Politique

Contestation du vote du projet de loi sur le parrainage : Le mouvement y’en a marre sonne la mobilisation

Les forces de l’opposition qui prévoient de manifester  demain, jeudi 19 avril, à l’occasion du vote du projet de loi portant sur le parrainage, ne seront pas seules. Elles pourront compter sur le soutien du mouvement citoyen Y’en a marre. L’assurance a été donnée par le porte-parole du jour Fadel Barro hier, mardi, lors d’une conférence de presse.

« Ce combat commence, ce jeudi 19 avril prochain, par une vague de mobilisation citoyenne et pacifique, devant les grilles de l’Assemblée nationale et partout ailleurs à Dakar, mais aussi dans les régions et dans la diaspora pour manifester notre désapprobation et exprimer notre choix d’une démocratie apaisée », pouvait-on lire dans le texte liminaire transmis à la presse.

Pour Fadel Barro et le mouvement citoyen Y’en a marre, le président Macky Sall a enfourché le même cheval de bataille qui avait valu à son prédécesseur, Abdoulaye Wade, le courroux des Sénégalais et qui lui avait valu une cuisante défaite à la présidentielle de 2012. « La posture actuelle du Président Macky Sall nous rappelle l’épreuve malheureuse du 20 mars 2016, qui avait fait valider son Wax Waxeet sur la durée de son mandat, par le référendum constitutionnel », renseignent-ils dans leur déclaration liminaire.

Par ailleurs, Fadel Barro et les membres de Y’en a marre ont appelé le Président Macky Sall à revenir à la raison en suspendant temporairement le vote du projet de loi pour attendre que les négociations entamées par la société civile qui sillonne ne le pays pour rencontrer les autorités religieuses aboutissent.

Sudonline

Communication des acteurs politiques autour du parrainage : La bataille de l’opinion fait rage

Le système du parrainage élargi à tous les candidats à la magistrature suprême, une loi très controversée qui doit passer ce jeudi 19 avril à l’Assemblée nationale, fait couler beaucoup d’encre et de salive dans le pays. Opposants comme gens du pouvoir, sans oublier certaines organisations de la société civile, se livrent à une bataille de communication sans merci pour gagner l’opinion publique. L’enjeu reste ici sans équivoque la manifestation prévue par les opposants au système du parrainage, le jour de son vote par les parlementaires après-demain.

La manifestation prévue par les opposants au régime du président Macky Sall ainsi que certaines organisations de la société civile et autres mouvements citoyens, pour barrer la route à la loi sur le parrainage étendu à tous les candidats aux prochaines joutes, cristallise depuis un certain temps, toutes les attentions.

En effet, depuis que le sujet a été évoqué lors des concertations sur le processus électoral, confié au chef de l’Etat Macky Sall pour arbitrage, adopté sous forme de projet de loi modifiant le Code électoral et la Constitution en Conseil des ministres, et enfin soumis aux parlementaires pour vote, il ne se passe pas un seul jour sans que les acteurs politiques et même ceux de la société civile épiloguent sur la question. L’adrénaline est montée lorsque les pourfendeurs de ce système de «présélection» des candidats à la magistrature suprême ont décidé de manifester à la place Soweto, le jour de son vote, ce jeudi 19 avril. Les opérations d’explication et de mises en garde des partisans du pouvoir font face au refus du dialogue de l’opposition déterminée qu’elle est à en découdre avec le régime de Macky Sall.

EXPLICITER LE PARRAINAGE ET DISSUADER LES POTENTIELS MANIFESTANTS

En effet, dans cette bataille communicationnelle qui a pour but de convaincre les populations du bien-fondé de la loi sur le parrainage, destinée selon la majorité à rationaliser les candidatures pléthoriques aux différentes joutes électorales, le pouvoir ne lésine pas sur les moyens. Même le chef de l’Etat, Macky Sall, est en plein dans la danse. De Lomé où il s’était rendu pour le Sommet de la Cedeao, il a expliqué aux militants acquis à sa cause que le but dudit système était de rationaliser les candidatures, et par ricochet les dépenses électorales. Mieux, le président semble rejeter la balle entre les mains de l’opposition en l’invitant au dialogue sur les modalités de mise en œuvre dudit système.

