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La poubelle de Mbeubeuss au Sénégal donne à Aida MBAYE sa dignité : Il n'y a pas de sot métier

Juil 12, 2018
La poubelle de Mbeubeuss au Sénégal donne à Aida MBAYE sa dignité : Il n'y a pas de sot métier

La poubelle de Mbeubeuss au Sénégal donne à Aida MBAYE sa dignité : Il n'y a pas de sot métier

Une vidéo de 2015 de aida Mbaye décharge de mbeubeuss


https://www.youtube.com/watch?v=JCEKzeGI6m4


Mon ami Pap NDOY m'a transmis cette vidéo que vais tenter de traduire pour l'essentiel / le courage d'une femme et il n'y a pas de sot métier pour celui qui en veut .


Cette dame se présente au nom de Aida Mbaye elle aurait en 2018 ie 41 ans .
Elle est mère de famille a été était mariée pendant 20 ans sans encombres.
Elle dit travailler àa la déchéterie de Mbeubeuss banlieue lointaine de Dakar au Sénégal.
Quand elle se réveille elle va travailler à la déchéterie où elle ramasse des chaussures , des chiffons, et autres.


Elle dit être contente quand on lui demande où tu travailles et fièrement elle répond à Mbeubeuss. Les gens lui disent qu'elle travaille dans un lieu sale.
Elle dit ne pas refuser la saleté, parce que c'est dans cette saleté que « je trouve mon gagne-pain et que je vis dignement sans demander à personne.

Toute saleté n'est pas en soi un mal , il n'est pas question deslors de dédaigner ce qui te fait vivre.
Mme dit ne pas être allée à l'école comme ses copines mais sa maman lui a appris à travailler, faire la cuisine, chercher de l'eau propre, repasser, s'occuper du foyer. Elle était mariée 20 ans un mariage dans lequel elle était heureuse mais son mari lui a demandé d'arrêter le travail elle lui répond est-ceque tu pourras alors me donner ce que je gagnais. Le mari n'a pas pu assumer et assurer et Aida a repris son travail et le couple a divorcé.


Elle préfere voir ses enfants travailler ailleurs parce qu' elle a conscience que ce travail n'est pas facile à cause de la pollution, des voitures , et il est vrai qu'avant de s'habituer à ce difficile travail il arrivera qu'on se gratte, qu'on respire mal, qu'on ait des petits bobos etc.
En vérité elle préférerait trouver un autre métier mais comme il n'y a rien à l'horizon elle prend ce qu'elle a trouvé et essaie d'y trouver sa voie. Elle est en bonne santé donc elle peut faire son travail. Celui qui n'a pas la santé ne pas pas se permettre.


Mme finit en entonnant une chanson où elle dit « quand tu veux me connaître vient me trouver

à Mbeubeuss ». Aida MBAYE traduction du woloff au français avec certes des manques mais l'essentiel est dit. PBC


Que peut-on dire de cette situation ?


Comment comprendre cette dame qui gagne sa vie dans les poubelles ?


Je n'ai que des mots positifs sur cette situation paradoxale.
Une dame digne, qui en bonne santé prend le travail qui lui est le plus commode à défaut d'autre chose.
Cette dame est un exemple à suivre mais au Sénégal combien de personnes diplômées ou en très bonne santé qui passent le temps à vagabonder, chômer et refuser de chercher du travail ou malgré le chômage refusent de se mouiller.'( watch raxassou etc ).


Question de mode ou de dignité, allez savoir....


Avec l'ONG YMCA on a vu des femmes se former à la mécanique, à l'électrification, etc. Aujourd'hui il n' y a plus de complexe à avoir ; les femmes sont partout, conduisent des camions, mécaniciennes, bouchères, des watch raxassou ( il y a des produits pour se laver ) et elles sont heureuses et décomplexées.
A travers mes écrits et d'autres on a décrit la tendance qu'ont les jeunes ou autres à préférer chômer que de gagner leur vie en faisant certains travaux. Il y a ce compatriote vivant aux USA Mohamed beuribagass Diakhate qui a fait une vidéo sur « les Sénégalais qui demandent trop ». Sa vidéo a été très appréciée et elle incitait les jeunes à travailler, le travail comme marque de dignité.

