux qui sont vieux et ne peuvent plus travailler sont sans asile ; vous n'avez rien fait tant que l'usure dévore nos campagnes. Tant qu'on meurt de faim dans les villes ; vous n'avez rien fait tant qu'il n'y a pas de lois évangéliques qui viennent en aide aux familles honnêtes, aux bons paysans, aux gens de cœur ; vous n'avez rien fait tant que l'homme méchant, dans l'œuvre souterraine qui se poursuit encore, a pour collaborateur fatal l'homme malheureux. »

Avant de conclure :

« Ce n'est donc pas à votre générosité que je m'adresse : je m'adresse surtout à votre sagesse. C'est l'anarchie qui ouvre les abîmes, c'est la misère qui les creuse. Vous avez fait des lois contre l'anarchie, faites-en contre la misère ! »

http://www2.assemblee-nationale.fr/decouvrir-l-assemblee/histoire/grands-moments-d-eloquence/victor-hugo-9-juillet-1849


Le discours de Victor Hugo appuie la proposition d'Armand de Melun visant à constituer un comité destiné à « préparer les lois relatives à la prévoyance et à l'assistance publique ».
Je ne suis pas, messieurs, de ceux qui croient qu'on peut supprimer la souffrance en ce monde ; la souffrance est une loi divine ; mais je suis de ceux qui pensent et qui affirment qu'on peut détruire la misère.
Remarquez-le bien, messieurs, je ne dis pas diminuer, amoindrir, limiter, circonscrire, je dis détruire. Les législateurs et les gouvernants doivent y songer sans cesse ; car, en pareille matière, tant que le possible n'est pas fait, le devoir n'est pas rempli.


La misère, messieurs, j'aborde ici le vif de la question, voulez-vous savoir jusqu'où elle est, la misère ? Voulez-vous savoir jusqu'où elle peut aller, jusqu'où elle va, je ne dis pas en Irlande, je ne dis pas au Moyen Âge, je dis en France, je dis à Paris, et au temps où nous vivons ? Voulez-vous des faits ?


Il y a dans Paris, dans ces faubourgs de Paris que le vent de l'émeute soulevait naguère si aisément, il y a des rues, des maisons, des cloaques, où des familles, des familles entières, vivent pêle-mêle, hommes, femmes, jeunes filles, enfants, n'ayant pour lits, n'ayant pour couvertures, j'ai presque dit pour vêtement, que des monceaux infects de chiffons en fermentation, ramassés dans la fange du coin des bornes, espèce de fumier des villes, où des créatures s'enfouissent toutes vivantes pour échapper au froid de l'hiver.


Voilà un fait. En voulez-vous d'autres ? Ces jours-ci, un homme, mon Dieu, un malheureux homme de lettres, car la misère n'épargne pas plus les professions libérales que les professions manuelles, un malheureux homme est mort de faim, mort de faim à la lettre, et l'on a constaté, après sa mort, qu'il n'avait pas mangé depuis six jours.
Voulez-vous quelque chose de plus douloureux encore ?

Le mois passé, pendant la recrudescence du choléra, on a trouvé une mère et ses quatre enfants qui cherchaient leur nourriture dans les débris immondes et pestilentiels des charniers de Montfaucon !


Eh bien, messieurs, je dis que ce sont là des choses qui ne doivent pas être ; je dis que la société doit dépenser toute sa force, toute sa sollicitude, toute son intelligence, toute sa volonté, pour que de telles choses ne soient pas ! Je dis que de tels faits, dans un pays civilisé, engagent la conscience de la société tout entière ; que je m'en sens, moi qui parle, complice et solidaire, et que de tels faits ne sont pas seulement des torts envers l'homme, que ce sont des crimes envers Dieu !
Vous n'avez rien fait, j'insiste sur ce point, tant que l'ordre matériel raffermi n'a point pour base l'ordre moral consolidé !

