Sport

Mondial 2018: les 32 équipes qualifiées à la Coupe

Après sa victoire 2-0 au match retour face à la Nouvelle-Zélande mercredi 15 novembre, le Pérou est le 32e et dernier pays à se qualifier pour la Coupe du Monde. Un peu plus tôt, c’est l’Australie qui avait validé son ticket pour la Russie face au Honduras. Tour d’horizon de ces 32 équipes qui prendront part au Mondial.

Le casting de la 21e Coupe du monde de l’histoire est désormais bouclé. Au total ce ne sont pas moins de 32 équipes nationales qui prendront part au Mondial en Russie, dans lesquelles on retrouve des habituées de la compétition mais aussi des nations qui participeront pour la première fois au tournoi, quand d’autres le retrouveront après plusieurs années d’absence.

Au rang des favoris, on retrouvera le Brésil de Neymar, quintuple vainqueur de l’épreuve, mais aussi l’Allemagne, championne du monde en titre et l’Argentine, qualifiée in extremis grâce à un triplé de Lionel Messi. L’Espagne, vainqueur en 2010, sera aussi de la partie, tout comme la France qui se verrait bien décrocher une deuxième étoile mondiale après sa finale de l’Euro perdue en 2016.

Il faudra aussi compter sur les outsiders comme l’Angleterre ou l’Uruguay d’Edinson Cavani et de Luis Suarez. Après sa victoire inattendue à l’Euro, le Portugal, difficilement qualifié à la différence de buts, sera également de la partie, tout comme la Belgique, meilleure attaque des éliminatoires de la zone européenne.

Les petits nouveaux et ceux qu’on n’avait pas vu depuis longtemps

Deux équipes vivront cet été la première Coupe du monde de leur histoire : l’Islande et le Panama. Les Islandais avaient déjà réalisé un très beau parcours à l’Euro en accédant aux quarts de finale pour leur première participation. L’Islande est désormais du plus petit pays à s’être qualifié pour la Coupe du monde.

Il s’agira aussi d’une première pour le Panama qui a arraché sa qualification dans les dernières minutes de jeu face au Costa Rica. Tout le pays a fêté jusque tard dans la nuit du 11 octobre l’exploit de ses joueurs. Le président du Panama, Juan Carlos Varela, a même décrété la journée fériée.

Le Pérou, dernier qualifié au Mondial, a lui déjà participé à la compétition mais c’était il y a 35 ans, en 1982, autant dire une éternité. Pour fêter la nouvelle, le gouvernement péruvien a lui aussi décrété ce jeudi 16 novembre comme étant un jour chômé.

L’Egypte et le Sénégal retrouvent le Mondial

Presque 28 ans après leur dernière participation, les Egyptiens vont retrouver la Coupe du monde grâce à un penalty inscrit à la 94e minute par la star de l’équipe, Mohamed Salah, lors du match de qualification face au Congo. 16 ans après sa première participation en 2002, le Sénégal va également retrouver la compétition avec l’une des meilleures générations de footballeurs qu’a connu le pays depuis des années.

Du côté des nations africaines, la Tunisie et le Maroc vont aussi faire le déplacement en Russie. Le Nigeria, premier qualifié de cette Coupe du monde après la Russie, pays hôte donc participant d’office, vient compléter le tableau et fait figure d’habitué de la compétition.

32 équipes placées dans 4 chapeaux

La Suède, qui retrouvera la coupe du monde sans Zlatan Ibrahimovic qui a pris sa retraite internationale, la Pologne, l’Australie, la Corée du Sud, l’Arabie Saoudite, le Costa Rica, la Colombie, le Mexique, la Suisse, la Serbie, la Croatie, l’Iran, le Japon et le Danemark viennent compléter la liste des 32 nations qualifiées pour la compétition.

Elles ont étés chacune placées dans l’un des quatre chapeaux qui serviront au très attendu tirage au sort qui aura lieu le 1er décembre prochain à Moscou.

