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Le Diga dou de Besançon c'était la maison du Sénégal à Besançon : Manu nous a quitté dans son Thiés natal

 

Vous ne connaissez pas cet homme mais il était un pilier dans la ville, un acteur de la cité, un passeur de témoin, un conseiller.


Manu tenait un café sur les quais à Besançon au centre ville.

C'était le lieu in-branché, cosmopolite et tous ceux qui pensent mixité, ouverture se retrouvait là pour discuter et refaire le monde. Tous ceux qui ont séjourné en Afrique étaient certains de retrouver un africain pour raconter son périple.


Manu et le Diga dou c'était aussi un lieu où tout ancien sénégalais ou nouveau dans la ville venait se ressourcer. Il est certain de retrouver la-bas un sénégalais ancien ou nouvellement arrivé. Et ça fait du bien.

On pourra dire aussi qu'au diga diga doo certains couples ont pris naissance la bas, si les murs pouvaient parler ,,,,,


Autour de lui il y avait une garde rapprochée tout aussi impliquée dans le partage, la transmission et l'écoute des gens j'ai nommé Jeannot et Lamine.
On vient de m'apprendre que Manu est décédé mercredi à Thiès au Sénégal et merci à Dem qui m'en a parlé pour que j'en parle aux amis.


Brigitte Brunner m'a gentiment donné des photos d'archive et je l'en remercie vivement.

Oui, nos amies blancs et blanches nous retrouvaient au diga diga doo pour passer le temps au rythme de la musique sénégalaise ou du jazz ou du blues, le tout face au fleuve le Doubs.

Jeannot, lamine, Ndiaga sall, Doudou, pape Cissoko, bruno correa, Alassane diagne, Marie Christine, Bathe de Belfort, les professeurs Paul Diedhiou et Lamine Ndiaye ( ilest sur laphoto de groupe), Badou Mbaye, Jeannette, Biri Koita, Mademba, Dr Dramé cardiologue à Dakar, Djaraaf Professeur de maths à l'UCAD, Banding Diawara, Pape Dieng, tapha lô, Diallo président de l'AMESB association sénégalaise de Besançon, Ellou Wade, et tous ceux que j'ai oublié.


Merci et toutes nos condoléances à sa famille. Il m'avait bien accueilli et quand je revenais en mission à Besançon j'allais le retrouver ailleurs pour le saluer puisqu'il n'avait plus la gestion de ce lieu.

Il appréciait le geste et me disait merci du coin de l'oeil, la  parole serait de trop et trop pénible pour cet homme généreux et modeste.  

En homme d'élégance toujours affable malgré un air grave qui témoigne de la dureté du travail de nuit ou dans les bars. Manu était professionnel dans son travail et nous sénégalais avions vu cette rigueur et cela nous démontrait que connaître un commerçant ne doit pas incliner à venir consommer sans payer.

Tu paies et s'il a envie de t'offrir un verre il fait. Jeannot et Lamine avaient cette même rigueur et tant mieux.


Je voulais lui rendre ici un hommage et aux noms de tous les bisontins et les sénégalais ayant séjourné dans cette belle ville de Franche Comté, je présente nos condoléances attristées. Dieu est maître et c'est lui qui nous prend nos amis, nos frères, nos parents, quand et où il le décide.

A nous d'accepter cela et de prier pour Manu et lui dire merci pour tout.


Je viens de rencontrer ce soir un ancien de Besançon, Ousseynou Ndiaye de ABCO Bourse qui était avec la BHS pour présenter un grand projet «appel public à l'épargne en direction de la Diaspora » et je lui annonçais ce décès. .


Manu sois en paix et garde ma reconnaissance sans faille.

CISSOKO Bakary Pape, bisontin dans l'âme

Les futurs bacheliers français de Epinal veulent aider des villages du Sénégal.

 

La solidarité n'a pas de couleur tout comme l'humanisme. ces gestes sint formateurs  pour la jeunesse. P B CISSOKO


Trois élèves du lycée Lapicque d'Épinal mènent une action humanitaire dans le cadre d'un projet pédagogique qui doit leur permettre de décrocher le baccalauréat. Ils comptent sur le soutien de généreux donateurs pour aider des villages sénégalais.

