Sport

Une CAN à 24 équipes, le chantier immense du Cameroun

La Coupe d’Afrique des nations se jouera à 24 équipes dès l’édition 2019. Cette révolution dans le monde du football africain ne sera pas sans conséquence sur l’organisation de la prochaine CAN au Cameroun, un pays qui devra se retrousser les manches pour répondre au prochain cahier des charges. Ou pas !

Après les paroles, place aux actes. La CAN à 24 équipes dès l’édition 2019 est sans aucun doute la plus grande décision récente de la Confédération africaine de football, un chantier qui s’annonce colossal. Et plus que le Cameroun, le prochain pays hôte, c’est tout un continent qui doit relever ce défi. Un défi qui pose des tonnes de questions.

Montrer aux yeux du monde entier que le Cameroun est un grand pays

A commencer par l'attitude du pays organisateur, Champion d'Afrique sortant, mis devant le fait accompli après cette annonce. « Nous avons l’obligation de soutenir cette action pour que le football africain soit dans une dynamique », nous annonce Tombi A Roko, le président de la Fédération camerounaise de football, visiblement prêt à collaborer sans contestation. « Une CAN à 24 ne menace aucunement l’organisation camerounaise. Nous serons prêts. Aujourd’hui, nous avons une très bonne occasion de montrer aux yeux du monde entier que nous sommes un grand pays », ajoute-t-il. Optimiste, Tombi A Roko dit avoir eu l’assurance « des plus hautes autorités » de son pays et assure que la livraison de six stades avant juin 2019 n’est pas une utopie.

« Avec de la bonne volonté et un amour du football, l’objectif de tout le monde est d’organiser une CAN à la hauteur de nos professionnels. Une CAN qui doit se jouer dans de bonnes conditions. Et nous ne reculerons pas devant cela », a commenté le président Ahmad en conférence de presse, sans pour autant vouloir s'étendre sur le cas particulier du Cameroun.

Ahmad : « Je serai intransigeant sur le standard de la CAN »

Au-delà des enceintes sportives, le Cameroun devra aussi assurer l’hébergement et le transport. « Il n’y a pas d’inquiétude en ce qui concerne toutes les infrastructures nécessaires, les télécommunication et la sécurité », annonce Tombi A Roko. Le Cameroun, qui sera inspecté en septembre prochain, devrait aussi connaitre à ce moment-là les nouvelles exigences du futur cahier des charges. L'été devrait être long du côté de Yaoundé.

« Il fallait donner la chance aux petits pays qui rêvaient de la CAN. Merci au comité exécutif d’avoir pris des décisions courageuses. Je serai intransigeant sur le standard de la CAN. Soit le pays y répond, soit il ne l’organise pas », a martelé Ahmad depuis l’annonce.

C’est une semaine assez historique qu’a vécu le football africain à Rabat au Maroc. « Un évènement qui fera date pendant des décennies », comme l’a souligné le président de la Fédération marocaine de football, Fouzi Lekjaa. De son côté, le président Ahmad souhaite quitter le Maroc avec la conviction d’avoir pris « les bonnes décisions ».  « L’histoire nous jugera », a-t-il conclu.

RFI

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Foot africain: les fans votent pour une CAN tous les deux ans en juin

Trois fans de football africain sur quatre souhaitent que la Coupe d’Afrique des nations (CAN) continue d’avoir lieu tous les 2 ans, tandis que deux sur trois préfèrent que ce soit en juin plutôt qu’en janvier. C’est ce qui ressort d’un sondage mené par RFI auprès de 9000 personnes environ, alors que la Confédération africaine de football évoque l’avenir de la CAN les 18 et 19 juillet 2017. Explications.

« Non » à une Coupe d’Afrique des nations (CAN) tous les quatre ans au lieu de deux. « Oui » à une CAN en juin/juillet plutôt qu’en janvier/février. Augmenter le nombre d’équipes en phase finale ? Pourquoi pas, tant que toutes les régions du continent organisent à tour de rôle la compétition phare du football africain.

Voilà comment on pourrait résumer le résultat du sondage mené par RFI auprès de 9000 personnes environ, en anglais, français, haoussa, swahili et portugais. Des réponses auxquelles nous n’avons malheureusement pas pu ajouter les milliers d’autres laissées par les internautes sur les réseaux sociaux.

Surprise : les sondés sont favorables à une CAN en juin

Que ce soit sur nos sites, sur nos comptes Facebook et Twitter, la tendance est toutefois très nette. L’écrasante majorité des sondés (74,8%) reste attachée à une Coupe d’Afrique des nations tous les deux ans. « La CAN, c’est la vitrine de l’Afrique, la seule compétition majeure regardée en Afrique et dans le monde, estime l’un des votants, en commentaire. La jouer tous les quatre ans, c’est tuer le football sur le continent et l’effervescence qu’il suscite ».