RFI

Mondial 2018: l’Afrique fait sa révolution

Depuis la Coupe du monde 2006, qui avait vu les premières participations conjuguées au Mondial du Togo, de l’Angola, de la Côte d’Ivoire, et du Ghana, l’Afrique n’avait pas connu une phase de qualification aussi surprenante. Des cinq équipes présentes au Mondial 2014, seul, le Nigeria a survécu au renouvellement des élites du foot africain. L’Egypte, le Maroc, le Sénégal, et la Tunisie sont désormais aux commandes. Retour sur des éliminatoires qui ont redessiné la carte du foot africain.

   Le paradoxe nigérian

On peut rater les deux dernières Coupes d’Afrique des Nations, et être la seule équipe africaine présente aux Coupes du monde du Brésil et de la Russie. C’est tout le paradoxe de l’équipe du Nigeria, incapable de se qualifier pour les CAN 2015 et 2017, mais qui a survolé (quatre victoires, deux nuls) sa poule de qualification devant la Zambie, le Cameroun, et l’Algérie. Il faut dire que les Super Eagles ont pris l’habitude d’honorer leur rendez-vous mondial depuis leur première participation en 1994. Depuis la Coupe du monde américaine, le Nigeria n’a manqué en effet qu’un Mondial (2006) sur sept.

En Russie, l’équipe dirigée par l’entraîneur franco-allemand Gernot Rorh tentera de disputer son premier quart de finale d’une Coupe du monde. Un défi sur mesure pour John Obi Mikel, le capitaine et les Supers Eagles. De quoi honorer la mémoire de Stephen Keshi, disparu en juin 2016 à l'âge de 54 ans, qui avait remporté la CAN 2013 avec les Super Eagles à sa tête, et celle de 1994 en tant que joueur.

   L'Afrique du Nord se retrouve

Vingt-huit ans ! C’est le nombre d’années qui séparent l’Egypte de sa dernière Coupe du monde (1990) à sa prochaine. Une éternité pharaonique pour un pays qui demeure la référence du foot africain (recordman des CAN remportées, 7). Mais au niveau Mondial, l’Egypte n’a jamais su se faire inviter à la table des grands de façon régulière. Si elle a été la toute première nation africaine à participer au Mondial (1934), elle a attendu 56 ans pour disputer le deuxième, et 28 pour le troisième. Il lui a fallu écarter le Ghana qui l’avait, lui-même, barrer la route du Mondial 2014. C’est avec appétit que les Pharaons, finalistes de la CAN 2017, dirigés par l’Argentin Hector Cuper, vont débarquer en Russie.

Pour le Maroc, l’attente fut moins longue, mais a duré tout de même 20 ans. Pour prendre la succession des Bassir, et Hadji, qui ont représenté les Lions de l’Atlas à la Coupe du monde française (1998), les Boussoufa, Benatia ont dû sortir le géant ivoirien qui restait sur trois Mondials d’affilée (2006, 2010, 2014). Les hommes d’Hervé Renard offrent l’image d’une équipe avec un gros potentiel, de grosses individualités, et une très bonne défense (zéro but encaissé en éliminatoires). Tous les ingrédients d'un cocktail que le technicien français devrait servir en Russie.

Pour la Tunisie, les retrouvailles avec la Coupe du monde, après des absences en 2010 et 2014, étaient plus ou moins attendues. Les Aigles de Carthage ont tenu leur rang dans une poule où la RD Congo aura été un outsider très crédible. Les Tunisiens doivent leur qualification aux quatre points pris en confrontations directes avec les Léopards. Equipe très joueuse avec une attaque imprévisible, la Tunisie peut avoir des absences en cours de matches comme lors de la dernière CAN. C’est certainement sur ce point que le technicien local, Nabil Maaloul, devra travailler avec son groupe. Car pour ce qui du talent, les Aigles en ont assurément.