Toutefois, il n’a pas manqué de prévenir qu’en cas de statu quo, «la loi de la majorité s’appliquera». Le chef de l’Etat n’a, cependant, pas été le seul dans le camp du pouvoir à procéder à des séances d’explication sur le parrainage. Son envoyé spécial, Aminata Touré, chargé de la mobilisation et du parrainage, ainsi que son Directeur de Cabinet, Oumar Youm, la présidente des femmes de Bby, Marième Badiane ou encore ses ministres, Mbaye Ndiaye, Mame Mbaye Niang, Pape Gorgui Ndong, bref…, beaucoup de pontes du régime s’y sont attelés le week-end dernier. Dans leur démarche, les séances de rétablissement de la vérité sur les raisons du parrainage se mélangent aux mises en garde contre les éventuels manifestants, lors du vote de la loi. Mimi Touré, comme Mame Mbaye Ndiaye ont prévenu que «force restera à la loi».

Quand l’opposition fait planer le spectre d’un 23 juin bis !

 Du côté de l’opposition, l’on semble tenir le bon bout pour vilipender le président Macky Sall et son régime devant les Sénégalais et le reste du monde. Les assauts contre le parrainage et autres propos de défiance à l’encontre du pouvoir, lors du vote de ladite loi, ne manquent pas. Si le patron du parti Rewmi, qui dit rejeter toute forme de dialogue avec le président Macky Sall, promet d’écourter son voyage à l’étranger pour prendre part à la manifestation du 19 avril, il n’en demeure pas moins qu’il récuse toute forme de confrontation avec les forces de l’ordre.

Pour Idrissa Seck, il n’est pas question d’en arriver aux mains avec ces dernières, mais de faire face au vote de la loi. Il a tout de même fait savoir que si l’actuel locataire du palais persiste à vouloir toucher la Constitution, «on va le dégager». L’axe de communication des pourfendeurs de la loi reste pratiquement le même pour tous : dénoncer «une manipulation de la Constitution» dans le but d’invalider la candidature de certains adversaires. Ne se limitant pas à protester contre ladite loi, ils promettent d’en découdre avec le régime pour le forcer à revenir sur sa décision et à organiser des élections transparentes.

Regroupés ainsi autour d’une nouvelle plateforme appelée «Front démocratique et sociale de résistance nationale contre les manipulations constitutionnelles et électorales au Sénégal», toutes les forces politiques de l’opposition, dont le mouvement And Doolel Khalifa, And Jëf de Mamadou Diop Decroix, Bokk Gis Gis de Pape Diop, Act d’Abdoul Mbaye, Fds/Bj de Cheikh Bamba Dièye, Pastef d’Ousmane Sonko, Pds de Me Wade, Pur du Pr Issa Sall, Ptp de Me El hadj Diouf, Tekki de Mamadou lamine Diallo, République des valeurs de Thierno Alassane Sall, etc. ainsi que des organisations syndicales promettent un «23 juin-bis». Ils ne ratent pas l’occasion de brocarder la loi et d’appeler à la mobilisation le jour de son vote.

Sudonline

A la Une: journée délicate pour le pouvoir au Sénégal

« Le vote de tous les dangers », titre le Walf Quotidien, qui consacre une très large part de son édition du jour aux contestations et manifestations prévues un peu partout dans le pays.

Alors que « le centre-ville de la capitale et sa banlieue sont quadrillés par les forces de l’ordre », le journal relaie les appels de l’opposition, vent debout contre le projet, mais aussi de l’archevêque de Dakar. Pour Monseigneur Benjamin Ndiaye, « il ne faut pas jouer à se faire peur » et il vaut mieux « renoncer provisoirement à ce qui crée le conflit ».

