Politique

Lettre ouverte à M. Eric Lombard, directeur général de la Caisse des Dépôts et Consignations – Paris – France

 

À la suite des révélations de la chaîne BBC, nous avons reçu la copie de la lettre recommandée adressée à M. Eric Lombard, directeur général de la caisse des dépôts et Consignations et à M. Rémy Rioux, directeur de l’Agence Française de Développement (AFD). Un coup dur pour Monsieur Aliou Sall qui prépare le forum annuel des caisses de dépots et consignations de la France et du Sénégal prévu au mois de septembre à Dakar. Ci-dessous la lettre ouverte 

 

Monsieur le Directeur Général,

Je vous adresse cette lettre en ma qualité de président du mouvement Un Autre Avenir,appartenant à l’opposition sénégalaise.

J’ai en effet appris avec stupéfaction l’accord de coopération bilatérale que vous avez signé avec M. Aliou Sall, directeur général de la Caisse des Dépôts et Consignation du Sénégal portant sur la période 2019-2021 concernant le développement économique et l’appui aux territoires français et sénégalais.

Il n’entre pas dans mes intentions de contester l’opportunité et l’intérêt d’un tel partenariat entre nos deux pays dans la perspective d’une exploitation de solutions innovantes, en particulier dans le cadre de projets portés par des acteurs territoriaux. En revanche je m’interroge sur le bienfondé d’un tel engagement au moment où, au Sénégal, se fait jour un scandale dénommé le « PetroGazGate » qui met en cause la personne même du directeur général de la Caisse des Dépôts de Consignations, en l’occurrence votre homologue M. Aliou Sall.

Si l’on se reporte à un article récent du « Monde Afrique » qui relaie lui-même un reportage réalisé par la BBC, ce dernier aurait profité d’un pot-de-vin en contrepartie de l’attribution de concessions pétrolières et gazières. Vous admettrez qu’il s’agit d’accusations très graves, sans vouloir préjuger de la présomption d’innocence de l’intéressé.

Néanmoins, si les faits étaient avérés ils relèveraient du délit de corruption et impliqueraient la société Pétro Tim, bénéficiaire de permis de recherche et d’exploration des hydrocarbures. Permis ayant été obtenu à la suite d’un décret signé par le frère de M. Aliou Sall, à savoir M. Macky Sall actuel président de la République du Sénégal.

En outre, il se trouve que M. Aliou Sall est « Country manager » de la société Pétro Tim et pour cela, toujours selon l’enquête de la radio Britannique BBC, serait rémunéré mensuellement à hauteur de 25 000 dollars. Par ailleurs il bénéficierait d’une promesse de parts dans la compagnie à hauteur de trois millions de dollars.

Ne croyez-vous, Monsieur le Directeur général, qu’au vu de ces divers éléments il aurait été plus raisonnable de sursoir provisoirement à la signature d’un tel accord entre vos deux Caisses dans l’attente que des éclaircissements soient apportés dans cette affaire et que les soupçons qui visent M. Aliou Sall soient levés ?

La population Sénégalaise attend que toute la lumière soit faite sur ces révélations et que si des agissements frauduleux ont effectivement eu lieu ils soient sanctionnés dans la transparence la plus complète. Pour autant je ne m’explique pas qu’à ce stade des accusations portées contre lui, M. Aliou Sall puisse encore être considéré par votre institution comme un interlocuteur légitime.

Je vous prie de croire, Monsieur le Directeur Général, à l’expression de mes sentiments respectueux.

P.S : Copie adressée à M. le Directeur général de l’AFD

Ibrahima Thiam

Président du mouvement Un Autre Avenir

 

Sénégal: Macky Sall veut resserrer les rangs du parti présidentiel

Au Sénégal, le président Macky Sall réunit ce lundi 15 avril le secrétariat exécutif de son parti. Les cadres de l’Alliance pour la République ont rendez-vous avec le chef de l’État à 17h. La formation du nouveau gouvernement n’a pas plu à tout le monde. Il va falloir désamorcer les frustrations et les tensions.