   Sénégal, Aliou Cissé en symbole

Pour le Sénégal, il était écrit qu’une qualification à la Coupe du monde 2018 devait venir de l’héritage de la Coupe du monde 2002. Alors que les Lions du Sénégal couraient derrière une présence au Mondial depuis l’exploit de la bande à El Hadji Diouf, quart-de-finaliste en 2002, c’est le capitaine de cette équipe, devenu sélectionneur, qui a mené le Sénégal à sa deuxième Coupe du monde. Aliou Cissé prend la succession de son mentor Bruno Metsu (décédé en 2013) et peut être fier de son exploit malgré une qualification qui fut plus dure que prévu. La faute à l’affaire du match de la deuxième journée finalement rejoué face à l’Afrique du Sud, et au Burkina Faso qui a contesté l’hégémonie des Lions dans ce groupe D. Au final, le Sénégal demeure invaincu dans ces éliminatoires en attendant son dernier match mardi 14 novembre face à l’Afrique du Sud à Dakar. L’occasion de fêter la qualification et célébrer un héros de 2002, devenu guide éclairé de 2018.

RFI

Eliminatoires coupe du monde Russie 2018 : groupe d : Afrique du sud–Sénégal (0-2) les «lions» à l’heure russe

POLOKWANE, Afrique du Sud) - Le Sénégal est devenu depuis hier, vendredi 10 novembre, la 3ème nation africaine à avoir composté son ticket pour la Coupe du monde prévue en Russie du 14 juin au 15 juillet 2018, après les Supers Eagles du Nigeria et les Pharaons d’Egypte. Les «Lions» se sont imposés (0-2) devant les Bafana Bafana d’Afrique du Sud et mettent du coup, fin au suspense de la poule D. Mardi prochain, les poulains d’Aliou Cissé vont se contenter d’un match de gala face aux mêmes adversaires au stade Léopold Sédar Senghor.

Revoilà le Sénégal ! 15 ans après la qualification historique à la Coupe du monde conjointement organisée par le Japon et la Corée du Sud en 2002, les «Lions» retournent dans la plus grande fête du football prévu en Russie en été 2018. Mais contrairement en 2002 où la bande à El Hadji Diouf a attendu l’ultime journée pour composter son ticket, celle de Sadio Mané a mis un terme au suspense avant même la dernière journée prévue mardi prochain 14 novembre au stade Léopold Sédar Senghor. Les poulains d’Aliou Cissé se sont imposés (0-2) devant les Bafana Bafana d’Afrique du Sud dans un stade Peter Mokaba de Polokwane plein comme un œuf.

Deux buts inscrits en première période. D’abord, c’est Diafra Sakho qui a ouvert la marque dès la 12ème suite à une passe millimétrée de Sadio Mané. Une douche froide s’abat sur Polokwane. Mais les Bafana Bafana ne s’avouent pas vaincus. Maitrisant parfaitement le jeu, ils privent les Lions du ballon.

Lebogang Manyama va même toucher la barre transversale suite à une frappe qui a pris Khadim Ndiaye à contre-pied. Alors que l’efficacité fuit les Sud-africains, les Sénégalais en profitent à nouveau. Sadio Mané voit sa frappe repousser par Khune, mais le cuir bute sur la jambe de Thamsanga Innoncent Mkhize qui marque contre son camp (38ème minute). La messe est dite. En seconde période, Aliou Cissé reste sur le même tempo avec son 4-3-3. Les Sud-africains continuent leur domination mais pêchent toujours au niveau du dernier geste. Les minutes s’égrènent et le Sénégal tient sa qualification. Les « Lions » n’entendent plus lâcher leur proie. Mbaye Niang aurait même pu corser le score sur un centre de Sadio Mané qui a été désigné l’homme du match. Grâce à cette victoire, les «Lions» rendent anecdotiques les matches de la dernière journée prévue mardi prochain. Alors qu’ils vont livrer un match de gala au stade Léopold Sédar Senghor face à l’Afrique du Sud, les Etalons du Burkina Faso et les Requins Bleus du Cap-Vert vont jouer un match sans saveur à Ouagadougou.

Avec 11 points + 6, le Sénégal ne peut plus être rejoint ni par le Burkina Faso, ni par le Cap-Vert qui totalisent chacun 6 points.

FICHE TECHNIQUE

Stade Peter Mokaba de Polokwane

BUTS :DiafraSakho (8ème min), SadioMané (35ème min), ThamsangaInnoncentMkhize (csc, 38ème min).