Ile-de-France: Plus de 150.000 logements privés indignes et de nouvelles formes d'habitat dégradé apparaissent

(Les plus précaires dont certains immigrés logent dans ces appartements) P B C

Ile-de-France: Plus de 150.000 logements privés indignes et de nouvelles formes d'habitat dégradé apparaissent

« La Fondation Abbé Pierre publie cette année son 20e rapport sur « L'État du mal-logement en France ». 20 ans après, elle ne s'imaginait pas devoir dresser un aussi dur constat de la situation actuelle.
Le 20e rapport sur l'État du mal-logement en France est l'occasion de s'interroger sur les blocages structurels, sociaux ou idéologiques, qui produisent aujourd'hui une situation toujours aussi pénible pour plusieurs millions de nos concitoyens, dont plus de 3,5 millions sont mal logés ou même en errance... » https://batinfo.com/actualite/plus-de-35-millions-de-mal-loges-en-france_1910

INFO «20 MINUTES» L'Institut d'aménagement et d'urbanisme publie ce lundi une étude intitulée «L'Habitat indigne et dégradé en Ile-de-France». Paris et la Seine-Saint-Denis sont les départements les plus touchés mais les six autres ne sont pas épargnés...
Floréal Hernandez

De l'habitat indigne à Gennevilliers (Hauts-de-Seine). (Archives) — A. GELEBART / 20 MINUTES