Écouter les ex-ministres et les recalés du nouveau gouvernement, Macky Sall va devoir faire de la pédagogie au siège de l’Alliance pour la République. Dans le premier cercle du président, tous le reconnaissent, la frustration de ceux qui ont été laissés sur le bord de la route est bien visible. Il faut éviter les tensions qui peuvent devenir dangereuses, menaçant l’unité du parti et de la majorité présidentielle.

« Certains ont cru qu’en se battant pour la victoire, un poste au gouvernement leur serait automatiquement attribué », explique un proche du président. « Il va falloir rappeler que l’État est différent du parti », souligne à son tour le porte-parole de l’APR, Seydou Gueye. Qui ajoute : « Ce ne sera pas une réunion de lamentations, personne n’est propriétaire de son ministère », ciblant les ministres qui comme lui n’ont pas été reconduits.

Dernier défi pour le chef de l’État : maintenir dans le parti, comme les appelle l’opposition, les « transhumants », les anciens opposants ralliés à la majorité qui n’ont obtenu aucun ministère. Remotiver les troupes, tel est l’enjeu de la rencontre, pas seulement pour le quinquennat, mais également en vue des élections locales de décembre 2019.

RFI

Formation du nouveau gouvernement pour le quinquennat : Macky Sall pour un resserrement organique

            

Le Sénégal est sans gouvernement. Le Premier ministre (Pm), Mahammed Boun Abdallah Dionne a présenté sa démission au président Macky Sall hier, vendredi 5 avril, tout en gardant le suspense sur sa reconduction ou non. Tout en adressant un satisfecit au Pm sortant, le chef de l’Etat Macky Sall, par la voix du Ministre Secrétaire général de la Présidence de la République, Maxime Jean Simon Ndiaye, a annoncé incessamment un gouvernement marqué par un «resserrement organique».

 

Va-t-il, en fin de compte, tenir sa promesse faite avant son élection à la tête du pays en 2012, notamment d’avoir une équipe gouvernementale de 25 ministres ? C’est la question qui taraude les esprits de bon nombre de Sénégalais qui ont écouté hier, vendredi 5 avril, le Ministre Secrétaire général de la Présidence de la République, Maxime Jean Simon Ndiaye, tout juste après la démission du Premier ministre Mahammed Boun Abdallah Dionne. En tout cas, tout donne l’impression que ce nouveau gouvernement en gestation ne sera pas pléthorique comme ceux qui l’ont précédé. Ou du moins, comme le gouvernement Boun Dionne II, du 7 septembre 2017, qui comptait au total 83 ministres, à savoir 41 ministres avec portefeuille, 3 ministres sans département, 39 ministres conseillers. En effet, venu livrer le message du président Macky Sall, nouvellement réélu pour un quinquennat, Maxime Jean Simon Ndiaye a laissé entendre que le chef de l’Etat informe que ce nouvel attelage gouvernemental «sera surtout marqué par un resserrement organique, un recentrage des missions essentielles autour des priorités qu’il compte imprimer à ce quinquennat». Mieux, le président Macky Sall semble vouloir toucher toutes les catégories d’âge. De l’avis du Secrétaire général de la présidence, le chef de l’Etat «informe qu’incessamment, sera composée une nouvelle équipe pour ce quinquennat qui démarre constituée de femmes, d’hommes et de jeunes».

 

MACKY SALL DELIVRE UN SATISFECIT A BOUN DIONNE 

Auparavant, le président Macky Sall, par la voix de Maxime Jean Simon Ndiaye, a dressé un bilan reluisant du travail accompli par son Pm sortant. Il indique, en fait que, «le Pm sortant (Mahammed Boun Abdallah Dionne) a su donner le meilleur de lui-même en faisant porter à son projet politique la marque d’une vaillance quotidienne ancrée dans le culte du résultat et qui nous vaut beaucoup de satisfaction aujourd’hui». Mieux, tout en le remerciant pour toutes ces années à son service, le chef de l’Etat a souligné que «durant ces 57 mois de fonction, le Pm sortant a accompli avec satisfaction les charges qui lui ont été confiées». Il n’a pas manqué de confondre dans ses remerciements l’ensemble du gouvernement sortant. Il saluera, à cet effet, l’engagement de ses désormais ex-ministres, tout en estimant que «les résultats ont été à la hauteur de leur dévouement à leur vision collective du futur».