AVERTISSEMENTS :SadioMané (12ème min), Sandile S’fisoHlanti (61ème min), MbayeNiang (90ème min+2)

COMPOSITION DES EQUIPES

AFRIQUE DU SUD : ItumelengIsaackKhune (Capitaine) ; Clayton Michael Daniels, Dean Furman, ThamsangaInnoncentMkhize, LebogangManyama (puis, Jali 63ème min), KamoheloMokotjo, ThembaZwane (puis Tshabalala, 69ème min), Sandile S’fisoHlanti, Percy Muzi Tau, SibusisoVilakazi (puis Grobler, 83ème min), Morgan Leonard Goulo

COACH : Stuart Baxter (Ecosse)

SENEGAL : KhadimNdiaye ; Lamine Gassama, Youssouf Sabaly, KalidouKoulibaly, Cheikhou Kouyaté (Alfred Ndiaye, 86ème min) ; SalifSané, Cheikh Ndoye, Idrissa GanaGuèye ; SadioMané, DiafraSakho (puis Moussa Konaté, 78ème min), MbayeNiang (puis SaliouCiss, 90ème +2)

Sélectionneur : Aliou Cissé (Sénégal)

ARBITRES :JannySikazwe (Zambie) assisté par Dos Santos Jerson Emiliano (Angola), CheweWisdom (Erythrée)

ECHOS… ECHOS… ECHOS…

LIVERPOOL ET SADIO MANÉ

Dire que Sadio Mané est un élément très important dans le dispositif des Reds est une lapalissade. En plus d’avoir collé au feu-follet des Lions un Kiné pour le suivre comme son ombre, son manager et le directeur sportif de Liverpool n’ont pas voulu se faire raconter ce match. Ils ont débarqué à Polokwane en Jet Privé. Aux dernières, il a même été question qu’ils repartent avec Sadio Mané directement à Liverpool après que ce dernier a fini de remplir sa mission.

ABDOUL MBAYE PRESIDENT ACT : «Gaindé, vous nous avez déjà honorés!»

«Ils l’ont réussi ! Quinze ans après, coachée par un ancien de la belle aventure de 2002, l'équipe nationale de football du Sénégal va disputer la deuxième coupe du monde de son histoire. Gaindé, vous nous avez déjà honorés ! Puisse Dieu vous accompagner jusqu'à un niveau de performance supérieur à celui de vos vaillants prédécesseurs. Allez les lions! Allez gaindé!»

Le PRESIDENT MACKY SALL aux lions :«Nous sommes si fiers de vous»

«Quinze ans après la Coupe du Monde de football au Japon et en Corée, vous venez de réussir une performance historique, en qualifiant notre pays à la prochaine édition de ce prestigieux rendez-vous sportif mondial, avant même le terme des compétitions éliminatoires. Avec courage ct détermination, vous avez porté haut Ies couleurs nationales. En cette joyeuse circonstance, je voudrais vous adresser, ainsi qu’à votre encadrement, mes chaleureuses félicitations. La Nation entière a vibré au rythme de votre brillante prestation. Nous sommes si fiers de vous. Soyez assurés de mon soutien renouvelé, en route pour la Russie. Mes meilleurs vœux de succès vous accompagnent. En avant, mes chers Lions !

Me Augustin Senghor, président de la FSF : «Le peuple sénégalais mérite cette qualification»

«On renoue avec la Coupe du monde. C’est l’aboutissement d’un travail de longue haleine. On a trimé. L’Etat, la fédération, le staff technique et les joueurs pour y arriver. Le peuple sénégalais méritait cela. Il a eu beaucoup de déceptions et avec cette qualification, je crois que les gosses ont réussi à les rendre heureux. Bravo à tout le monde. Pour la prime de qualification, tout est arrêté. C’est une grande somme. On attend mardi pour le révéler. Parce que ce match là aussi, il faut le gagner pour terminer en beauté».

Na Gooré

C’était la folie dans les vestiaires des Lions hier, vendredi 10 novembre, après le coup de sifflet final. Joueurs-, encadrement technique, fédéraux, agents du département des Sports et journalistes (Envoyé Spéciaux) s’étaient retrouvés comme un homme pour fêter la victoire. On retiendra les pas de danse de Me Augustin Senghor. Jadis calme, le président de la Fédération sénégalaise de football n’a pas pu se retenir face à la détermination des Lions de faire danser tout le monde.

