Politique

Un an après le départ de Jammeh, des relations fluides entre Dakar et Banjul

Il y a un an, après six longues semaines de crise, Yahya Jammeh acceptait de quitter la Gambie. Un départ suivi du retour à Banjul depuis Dakar d'Adama Barrow. Le président est depuis soutenu par Macky Sall. Et depuis un an, les deux Etats se félicitent d'un retour à des relations apaisées.

« Fluides, très bonnes ». De chaque côté de la frontière, les mêmes adjectifs reviennent. « Les contacts sont permanents, les échanges, du sommet de l'Etat au bas de l'échelle, quotidiens », explique un diplomate sénégalais. Et ça, c'est nouveau.

Fini les années Jammeh où seule la tension rythmait les contacts entre Dakar et Banjul. Sur le terrain, ce sont toujours les unités sénégalaises intégrées au sein de la Micega, la force Cédéao, qui protègent le président Adama Barrow. « Une nécessité tant qu'une garde présidentielle ne sera pas formée », indique-t-on au ministère des Affaires étrangères gambien.

Une protection qui agace les rares partisans de Yahya Jammeh restés au pays qui estiment que « le Sénégal dirige aujourd'hui la Gambie ». « Un raisonnement absurde, les deux pays sont plus que jamais souverains », déclare une source à la présidence sénégalaise, « quand nous avons des désaccords, ils sont gérés directement ».

Les deux Etats indiquent donc qu'ils avancent main dans la main : le Sénégal fournit par exemple de l'électricité à la Gambie, notamment dans les zones frontalières, la Gambie appuie le Sénégal dans le dossier casamançais. Basé à Banjul, un diplomate sénégalais conclut : « La Sénégambie est depuis un an une réalité ».

RFI

Blocage du dialogue politique : Sonko met Macky au ban

«Le dialogue de Macky Sall se résume à réunir l’opposition, inviter les journalistes, prendre tout le monde en photo et jeter à la poubelle les conclusions ». Voilà le sentiment du député Ousmane Sonko sur les concertations politiques nationales initiées par le régime de Macky Sall. Invité de la radio Sud Fm, le parlementaire a indexé ainsi le chef de l’Etat à qui l’opposition « ne fait pas confiance » comme principal facteur bloquant du dialogue politique au Sénégal.

Ousmane Sonko persiste et signe. Le dialogue politique bloque du fait de la posture du chef de l’Etat. Invité de l’émission «Janoo-bi» sur la radio Sudfm, le député et farouche opposant du régime en place a tiré à boulets rouges sur Macky Sall et son «semblant» de concertations nationales.

Pour lui, les appels incessants du président de la République au dialogue ne sont faits que pour amuser la galerie et faire bonne impression à l’opinion. « Il cherche, a-t-il dit en wolof, juste à nous réunir, à ameuter la presse». Le député de poursuivre : « Ce qui l’intéresse, c’est de faire du bruit, de prendre en photo tout le monde et de passer à autre chose. Entre Macky Sall et nous, il ne peut plus y avoir un contrat de confiance car, entre ce qu’il dit et ce qu’il fait, il y a un fossé. Nous avons eu l’opportunité de nous en rendre compte avec la question de la limitation de son mandat à 5 ans, la nomination d’Aliou Sall alors qu’il avait juré de jamais prendre de décret en sa faveur».

Dans la foulée, le député Ousmane Sonko esquissera une tentative de restructuration du dialogue déjà fort hypothétique en l’état. Pour lui, il y a nécessité d’inventer une formule. « Nous avons besoin de personnalités neutres autour de qui il y a un consensus. Il faut aussi que chaque partie accepte à l’autre son statut de membre au dialogue ».

Seulement, a-t-il regretté par suite, « les conditions du dialogue ne sont pas réunies. Il (Macky Sall-ndlr) a appelé et récidivé, mais cela n’a jamais servi à quelque chose puisque les conclusions des discussions ont été jetées à la poubelle, pour l’essentiel». Ousmane Sonko conclura sur ce point en préconisant une opposition pure, dure et sans fioritures. « Il faut que nous créons un rapport de force avec lui. Ce n’est pas un homme de dialogue».  

Sudonline

Le Pr Mamadou Diouf de l’université Columbia aux Etats-Unis sur la crise casamançaise : «Si l’option militaire était gagnante, ...»

Invité du jour de l’émission Objection de la radio Sud Fm hier, dimanche 21 janvier, le professeur Mamadou Diouf s’est démarqué d’une solution militaire dans le règlement du conflit Casamançais. Analysant la tuerie de Boffa, l’enseignant d’histoire à l’Université Columbia aux États-Unis a invité l’Etat à privilégier « l’opération policière qui est beaucoup moins brutale et prend en considération la nature de la communauté dans laquelle on intervient, mais aussi la participation de cette communauté afin de ne pas déborder»

Le professeur Mamadou Diouf est formel. La résolution de la crise en Casamance ne passera pas par l’option militaire. Invité du jour de l’émission Objection de la radio Sud Fm hier, dimanche 21 janvier, l’enseignant d’histoire à l’Université Columbia aux États unis a invité l’Etat sénégalais à privilégier les opérations policières dans la gestion de cette crise qui a fait plus de trente-cinq ans aujourd’hui afin d’arriver à une paix durable. «On doit tous être d’accord sur une chose simple, c’est que l’option militaire n’est pas une option gagnante. Si elle était une option gagnante, la crise serait résolue dès les années 80. La question sécuritaire de la crise casamançaise est le résultat d’une crise politique, économique, sociale, culturelle et de gouvernance. Toutes ces questions doivent être prises en compte si on veut résoudre de manière pacifique et durable ce conflit», a souligné le professeur Diouf. Et d’insister : «L’opération militaire a une espace de brutalité intrinsèque. Quand on fait la guerre, on fait la guerre comme disait Colin Powell», a-t-il dit encore.