Quand François-Xavier Michel et ses amis Edgar Nordin et Alexis Belloï ont compris qu'ils devaient monter un projet technologique en lien avec une entreprise ou une association dans le cadre de leur baccalauréat ST2S, ils ont vite pensé à l'association « Sourires et couleurs d'Afrique » que préside le premier. « On a monté cette association avec mon père Thierry et ma mère Nathalie, en 2018 afin de venir en aide à des villages de Sénégal » indique François-Xavier qui demeure à Mirecourt avec sa famille.

Laquelle famille a déjà effectué plusieurs voyages au Sénégal. «Ce pays m'attirait» indique le paternel. Qui a donc convaincu femme et enfant, il y a 3 ans, d'aller donner un coup de main. Pour cela, grâce à l'aide d'une vingtaine d'adhérents, ils multiplient les efforts pour réunir des vêtements, des fournitures scolaires, des produits pharmaceutiques mais aussi de l'argent pour acheter de la nourriture, notamment du riz.
Et tout le matériel est acheminé par container, avec l'aide d'une autre association vosgienne, «les enfants du Sénégal» de Contrexéville, jusqu'en Afrique où François-Xavier et ses parents récupèrent le tout avant de le distribuer. « Nous aidons un dispensaire et une école primaire à Nianing et nous amenons à manger et des vêtements dans un village de brousse qui se nomme Niomar » explique le lycéen.

Qui a donc proposé à ses camarades, Edgar et Alexis, de monter un projet pédagogique visant à réunir des fonds mais aussi du matériel qui sera ensuite confié à l'association Sourires et Couleurs d'Afrique. Avec la c

ertitude que tout sera bien acheminé jusqu'aux destinataires puisque c'est François-Xavier lui-même qui s'en chargera. Les trois futurs bacheliers multiplient donc les démarches auprès des commerçants mais aussi de tous ceux pouvant leur donner un coup de main. « On aimerait aussi que les grandes surfaces qui ont des stocks à écouler pensent à nous » lâche le lycéen. Qui a profité d'un récent voyage au Sénégal pour remplir un questionnaire sur les besoins des villages sénégalais où il est passé.

Ce questionnaire sert donc de trame aux démarches des trois amis. Qui espèrent faire d'une pierre deux coups : faire aboutir une action humanitaire et décrocher une bonne note au bac. Possible avec le soutien des Vosgiens non ?

Contacts : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. , 0622255033

STOPPER LES DERIVES LIBERTICIDES DE MACKY SALL- Seybani SOUGOU Cadre franco-Sénégalais éclairé

 

« A ce rythme, et sans 1 forte mobilisation du peuple, Macky Sall assujettira les sénégalais »


Enivré par le pouvoir, déloyal, et foncièrement autoritaire, Macky SALL ne se fixe plus aucune limite. Avec le recul, les sénégalais doivent sûrement regretter en 2012, d'avoir commis l'erreur historique, de porter à la magistrature suprême, un homme dénué de toute morale politique, et pour qui, « la fin justifie tous les moyens ». La fonction présidentielle exige de la hauteur, un sens des responsabilités et une certaine noblesse : en 7 ans d'exercice du pouvoir, Macky a démontré qu'il n'a ni l'envergure, ni les qualités requises pour présider aux destinées du Sénégal.


Utilisant la police et la gendarmerie comme moyens de répression contre le peuple, déployant systématiquement l'armée sur tous les artères de la capitale (DAKAR), à chaque forfaiture (arrestation d'opposants, vote de lois illégales ou illégitimes par l'assemblée nationale, fraudes électorales, etc....), Macky Sall ne dirige désormais le Sénégal que par la violence et l'usage abusif, voire démesuré des forces publiques. Ayant littéralement fait sauter en éclats le code consensuel de 1992 (socle de la stabilité du pays), il multiplie les coups de boutoir contre la démocratie sénégalaise et s'enferre dans une gestion solitaire du pouvoir, synonyme de toutes les dérives. Le hold up électoral du siècle réalisé en février 2019 grâce à la complicité active du Ministre de l'Intérieur Aly Ngouille N'DIAYE, et l'étonnante passivité de la CENA a prouvé que l'homme est capable de toutes les forfaitures pour se maintenir au pouvoir.

