Possesssions-SOUS LA DIRECTION DE J.M. BROHM & G. BERTIN avec la participation de Raymond Sémédo ( Franco-sénagalais)


Issu d'un colloque international, organisé et dirigé en 1992 par Jean-Marie Brohm et Georges Bertin, revu et augmenté aujourd'hui de nouvelles contributions, ce volume réunit ainsi trois types de contributions présentant l'extrême plasticité et diversité des phénomènes associés aux possessions :


. des investigations théoriques qui tentent de cerner la spécificité, l'origine et les conséquences sociales, culturelles, psychologiques, religieuses, thérapeutiques des possessions.
. des enquêtes ethnographiques qui décrivent et analysent divers types de possessions selon les aires géographiques et les périodes historiques envisagées (Europe, Afrique noire,Maghreb, Brésil).
. des recherches originales explorant les frontières, les marges, les réalités périphériques plus ou moins analogues ou apparentées aux phénomènes de possession (chamanismes, hantises, spiritismes, incorporations, identifications, dédoublements, emprises sectaires, sorcelleries, etc.).


Fait culturel universel, les formes de la Possession revêtent en effet d'innombrables variantes : transes, possessions, états altérés : autant de langages à décrypter dont le code varie selon les lieux, les moments et aussi les sujets, ce qui fait de cet ouvrage un indispensable instrument de travail pour les chercheurs.

INTRODUCTION : Les possessions et leurs univers -Jean-Marie Brohm


LA POSSESSION DANS TOUS SES ÉTATS


Définitions de situations dans les transes visionnaires et les possessions-Georges Lapassade
Anthropologie de la possession démoniaque -Jean-Marie Brohm
Les religions traditionnelles, le Christianisme, l'Islam et les cultes de possession-Raymond Sémédo
Possessions Nord-Sud : les intériorités peuplées - Christophe Pons
HISTOIRES DE POSSESSIONS EN EUROPE


Les Aboyeuses de Josselin étaient-elles possédées ? - Maryvonne Abraham
Cuchulainn, le possédé divin - Paul Verdier
Chamanes et sorcières, autour du corps - Georges Bertin


Quelques remarques à propos de la sorcière, la possédée, la stigmatisée. Visages de femmes - Cécile Imbert
Possession et exorcisme, une approche ethnopsychologique - Patrick Gaboriau


LES POSSESSIONS EN AFRIQUE NOIRE ET AU MAGHREB


Notes et propos au sujet de la possession en Afrique Noire - Louis-Vincent Thomas Transe et possession cérémonielle au sud du Togo - Albert de Surgy Ce sont des dieux qui s'incarnent... - Jacqueline Trincaz


Les Khons : possession atypique, transgression, magie ou syncrétisme ? -Raymond Sémédo


La possession Vorombe dans la région de Tuléar- Philippe Chaudat
La yawmiya, liturgie du zâr soudanais : un rite de possession - Sadok Abdelsolam
Un culte de possession : les Gnawa du Maroc - Viviana Pâques
La possession rituelle à Marrakech - Abdelhafid Chlyeh
Le Stambali tunisien - Ahmed Rahal


LE BRESIL, TERRE DE POSSESSIONS


La possession dans le Candomblé au Brésil - Sylvie Chiousse
L'imaginaire entre corps et langage : une problématisation du phénomène de l'incorporation au Brésil - Florence Dravet
Possessions à Recife - Jean Ferreux


AUX FRONTIÈRES DE LA POSSESSION


Le retour du dieu danseur - France Schott Billemann
Les conduites de vertige. Un essai de phénoménologie concrète-Véronique Nahoum-Grappe
L'âme et la tripe du masque corporel. Possession versus Incarnation -Sylvie Fougeray
Une lecture du Manuel de l'inquisiteur de Bernard Gui -Eric Meillan
La possession au-delà de son histoire. La puissance démoniaque au service de la pratique spirite quotidienne - Patrick Legros Possession et hantises - Pascale Catala
Les soucoupes volantes, merveilleux de pacotille ou dossier stimulant ? -Bertrand Méheust
Le diable, le Bon Dieu et le prêtre exorciste - Philippe Grosbois
Pentecôtisme, théologie de la prospérité et transes de pseudo guérison -Annick Benoist