Na Gooré bis

Après le président de la Fédération sénégalaise de football (FSF), c’est au tour d’Aliou Cissé de passer à l’acte. Le sélectionneur national a lui aussi montré ses capacités de danser. Cissé aboyeur sur la pelouse. Cissé harangueur sur le banc. Cissé grand danseur devant l’éternel. Thiey Sénégal.

Les rastas de Aliou Cissé

Le sélectionneur national l’a échappé. Et pour cause, ses joueurs qui l’attendaient de pied ferme, l’ont jeté de l’eau, imposé une danse (Na Gooré) avant que Moussa Sow ne décide qu’on lui coupe ses rastas. Sadio Mané a été proposé d’exécuter la sentence. Cissé à la main, l’attaquant de Liverpool décide alors que couper les locks de son coach avant de se rétracter. Que de moments forts dans les vestiaires.

Le Wolof et Poular des binationaux

La punition ne s’est pas s’arrêtée là. Puisque Idrissa Gana Guèye s’est transformé en journaliste pour interroger quelques binationaux. C’était terrible pour certains. Notamment, Salif Sané et autre Mbaye Niang. Si le premier a massacré la langue de Kocc Barma, le deuxième a refusé de s’exprimer en poular. Seuls Moussa Sow et Kalidou Koulibaly ont pu relever le défi mais en langue poular.

REACTIONS…REACTIONS…REACTIONS…

PAPE ALIOUNE NDIAYE

«Pour le moment, on n’a pas encore les mots pour décrire ce qu’on ressent suite à cette qualification. Nous sommes contents d’avoir décroché la qualification. Maintenant, on n’ira pas en Russie pour faire de la figuration. Nous allons essayer d’aller le plus loin possible. Il faudra savourer cette qualification qui a été difficile, mais méritée à la fin. On ne parvient même pas à réaliser ce qui se passe. C’est énorme et c’est une grande récompense pour nous».

MBAYE NIANG

«C’est comme une libération. Nous étions venus chercher la qualification et on l’a eu. C’est exceptionnel ! C’est de la folie. C’est quelque chose d’exceptionnel pour un jeune joueur comme moi. Disputer une Coupe du Monde ce n’est pas donné tous les jours. Nous allons bien fêter cela. C’était notre destin et voilà. Ma convocation a fait couler beaucoup d’encre et de salive. Mais j’ai répondu présent en donnant ce que je devais donner. Voilà ! C’est la meilleure des réponses».

IDRISSA GANA GUEYE

«On avait prévu de jouer très haut pour marquer dés la première minute. Malheureusement, comme ils sont bons sur le plan technique, nous avons changé notre stratégie. Nous avons reculé pour procéder à des contres et cela a marché. Nous avons réussi à marquer deux buts sans en encaisser. Donc, c’est bien. La consigne du coach a été respectée. Le plus important, ce n’était pas de faire du bon jeu, mais surtout de se qualifier. On verra bien et on aura largement le temps de se préparer et de montrer qu’on n’est pas une équipe qui défend tout le temps et qu’on sait jouer au football».

DIAO BALDE KEITA

«C’est extraordinaire d’avoir décroché cette qualification au prochain Mondial. Cela prouve que le travail a été bien fait. Nous avons tout donné et on a démontré qu’on avait notre place au prochain Mondial. On a hâte de montrer que l’Afrique a de bons joueurs et que le Sénégal de bons joueurs».

CHEIKHOU KOUYATÉ

«On attendait cette qualification depuis deux semaines. Lorsque la Fifa a pris la décision de faire rejouer le match cumulé à la défaite du Burkina Faso en Afrique du Sud, on s’était dit qu’il fallait valider notre place au prochain Mondial à Polokwane. C’était plus facile ici que chez nous. Donc, il faut féliciter toute l’équipe. C’est génial. Les mots me manquent pour dire ce que je ressens. Nous allons savourer et mardi ce sera la fête».