Mais les points de vue sont partagés : le patron du parti And Jef Authentique Landing Savané affirme ainsi dans les colonnes de plusieurs journaux son soutien au projet alors que le chroniqueur Mamadou Sy Tounkara estime dans Rewmi.com que le parrainage peut permettre aux formations politiques « d’être en contact direct » avec la population et de combler ainsi « l’absence d’éducation politique des masses » en présentant directement son programme politique. Mais il reproche au pouvoir le timing de cette réforme « à 10 mois de l’élection présidentielle [et contraire] à la lettre et à l’esprit de notre Charte fondamentale ».

Bref, « la bataille de l’opinion fait rage », note le site d’information Sud Online pour qui « l’opposition est déterminée à en découdre avec le régime de Macky Sall », en lui promettant « un 23 juin bis », référence à ce jour de 2011 où face à la mobilisation populaire, Abdoulaye Wade avait renoncé à réformer la Constitution.

Journée de tension en perspective, mais en l’absence de Macky Sall

Le président sénégalais est en effet en France où il doit s’entretenir demain avec Emmanuel Macron. Une absence qui ne manque pas de lui être reprochée dans la presse sénégalaise. « Ça jase à Paris et ça se discute en France », estime ainsi Rewmi.com pour qui « les questions sérieuses du Sénégal se discutent encore » à Paris. « Le président français à son mot à dire » poursuit le site d’information, « et son avis est important ». En tout cas, estime la publication, « l’attitude de Macky Sall va être perçue par ses adversaires comme une façon de les snober ».

Mais l’opposition sénégalaise sait se faire entendre y compris à Paris, preuve en est cette mésaventure du président dans les rues de la capitale française où son cortège a été enfarinée par des manifestants. « Macky fuit le brasier de Dakar et tombe dans celui de Paris », ironise le site SeneNews qui poursuit « si cette visite était faite pour éviter la mobilisation, c’est raté ».

SeneWeb relate de son côté la grosse colère du chef de l’Etat sénégalais contre les responsables locaux de son parti après cet incident : « tout ça c’est vous », aurait lancé Macky Sall, « c’est parce que vous êtes divisés qu’une vingtaine de personnes arrivent à saboter notre arrivée à Paris. » Et le président sénégalais de s’inquiéter « de la guerre inutile et fratricide » qui agite son parti, avant de conclure : « la division et les querelles intestines ne nous aideront pas si nous voulons conserver le pouvoir. »

La contestation politique au Niger attire également l’attention des journaux

Après la mobilisation contre la Loi de finances, ce sont les étudiants de l’université de Niamey qui ont protesté mercredi. En cause selon ActuNiger « le non-respect par le gouvernement des engagements convenus » il y a quelques jours, alors qu’un bras de fer oppose les étudiants à leurs enseignants. Résultat, des « affrontements violents » selon le site, qui dénombre « au moins 3 blessés graves ».

Et la situation est loin d’être stabilisée, l’Union des scolaires nigériens maintient son appel à une grève de 3 jours et laisse toujours planer « le risque d’une nouvelle année blanche ». « Difficile pour l’instant de dire qui en sortira vainqueur », observe Le Pays. Le quotidien burkinabè s’interroge toutefois : « le Niger a-t-il mal à sa démocratie ? Ne dit-on pas que les manifs de rue traduisent une certaine vitalité démocratique ? », avant de lancer « Questions à un président. »

Autre question à un président, mais cette fois celui de la fédération internationale de football

Aujourd’hui au Faso interpelle Gianni Infantino après les arrestations au sein de la fédération congolaise de foot. « Perpétue-t-il les vieilles pratiques qui avaient cours sous le magistère de [son prédécesseur] Sepp Blatter ? », s’interroge le journal, alors que l’Observateur Paalga se demande « quel carton la justice va-t-elle brandir ? », à l’encontre notamment du président de la Fécofa, Constant Omari, remis en liberté hier soir.

Du côté de la presse congolaise, la prudence est de mise. La Prospérité explique ainsi que l’affaire, des soupçons de détournement dans le cadre de matchs de l’équipe nationale, est intimement lié à une bataille entre le ministère des Sports et la fédération. Et note que plusieurs acteurs centraux dans cette affaire n’ont toujours pas été entendus.