CONTACT
EDITIONS DU COSMOGONE Evelyne Pénisson
Adresse postale : 6, rue Salomon Reinach, 69007 Lyon

Librairie, vente sur place :

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Site: www.cosmogone.com
Raymond SEMEDO


MALADIES ET PRATIQUES MAGIQUES AU SÉNÉGAL
Raymond Sémédo


ANTHROPOLOGIE, ETHNOLOGIE, CIVILISATION RELIGIONS SANTÉ, MÉDECINE AFRIQUE SUBSAHARIENNE Sénégal
Les représentations sociales de la maladie dépendent du contexte culturel de leur production. En effet, les nombreux êtres culturels qui peuplent l'univers visible ou invisible sont des agents non-microbiens de la maladie selon les croyances. Les croyances se sont adaptées à la société marchande-libérale et à son idéologie de compétuition et d'émulation sociale. La ville, les banlieues de Dakar, les régions du Sénégal, les campagnes ont été les terraions d'observation.

 

Saint-Louis et sa Mythologie. Saint-Louis du Sénégal par, Fatou NIANG SIGA : Edition XAMAL,

Merci au Pr Alpha SY qui nous a parlé de cette grande dame écrivaine.PBC

Chapitre 1


SIMB ou "Jeu du faux-lion"


Nos croyances et traditions permettraient l'intégration dans toute société africaine, surtout les plus vulnérables .

Parmi les animaux qui composaient l'abondante faune du Sénégal, beaucoup sont devenus symboles en considération de leur espèce qui impressionne ou de leurs dispositions naturelles magnifiées par les récits de veillées. Cependant, aucun d'entre eux n'a autant que le lion marqué le jeu, dans la région du nord.

Ecrivaine, Fatou NIANG SIGA dont nous connaissons la teneur de l'écriture, le sens de l'engagement social dans ses écrits passeurs de cultures ;


Générosité sociale : Ecrivaine, Fatou NIANGA SIGA dont nous mesurons le sens du social par la politique sociale en femme de Lettres « engagée »: c'est ainsi que feue Mame Coura DIOP, héroïne de mon film « Mon fils était un écrivain » (2014) que j'ai dédié aux écrivaines sénégalaises pionnières Fatou NIANG SIGA et Annette Mbaye D'Erneville, m'a dit en 2003, en « Kaddu Maag », parole de sage forte de ces 93 ans :
« Tu sais, de toutes les formes de politique je préfère la politique sociale, que tout citoyen doit adopter, comme le fait si bien Fatou NIANG SIGA qui en a œuvré de toutes ses forces, ce qui nous a valu au village de Ngallèle (situé à 14 km de la ville de Saint-Louis) « son centre de maternité », vieux de plus de trente ans.
Mame Coura me dit derechef : Fatou NIANG SIGA est l'une des rares personnalités proches du Président Senghor qui sillonnait les coins et les recoins des villages pour leur servir, ce que j'appelle Assurance VISA (Vêtements –Instruction- Santé-Alimentation) sans quoi un humain est dépourvu de l' «humanitude ». Qui n'est pas proche de l'écrivaine et ne mesure pas la générosité intellectuelle et sociale de la dame, AS des Lettres. Allez savoir auprès du Colonel Momar GUEYE.


Générosité intellectuelle : L'écrivaine Fatou NIANG SIGA en connexion permanente avec le service à la société offre 1240 ouvrages aux cinq universités publiques du Sénégal.


Le 23 février 2016, Badiène Fatou NIANG SIGA m'a offert les trois ouvrages de sa bibliographie en question. De trois « autographes» qu'elle me gratifie, nous pouvons saisir la quintessence de l'œuvre de Fatou NIANG SIGA fort en pédagogie des cultures et des valeurs des sociétés africaines. En effet, en « Kaddu Maag », parole de sage, l'auteure écrit sur la page de garde de «Saint-Louis du Sénégal et sa mythologie » :


Nos croyances et traditions permettraient l'intégration dans toute société africaine, surtout les plus vulnérables


A ces mots, nous comprenons autrement que face à la mondialisation culturelle façonnée de milles pièces par les peuples qui se disent maîtres du monde et à l'invasion des images audiovisuelles, picturales, iconographiques, photographiques en vue d'une hégémonie culturelle qui vise le monopole économique, la sauvegarde de la semence constructive des croyances, des traditions et des valeurs cardinales constitue la graine qui vivifierait nos sociétés.


