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‎ Deuxième édition.‎ Livre rare


‎(Vicaire, III-535). L'édition originale, imprimée juste avant celle-ci au début de 1824, ne fut tirée qu'à 25 exemplaires hors-commerce. Celle-ci est la première édition publique, rare aussi, du tout premier roman d'amour d'une jeune Sénégalaise noire, sauvée de l'esclavage et emmenée en France, qui aime secrètement un homme blanc ; Ourika avait passé son enfance dans une bonne famille, aimée, entourée, éduquée dans tous les domaines, elle avait reçu l'éducation d'une jeune fille de bonne famile. Avec l'adolescence, la dure réalité sociale et la barrière raciale s'imposèrent.
Qui voudrait épouser une Négresse ? Quel avenir humain pouvait-elle espérer ?

Amoureuse en secret, mais également désespérée de son état, elle avait décidé de se laisser mourir; l'issue, ou plutôt le refuge, elle le trouva en prenant le voile. Ce roman court mais très intense est la première tentative littéraire de pénétrer l'âme africaine, d'essayer de comprendre la psychologie d'un être totalement aimé et respecté par son entourage et pourtant seul à porter le lourd fardeau de la différence, différence qui l'exclut de fait de la vie de toute une société, malgré les idées de la Révolution française, idées qu'elle juge vaines face à la réalité des hommes et de la vie. Souvent, Ourika se demande s'il n'aurait pas mieux valu qu'on la laisse en Afrique ou en esclavage ; le problème du métissage est aussi courageusement évoqué, mais bien vite écarté.Née à Brest (1777 - 1828), Claire de Kersaint voit son père, amiral, guillotiné le 5 décembre 1793.


Emigrée aux Antilles avec sa mère, elles reviendront ensuite en Suisse et à Londres où Claire épouse Amédée Bretagne-Molo Durfort de Duras en 1797. Rentrée en France en 1801, elle fera la connaissance de Chateaubriand et ouvrira un salon aux Tuileries, fréquenté par Humbold, Cuvier, Talleyrand, Madame de Staël, Balzac, Lamartine, Delphine Gay, Juliette Récamier, etc. Petite auréole claire dans l'angle supérieur et petites rousseurs éparses, sinon exceptionnel exemplaire avec sa couverture d'origine, qui porte la date du "25 mars 1824", date non reprise au titre, qui est la marque d'authentification de cette première édition publique, non rognée, tel que parue, avec une reliure sur brochage. ‎


Ourika.‎


‎ 1824 P., Ladvocat, 1824, 1 vol ; in-12 (185 x 105) relié 1/2 percaline verte, pièce de titre en maroquin marron, fleuron et date en queue dorés au dos, de 172 pp. - (8) pp. (catalogue de léditeur).
Très bel exemplaire entièrement non rogné dans une reliure fin XIXe siècle. ‎


‎Il a été relié après la page de titre, un portrait de lauteure dessiné par Mlle Jaser et gravé par A. Delvaux, sur chine appliqué.Deuxième édition sans nom dauteur, la première édition publique, rare (lE.O. parue la même année est sortie des presses de lImprimerie Royale à environ 25 ex.). On trouve au verso du faux-titre « Publié au profit dun établissement de Charité ».Réf. biblio. :
« Claire de Duras ne comptait pas faire carrière dans la littérature et cest à contrecur et afin dempêcher les possibilités de plagiat, quelle céda aux pressions de Chateaubriand en publiant ce roman ». « Retirée de la vente sur le marché des esclaves par le gouverneur du Sénégal qui lamène à Paris pour loffrir à une amie, la jeune Africaine Ourika reçoit une bonne éducation. A lâge de douze ans, elle se rend compte du préjudice que lui suscite sa couleur de peau.


Après le mariage de Charles, dont elle est amoureuse, avec une Française, elle se retire au couvent où elle finira par mourir prématurément ». « On pense que ce roman est le premier dans la littérature française à étudier le problème des relations interraciales et, en particulier, de lamour entre ceux qui appartiennent à différentes races ; cest la raison pour laquelle lintérêt littéraire et scientifique pour ce roman sest beaucoup accru, à partir de la deuxième moitié du XXe siècle ». (Wikipédia)Vicaire, III-535.

 

Publié dans Ex-libris

 

Oh bonheur, quand tu nous éblouis de tes rayons écarlates de douceur!