Aucun esprit rationnel (à part les brebis galeuses du camp présidentiel) ne croit à une victoire au 1er tour des présidentielles de 2019, et au taux fantaisiste de 58%. De fait, la Direction Générale des Elections, la Direction de l'Automatisation des Fichiers, et le Conseil Constitutionnel ont été réduits en succursales du pouvoir pour valider un scrutin frauduleux, et « dressés » pour obéir aveuglément à un apprenti dictateur qui rêve de devenir un potentat. Si Macky SALL a été déclaré élu légalement par le Conseil Constitutionnel à l'issue d'une prestation de serment qui ressemble à une pièce de théâtre, l'étrange atmosphère de « deuil national » qui a accompagné cette « pseudo victoire » est le signe d'un désenchantement des sénégalais. Disons-le clairement : le nouveau mandat de Macky SALL est frappé du sceau d'illégitimité (à ce jour, aucun des 4 candidats de l'opposition ne reconnaît Macky SALL comme Président). Le 24 février 2019, c'est la machine à frauder de Macky SALL (et non le candidat Macky SALL) qui a remporté la victoire au 1er tour des élections présidentielles.


Après avoir favorisé le pillage des ressources du pays par son clan, placé son frère Aliou Sall (qui bénéficie d'une immunité), à la tête de la Caisse des Dépôts et Consignations, nommé son beau-frère Mansour Faye, au juteux poste de Ministre du Développement communautaire, de l'Equité sociale et territoriale , perverti la justice, réduite à sa plus simple expression, instrumentalisé de hauts magistrats aux ordres de l'exécutif, fracturé l'unité nationale avec des nominations connotées, neutralisé les corps de contrôles dépouillés de leurs prérogatives, et corrompu les rats (transhumants), Macky SALL, par son funeste projet de suppression du poste de 1er Ministre, compte régner en monarque et transformer les Sénégalais en valets.
Avec le projet de loi scélérat et dévastateur de suppression du poste de 1er Ministre qui bouleverse radicalement l'équilibre institutionnel de notre pays, Macky SALL parachève ses basses œuvres de démantèlement de la démocratie sénégalaise.


22 articles de la Constitution feront l'objet d'une modification (40, 43, 49, 50, 51, 52, 53, 55, 56, 57, 59, 76, 80, 81, 82, 83, 84, 85, 86, 87, 101, et 103), par la seule volonté d'un homme assoiffé de pouvoir, qui a complétement perdu le Nord. Alors que la modification de l'article 50, entraînera de facto la vassalisation de l'administration au service exclusif de Macky Sall, « l'article 50 précise que le Président dispose de l'administration... », l'article 82 transformera, les députés de la majorité en godillots, autrement dit, de « simples jouets » entre les mains de Macky SALL. Le libellé du nouvel article 82 est on ne peut plus clair : « Si le Président de la République le demande, l'assemblée nationale saisie se prononce sur tout ou partie du texte en discussion, en ne retenant que les amendements proposés ou acceptés par le Président de la République ». C'est le principe essentiel de la séparation des pouvoirs qui est remis en cause, par une immixtion dangereuse du pouvoir Exécutif, dans le domaine législatif.

Le débat agité autour de l'article 103 (choix de la voie référendaire ou voie parlementaire) ne doit pas occulter l'essentiel : la réalité est que le projet de suppression du poste de 1er Ministre initié, voulu et piloté par Macky Sall pour des raisons purement politiciennes, alors qu'il ne figurait nulle part dans son programme lorsqu'il sollicitait les suffrages des sénégalais relève de la tromperie. Toute la gouvernance de Macky Sall depuis 2012 est bâtie sur le mensonge et la déloyauté. Or, le Préambule de la Constitution proclame « la volonté du Sénégal d'être un Etat moderne qui fonctionne selon le jeu loyal et équitable entre une majorité qui gouverne et une opposition démocratique, et un Etat qui reconnaît cette opposition comme un pilier fondamental de la démocratie ».

Lorsqu'on lit attentivement le décret n°2019-762 du 07 avril 2019 fixant la composition du gouvernement, on constate que 27 entités sont rattachées au 1er Ministre (réparties entre le Cabinet et le Secrétariat du Gouvernement), soit des milliers d'agents qui naviguent dans l'attente et l'incertitude totale, du fait de la boulimie du pouvoir et du culte de la personnalité de Macky SALL. L'homme ne recule devant rien pour assouvir ses desseins, avec une propagande savamment distillée : le FAST TRACK, nouvelle trouvaille d'un régime, à court de concepts pour tenter de redonner du sens à son action.