Fort de cette idéologie de l'écrivaine Fatou NIANG SIGA, peuples sénégalais, et en élargi, africains que nous sommes, croyons en nous, soyons tous médiateurs de nos cultures à travers, les ondes de nos contes et légendes, nos écrits, nos images verbales, non verbales, vestimentaires et comportementales, et suivra bien la prise de position du Sénégal pour une bonne place dans la
locomotive universelle.

Assoication kieke.enfant-En phase avec les peuples autochtones du Gabon et de centre Afrique-spectacles et expositions-Paris 1 décembre 2019

De : Hermine Boucavel mailto:Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. ]

Bienvenue dans la forêt du Bassin du Congo
Nouveau départ pour les enfants de la forêt! →

Hermine Boucavel a permis à 368 enfants pygmées d'être scolarisés en République ... L'ONG kièlè les enfants de la forêt a besoin de dons afin de permettre la .


A la rencontre d'une jeune femme formidable Hermine Boucavel


Hermine Boucavel, créatrice de l'association » Kièlè les enfants de la forêt » est française d'origine gabonaise.


Educatrice depuis 15 ans auprès d'enfants et adolescents, elle contribue à l'aide sociale en France, à Vitry-sur-Seine dans le Val-de-Marne en France-

Agent du Conseil Départemenatl du Val de Marne 


Elle a effectué un voyage en République Centrafricaine et au Congo en février 2010 avec sa grand-mère afin de rendre visite à sa famille. Durant ce voyage elle a visité la forêt et a rencontré les peuples autochtones. Accueilli dans une hutte pendant 1 semaine, les jeunes adolescents ont eu une conversation avec elle, et ont senti sa sensibilité pour les enfants. Ils lui ont parlé un peu français etça l'a beaucoup fait rire et elle leur a demandé si ils voulaient apprendre le français ; ils ont di qu'effectivement ils le souhaitaient et l'ont sollicité sur le besoin d'apprendre à lire et à écrire.
De ce fait, sensibilisée par l'état d'abandon de ces jeunes pygmées, sans accès à l'éducation scolaire, Hermine s'est engagée avec ses propres euros à monter la première école de la forêt en République Centrafrique qu'elle a reformulé sous l'appelation de l'Association Kièlè les enfants de la forêt.


« Ce que je souhaite? Protéger l'identité des peuples autochtones, préserver la forêt, la nature et assurer une autonomie pérrene. »


https://kieleenfants.wordpress.com/2011/06/15/a-la-rencontre-dune-jeune-femme-formidable-hermine-boucavel/


Merci à Massar de nous avoir mis en contact avec hermine, ichrono.info informe, transmet pour que le savoir soit partagé

 

16ème EDITION DE LA FILDAK-PRECOLLOQUE DU THEATRE NATIONAL DANIEL SORANO - HOMMAGE À FATOU NIANG SIGA- par Alpha Amadou SY

Fatou Niang Siga, que la République, par le biais du ministère de la Culture, honore aujourd'hui, est originaire du nord de notre pays. Pour être plus précis, elle est née en 1932 dans cette ville où le fleuve flirte densément avec l'Océan avant de tomber littéralement dans ses bras, nous voulons nommer Saint-Louis du Sénégal.


Fatou Niang Siga reste l'une des rares Sénégalaises à avoir eu le privilège d'assumer avec épanouissement son triple statut de d'épouse, de mère et de citoyenne.
Enseignante, elle a successivement servi à Saint-Louis, à Louga, avant de revenir « au royaume d'enfance » pour y terminer sa carrière comme Directrice de l'école Léona Fille, devenue école SAER SEYE.
Sur le plan politique, elle a d'abord milité à la SFIO (Section Française de l'Internationale Ouvrière) y assumant les charges de Présidente de l'Association des jeunes. Ayant rejoint, l'UPS, l'ancêtre de l'actuel Parti socialiste du Sénégal, elle s'y verra confier les charges de secrétaire chargée des relations extérieures du Conseil des Femmes ; Mme caroline en était la Présidente.
Son dynamisme et son sens de l'initiative l'amèneront à être membre fondatrice du Cercle de la Jeunesse et de la 1ère équipe féminine de basket Ball de Louga.