 

BOUN ABDALLAH DIONNE MAINTIENT LE SUSPENSE 

A noter, par ailleurs, que le Pm sortant, Mahammed Boun Abdallah Dionne, venu présenter sa démission et celle de son gouvernement au président Macky Sall a gardé le clair-obscur sur sa présence ou non dans le nouveau gouvernement. En effet, à la sortie de son audience, il a laissé la balle entre les mains du chef de l’Etat. Pour lui, «à présent, c’est le temps du Président, après la démission du gouvernement». Faisant perdurer le suspense sur la personne qui sera à la tête de la nouvelle équipe chargée de mettre en œuvre la politique de Macky Sall, Boun Abdallah Dionne dira que «le président va mettre en place la nouvelle équipe parce qu’il s’agit également d’un temps nouveau, un temps pour prendre en compte davantage les espérances de la Nation qui portent très bien. Je pense que très bientôt, cette nouvelle équipe sera annoncée». Sera-t-il remplacé par du sang neuf pour ce temps nouveau ? Mystère et boule de gomme. Le moins que l’on puisse dire, après sa démission, il a remercié en son nom et au nom de toute son ancienne équipe le président «pour l’opportunité qu’il a bien voulu nous offrir pour l’accompagner, pour servir le peuple sénégalais sur la voie de l’émergence».

 

Pour rappel, Mahammed Boun Abdallah Dionne a été nommé à la tête du gouvernement depuis le 6 juillet 2014, soit presque 5 ans au poste de Pm. Pour le nouveau gouvernement, une première information avait fait état du démarrage des consultations aujourd’hui, avant que le Secrétaire général de la Présidence ne revienne dire que ladite formation se fera «incessamment». Cela, sans préciser de date.

 

SudOnline

L’appel à la raison ! Mamadou Lamine Danfakha

 

« Les moments de pause sont faits pour poser la valise et analyser à froid. Ingénieur hautement qualifié, baroudeur à travers le monde pour regarder, observer et comprendre, Mamadou Lamine nous propose ici une lecture rigoureuse des élections présidentielles de 2019 . Il est certes loin de son pays natal, mais on sait que les distances n'existent plus réellement à cause des NTICS. Fin analyste, citoyen engagé pour l'émergence du pays le Sénégal et de l'Afrique Mamadou Lamine nous décille les yeux de l'esprit pour ensuite nous inviter au travail dans un contexte moral et éthique.»P.B Cissoko

Les dernières élections présidentielles ont fait ressurgir les pires démons sénégalais. Des débuts de la campagne électorale à ce jour, passant par l'annonce des résultats, nous avons assisté à une série de dénigrements et de calomnies, loin de nos valeurs culturelles et morales.


D'une part, une victoire au premier tour avec 58% devrait être suivie d'une fête, un moment de congratulations entre artisans, mais aussi une prise de conscience. Car au moins 42% de ceux que vous allez diriger, ne vous font pas confiance.


À la place, il y a eu un silence assourdissant du côté des << vainqueurs >> pendant plusieurs jours. Un sentiment de honte nous dirons tous ceux qui contestent les résultats proclamés. N'oublions pas que le camp présidentiel a toujours revendiqué une victoire éclatante au premier tour, avant, pendant et après les élections.


Alors que le président sortant était d'une rare impopularité. Un homme qui aura sur sept ans, mis sur pieds une opposition qui se cherchait. À cause notamment de ses choix politiciens, synonymes d'un sectarisme révoltant et d'un acharnement sans précédent sur ses potentiels adversaires. Même s'il faut reconnaître que nombreux sénégalais ont décidé de le suivre sur ce chemin chaotique. Notre beau peuple s'est vu diviser en groupuscules ethnocentriques et confrériques, au grand dam d'un riche héritage, que nous enviait toutes les autres Nations. La diversité ethnique, culturelle et religieuse sénégalaise était jusqu'ici, une référence mondiale.