Difficile de repérer l'habitat indigne et insalubre en Ile-de-France. Si les fissures sur certaines façades alertent, beaucoup de logements privés dégradés passent inaperçus. Selon une étude de l'Institut d'aménagement et d'urbanisme (IAU) et de la direction régionale et interdépartementale de l'hébergement et du logement (Drihl) – L'Habitat indigne et dégradé en Ile-de-France. Etat des lieux des enjeux et des politiques –, il y aurait 157.300 logements privés potentiellement indignes en Ile-de-France. Soit 4 % du parc privé de la région.
Ce document auquel a eu accès 20 Minutes révèle que cet habitat prend de nouvelles formes, touche aussi bien les locataires que les propriétaires et que tous les territoires – riche, rural, pavillonnaire... – sont concernés.
Les nouvelles formes de l'habitat indigne
L'habitat indigne couvre un large champ de logements : ceux insalubres, les immeubles en ruine, l'habitat précaire... Et « de nouvelles formes sont apparues, souligne Anne-Claire Davy, auteure de l'étude et spécialiste habitat et modes de vie à l'IAU. La division pavillonnaire en petits logements, des locaux impropres à l'habitation par destination comme les garages, des locaux de stockage, une cabane de jardin, etc. »
La sociologue urbaniste cite ainsi un pavillon de 160 m2 à Orsay (Essonne) divisé en 6 à 7 logements dont même la chaufferie était louée. « Il y avait une grille tarifaire en fonction de la surface, de la présence ou non d'une fenêtre. » Cette division touche aussi des appartements dans des immeubles.
La location d'habitat indigne et dégradé est un marché « fructueux » pour les marchands de sommeil. « Des bailleurs peu scrupuleux rencontrent une importante demande de ménages qui cherchent à se loger coûte que coûte. Ce marché est même parfois "juteux" », note l'étude. « Le m2 est payé relativement cher par rapport à la piètre qualité du logement », poursuit Anne-Claire Davy. Et ce pas uniquement à Paris ou proche banlieue. A Stains et Peirrefitte, deux communes de Seine-Saint-Denis limitrophes du Val-d'Oise, « des cas de locations chères de petites surfaces issues de division pavillonnaire "sauvage" ont ainsi été constatés ». Le prix? Respectivement 600 euros par mois pour 16 m2 et 650 euros par mois pour 15 m2.
Pas le même habitat indigne partout en Ile-de-France
« Il y a une diffusion géographique de l'habitat indigne. En 2011, la grande couronne était moins concernée », explique Anne-Claire Davy. La part du parc privé potentiellement indigne (PPPI) atteint 6,5 % et 7,5 % du parc privé à Paris et en Seine-Saint-Denis (chiffres de 2013). Pour les autres départements franciliens, le taux varie entre 1 et 4,2 %.
A Paris, ce sont ainsi plus de 61.000 logements privés qui sont potentiellement indignes, soit 40 % du PPPI régional. La majorité de ces logements sont dans les 11e, 18e et 19e. Mais « le nombre a diminué de 10 % entre 2009 et 2013. Après une décennie de traitement massif des immeubles et des logements, l'insalubrité est aujourd'hui plus diffuse et moins visible à Paris », remarque l'étude.
En Seine-Saint-Denis, les communes d'Aubervilliers, de Saint-Denis ou de Saint-Ouen ont un PPPI de 20 % voire plus. L'habitat indigne touche un parc privé ancien mais aussi des copropriétés des années 1960-1970. Des locaux – commerces, entrepôt, atelier d'activité, etc. – sont utilisés comme logements « souvent sans travaux de transformation ». A Aubervilliers, un petit immeuble qui n'avait qu'un «bail commercial» a brûlé fin août, faisant sept blessés dont cinq graves. Le risque de saturnisme « reste très élevé » dans le département.
Dans le Val-d'Oise, on trouve de l'habitat indigne dans « l'habitat rural ancien [...] occupé par des propriétaires modestes et âgés », « des mobile-homes et caravanes occupées à l'année, cabanes bricolées... » Dans les communes comme Sarcelles, Argenteuil, Villiers-le-Bel ou Pontoise, l'habitat indigne « prend des formes proches de celles qu'on constate en petite couronne ».
L'habitat indigne se concentre sur Vincennes, Villeneuve-Saint-Georges et Ivry-sur-Seine – 44 % du PPPI – dans le Val-de-Marne. Sa composition ? « Essentiellement de petits immeubles de rapport du XIXe siècle et de l'héritage d'un tissu ancien de bourgs ruraux. » La division parcellaire est « avérée à Villeneuve-Saint-Georges, Fontenay-sous-Bois ou Choisy-le-Roi ».
Les communes proches de Paris – Clichy, Gennevilliers et Colombes – sont les plus touchées par l''habitat indigne dans les Hauts-de-Seine. L'Agence régionale de santé a observé « la généralisation des logements loués avec une part en "souplex", qui reste insalubres malgré des travaux parfois importants ».
En Seine-et-Marne (2,3 % du PPPI), les formes d'habitat indigne rencontrées sont variées : « anciens locaux communs de fermes ou châteaux occupés comme habitations mais ne répondant pas aux normes de confort d'un logement, places de campings et cabanes occupées à l'année ».
Ce sont les communes des Yvelines (1,3 % du PPPI), « aux franges de la petite couronne qui comptent le plus de logements en PPPI ». L'étude dévoile d'autres formes d'habitat indigne dans les tissus urbains : « annexes de résidence de standing, combles, caves, locaux annexes, buanderies, [...] poulaillers, abris de jardins, etc. »
Dans l'Essonne (1 % du PPPI), « près de 50 % des logements classés en PPPI sont des maisons individuelles ». Certaines grandes copropriétés récentes sont également en grandes difficultés (Grigny 2, Pyramides à Evry). « Le département est également confronté au développement des logements locatifs suroccupés du fait du bailleur ou découpés, que ce soit dans le tissu pavillonnaire ou collectif, les espaces urbains denses ou le tissu rural plus éloigné », pointe l'étude l'IAU et de la Drihl.
Quels outils pour repérer l'habitat indigne ?
« Repérer, c'est vouloir agir », lance Anne-Claire Davy. La sociologue reconnaît qu'un certain nombre de communes – souvent les plus petites – n'ont pas l'ingénierie pour débusquer l'habitat indigne sur leur territoire, notamment unservice communal d'hygiène et de santé (SCHS). La sociologue urbaniste incite à « croiser intelligemment certains fichiers » et elle énumère : les compteurs EDF, les demandes de logements sociaux, les demandes d'abattement de la taxe d'habitation, l'accélération des ventes sur une adresse, les adresses de distribution récurrente de produits de dératisation quand une ville met en place une distribution sur demande...
« Les élus peuvent être impressionnés par la complexité du parc privé, constate-t-elle. En théorie, une collectivité peut faire des travaux d'office financés par l'Anah [Agence nationale de l'habitat] et remboursés ensuite par le propriétaire. » La région Ile-de-France agit en faveur du parc privé notamment « au redressement des copropriétés en difficulté ». En octobre, l'Etat a annoncé, en octobre, un plan de 2,5 milliards d'euros sur 10 ans pour aider les 684 copropriétés dégradées.