Enfin, sur demande de Son Excellence Le Président Me A WADE, elle a préparé l'exposition sur la mode (habillement, coiffure et parure), à l'occasion de la remise du prix Houphouët Boigny à l'UNESCO.
Les textes qui composent son œuvre, d'une densité et d'une originalité suffisamment reconnues pour lui valoir l'hommage de la République, ont comme prétexte originel l'unique souci d'aider ses enfants et petits- enfants à s'approprier des pans de leur culture dangereusement menacée par les effets conjugués de l'érosion du temps, des contrecoups de la mondialisation et de l'absence du réflexe de la conservation.


Cette préoccupation, parfois aux allures obsessionnelles, s'explique par la conjugaison d'un certain nombre de facteurs. La fille, dont la précocité était assez frappante pour que l'institutrice du coin suggère ses parents de l'inscrire à l'école des Blancs, a dû être séduite par la magie de l'écrit. Il s'y ajoute que durant son séjour au mythique Lycée Faidherbe - devenu aujourd'hui Lycée Cheikh Oumar Foutiyou Tall - elle a sans doute réalisé, de quelque manière, la fragilité d'un patrimoine confiné à l'oralité. En outre, pour avoir embrassé le noble métier d'enseignante, elle ne manqua pas de prendre conscience de l'urgence de consigner, pour la postérité, ce qu'elle avait appris à « l'école du soir », à l'heure du conte. Le dernier mais pas le moindre, ce souci constant, dans le double axe de la préservation et de la transmission témoignait aussi, de quelque façon, de l'influence du père, premier archiviste africain du Sénégal.


En tout état de cause, à la lecture de « Reflets de modes et traditions saint-louisiennes », (éditions Khoudia, Dakar, 1990), de « Saint-Louis et sa mythologie », (édité chez Xamal, à Saint-Louis, (avant d'être repris à compte d'auteurs en mai 2005) « Costumes saint-louisien d'hier à aujourd'hui » (à compte d'auteur, en mai 2005), il est loisible de réaliser, non sans bonheur, que Fatou Niang Siga est allée bien au-delà de cet objectif. Son œuvre s'intègre parfaitement dans cette problématique qui a certainement l'âge de la littérature africaine d'expression française, à savoir l'affirmation de l'identité culturelle.


Consciente, comme dirait ce puissant esprit allemand qu'est Hegel, que tout rapport, de quelque ordre que ce soit avec l'Autre, suppose l'affirmation de soi, Fatou Niang Siga inscrit la transmission des valeurs cardinales dans la trajectoire d'une affirmation identitaire qui, au demeurant, n'a rien de meurtrière : « Nous pensons que, à travers les informations que nous donnons sur certaines modes et traditions anciennes de notre pays, la jeunesse sentira la nécessité et la valeur de la solidarité dans la vie en société. Si cet objectif est atteint, nous aurions alors apporté notre contribution à la réhabilitation des valeurs morales qui ont marqué la vie de nos ancêtres : une épuisable source de références »


Dans cet esprit, Fatou Ninag Siga publie« Reflets de modes et traditions saint-louisiennes dont la quintessence est généreusement mise en évidence par Dr Mamadou Abib Kébé : il s'est agi de montrer « que la coiffure, le Fanal et le Sanjay sont des objets sémiotiques qui témoignent de l'identité culturelle propre à la société ouolof saint-louisienne : la coiffure est l'élément structurant de base qui informe des faits sociaux tels que le mariage, le baptême et la circoncision. Le Fanal est le produit de cette intersubjectivité née de la rencontre de l'homme blanc et de l'homme noir dans le contexte colonial ; le Sanjay, aux origines mythiques, rappelle les racines profondes de cette culture saint-louisienne qui s'inscrit dans un vaste ensemble qui témoigne de l'unité culturelle du monde noir »


