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L'élection présidentielle est prévue le 7 octobre au Cameroun. La campagne bat son plein. Quant au niveau logistique, la Commission électorale camerounaise (Elecam- Elections Cameroon) assure que tout sera fin prêt le jour J.

Aucune agitation au siège d'Elecam où se succèdent les réunions. « Nous sommes très confiants, puisqu’on a déjà fait tout le grand travail, estime Erik Essousse, directeur général des élections. Et nous suivons maintenant sur le terrain pour que le jour J, donc le 7, tout se passe dans les meilleures conditions ».

Tout le matériel est acheminé

Les bulletins de vote, les urnes, les isoloirs, les PV de dépouillement, tout ce matériel est déjà acheminé dans les régions et les communes d'où il sera déployé dans les 25 000 bureaux de vote du pays.

Les électeurs pourront bel et bien utiliser leur téléphone pour filmer ou prendre des photos. Erik Essousse tient à lever toute équivoque. « Il n’y a que dans l’esprit des personnes que ce débat existe, mais c’est un faux débat. Il faut seulement respecter les consignes que quand on est dans un bureau de vote, ce n’est pas pour faire la perturbation. C’est tout. Maintenant les portables, ce qui est certain, c’est que ce n’est pas interdit ».

Aucun dispositif particulier dans les régions anglophones

En dépit des menaces formulées par les séparatistes, Elecam n'a prévu aucun dispositif particulier pour les deux régions anglophones : le nombre de bureaux de vote n'est pas revu à la baisse. Le matériel est acheminé comme prévu. « Nous n’avons pas à prendre des dispositions particulières. La seule disposition que nous voulons prendre, c’est une disposition sécuritaire pour protéger les bureaux de vote et pour protéger les électeurs. Si maintenant, il arrivait qu’on cherche à perturber de manière forte le système, nous ne pouvons pas vous dire. Mais toutes les mesures vont être prises pour que tout se passe dans les meilleures conditions ».

Quant aux accusations de fraudes, le directeur général des élections les balaie toutes d'un revers de la main : « C’est la loi électorale que nous appliquons. La loi est la loi. Maintenant, tout le reste n’est que politique et jeux politiques ».

Publié dans Afrique

Ses yeux brillent quand il parle de ces deux femmes. Le chorégraphe Salia Sanou les admire et il avait beaucoup envie de partager avec elles une expérience sur scène autour des identités multiples. Déjà avant « Multiple-s », créée aux Francophonies en Limousin, son œuvre était intensément imprégnée de l’art littéraire de l’écrivaine franco-canadienne Nancy Huston (« aujourd’hui, j’ai cinq ou six identités ») et de la danse de la Franco-Sénégalaise (« et allemande par mariage ») Germaine Acogny, 74 ans.Une icône de la danse contemporaine que Salia Sanou nomme tout simplement sa « maman Germaine ». Une transmission artistique profonde et poétique, subtile et émouvante. Entretien avec le danseur et chorégraphe burkinabè travaillant entre Ouagadougou et Montpellier, entre la France et le Burkina Faso, entre l’Afrique et l’Europe.

RFI : Vous avez crééMultiple-s. Quel sont vos « multiples » ?

Salia Sanou :Mes multiples, ce sont tout ce qu’on traverse et tout ce qu’on reçoit quand on part d’un territoire à un autre, quand on se déplace, voyage, découvre. On part de quelque chose et on arrive aussi avec quelque chose. On est multiple. On est riche de tout cela, des couleurs, odeurs et visions. C’est ce que j’appelle être « multiple-s ».

Dans votre pièce, on entend cette phrase : « quand on arrive quelque part on ne raconte pas ce qu’on est et quand on retourne au pays, on ne raconte pas ce qu’on fait ». Est-ce votre vécu ?

C’est mon expérience : partir. Cela veut dire aussi partir avec ce qu’on a. Quand on arrive quelque part, c’est aussi d’accepter de vivre où l’on dépose sa valise et qu’on reçoit quelque chose de là-bas. En partant, on arrive toujours avec une richesse. Je crois vraiment à cette rencontre, à cet échange, à ce croisement, à cette multiple identité qui est finalement en nous. On part d’une identité et on s’enrichit toujours d’une autre identité et on devient multiple.

Le spectacle commence avec des mouvements des mains, sortant d’une sorte d’espalier de gym mobile lumineux. Pour vous, tout commence par la main ?