#Balancetontaudis: Quand les Marseillais dénoncent les logements insalubres
INDIGNATION L'initiative a été lancée par le quotidien régional, La Marseillaise...
Manon Aublanc

Après #Balancetonporc, #Balancetontaudis. Cinq jours après l'effondrement deux immeubles à Marseille, qui a provoqué la mort de sept personnes, le désarroi fait place à la colère chez les habitants de la cité phocéenne. Sur les réseaux sociaux, les internautes ont décidé de partager des photos de logements pour dénoncer l'insalubrité.
Indignés, certains habitants ont choisi de publier des photos, accompagnés de la mention #Balancetontaudis. Et le résultat est inquiétant : des bâtiments fissurés, des trous dans les murs, des morceaux de plafonds qui se décrochent ou des dégâts des eaux, etc.

Dans cette lettre, vendue aux enchères mardi, le célèbre physicien explique que, pour lui, le mot Dieu "n'est que "le produit des faiblesses humaines".Une lettre manuscrite d'Albert Einstein;  le physicien met en doute l'existence de Dieu

 

Dans cette lettre, vendue aux enchères mardi, le célèbre physicien explique que, pour lui, le mot Dieu "n'est que "le produit des faiblesses humaines".


Une lettre manuscrite d'Albert Einstein dans laquelle le physicien met en doute l'existence de Dieu a été vendue mardi à New York 2,89 millions de dollars (2,55 millions d'euros) lors d'enchères organisées par Christie's.


Un record pour une lettre d'Einstein. Il s'agit d'un record pour une lettre du Prix Nobel de physique de 1921. Le prix est sensiblement supérieur à la fourchette d'estimation, située entre 1 et 1,5 million de dollars. La dernière vente de cette lettre remontait à 2008, lorsqu'elle avait été adjugée à un collectionneur privé pour 404.000 dollars, a précisé Christie's.


En mars 2002, une lettre adressée en 1939 à Franklin D. Roosevelt, alors président des États-Unis, l'avertissant des projets atomiques allemands, avait été acquise pour 2,1 millions de dollars.
La Bible, des "légendes assez primitives".

Dans la lettre vendue mardi, datée de 1954 et écrite en allemand à l'adresse du philosophe Eric Gutkind, Einstein, plus grand physicien du 20ème siècle, réfute toute croyance religieuse, lui le juif qui avait fui l'Allemagne après l'avènement d'Hitler. "Le mot Dieu n'est pour moi rien d'autre que l'expression et le produit des faiblesses humaines, et la Bible un recueil de légendes vénérables mais malgré tout assez primitives", écrit le chercheur depuis l'université de Princeton, dans le New Jersey, un an avant sa mort en avril 1955. "Aucune interprétation, aussi subtile soit-elle, n'y changera rien (pour moi)", ajoute-t-il dans cette missive d'une page et demie au philosophe allemand.


Les juifs, "pas meilleurs que les autres groupes".

Dans sa lettre, l'auteur de la théorie de la relativité, mort à 76 ans, n'épargne pas le judaïsme. "Pour moi la religion juive est, comme toutes les autres religions, l'incarnation d'une superstition primitive", écrit-il.

"Et le peuple juif auquel j'appartiens fièrement, et à la mentalité duquel je me sens profondément ancré, n'a pas pour autant une forme de dignité différente des autres peuples". "Au vu de mon expérience, ils ne sont pas meilleurs que les autres groupes humains, même s'ils sont protégés des pires excès par leur manque de pouvoir. Sinon je ne perçois rien d''élu' chez eux."

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