L'appétit venant en mangeant, Fatou Niang Siga, qui avait nourri la modeste ambition d'écrire et même de n'écrire que « pour ses enfants et ses petits-enfants » , se retrouva dans une aventure intellectuelle dont l'originalité n'a pas échappé à la vigilance du critique Kébé : « Dans une entreprise qui tient de l'essai et du récit, qui se veut descriptive et normative, l'auteure nous peint, à travers des faits de cultures spécifiques, les aspects fondamentaux de l'identité saint-louisienne. Cette peinture, qui se veut systématique et diachronique, met en relief les éléments structurants, les facteurs dynamiques qui présentent les faits de culture, moins comme des objets de musée à conserver, que comme un esprit vivant qui se reproduit dans la permanence et la variation. »


Cette démarche, d'une remarquable fécondité intellectuelle, sera de rigueur dans ces deux autres ouvrages susmentionnés. Aussi parviendra-t-elle, par ce truchement, à trier au volet ce qui est reconnu comme l'atout majeur des Saint-Louisiens : l'expression d'une belle synthèse entre les civilisations négro-africaine, arabo-islamique et occidentale.
À la lumière des investigations de Fatou Niang Siga, il est loisible de comprendre comment ce syncrétisme a fini par produire une personne typique dont elle décrit ainsi le profil : « L'élégance du geste, de la parole, de l'habit, de la démarche et de la cuisine (avec le goût naturellement) était cultivé comme une vertu cardinale au même degré tels que l'honnêteté, le sens de l'honneur, du respect de l'autre, de la dignité et de l'hospitalité.

Etre débraillé ou négligé était un pêché capital. Chacun à son niveau, avec les moyens dont il disposait, se devait d'offrir à la communauté l'image la plus positive de sa personne...


À petits pas, lentement: une manière de célébrer la parfaite corrélation entre l'indispensable sérénité de l'esprit, la dignité de l'habillement et la poésie du corps humain. Il faut mériter l'insigne honneur d'avoir été créé à l'image de Dieu ».


Du reste, cette image est tellement intériorisée que les Sénégalais en général considèrent dans le cadre de la polygamie que c'est peine perdue que de déployer un quelconque effort pour rivaliser avec les Saint-louisiennes, réputées « mokk pooc ».


Saint-lousienne jusqu'au bout des ongles, elle a su s'approprier de ce patrimoine singulier qui fait de sa Cité natale, « la civilisation de l'Universel en miniature ».
Monsieur le Ministre, Honorables invités,


La République, en honorant de si belle manière, une des figures de proue de Ndar, honore une dame qui le mérite, honore les Lettres saint-louisiennes et honore tout Saint-Louis.
Cette conviction mienne résulte de ma conscience du fait que la générosité de Fatou Niang Siga ne s'épuise guère dans l'écriture, quoiqu'elle soit l'une des expressions la plus achevée de l'ouverture vers l'Autre et du sens du partage. Débordant de loin la sphère de la création, elle a été déclinée par un geste légitimement salué comme « hautement social et civique » , consistant en un don de 1240 ouvrages aux cinq universités publiques de notre pays.

Comment aussi ne pas évoquer, dans la même veine, le soutien de Fatou Niang Siga aux acteurs culturels, ses dons aux dahiras, aux daras et aux mosquées et son assistance discrète aux déshérités ?


Dans sa retraite du moment, Fatou Niang Siga, en fervente mouride, fait montre d'une piété remarquable sur toile de fond d'une spiritualité d'une rare intensité, tout en gardant cette joie de vivre et ce sens de l'humour d'une fraîcheur évidente. Pour s'en persuader, il suffit de rappeler ses propos, tenus lors de l'organisation de la première édition du Festival International de Poésie Itinérant en Afrique, en mai 2006. S'adressant aux organisateurs et invités, au nombre desquels Paul Dakeyo du Cameroun, Poète- éditeur, Alioune Badara Coulibaly du Sénégal, Poète, Président du Cercle des Ecrivains et Poète de Saint- Louis, Josée Lapeyrére de la France, Poétesse et Psychiatre, Marouba Fall du Sénégal, Poète et Romancier, Louis Camara du Sénégal, Poète et Conteur, Taijin Tendo du Japon, Poète, Mohamed Toihiri des Comores, Poète et Professeur de littérature comparée, elle déclarait :