Oh splendeur diffuse qui embaume tout notre corps d'un parfum de sérénité et de bien être!
Si Tu pouvais cesser d'être furtif et, définitivement habiter nos vies en les emplissant de Joie, nous ne serions plus aussi mal heureux et misérables que nous le sommes.
Nous vivrions alors dans un monde:


-où il n'y aurait ni offenses, ni pardon,
-où l'homme ne s'activerait que dans la quête d'un plaisir réciproque et partagé.


Le bonheur de l'autre y serait donc ressenti comme cette sensation de bonne humeur qui nous enivre l'esprit, envahit notre Être, et nous empoigne, sans que l'on ne sache en délimiter l'étendue sur notre corps.
Comme un fourmillement dans notre frêle carcasse, le sentiment de bonheur nous donne l'impression de ne plus tenir sur nos pieds, tellement nous semblons baignés dans un océan de réjouissances confuses.
Et nous voudrions planer dans les cieux comme les oiseaux voltigeurs afin d'exprimer au monde entier, notre déchaînement.
Nous voulions ainsi, tout simplement exercer notre liberté, confisquée, de vivre heureux, sans plus jamais retomber dans les affres du désarroi.
Hé oui l'enfermement de nos âmes dans des corps contrôlés par un système social corrompu par le "mal Être", nous prive du droit de nous libérer du surplus d'énergie qui nous suffoque, nous plombe.
C'est ainsi que ce Bonheur arrive, nous envoûte, et nous transforme en un bonhomme dépourvu de colère et de tristesse.


Il se dresse alors en rempart, contre toute agression psychosociale qui nous ronge de l'intérieur, pour nous donner l'apparence d'un simple anonyme vivant parmi tant d'autres.
Hé oui, le "mal heureux", ou du moins, le "mal-être", détruit psychologiquement l'individu comme le cancer tue un corps bien portant.
Et la forme la plus avancée de ce cancer se présente comme une maladie psychosomatique que seule la bonne humeur peut guérir.
Défrichons alors l'espace sociétale, enlevons en toutes espèces nuisibles, pour n'y cultiver que de la belle humeur avec de bonnes graines de bonté et de beauté.
Le premier espace de culture sera bien sûr nos cœurs à attendrir, d'abord.


Toutefois, le bonheur qui est donc bien réel, nous laisse croire que son emplacement prend racine à partir de l'organe cœur.
Nous savons aussi que, la fonction essentielle de cet organe, c'est la régulation du sang dans notre corps.
Il a donc, nécessairement besoin d'être inervé, pour que nous soyons capacités de sentiments à cet endroit.
D'où le rôle prépondérant de notre cerveau sur la motricité de notre Être physique dans lequel flotte cet autre Être psychique appelé Âme, le tout exprimé par un État d'esprit ponctuel.
Quelle fantastique création divine que d'avoir pu réussir cette œuvre magnifique, qu'est la Créature Humaine.
Quand le cœur arrête de battre, c'est la mort immédiate, alors que l'on peut continuer à vivre avec l'arrêt des fonctions cérébrales.
C'est pourquoi nous disons que l'âme, l'être psychique ne meurt jamais.
A la mort du corps qui l'incarnait naguère, elle continue à vivre dans la conscience de proches congénéres.
C'est à la suite de la disparition de ces derniers, qu'elle migre, dans l'air ambiant en compagnie de son Créateur, Allah!
Dieu est bien toute PUISSANCE!
Si d'une simple goutte de sperme combiné à un ovule, IL a su créer l'humanité dans un univers tournant, fabriquer à l'origine, un individu par espèces vivantes reproductibles ne pouvait pas l'inquiéter.
Hélas, la perception complexe que nous avons de notre propre personnalité, nous empêche de bien circonscrire ce sentiment d'épanouissement qui nous allège la tête pour nous gonfler le cœur de joie!
De ce cœur, il ôte momentanément la tristesse et l'amertume qui ne peuvent cohabiter avec la bonne humeur.
Et, nous voilà tomber dans une béatitude indescriptible ressentie au plus profond de notre âme!
Un ressenti qui nous plonge dans un état psychique où l'on est presque incapable de retenir ce brusque trop plein d'énergie qui nous étreint le cœur dans lequel une vive émotion festive s'installe.
Un contentement cérébral à la limite de l'extase sensuelle qui nous expose à la beauté sublime de notre environnement.
Dès lors le maléfique aura cédé place à la bonté divine, et nous nous retrouvons tout recouvert de grâce innommable, tel l'émerveillement d'un Ressuscité.
Et voilà que nous nous voyons ouvrir par le Tout Puissant un Paradis terrestre à l'image du Vrai.