Mais non les gens préfèrent demander, quémander, dépendre du frère ou de la sœur qui est dans la diaspora pour bien vivre.


Dans nos religions il est dit que travailler c'est aussi prier pour dire à quel point l'être humain doit se mettre au travail pour satisfaire ses besoins et ne pas voler.

Mon ami feu le Pr Ibrahima Sow avait lui parler 

http://www.ichrono.info/index.php/blog/item/2695

-le-temps-de-la-paresse-roman-par-le-pr-ibrahima-sow-ifan-senegal « le temps de la paresse » 

À la fois antisocial et antireligieux, signe d'échec de mauvaises gouvernances, insulte à la dignité spirituelle de l'homme et à son destin métaphysique.
Le temps de la paresse demeure l'éternel ennemi, la sourde et constante menace, le mal absolu. Il peut, cependant, de loin en loin, quelquefois, inciter à la création, quand on sait et arrive à le combler d'une présence active qui en informe la négativité.


Le temps ? La paresse ? Comment Amadou peut-il adorer la paresse, s'il abhorre le temps de la paresse?

Il ne saurait dire avec clarté pourquoi. Il constate simplement cette contradiction qui le met mal à l'aise. Serait-il plus enclin à la régression ? À la négation ?


Amadou pourtant n'imagine et ne conçoit le temps que lié à ce qu'il appelle la destinée spirituelle de l'homme et celle-ci est un éternel combat contre toutes formes de paresse.»


Nous avons des possibilités mais nous aimons attendre, attendre que ça tombe du ciel alors que nous pouvons grâce à notre force physique ou notre intelligence à faire quelquechose.


Les temps sont durs partout mais on peut toujours quand on veut se mobiliser ou créer son activité.
Nos mamans pour arrondir ou aider le père de famille dans la dépense quotidienne vendaient des arachides, des mangues le long des routes, du poisson, du lait caillé, etc, et nous avons grandi dans ces conditions pourquoi ne pas suivre ces exemples.


A Paris sur les Champs Elysées on voit souvent les pakistanais qui vendent des bouteilles d'eau et autres roses : le tout pour gagner un sous et pourquoi pas nos jeunes qui n'ont rien et ne veulent rien faire mais paradoxalement ils vivent mieux que les travailleurs.
A Paris ou ailleurs les éboueurs ont un métier difficile mais il faut le faire et il n'y a pas de honte.
Pour mesurer l'importance de ces métiers dits ingrats il faut voir quand ils font grève et chaque citoyen mesure à ce moment leur intérêt. Les citoyens sont contents qu'ils reprennent le travail , alors qui a le pouvoir ?


Chaque métier est un maillon dans la longue chaine de la vie.


Ils mangent bien, s'habillent dorment bien et sortent avec de jolies femmes, on se demande comment ils font : debeul debeul ou système D comme débrouille.


Notre société assiste trop les gens. Avant de donner du poisson il faut apprendre à pêcher le poisson.

On voyait au Sénégal, les bonnes, les saisonniers, venir en ville travailler pour se prendre en charge alors qu'attendent les chômeurs ?


Il y a mille possibilités de se créer un emploi pour récolter quelques sous.
 Vous verrez un concitoyen pauvre mais malgré sa précarité il ira se créer d'autres problèmes ; se remarier, se faire encore des enfants, vivre au-dessus de ses moyens etc, et tout cela pour le voyez-moi.


J'ai discuté avec feu le khalife des tidianes AbdoulAziz SY Al Amine Junior qui me parlait de la vertu du travail beaucoup de marabouts ont comme métier paysan, ils mangent ce qu'ils cultivent ou produisent,
ce devrait être un exemple à suivre.


Cette dame aida MBAYE est une fierté mais nous lui demanderons de porter un masque, des gants, des chaussures de sécurité et de se faire vacciner contre certaines maladies.


Vivre c'est prévoir.


En Europe les égoutiers et le agents des poubelles font un métier difficile, collecter tout en respirant des odeurs. Ils en sont fiers et nourrissent leurs familles avec leurs salaires sans demander à quiconque.
Ils sont aussi suivis par la médecine du travail.


Lectures trouvées dans FB


le Pr Cherif Salif SY

Si j'offre des emplois de distributeurs de prospectus ou vendeurs de banane du Sénégal Oriental, ou de recharges pour téléphone, ou des postes de gardien, j'aurai 8 guinéens ou sénégalais de la campagne sur 10 personnes qui rejoindraient OUI.