Il ne faut point s'y tromper : le Fast TRACK est une gigantesque arnaque. Lorsque Macky SALL corrompt certains députés au vu et au su de tout le monde, en leur allouant la somme d'un million de F CFA et des billets pour la Mecque, il donne le ton ; pour les 5 ans à venir, le Fast Track sera pour le camp présidentiel « l'art de s'enrichir à une vitesse éclair ».
Macky SALL n'est ni un démocrate, ni un homme de consensus.

Son appel au dialogue n'est ni plus, ni moins que de la tartufferie. Son unique obsession est la conservation du pouvoir. S'il faille violer la loi, instrumentaliser la justice, torpiller les institutions, réprimer les opposants, emprisonner le plus grand nombre, restreindre les libertés individuelles et collectives, assujettir les citoyens et démanteler la démocratie sénégalaise, il le fera. Sans aucun d'état d'âme. Jusqu'à présent, Macky SALL a imposé sa loi, sa volonté et sa force aux sénégalais.
Les citoyens sénégalais accepteront-ils sans sourciller d'être les « sujets » de Macky SALL ? Seul l'avenir nous le dira. Une chose est sûre : le peuple algérien a montré la voie, calmement, pacifiquement, mais avec une ferme détermination de maîtriser son destin.


Seybani SOUGOU – E-mail : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

Chine-Afrique-France / J.-P. Raffarin devant le CIAN (2/5) : « Les Chinois ne sont pas belliqueux, mais tant que l'on ne les arrêtera pas... ils continueront d'avancer ! » 9 avril 2019

 

L'ancien Premier ministre Jean-Pierre Raffarin durant son intervention devant le Club français des investisseurs en Afrique (CIAN) , à l'Automobile Club de France (Paris), le 2 avril 2019. Au premier plan, Alexandre Vilgrain, Président du CIAN. Au second plan dans le reflet du miroir : S.E. Flavien Enongoue, Ambassadeur du Gabon ; Étienne Giros, Président délégué du CIAN. © AM/AP.P


Après le premier volet intitulé « Je ne les connais pas tous, [mais] les Chinois sont prévisibles ! », où l'ancien Premier ministre Jean-Pierre Raffarin a exposé en quoi la stratégie chinoise était prévisible depuis plusieurs années, nous continuons à vous livrer le verbatim de son allocution devant le Conseil français des investisseurs en Afrique (CIAN). Cette fois, c'est la culture chinoise qui est au cœur de son propos.
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Introduction par Alfred Mignot, AfricaPresse.Paris (AP.P)
au verbatim de Jean-Pierre Raffarin
@AlfredMignot | @PresseAfrica
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« Pour les Chinois, l'Afrique n'est pas un continent d'intérêt occasionnel, mais un élément de la stratégie de puissance. « Faites très attention : on est aussi intelligents que vous, et on travaille plus... », voilà ce que me disait le prédécesseur de Xi Jinping, le président Hu Jintao [2003-2013] à l'occasion de discussions sur l'implantation d'Airbus en Chine.
Et quand ils parlent de la route de la soie, naturellement c'est le continent eurasiatique qu'ils ont présent à l'esprit, mais aussi l'Eurafrique.


Le Yin et le Yang, toujours à la base la pensée chinoise


Quelques éléments très importants de la culture chinoise, qu'il faut avoir en tête, y compris pour considérer la relation de la Chine avec l'Afrique... c'est que la culture chinoise est une culture moderne !
Pour faire court, je dirais que grosso modo nous Occidentaux avons été formés par un « moteur » intellectuel à trois temps – la dialectique thèse, antithèse, synthèse – qui a été celle d'Aristote, de Descartes et de Karl Marx. On construit une démarche rationnelle pour aboutir à une vérité « universelle ».


Les Chinois ont un « moteur » à deux temps, le yin et le yang [les deux énergies opposées et complémentaires qui, selon la philosophie chinoise, sont à l'origine de tous les phénomènes de la vie et du cosmos, ndlr] . Comme moi, mon ami est malicieux. Comme moi, il a le mal en lui, mais le bien aussi. Et moi-même, après cinquante ans de politique, croyez-vous que je ne sois pas malicieux ? croyez-vous que je n'ai pas fait de mauvais coups ? croyez-vous que vous puissiez me faire confiance, comme ça, d'un seul coup ?