DIAFRA SAKHO

«Nous avons tous ressenti une fierté. Nous sommes contents d’avoir réussi à décrocher cette qualification. En 2002, on suivait le Mondial à la télé et le fait d’y participer prochainement nous rend fier. Cela fait plaisir de rendre fier tout un peuple. On ne réalise pas encore, peut-être demain (samedi, Ndlr) (Eclats de rires). Mais c’est une grosse fierté».

KALIDOU KOULIBALY

«J’ai ressenti beaucoup de joie et de fierté. Cela faisait 15 ans, qu’on n’était plus allé en Coupe. Maintenant, c’est fait. C’est quelque chose d’important. Nous allons faire la fête chez nous. On a hâte de rentrer à Dakar pour la célébrer avec notre public. On y a toujours cru. On a toujours cru en nous. Tout le monde nous mettait aux oubliettes, mais on a montré que nous sommes des gagneurs. Aujourd’hui, nous sommes qualifiés à la Coupe du Monde et c’est bien. Le pays peut être content».

CHEIKH NDOYE

«Il fallait être des guerriers et on l’a montré. Nous sommes le Sénégal et on a peur de personne. Le match était compliqué, mais on n’a rien lâché. L’équipe était concentrée de la première à la dernière minute. On a eu la chance de marquer deux buts en première période. Je suis un leader naturel. Je parle à mes partenaires que ce soit sur le terrain ou en dehors ; que je joue ou pas et c’est le plus important».

MOUSSA SOW

«Un match difficile. Il est temps de gagner quelque chose. On nous désigne favori très souvent dans les compétitions africaines, mais on ne gagne rien. Avec cette nouvelle génération, on peut espérer. Ce qui fait défaut au Sénégal souvent, c’est un manque de maturité et de concentration. Le match de Cameroun (quart de finale de la CAN, Ndlr), on aurait pu le gagner, mais il était plus concentré que nous. Voila, il faudra être plus costauds».

SADIO MANE

«Une belle qualification. On croyait à la qualification depuis le tirage au sort. On a fait ce qu’il fallait et voilà. Cela n’a pas été facile pour moi au début, mais je savais que j’allais reprendre plutôt que prévu. Et je suis content d’être là pour la qualification. Il fallait y être».

SudOnline

Le Professeur de Philosophie Robert DAMIEN est aussi entraineur et jouer de Rugby : à 68 ans il rejoint Naudé et Socrate

 

Ce grand Professeur était mon professeur qui m'estimait bien. Il suivait discrètement mes activités en dehors de l'université, notamment mes cafés-philo à Besançon, Belfort, et a travers le monde. Il me soutrenait et me disait Mr Cissoko je sais tout de vos activités pour notre discipline, bon courage, et il me laissait partir avec ce sourire qui va me manquer. P B CISSOKO

Le Professeur de Philosophie Robert DAMIEN est aussi entraineur et jouer de Rugby : à 68 ans il rejoint Naudé et Socrate

 

http://www.mezetulle.net/article-1413423.html
Sur le rugby (par Robert Damien)

Deux ou trois choses que je sais
à propos du Rugby
par Robert Damien1 (en ligne 17 déc. 2005)

Je remercie Robert Damien de me permettre de mettre en ligne ce texte où il expose le rugby de l'intérieur, dans ses contradictions vitales, dans sa grandeur et sa dérision. CK
Un "sport roi" : à Robert Damien par par Mezetulle
par Mezetulle


Je fais ce blog en pensant à toi, Robert, rude "intello" (ce que je m'efforce d'être aussi), et joueur-entraîneur de rugby (ce que je ne suis pas). Nous avons les mêmes goûts forts, du livre, de la bibliothèque, de la pensée. Et quand tu parles du rugby, tu sais vraiment de quoi tu parles. Moi je parle en spectatrice, en amateur, je ne le vis pas de l'intérieur, mais je l'aime...
Je t'emprunte parfois une idée en écrivant mes notes - notamment celle de la contrariété qui traverse le corps du joueur, celle de la nécessité du contact des corps.
Les lecteurs pourront se faire une petite idée en lisant cet extrait de l'article que tu as bien voulu publier sur mon autre blog - où tu parles du rugby comme d'un "sport roi" :

Il m'est demandé d'écrire sur le rugby. Proposition alléchante mais promesse inconsidérée d'y répondre, obligation inconfortable d'y faire face.