« Plus que des souhaits de bienvenue : depuis que la nouvelle d'un mouvement d'une partie du monde m'est parvenue, je me suis mise à égrener mon chapelet, priant pour que votre voyage se fasse sans encombre et que toutes vos activités répondent à votre attente. Et, j'ai regretté de ne pouvoir être à l'accueil avec mes collègues de Saint- louis, pour ma contribution à la téranga que nous vous devons. »


Fatou Niang Siga ajoutait pour conclure :


Vous l'avez sûrement constaté : le saint-louisien est naturellement ouvert, accueillant à souhait, aimant vivre en association pour échanger. Ne pouvant tricher avec ses sentiments, sa spontanéité parfois surprend ou déconcerte. Vous l'auriez constaté si la pesanteur de l'âge ne m'indisposait pas, car ce serait avec chants et quelques pas de danse que je vous aurais exprimé la joie et la fierté qui m'habitent aujourd'hui. »


Monsieur Le Ministre de la Culture, par ma voix, Saint-Louis, Fatou Niang Siga et sa famille exprime leur profonde gratitude à la République reconnaissante ; merci aussi au Comité scientifique pour le choix porté, à la fois, sur cette grande femme des lettres et sur ma modeste personne pour ce redoutable exercice de présentation d'une citoyenne si complexe ;
Enfin, merci à toutes et à tous pour votre bien aimable attention.

REFERENCES
Aïdara, Abdoul Hadir; Saint-Louis du Sénégal d'hier à aujourd'hui, Éditions Granvaux, octobre 2004 ;
Dia, Fadel, «Adieu Saint-Louis, bonjour Ndar », CRDS, D 84 ;
Diakhité, Cheikhou, « Le parler sait-louisien », inédit ;
Diop, Mame Séye, « Témoignage lors de la présentation-dédicace des ouvrages de Fatou Niang Siga, le 28 décembre 2005 à la Chambre de Commerce de Saint-Louis ;
Kébé, Mamadou Abib, « Reflets de modes et traditions saint-louisiennes de Fatou Niang Siga : une ingénieuse défense et illustration de l'identité culturelle de Saint-Louis. », colloque du FIPIA, mai 2009, Saint-Louis ;
Ndar Info : Don de 1240 livres ; http://www.ndarinfo.com/DON-1-240-ouvrages-offerts-aux-cinq-universites-publiques-du-Senegal-L-acte-hautement-social-et-civique-de-Fatou-Niang_a17702.html
Niang , El Hadj Ndiouga, Témoignage à la Cérémonie de présentation-dédicace du 28 mai 2005 à la Chambre de Commerce de Saint-Louis ;
Niang, Siga Fatou :
- « Costumes saint-louisien d'hier à aujourd'hui » (à compte d'auteur, en mai 2005) ;
- « Discours de bienvenue à la Délégation du FIPIA, 17 mai 2006 » ;
- « Reflets de modes et traditions saint-louisiennes », Dakar, éditions Khoudia, Dakar, 1990) ;
- « Saint-Louis et sa mythologie », Saint-Louis, éditions Xamal, à Saint-Louis, (avant d'être repris à compte d'auteurs en mai 2005) ;
Sy, Alpha Amadou :
- « Fatou Niang Siga ou quelques considérations d'une Saint-louisienne sur l'esthétique saint-louisienne » ;
- L'imaginaire saint-louisien (doomou Ndar à l'épreuve du temps) », Paris l'harmattan, 2015 ;
- « Saint-Louis du Sénégal ou la « Civilisation de l'Universel en miniature », Forum de Saint-Louis du 15/06/2017.

ALPHA AMADOU SY PHILOSOPHE/ECRIVAIN TEl: 221775230504 Email :Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. Fax : 221339611793 BP : 319 Sie :www.ifrance.com:mnas

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