RFI

Succession de Macky Sall à la présidentielle de 2019 : Idrissa Seck esquisse sa feuille de route

En séminaire avec les cadres de son parti au cours du week-end, à Saly, Idrissa Seck, le leader de Rewmi et candidat à la succession de Macky Sall, a lancé les bases de sa gouvernance, si bien évidemment, il est porté à la tête du pays au soir du 24 février 2019.  Dans un discours séquencé, parfois même railleur, ou aussi anecdotique, le patron des «Oranges» a décliné quelques pans d’une feuille de route devant être soumis au crible des cadres du Rewmi et du citoyen lambda. Avant de pouvoir solliciter le suffrage des Sénégalais et matérialiser ce programme alternatif pour le Sénégal, Idrissa Seck a toutefois demandé «pardon» à tous ceux qu’il a eu à heurter par ses paroles et gestes en tant qu’homme politique et homme d’Etat. Non sans manquer de jeter quelques piques au régime de Macky Sall.

Il faudra compter avec le président du parti Rewmi pour les prochaines joutes électorales qui s’annoncent déjà épiques. En effet, Idrissa Seck fera face au président de la République, Macky Sall, candidat à sa propre succession. Même si le patron des «Oranges» ne le dit pas explicitement, il a posé des actes clairs, le samedi 14 avril dernier, lors du séminaire consacré aux Cadres de son parti, en vue de présenter un programme alternatif aux Sénégalais. En effet, le président du Conseil départemental de Thiès a tenu d’abord à régler un préalable avant de solliciter le suffrage des Sénégalais. Devant des militants acquis à sa cause, sans oublier les invités venus nombreux assister à cette rencontre tenue dans un hôtel à Saly, Idrissa Seck a présenté ses excuses au peuple sénégalais. Il déclarera ainsi : «Je voudrais, aujourd’hui, avant de solliciter le suffrage des Sénégalais, vous regarder dans les yeux et convoiter d’Allah, qu’ils me pardonnent mes offenses comme je pardonne aussi à ceux qui m’ont offensé». L’ancien Premier ministre d’Abdoulaye Wade présente ainsi ses excuses à tous ceux qu’il a eu à heurter, blesser ou choquer par la parole ou par son comportement tout au long de sa carrière d’homme politique ou d’homme d’Etat. Faisant d’une pierre deux coups, il a demandé pardon à Fatou Sock, une responsable de son parti qui aurait gelé ses activités politiques. Pour avoir reconnu publiquement ses erreurs, la mise en cause a appelé à l’instant pour annoncer son retour aux affaires à Rewmi. Des propos tenus après avoir répondu à un appel.

LE SENEGAL SOUS IDRISSA SECK

Tout en annonçant un programme qui sera concocté par les cadres de son parti et discuté avec l’ensemble des corps de métier, puis enfin posté sur le net pour recueillir les avis des uns et des autres, l’ancien maire de Thiès a décliné sa feuille de route dans bien des domaines. Ainsi donc, dans le secteur éducatif, en rendant hommage aux enseignants et chercheurs, il a annoncé la création d’un Conseil supérieur de l’éducation. Cette institution, qui ne sera confiée ni à un Premier ministre, encore moins à un ministre, sera présidée par le président de la République. Elle inclura, à son avis, les meilleurs dans tous les domaines, notamment recteurs d’université, proviseurs de lycée, directeurs de collège, d’écoles élémentaires et d’écoles maternelles. Faisant ainsi les yeux doux aux enseignants, dans un contexte marqué par une tension entre ledit corps et le régime, il dira «qu’il est inadmissible que, qui que ce soit, soit mieux payé que les enseignants». Il trouve ainsi inacceptable qu’au Sénégal, les enseignants soient négligés.