Poursuivant son analyse sur la tuerie de Boffa, l’enseignant d’histoire à l’Université Columbia aux États-Unis invite ainsi l’Etat à privilégier l’opération policière qui, selon lui, «est beaucoup moins brutale et prend en considération la nature de la communauté dans laquelle on intervient, mais aussi la participation de cette communauté afin de ne pas déborder». «L’Etat sénégalais doit démontrer sa capacité à être une institution capable de mener des opérations de police et de les mener avec succès. Le travail de police est basé sur la collecte de renseignements, de collaboration avec les habitants en vue d’établir une sécurité pour tous».

Par ailleurs, le professeur Mamadou Diouf a également appelé l’ensemble des citoyens sénégalais à un sursaut national pour un règlement définitif de ce conflit qui, selon lui, est national et pas local ou régional. «La crise casamançaise est multiforme et alimentée par la crise de l’ensemble du Sénégal. Ce n’est pas une crise autonome qui fonctionne dans son propre schéma même si ses ressorts et ses manifestations sont locales. La dynamique générale est celle de la crise de la société sénégalaise», a-t-il fait savoir avant de marteler. «Il va falloir que nous, Sénégalais, nous comprenions que la crise casamançaise n’est pas une crise locale ou régionale. C’est la crise nationale, la plus importante de l’histoire de ce pays depuis l’indépendance. Autrement dit, le traitement doit être un traitement national. Quand je parle d’un traitement national, je veux dire qu’avec la crise de Boffa, on aurait dû s’attendre à ce que l’ensemble de la société civile sénégalaise prenne une pause et dise que c’est assez, il faut qu’on règle cette crise une fois pour tout».

Sudonline

Mobilisation et massification du PS après l’exclusion de khalifa Sall et CIE : Tanor compte ses forces

Le Parti socialiste (Ps) tourne la page Khalifa Sall et compagnie, exclus du parti pour avoir remis en cause le leadership en vigueur et se tourne désormais vers la remobilisation et la massification du parti, en prélude aux prochaines échéances. C’est l’assurance du Secrétaire national du Ps, Ousmane Tanor Dieng (Otd), qui était en séance d’explication avec les coordinations venues de la région de Louga hier, mardi 16 janvier. Celles-ci, avec à leur tête le Sg national adjoint, Aminata Mbengue Ndiaye, ont réitéré leur engagement aux côtés d’Ousmane Tanor Dieng.

Après les unions régionales de Kaffrine, Thiès et Tambacounda, ainsi que celles départementales de Pikine et de Guédiawaye, c’est au tour de la région de Louga de rencontrer le Secrétaire général national du Parti socialiste (Ps), Ousmane Tanor Dieng (Otd), pour une séance d’explication. Au cours de la rencontre tenue hier, mardi 16 janvier, au niveau de la Maison du parti, le patron des “Verts de Colobane“ a indiqué qu’il était nécessaire d’expliquer aux militants les différentes mesures prises par le Secrétariat exécutif national (Sen) et le Bureau politique (Bp) de la formation de feu Léopold Sédar Senghor. Il s’agit, notamment, de l’exclusion de Khalifa Sall et compagnie qui remettaient en cause le leadership du parti, mais aussi la vente des cartes du parti pour le renouvellement des instances.

Après une explication des motifs de l’exclusion des dissidents, Otd a informé que ladite page est derrière eux. Pour lui, «cette page est tournée» et que maintenant «nous sommes en train d’animer, de mobiliser, de sensibiliser et de massifier le parti». Ainsi, il prévoit la fin des séances d’explication avec l’ensemble des 14 unions régionales et les celles (4) départementales de Dakar d’ici, dimanche prochain.

Décidé à faire passer la pilule au niveau de la base, le président du Haut conseil des collectivités territoriales (Hcct) et son équipe ne comptent pas rester à Dakar.

Ousmane Tanor Dieng promet, à partir du mois de février, de se rendre sur le terrain pour rencontrer les camarades à la base. Mieux, conformément aux textes du parti, il informe que le renouvellement des instances du parti se fera, cette année, après un certain niveau de vente des cartes du parti, une opération prévue la semaine prochaine. Cela, dans le but de préparer «sérieusement» dès 2018, «année préélectorale», les prochaines échéances de 2019, à savoir la présidentielle et les locales. Il a, par ailleurs, annoncé que le Ps fêtera ses 70 ans d’existence cette année.

LOUGA REITERE SON SOUTIEN A TANOR

Venues nombreuses sous la conduite de la Sg nationale adjointe, Aminata Mbengue Ndiaye, les unions départementales de Linguère, Kébémer, Louga et Louga commune ont renouvelé leur allégeance au Sg national Ousmane Tanor Dieng. Parlant au nom de ladite délégation, la responsable nationale du mouvement des femmes socialistes laisse entendre que cette mobilisation «montre que Louga est socialiste». Mieux, à l’endroit d’Otd, elle rassure que «voilà la région du président Abdou Diouf prête à accompagner le Ps, dans les moments heureux comme ceux difficiles». Elle a par ailleurs admis que tout n’a pas été rose dans leur compagnonnage avec Bennoo Bokk Yaakaar, lors des législatives dernières. Pour autant, elle assure que le Ps n’est pas resté dans la coalition Bby à cause du poste de président du Hcct pourvu à leur mentor, mais plutôt pour des principes.

SudOnline

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