Non, le mal est en moi !... Comme il est en vous ! Mais si l'on veut s'entendre, il faut que l'on discute sur nos biens ! Que l'on essaye de connecter nos valeurs, en laissant de côté notre mal.


On n'est pas là dans la recherche du client parfait, du fournisseur idéal, de l'honnête homme, de celui pour lequel on voudra construire une statue, en oubliant qu'à l'intérieur de la statue, il y a le bien, il y a le mal.


C'est très important pour bien mesurer que la pensée chinoise est assez moderne. Et si vous lisez les livres d'Edgar Morin et d'autres parlant de pensée complexe, vous verrez que la pensée multimillénaire chinoise a peut-être

Vue d'une partie de la salle durant le propos liminaire d'Étienne Giros, Président délégué du CIAN. © AM/AP.P
Gagner sans avoir à livrer bataille


Deuxième élément de culture : comment les Chinois avancent-ils ?


Les Chinois ne sont pas belliqueux. Durant toute leur histoire, ils n'ont jamais fait la guerre à l'extérieur de leur pays. Ils ont fait la guerre chez eux pour se défendre. Ils ont découvert l'Afrique avant nous (lire l'évocation de l'amiral Zheng He, dans notre article « Je ne les connais pas tous, [mais] les Chinois sont prévisibles ! ») mais n'ont construit aucun colonialisme ni impérialisme.


Quant à nous, si nous avons fait des bêtises en Chine, c'est à cause des Anglais... je n'oublie jamais de le répéter. Il y a toujours un Anglais derrière nos bêtises... Si vous êtes passionnés par ce sujet, lisez les livres de François Jullien, un philosophe helléniste et sinologue, qui a recherché les valeurs de la civilisation grecque dans la pensée chinoise.
Il a écrit [notamment] un petit livre intitulé « Conférence sur l'efficacité » où il traite de la mentalité chinoise, chez PUF [Collection Libelles, 2005]... [et met en exergue la différence entre efficacité occidentale et efficience chinoise, ndlr].
Il explique bien la mécanique intellectuelle chinoise.

L'idée, c'est grosso modo celle du potentiel des situations, c'est-à-dire le rapport de force complètement assumé : le bon général chinois, c'est celui qui gagne la guerre sans avoir à livrer bataille !


Les Chinois ne sont pas des belliqueux, mais sachons que tant que l'on ne les arrêtera pas, ils continueront d'avancer ! Si l'on ne manifeste pas de la force à un moment ou un autre, il n'y aura pas de recul, mais toujours des avancées.


80 000 bourses de la Chine aux étudiants africains


C'est la question fondamentale, y compris au regard de l'Afrique. On est vraiment dans cette situation, on les voit progresser : ils importent 75 milliards d'euros, mais en exportent 95 ; on les voit avancer sur les investissements, et avoir multiplié par six, en trois ans, leur croissance sur place. On perçoit ainsi leur capacité très forte à se développer, y compris d'ailleurs en profitant parfois de nos efforts de [contribution au] désendettement [des pays africains] pour prendre notre place... et endetter à nouveau les pays.


On voit bien qu'il y a un certain nombre de difficultés, mais leurs avancées sont puissantes, avec des satisfactions données aux dirigeants africains, comme le dernier sommet Chine-Afrique l'a montré : [par exemple] les objectifs du Président Ouattara de 75 % d'électrification et de 70 % d'eau potable en Côte d'Ivoire seront atteints grâce aux Chinois.


On les voit très investis... Par exemple, face aux 80 000 bourses allouées maintenant par les Chinois aux étudiants africains, voilà que nous augmentons chez nous les droits d'inscription des étudiants étrangers d'une manière drastique. L'ancien Premier ministre que je suis – entendez qu'ici ancien signifie « libre » – a quand même un peu mal aux tripes.

Cela me semble aller contre nos intérêts stratégiques.


Les Chinois avancent, ils continueront d'avancer, ils avanceront tant qu'on ne les arrêtera pas. Il y a deux façons de les arrêter.


http://www.imagesfrancophones.org/ficheGrosPlan.php?no=14481

 

 

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