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Concernant la période durant laquelle disputer le tournoi, en revanche, surprise : près de deux personnes sur trois (60,6%) préfèrent qu’il ait lieu en juin/juillet. La Confédération africaine de football (CAF) défend pourtant depuis des années une phase finale en janvier/février. « En juin/juillet, c’est la saison pluvieuse dans la plupart des Etats africains, indique un sondé. Donc, il fait moins chaud, ce qui permettra aux joueurs de se lâcher en donnant le maximum pour leur sélection ».

Plus d’équipes, oui. Mais combien ?

Sur le nombre d’équipes à la CAN, les avis sont beaucoup plus partagés. Si conserver 16 équipes réunit le plus de suffrages (40,9%), une majorité de fans aimerait voir plus de participants en phase finale. Soit 24 (34,6%), soit 20 (20,6%). Une toute petite minorité (0,6%) plaide même pour une Coupe d’Afrique avec 32 pays…

Les internautes sont, enfin, beaucoup plus catégoriques sur le(s) pays hôte(s) de la CAN. Il doit se situer dans une région différente d’Afrique à chaque fois (73%).

La balle est dans le camp de la CAF

La Confédération africaine de football, qui réfléchit à l’avenir de ses compétitions les 18 et 19 juillet au Maroc, est évidemment consciente de tous ces résultats. Ce symposium, voulu par le nouveau président de la CAF Ahmad, doit permettre « l’écriture d’une page d’histoire dans la transformation du football africain ».

« L’actuelle équipe à la tête de la Confédération africaine de football ne doit pas nous faire croire qu’elle est au service de la Fédération internationale de football, prévient toutefois un sondé. Certes, les Africains avaient besoin de changement à la tête de cette institution. Mais pas pour détruire les acquis ».

La CAN doit-elle avoir lieu tous les quatre ans ? *

Oui. 24%

Non, c’est bien tous les deux ans. 74,8%

Pas d'avis. 1,2%

La CAN doit-elle se dérouler en juin et juillet ? *

Oui. 60,6%

Non, c’est bien en janvier/février. 36,4%

Pas d'avis. 3%

Quel est le nombre idéal d'équipes en phase finale de la CAN ? *

16, comme c’est déjà le cas. 40,9%

20. 20,6%

24. 34,6%

Pas d'avis. 2,5%

Autre : 1,6%

La CAN doit-elle avoir lieu obligatoirement dans une région différente d'Afrique à chaque édition ? *

Oui, il faut une rotation. 73%

Non. 22,3%

Pas d'avis. 3,9%

Autre : 0,8%

NB : Sondage réalisé sur les sites de RFI du 23 juin au 17 juillet.

RFI

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Une équipe africaine de rêve pour le NBA Africa Game 2017

La Ligue nord-américaine de basket-ball (NBA) a mis sur pied une équipe africaine séduisante pour la deuxième édition du NBA Africa Game, ce match de gala organisé en Afrique du Sud le 5 août 2017 à Johannesburg. Les Congolais Bismack Biyombo et Emmanuel Mudiay, le Camerounais Luc Mbah a Moute ainsi que le Sénégalais Gorgui Dieng devraient être de la partie.

Emmanuel Mudiay, dont la famille a fui la guerre en RDC alors qu’il n’était qu’un enfant, s'y voit déjà : « Revenir en Afrique pour jouer la seconde édition du match NBA sur le continent est un rêve qui devient réalité. Je suis reconnaissant du fait d’avoir cette chance. »

Match caritatif

Le Sénégalais Amadou Gallo Fall, président de la NBA Afrique, n’a pas caché sa satisfaction : « Le NBA Africa Game 2015 avait été un succès retentissant. Nous sommes reconnaissants du soutien apporté par les joueurs et staffs d’équipes qui y participent. »

La rencontre, organisée au profit de l'Unicef, de la fondation Nelson Mandela et de SOS Chilren, se déroulera peu après la 15e édition de « Basketball without Borders », le traditionnel camp de formation et de détection organisé par la NBA, entre autre en Afrique du Sud.

La première édition du NBA Africa Game avait eu lieu en 2015, avec en vedette l'Américain Chris Paul, les frères espagnols Pau et Marc Gasol, mais aussi les Français d’origine camerounaise et sénégalaise, Nicolas Batum et Boris Diaw.

RFI

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Dani Alves, une star brésilienne pour lancer le mercato du PSG

Le Paris Saint-Germain (PSG) a présenté ce mercredi 12 juillet 2017 à la presse Dani Alves, dernière recrue du club, international brésilien et l’un des meilleurs latéraux de la décennie. Un gros coup sur le marché des transferts pour le PSG, sur le plan sportif mais également pour l’image du club.