J'y ai, paraît-il quelques titres, de joueur et d'entraîneur, mais de petite noblesse car l'un et l'autre modestes et de plus excentrés, à Bourg en Bresse et à Lons le Saunier dans le Jura montagnard c'est-à-dire nulle part pour le tout venant du rugbyman.


Mais d'autant plus autorisé diront les optimistes que c'est dans ses marges que se comprend mieux un système et dans les exceptions culturelles que se révèle plus l'intensité d'une passion incongrue et déplacée par rapport à ce qui participe d'une banalité de l'habitude ou d'une manie triste dans certaines régions. Une passion d'expatrié donc mais dans le désert (sibérien, on s'en souvient) entre Saint-Claude, Pontarlier et Lons, croyez bien que certains dimanches sont d'anthologie et les émotions collectives et individuelles d'une densité indélébile. J'en sais quelques-unes qui me sont chères. On y éprouve des joies nobles, des tristesses accablantes et des anxiétés fiévreuses pour une incertaine palpitation des possibles.


Mais à cette excentration s'en ajoute une autre, plus surprenante encore et qui suscite ici plus qu'ailleurs méfiance et suspicion: un philosophe universitaire qui passe plus de vingt ans dans le milieu et à tous les postes occupés, la vanité m'oblige à le dire, avec un certain succès: un irrégulier clandestin donc sinon un agent double qui profite abusivement des avantages du double jeu. Vraiment dans les temps actuels, à fuir, par le rugbyman d'abord dont la (fausse) tradition d'épaisseur anti-intellectuelle est bien connue et quelque fois bien portée mais aussi par les universitaires qui méprisent cette activité triviale digne de l'opium du peuple et désormais de la foire aux bestiaux! et plus encore par les entrepreneurs de spectacles qui dirigent le marché actuel et dont la compétence bien connue de manager n'a vraiment rien à faire de ce genre de client folklorique, inutile et incertain disait l'autre...
La coupe est pleine...


Non pas, rajoutons une dernière incongruité qu'on s'en veut de devoir avouer tant le ridicule désormais la déconsidère: un bénévolat d'amoureux captif de ses chaînes et passablement écoeuré par la marchandisation présente car le libéralisme (quand on est bien élevé, il faut dire professionnalisme) transforme son investissement gratuit en naïveté navrante certes généreuse et dévouée comme on dit en ricanant mais tout à fait fossile, indiscutablement dépassée et encombrante par les temps qui courent. Mais enfin on a le militantisme qu'on peut et le bénévolat n'autorise pas l'incompétence et n'interdit pas le goût de la victoire ni le sens du combat...


Alors à quoi bon un énième discours sur le rude et rugueux sport et par un excentrique, nostalgique et piégé qui souhaite changer d'air parce que le rugby change d'ère? Ne comptez pas non plus sur moi pour exalter le sport, loisir sans compétition ou jeu sans enjeu ni le rugby des villages dont le côté chacun chez soi et la France aux français me répugne au plus haut point.
N'ayant aucun goût pour les confidences et encore moins d'attrait pour le lyrisme convenu des pénitents, je ne veux pas partager le désenchantement chagrin des dépités qui bénissent le révolu, mais je ne vais pas non plus infliger une analyse philosophique d'un sport roi.


Un mot pourtant. Pourquoi royal ?

parce qu'il contient tous les jeux et requiert l'alliance des contraires, impose l'union des extrêmes. Partant ce qui plaît dans ce jeu et fait sa rareté, c'est sa contradiction dans les termes, le multiple en un qui le rend insaisissable et saisissant, une chimère dialectique: tout le jeu consiste à la poursuivre dans la liberté des règles en exprimant ensemble et en même temps des dimensions partout ailleurs hétérogènes et séparées.
Sans en dire plus, je demeure sidéré par ce qui est exigé d'un joueur de rugby: d'être à la fois courageux et inventif, élégant et combatif, percutant et dynamique, intelligent et engagé, généreux et contrôlé, lucide et ludique, ardent et vigilant, vaillant et respectueux, explosif et concentré... Des réquisitions antagoniques pour une métamorphose exaltante qu'un certain philosophe appelait la joie! Qui ne l'a pas connue ne sait pas ce qu'est le bonheur...