Dieu est réjouissance et beauté!


Hé oui, toute la beauté de l'au delà, qui nous est promise contre l'accomplissement de bonnes actions, nous est dévoilée par ALLAH, dans notre vie quotidienne.
Une des manifestations, en est cette bonne humeur qui envahit notre âme en nous transportant dans le royaume des Anges.
Un royaume de sérénité intérieure difficile à contenir par nos âmes imparfaitement achevée dans leur construction en bonté.
Et voilà alors, un état mental qui, s'il pouvait être maintenu en constance dans notre corps, nous transformerait en de bons vivants apaisés.
Ainsi nous nous verrions élever au rang de dignitaires dans l'ordre de la sublimité prophétique.
Mais voilà que, sitôt gagnés et terrassés par la réjouissance à partir de nos besoins matériels, nous retombons dans la disgrâce divine pour nous retrouver réduits en d'éternels esclaves sensoriels d'un système social.


Le bonheur de vivre dans la bonne Humeur se construit dans l'abstraction totale de toute satisfaction à partir de la matérialité de la Vie.
Dieu est immatérielle et règne sur toutes ses Créatures matérielles comme immatérielles, mais IL communique avec nous dans une immatérialité parfaite.
Cependant, le physique dont nous sommes constitués nous fait souvent oublier que notre autre substance qui s'appelle Âme, est là, et bien présente.
Cette âme est assurément magnifiée par cette sensation non physique qui nous envahit de bonheur ou de tristesse.
Mais La Sagesse ne nous a t'elle pas déjà recommandé de ne puiser notre bonheur qu'à l'intérieur de nous-mêmes!
Et d'avoir la Générosité de donner tout ce que l'on a, pour le bonheur de l'autre!
Pour enfin ne rechercher, à priori, que la satisfaction Divine, dans nos actions quotidiennes!

Saint Louis le 20/05/2017
Pap Ndoy

Publié dans Société

 

La résilience

« Je sais maintenant, grâce aux récits intimes de mon for intérieur, et aux histoires des enfances fracassées, qu'il est toujours possible d'écrire des soleils.

Combien, parmi les écrivains, d'enfants orphelins, d'enfants négligés, rejetés, qui, tous, ont combattu la perte avec des mots écrits ?

Pour eux, le simple fait d'écrire changea le goût du monde.

Le manque invite à la créativité. La perte invite à l'art, l'orphelinage invite au roman. Une vie sans actions, sans rencontres et sans chagrins ne serait qu'une existence sans plaisirs et sans rêves, un gouffre de glace.

Crier son désespoir n'est pas une écriture, il faut chercher les mots qui donnent forme à la détresse pour mieux la voir, hors de soi. Il faut mettre en scène l'expression de son malheur.

L'écriture comble le gouffre de la perte, mais il ne suffit pas d'écrire pour retrouver le bonheur.

En écrivant, en raturant, en gribouillant des flèches dans tous les sens, l'écrivain raccommode son moi déchiré. Les mots écrits métamorphosent la souffrance. »B. C.

Un livre bouleversant, de témoignage et d'émotion, où Boris Cyrulnik convoque les déchirures d'écrivains célèbres, les conjugue à l'aune de ses propres souffrances pour mieux convaincre chacun de nous des bienfaits de l'imaginaire, de la puissance du rêve, des pouvoirs de guérison que recèle l'écriture.

Comment s'évader de la réalité et de ses contraintes par le biais de la littérature, de l'écriture ou de la lecture ? Le célèbre neuropsychiatre Boris Cyrulnik donne quelques pistes dans son nouvel ouvrage, La Nuit, j'écrirai des soleils. Un livre fascinant dans la droite lignée de ses derniers best-sellers, Psychothérapie de Dieu, Sauve-toi la vie t'appelle ou encore Les Nourritures affectives. Vous avez rendez-vous avec l'imagination et ses univers parallèles et infinis, à travers les mots toujours ciselés de Cyrulnik.
Bibliographie


Boris Cyrulnik est un neuropsychiatre français connu pour avoir fait redécouvrir la psychanalyse en France et pour avoir vulgarisé dans ses livres notamment le concept de résilience. Ses ouvrages sur la capacité de l'humain à se reconstruire après les malheurs de la vie l'ont fait devenir le psy préféré des Français.