Après avoir enrôlé le latéral gauche Yuri Berchiche en provenance de la Real Sociedad (Espagne), Paris accueille sa deuxième recrue de l’été. Et le PSG, en quête d’une première victoire en Ligue des champions, enregistre l’arrivée d’un homme qui en a remporté trois (2009, 2011 et 2015 avec le FC Barcelone).

Dani Alves débarque à Paris, pour un contrat de deux ans, avec son mental batailleur et son envie de gagner, deux qualités qui lui ont permis de décrocher 36 trophées au cours de sa carrière. Une armoire bien garnie pour un latéral droit renommé sur la planète football et convoité par plusieurs clubs cet été.

« Je ne suis pas seulement ici pour vivre à Paris, mais pour faire quelque chose de grand, je suis ici pour apporter ma contribution, pour que le club soit à la hauteur de la ville », a précisé le Brésilien lors de la conférence de presse qui s’est tenue ce 12 juillet 2017 au Parc des Princes.

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Paris a devancé Manchester City sur ce dossier

Après une finale malheureuse de Ligue des champions face au Real Madrid (1-4), Alves a trouvé un accord à l’amiable avec la Juventus Turin pour résilier sa dernière année de contrat. En Italie, le Brésilien a vécu un début de saison compliqué, pénalisé par une fracture du péroné en novembre 2016, avant de revenir en forme en fin d’exercice.

A 34 ans, le Brésilien demeure une valeur sûre sur la scène européenne. Cet été, il était pressenti pour rejoindre le Manchester City (Angleterre) son ancien entraîneur au Barça, Pep Guardiola. Mais le PSG a fait son entrée dans la course pour séduire l’arrière-droit, avec l’issue que l’on connaît.

Le rôle précieux de Maxwell pour attirer le joueur

Ce transfert est un succès pour le nouveau directeur sportif du PSG, Antero Henrique. Un recrutement qui rassure sur l’image de marque du club parisien, après la claque historique contre Barcelone en Ligue des Champions.

Dans cette entreprise, Antero Henrique a été bien aidé par l'ex-joueur Maxwell, tout juste retraité, et déjà décisif dans le secteur sportif du PSG. Il a été précieux pour convaincre son compatriote et ex-coéquipier à Barcelone de signer à Paris.

Dans la capitale, Dani Alves va d’ailleurs retrouver une importante communauté brésilienne avec Marquinhos, Thiago Silva, Lucas.

Si Maxwell a été prépondérant pour attirer le Brésilien, la séduction a également été pécuniaire : le salaire de l’ancien Barcelonais serait de 14 millions d’euros bruts par saison, selon le journal L’Equipe. Une somme qui s’explique aussi par l’absence d’indemnité de transfert à payer (joueur libre), qui permet d’engager des moyens supplémentaires pour convaincre le joueur.

DANI ALVES, UNE RÉFÉRENCE À SON POSTE

Avec l’ancien barcelonais, le PSG recrute un joueur d’expérience mais aussi un des meilleurs arrières droits au monde. Dani Alves est un latéral moderne qui s’inscrit dans la lignée des Roberto Carlos et Cafu. A mi-chemin entre défenseur et milieu excentré, il est un redoutable contre-attaquant. Sa vitesse et sa vision du jeu lui permettent de vite se projeter et d’avoir le geste juste afin de servir au mieux ses attaquants. Pour preuve, à Barcelone, il a délivré 102 passes décisives en 391 matches.

Sa très bonne maîtrise technique lui permet de souvent prendre le dessus sur son adversaire direct et d’être utile offensivement pour son équipe. Une récurrence pour Dani Alves depuis qu’il évolue en Europe. Que ce soit avec Juande Ramos à Séville, Pep Guardiola à Barcelone ou Massimiliano Allegri à la Juventus, le Brésilien a toujours été apprécié par ses anciens coaches pour son apport offensif. Et ce n’est sans doute pas Unai Emery, l'entraîneur du PSG, qui dira le contraire, lui qui chérit les latéraux offensifs. Mais Dani Alves sait aussi bien défendre. Réputé pour ne rien lâcher, le Brésilien est un défenseur redouté par ses adversaires. Son seul défaut : il se fait parfois prendre dans son dos lorsqu’il est trop avancé sur le terrain. Malgré tout, son arrivée devrait entraîner le départ de Serge Aurier. Avec trois arrières droits, le PSG dispose d’un latéral en trop et c’est le natif de Sevran qui devrait en faire les frais. Reste le Belge, Thomas Meunier, avec qui Dani Alves devra batailler pour avoir une place de titulaire. Mais à 34 ans, il aura à cœur de prouver qu’il n’est pas « cramé » et qu’il peut apporter de par son expérience. Avec comme objectif : de remporter la première ligue des champions du PSG.

RFI

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La chronique de Pape
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