Certains matches, justement mémorables, la réalisent et sont alors l'objet d'un récit interminé mais les matches ratés alimentent tout autant des narrations interminables: l'échec plus que le succès est porteur de l'histoire. Pourtant si nous avons tous vécu des « petites morts » en public, rien n'efface ces moments d'augmentation où tout nous semble accessible, le monde s'offre à notre puissance, nous ouvre les portes, nous accueille comme dans du beurre, tout tourne rond et baigne dans l'huile...
Certains joueurs se révèlent porteurs de cette seule grâce recevable. Les Dieux en sont dans les vestiaires et quelquefois sur les stades et on s'en voudrait d'en confier le secret d'autant que l'alchimie s'en révèle inconnaissable et la liturgie intransmissible... Laissons donc là ces mystères qui nous dépassent et par quoi nous nous dépassons dans les transcendances menues de nos dimanches rugbystiques, passionnels et dérisoires.


On le voit, tout incite au silence et recommande l'abstention. Nous le regrettons aussi mais nous devons nous y tenir.
Pour autant nous ne pouvons pas ne pas inviter à la réflexion sur la situation actuelle du jeu. Personne ne peut nier qu'il se transforme de part en part. Son organisation comme ses fins et ses enjeux, ses implantations et ses modalités, son public comme ses règles, ses joueurs comme ses arbitres subissent les mêmes métamorphoses que d'autres institutions qui lui sont contemporaines, c'est-à-dire l'Etat, la Nation, la République, l'Ecole ou la vie professionnelle sans parler des autres sports totalement modifiés par la télévisualisation.


La même énergie qui les travaille y est à l'oeuvre selon la même logique et la même force. On ne voit pas pourquoi le rugby échapperait plus que d'autres aux effets d'une même cause: la logique marchande de l'économie libérale. Les rugbymen n'ayant pas la science infuse auraient-ils le privilège d'une lucidité sur un processus qui s'opère partout dans un aveuglement redoutable et réduit toute alternative? Par ailleurs cette transformation peut indiscutablement se révéler positive en exploitant mieux le potentiel d'euphorie et de plénitude que recèle le jeu, en éliminant tout ce qui le paralyse et trop souvent le dénature. D'autant n'est-ce pas? que la liberté des échanges permet la promotion des meilleurs et promet un jeu spectaculaire de qualité enfin libéré des traditions « marronnes » et une hiérarchie des valeurs s'établira d'elle-même sans aucun contrôle extérieur ni loi supérieure pour réguler le marché car qui paie commande....
Je n'entrerai pas dans ce débat de fond qui visiblement n'intéresse personne car la question semble déjà résolue. A quoi bon un combat d'arrière-garde ? Il ne s'agit pas non plus d'entamer le lamento rancunier et de déplorer pour prétendre résister et conserver, mais modestement de comprendre.


Pour cela, une seule question mérite d'être posée et peut faire problème: la spécificité du rugby.

Qu'est-ce qui peut vraiment le différencier désormais?

Entre le rugby à sept (mobile), le rugby à treize (percussion dans les axes sans fixation) et le football américain (combinatoire et spécialisation), le rugby à quinze a-t-il encore sa place ? Ce qui fait sa propriété à savoir les mêlées et les touches ne devient-elle pas un obstacle à sa transformation en spectacle retransmis ? On le voit, c'est l'identité du jeu qui se trouve contestée. On comprend que l'on puisse s'interroger sur sa survie et sur notre participation...

1 - Robert Damien est entraîneur du CS Lons le Saunier (deuxième division). Professeur de philosophie à l'Université de Franche-Comté, il est l'auteur de plusieurs ouvrages, notamment : Bibliothèque et Etat: naissance d'une raison politique dans la France du XVIIe siècle(Paris : PUF, 1995) ; La grâce de l'auteur : essai sur la représentation d'une institution politique, l'exemple de la bibliothèque publique (La Versanne : Encre marine, 2001) ; Le conseiller du Prince de Machiavel à nos jours : genèse d'une matrice démocratique (Paris : PUF, 2003).

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