INAUGURER L’ERE D’UNE GESTION JUSTE, EFFICACE ET AMBITIEUSE

Poursuivant son esquisse de programme à mettre en œuvre, si toutefois les Sénégalais lui faisaient confiance au soir du 24 février 2019, le président de Rewmi a promis d’inaugurer, au Sénégal et en Afrique, l’ère d’une gestion «juste, efficace et ambitieuse». Jetant des piques aux tenants du pouvoir, il a trouvé que «les notions de gouvernance sobre et vertueuse sont vagues». Ainsi donc, à l’image des Américains qui soutiennent vaille que vaille leur fils, “Idy“ a promis d’augmenter les pensions des anciens combattants et celles des blessés de guerre. Il a donné la garantie de faire en sorte que les soldats sachent qu’il veillera personnellement à ce qu’ils aient des conditions convenables, quand il les enverrait en mission.

Sur la justice, Idrissa Seck a certifié qu’il fera en sorte que le président ne préside plus le Conseil supérieur de la magistrature, une des doléances des magistrats. Toutefois, il précise qu’il ne veut pas «un gouvernement des juges». «Je veux un Conseil supérieur de la magistrature dont la composition sera remaniée», préconise-t-il. Pour avoir fait le constat selon lequel, «aucun magistrat n’est hors de sanction en dehors d’un seul cas», le natif de Thiès pense qu’il n’est pas question de laisser aux juges libre cours. Ainsi donc, il pense «qu’il faut associer à l’indépendance de la magistrature, leur responsabilité». Ce qui suppose qu’il faut les sanctionner quand ils fautent.

Déclinant ses ambitions dans le domaine économique, il a révélé qu’il fera en sorte qu’en 2029, fin de son deuxième mandat, que plus personne au Sénégal ne demande de l’électricité et que l’accès soit universel. Avec la découverte du pétrole et du gaz, «s’il n’est pas volé par la famille Sall d’ici là», raille-t-il, Idrissa dit vouloir faire du Sénégal «un hub de production d’électricité». Dans la même veine, notamment sur le mix-énergétique, il a exprimé son souhait de voir environ 30% de la puissance installée en énergie renouvelable. Tout en déplorant les taxes imposées au niveau du secteur tertiaire, il a promis de revoir la fiscalité des entreprises du secteur numérique.

VOTE DE LA LOI SUR LE PARRAINAGE : Rewmi manifestera le 19 avril prochain

Le président du parti Rewmi n’a pas manqué de décrocher quelques flèches en direction du président Macky Sall. Il a ainsi accusé le chef de l’Etat et son gouvernement d’avoir tenté d’empêcher la réunion de son parti à Saly, Mbour. «Ils ont exercé des pressions sur les réceptifs hôteliers de Saly, y compris sur des propriétaires de domiciles privés que nous avions réservés pour accueillir nos hôtes étrangers et dont les contrats ont été annulés cette après-midi même (le samedi) pour motif de travaux. Alors que les maisons avaient été visitées et étaient dans un excellent état», déplore-t-il. En effet, la manifestation allait tomber à l’eau à cause d’un désistement de dernière minute d’un propriétaire d’hôtel. Finalement, elle a été tenue dans un jardin d’un hôtel à Saly, avec tous les désagréments qui en ont suivi, notamment l’exiguïté des lieux pour contenir tout le monde.

S’agissant du vote de loi modifiant la Constitution et le Code électoral, le président du conseil départemental de Thiès a confirmé sa présence à la manifestation prévue par l’opposition et certaines organisations de la société civile. En ce qui concerne la médiation entreprise par la Société civile, Idrissa refuse la main tendue du chef de l’Etat car, à son avis, la société civile «cherche à renouer les fils d’un dialogue rompu». Il a dit clairement qu’il ne dialoguera pas avec Macky Sall «parce que sa parole n’est pas stable». En revanche, il a demandé aux médiateurs, d’aller dire au président de faire ce qu’il doit faire, à savoir : «de ne pas violer notre Constitution, de ne pas instaurer ce parrainage». Cela, tout en précisant qu’ils ne veulent pas brûler le pays, mais qu’ils resteront déterminés. Il a promis par ailleurs que «si Macky Sall viole la Constitution du Sénégal, nous le dégagerons de là». 

Sudonline

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