Et personne ne mérite de mettre à terre, ce monument bâti à sueur et à sang par nos illustres aïeux. L'ironie du sort est que le fatalisme a gagné beaucoup de terrain, face à l'appel de la conscience citoyenne. La déception du citoyen lambda qui ne sait plus à quel saint se vouer, tant la corruption a atteint toutes les couches ; sociales, morales, religieuses et intellectuelles. Ce qui était inacceptable, voire impensable hier, devient défendable aujourd'hui. Avec la complicité d'une certaine presse immorale, loin d'un quelconque professionnalisme, on essaie de museler les honnêtes gens, versant sur la calomnie et le chantage.
La dernière en date étant celle de l'affaire de Monsieur Abdourahim Kébé, Colonel à la retraite. Un citoyen avec un parcours remarquable, digne serviteur de la Nation.

Nommé en 2010 chef de la Direction de l'information et des relations publiques des armées (DIRPA). Ancien chef de la Division personnelle de l'état-major des armées de 2000 à 2003 en remplacement du colonel Ousmane Sarr. Il a participé à la Mission d'observation des Nations Unies en République démocratique du Congo (RDC), de 2007 à 2008 et bénéficié d'une formation de l'Ecole supérieure de guerre d'Allemagne, de 2003 à 2005, avant d'occuper différents postes à l'armée de terre et à l'état-major des armées du Sénégal. Monsieur Abdourahim Kebe a suivi des cours d'état-major, en Tunisie, de 1992 à 1993, puis des cours de capitainerie d'infanterie aux Etats-Unis, en 1998. De 1993 à 1995, il a dirigé la Division musée et archives de la DIRPA. Il a aussi assuré la fonction de chef de la Division gestion et formation de 2008 à 2010.


Le colonel Kébé est titulaire d'un baccalauréat littéraire en 1978 et a fréquenté plusieurs écoles militaires dont l'Académie royale militaire de Meknès (Maroc), d'octobre 1978 à juillet 1981. Il a servi dans les garnisons des régions de Tambacounda, Kaolack et Ziguinchor, de 1982 à 2006. Mais ces attaques personnelles sont le fruit des bras armées du pouvoir, de vrais pyromanes sans éthique ni déontologie, se livrant à une guerre sans merci contre d'honnêtes citoyens. Des sénégalais qui ont comme seul péché, un engagement patriotique au sein de l'opposition.


L'un des plus en vue est sans nul doute le Groupe de presse GFM, au service de son << maître chanteur >> Youssou Ndour, à l'opposé des règles de base du journalisme. Voici un homme qui vogue au gré de ses intérêts. S'il a tout donné au Sénégal musicalement et culturellement, ce pays lui a rendu encore plus. Nul n'a le droit de piétiner les fondamentaux de notre démocratie.


L'homme de Fekké Ma ci Bolé devait faire preuve d'une certaine neutralité, mais hélas il en est loin. Avec son passé tumultueux, on pouvait se livrer au même exercice quand on sait qu'il n'est pas exempt de tout reproche. L'on se souvient de cette même presse qui avait fabriqué des éléments, afin de discréditer le candidat Sonko avec un certain Madiambal Diagne.


Des attaques personnelles à la place d'un débat d'idées, dans un pays où chaque citoyen peut argumenter sur n'importe quel sujet. Les sénégalais n'ont pas peur du débat, alors posons-le sur l'éthique et la morale, sur l'économie et la finance, sur la santé et l'éducation. Ce pays est nôtre, et nous n'avons pas le droit d'hypothéquer son avenir.


Avec la complicité de cette presse immorale, loin d'un quelconque professionnalisme, on essaie de museler les honnêtes gens, versant sur la calomnie et le chantage. Des attaques personnelles à la place d'un débat d'idées, dans un pays où chaque citoyen peut argumenter sur n'importe quel sujet.


Les sénégalais n'ont pas peur du débat, alors posons-le sur l'éthique et la morale, sur l'économie et la finance, sur la santé et l'éducation. Ce pays est nôtre, et nous n'avons pas le droit d'hypothéquer son avenir.


Mamadou Lamine Danfakha- Ingénieur en Informatique-Entrepreneur-France

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