Une vie au service de la psychanalyse


Boris Cyrulnik naît à Bordeaux le 26 juillet 1937, peu après l'arrivée en France de son père russo-ukrainien et de sa mère polonaise. Issu d'une famille d'immigrés juifs, il est protégé des Nazis par ses parents qui le mettent en pension en 1942. Confié par la suite à une institutrice bordelaise, il est attrapé lors d'une rafle en 1944. Il parvient toutefois à échapper au pire et survit sous l'aile d'un réseau de résistants en se faisant passer pour un jeune garçon de ferme du nom de Jean Laborde jusqu'à la Libération. Ses parents n'ayant pas survécu à la déportation, il est recueilli et élevé par sa tante Dora à la fin de la guerre.
Des souvenirs douloureux


Boris Cyrulnik raconte son enfance traumatisante dans Je me souviens... publié en 2009 aux éditions L'Esprit du temps.


Déterminé à devenir psychiatre suite aux événements de son enfance, Boris Cyrulnik se lance dans des études de médecine à Paris, durant lesquelles il rencontre sa future femme Florence. Après avoir fait un internat à Marseille de 1968 à 1971, il devient médecin en chef d'un établissement privé de postcure psychiatrique, enseigne des cours d'éthologie humaine et clinique à la faculté de médecine de Marseille et devient directeur d'un diplôme universitaire de la faculté des lettres et des sciences humaines de Toulon. C'est à cette époque qu'il commence également à partager son savoir au grand public en publiant son premier ouvrage, Mémoire de singe et parole d'hommes, chez Hachette. Jusque dans les années 1990, Boris Cyrulnik consulte au centre hospitalier de Toulon-la-Seyne-sur-Mer, où il crée et anime un groupe de recherches en éthologie clinique. Il ouvre également son propre cabinet de psychiatre.


Ses nombreux ouvrages et son histoire personnelle marquante lui valent de se faire connaître par le grand public. Il est alors de plus en plus sollicité en dehors du milieu de la psychanalyse. En 1998, il est ainsi nommé président du Centre national de création et de diffusion culturelles de Châteauvallon. En 2005, il devient membre du conseil de l'institut Diderot et président du Prix Annie-et-Charles Corrin sur la mémoire de la Shoah. Deux ans plus tard, il est désigné membre de la commission Attali de Nicolas Sarkozy, étudiant les freins à la croissance économique. Depuis 2007, il anime enfin l'émission radio Histoire d'Homme de Franceinfo avec Yves Coppens.


Un défenseur de la nature


Partisan de la non-violence, Boris Cyrulnik est aussi très engagé dans la protection de l'environnement. Il est d'ailleurs un grand ami de Jane Goodall, célèbre primatologue britannique.


Les derniers livres de Boris Cyrulnik :
• Ivres paradis, bonheurs héroïques (2016)
• L'impossible paix en mediterranée (2017)
• Psychothérapie de Dieu (2017)


Le psy préféré des Français


Depuis les années 1980, Boris Cyrulnik s'évertue à transmettre son savoir au grand public au travers d'ouvrages vulgarisés. En 1999, il explique ses théories sur la résilience, soit la capacité à se reconstruire après un traumatisme, dans Un merveilleux malheur. Suivront Les vilains petits canards en 2001, Le murmure des fantômes en 2003, Mourir de dire. La Honte en 2010 et Quand un enfant se donne «la mort» en 2011, tous publiés chez Odile Jacob et connaissant un grand succès. En 2012, il sort une autobiographie sous le titre Sauve-toi, la vie t'appelle. Psychothérapie de Dieu, sorti en 2017, étudie quant à lui l'attachement de l'âme humaine à la religion.


Un auteur et neuropsychiatre reconnu


S'il est de nature discrète et ne recherche pas le succès, Boris Cyrulnik a reçu quelques récompenses notables dans sa carrière. En 2008, Autobiographie d'un épouvantail remporte le prix Renaudot de l'essai et en 2014, il se voit décorer Officier de la Légion d'Honneur. Touchant les lecteurs par sa sympathie, son humilité et ses ouvrages à la fois ludiques et pleins d'espoir, Boris Cyrulnik peut surtout se vanter d'avoir remis la psychanalyseau goût du jour.

Boris CYRULNIK
Neuropsychiatre
Directeur d'enseignement, université de Toulon
Dirige des groupes de recherche sur l'attachement et la résilience.
Auteur de 18 livres d'essai et de 18 livres professionnels
Quelques livres à retenir

- La nuit j'écrirai des soleils
- nouveau livre en librairie le 10 avril 2019 -
- Sauve-toi, la vie t'appelle
- Les âmes blessées
- Psychothérapie de Dieu.

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