Ma propre sœur, probablement se dirait que je manque de considération pour mon neveu, sans formation à qui j'offrirai un poste de coursier.

Nos enfants, petits bourgeois gâtés, même sans aucune qualification, refuseront de faire ces travaux. Ils se considèrent naturellement destinés au travail de bureau. Et les parents se rangeraient de leur côté.

Personnellement je déteste LE RACISME !
Les guinéens ne nous volent pas des emplois, ils prennent ceux dont nous ne voulons pas et nos enfants non plus.

De mon temps tous les enfants des classes riches et moyennes refusaient le WACC RAXASU, c'est à dire un travail" sale". Mais lorsque L'on est bien élevé on peut surmonter ces pesanteurs. Par exemple, j'ai quitté St Louis pour venir étudier à Dakar, alors, pour réduire les charges qui pensaient sur mes parents là-bas et à Dakar qui avaient les moyens pour m'entretenir, je suis allé travailler à mi-temps chez la NSOA comme ouvrier, je nettoyais les machines et l'usine pour un morceau de savon et 700 fcfa par jour. Je l'ai fait jusqu'à mon départ pour la France.


Pape B CISSOKO


J'ai commencé a travailler comme répétiteur a Ziguinchor, j'étais en seconde. Puis après le bac mon beau frère me trouve un job de guide touristique au Royam Hôtel, puis répétiteur. J'ai aussi vendu des livres pour ENDA TM ( là où il n'y as de Docteur).

Ce sont ces activités qui m'ont aidé a financer mon projet de voyage en France pour fuir les années blanches.

Une fois en France et étant habitué aux petits jobs, j'ai vendu des tableaux sablés, animé des conférences, enseigné le karaté et fait du baby sitting. J'ai été réceptionniste de nuit dans un hôtel. J'ai aussi vendu des fruits et légumes pendant les vacances de Noël à Auchan Valenciennes, ce n'était pas facile mais il fallait gagner de l'argent et payer ses études.

Mon meilleur job c'était dans une grande étude de notaires où il y avait les dossiers de Maître Wade épouse ( archiviste). Tous ceux  de ma génération qui ont vécu en Europe connaissent ce que je décris et c'est habituel et normal.


Mamadou Dione


Un titulaire d'un Master ouvre une petite activité qui lui rapporte mieux qu'un salaire de classe moyenne...chaque fois que je demande après lui, on me dit " il n'a pas encore de boulot, il tient seulement une boutique".


la sénégalaise Aida Mbaye de Mbeubeuss : Vivre dignement des ordures


https://www.journaluniversitaire.com/lor-dur-et-les-ordures-de-la-decharge-de-mbeubeuss/


Logée dans la commune de Malika, la décharge de Mbeubeuss naquit après la fermeture de celle de Hann. Le dépôt d'ordures de Mbeubeuss accueille l'ensemble des déchets ménagers et industriels. Il reçoit en moyenne 1 300 tonnes d'ordures par jour en provenance de toutes les localités de la capitale sénégalaise.
Mbeubeuss n'est pas seulement un dépotoir d'ordures mais c'est également un lieu de gagne-pain. En effet, hommes, femmes et enfants constitués de ramasseurs, de recycleurs, de récupérateurs gagnent leur vie grâce aux nombreux avantages que leur offre la décharge.

Les déchets solides à l'exemple du fer, du verre sont recyclés alors que les déchets organiques peuvent servir d'engrais pour le jardinage et le maraîchage. L'incinération permettrait également de produire de l'électricité.

Un récupérateur en retraite nous informe qu'il gagnait au quotidien plus de 100.000 francs. On y constate également un important dépôt de déchets plastiques rachetés par des usines pour le recyclage. Pour ainsi dire que la décharge constitue un important potentiel économique. Cependant malgré les innombrables avantages qu'offre la décharge, il convient de soulever un certain nombre de risques qu'encourent les populations.

Mise à part l'odeur nauséabonde, les récupérateurs s'exposent à des affections respiratoires voire dermatologiques, la pollution des eaux souterraines et superficielles, du sol et de l'air. A cela s'ajoute les risques encourus avec l'exposition aux métaux tels le fer, le zinc entre autres.