Oui, le geste de la main est très important. Il y a des moments quand on n’a plus la parole, quand le mot ne peut plus sortir, il y a les mains qui peuvent dire, raconter, décrire des gestes. La main nous montre où aller. Moi, je pense que c’est très signifiant. Donc, ce spectacle commence avec ce jeu de mains qui appelle l’Autre, qui a envie de voir l’Autre, de rencontrer l’Autre. Et ce sont aussi ces gestes de mains qui disent à l’Autre : je suis là. Donc, comme on dit : donnons-nous la main.

RFI

Publié dans Art & Culture

Le conseil municipal de Dakar est convoqué ce samedi 29 septembre pour élire le successeur de Khalifa. L'ex-maire de la capitale sénégalaise, révoqué le 31 août, est en prison depuis près de 600 jours, condamné en appel pour escroquerie portant sur des deniers publics.

Les 100 conseillers municipaux ont rendez-vous à 10h ce samedi dans la grande salle des mariages de la mairie de Dakar. Deux élus sont officiellement candidats.

Soham Wardini, première adjointe, qui assure l'intérim depuis le placement en détention de Khalifa Sall, est sur le papier la mieux placée car la coalition créée par l'ancien maire dispose toujours d'une large majorité, Khalifa Sall, lui a officiellement apporté son soutien.

Membre de cette coalition mais accusé par ses détracteurs de s'être rapproché récemment de la majorité, Banda Diop, maire de la commune de Patte d'Oie, est le second prétendant à la mairie de la capitale sénégalaise.

La crainte d'un « sabotage »

Pour gagner, les candidats devront obtenir la majorité absolue, c'est-à-dire au moins 51 voix.

Un autre cas de figure est possible : « Si la tenue du conseil municipal se révèle durablement impossible », indique la loi, le président Macky Sall pourrait alors placer la mairie sous délégation spéciale. Au sein du camp Khalifa Sall, on s'inquiète donc de possibles tentatives de « sabotage ou de blocage » de ce conseil municipal.

RFI

Publié dans Politique
samedi, 29 septembre 2018 10:33

Le vrai courage politique

Au moment où le président Macky Sall se glorifie de ses réalisations depuis son élection à la magistrature suprême le rapport « La course à la nouvelle frontière des revenus » rédigé par vingt-cinq spécialistes venus de tous les horizons académiques et politiques afflige un cinglant démenti à ce bel enthousiasme.

Ces experts ont passé à la loupe, ou plutôt au scanner, les chiffres présentés par le « Plan Sénégal émergent » afin de vérifier si ladite émergence était atteignable en 2035, dans dix-sept ans.

Or si le Sénégal jouit d’une bonne image à l’international et si comme le reconnaît Christine Lagarde directrice générale du FMI le pays « a fait des progrès pour consolider ses équilibres macroéconomiques au cours des dernières décennies » et que la croissance au cours des trois dernières années à dépassé chaque année les 6% il faudrait progresser autour de 7 à 8% par an pour créer les emplois nécessaires à l’afflux des jeunes sur le marché du travail.

Rappelons en effet que 45 % de la population à moins de quatorze ans et il y a là un risque majeur d’explosion sociale si le taux de chômage n’est pas réduit de façon drastique au cours des années à venir. Les gouvernants actuels et futurs ont entre les mains un véritable bâton de dynamite.

L’endettement est également source d’inquiétude car si le Sénégal continue à emprunter au rythme actuel, son taux d’endettement, aujourd’hui de près de 60 % du PIB (produit intérieur brut) dépassera les 107 % d’ici deux ans. C’est-à-dire demain.

Voilà une belle grenade dégoupillée que laissera à son successeur l’actuel chef de l’Etat s’il n’est pas reconduit dans ses fonctions en février prochain, ou qu’il lui faudra gérer dans le cas contraire.

Quant au pari lancé par le « Plan Sénégal émergent » de parvenir à un revenu par tête de 4 000 dollars en 2035 et de voir ainsi l’émergence d’une vraie classe moyenne dans le pays, on a de quoi en douter quand on sait qu’il est aujourd’hui de seulement 2, 31 dollars … Et ce n’est pas en considérant que la croissance démographique (3% annuelle), qui entrave l’amélioration du niveau de vie, est un sujet politiquement incorrect, voir tabou, que la situation peut s’améliorer. 

Oui, il y a loin de la coupe aux lèvres mais le vrai courage d’un homme politique n’est pas, afin d’être populaire, de faire des promesses fallacieuses, auxquelles seuls les gens qui les écoutent veulent bien croire, mais de prendre des engagements sérieux, crédibles. Au risque de ne pas brosser les électeurs dans le sens du poil.

Le directeur de la publication d’Ichrono    

Publié dans Billet d’humeur

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