Et que dire des populations environnantes ! Beaucoup de famille réclame la délocalisation du site car elle juge que la décharge de Mbeubeuss pollue l'atmosphère d'une fumée noirâtre en plus de cela elle affecte l'éducation de leurs enfants qui pour la plupart se sont convertis soit en devenant ramasseurs ou récupérateurs soit en s'exposant aux réseaux de malfaiteurs ou de drogues.


Les populations de la commune de Malika profitent-elles de cette décharge ?

La commune perçoit-elle une recette qu'elle injecte aux bénéfices des populations d'autant plus que la décharge de Mbeubeuss ne répond à aucunes normes environnementales et sociétales internationales. Les usines et les grandes sociétés devraient en contrepartie reverser une somme au niveau de la commune.


La délocalisation de la décharge de Mbeubeuss annoncée par les autorités semble une solution adéquate aux nombreuses sollicitations de la part des populations de la commune. Le centre d'enfouissement technique de Sindia qui abriterait le nouveau site permettrait de produire du biogaz.

En cela s'ajouterait l'aménagement du centre de transfert et de tri de Mbao qui permettrait le recyclage des déchets solides. Il s'avère nécessaire de reconnaître que la décharge de Mbeubeuss dispose de plusieurs ressources exploitables même si sa fermeture ferait le bonheur des populations riveraines.


Lire ceci pour comprendre :
Collecte et déversement


La décharge de Mbeubeuss reçoit, exclusivement, des déchets de nature solide et pour la plupart provenant :
§  des ménages de la capitale,
§  des unités industrielles (entreprises, société),
§  des hôpitaux,
§  des marchés
§  et autres services..

Le racisme écologique est une réalité, encore plus on est pauvre plus on est exposé aux vicissitudes des gens. pape CISSOKO ichrono

http://www.ichrono.info/index.php/cars/item/3247-le-racisme-environnemental-aux-etats-unis-va-au-dela-du-cas-de-flint-le-cas-trump

 

Claire Levenson slate.fr


Le scandale de l'eau contaminée au plomb à Flint, dans le Michigan, montre encore une fois l'indifférence des autorités devant l'exposition des minorités pauvres à des conditions environnementales dangereuses.
L'homme avec le masque
Hubert Roberson, habitant de Flint, dans le Michigan, pour souligner lors d'une marche organisée par le révérend Jesse Jackson la nécessité d'une eau non contaminée, à Flint, l | BILL PUGLIANO/GETTY IMAGES NORTH AMERICA/AFP

Pendant dix-huit mois à Flint, dans le Michigan, les habitants de la ville ont bu une eau contaminée au plomb car les autorités locales ont voulu économiser de l'argent en utilisant l'eau de la rivière locale pour alimenter les robinets. Cela faisait plusieurs mois que la population se plaignait de l'eau jaunâtre et de symptômes inquiétants, comme la perte de cheveux et les vomissements.

Sans parler du fait que le plomb affecte le développement du cerveau des enfants sur le long terme.


Pour cette eau toxique, les habitants payaient un des prix les plus élevés du pays, soit près de 100 dollars par mois. Les résidents et les associations avaient commencé à dénoncer la situation depuis avril 2014 mais la réaction des autorités s'est fait attendre, jusqu'à ce que le président Barack Obama déclare l'état d'urgence le 16 janvier 2016. Puis que la candidate à l'investiture démocrate Hillary Clinton dise deux jours après:
«Nous serions scandalisés si cela arrivait à des enfants blancs, et nous devrions être scandalisés que cela arrive en ce moment à des enfants noirs.»

Au travail il n'y a pas de sot métier et il faut préferer gagner sa vie à la sueur de son front que de paresser ou de tendre la main alors qu'on est physiquement bien portant.

AUDIO

Les enfants ne sont pas
Epouses africaines
  https://youtu.be/bbus9GJ3OxA Ces femmes qui refusent de participer au budget familial ...
Rentrée Scolaire :
  VOICI LE LIEN https://youtu.be/V7rGqslDhOA ...
La chronique de Pape
https://www.youtube.com/watch?v=fAvdWQuvIqc   https://www.youtube.com/watch?v=fAvdWQuvIqc ...

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